Quelle race dominera la ville de Londres? L'avenir de cette ville repose entre vos mains, maintenant.
 

Partagez|

[Terminé] Le clan avant les bitches

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Message Sujet: [Terminé] Le clan avant les bitches Sam 18 Fév - 17:41

Invité
Invité
Le clan avant les bitches
Vous connaissez l'expression « Loin des yeux loin du cœur » ? Avec les vampires, elle prend un sens tout particulier. S'il n'était pas dans le coin, il ne menaçait pas de lui arracher le cœur de la poitrine, voilà ce que cela signifiait.


L'hiver n'avait pas donné son dernier mot mais le printemps, désinvolte, pointait déjà le bout de son zgeg. Ah, le printemps... La saison qui met tout le monde d'accord. Elle peut ne pas être la favorite mais jamais dans l'histoire de l'humanité, un être ne l'a placé dernière dans son classement. Le printemps, c'est un peu comme la nouvelle année de la Terre, c'est la nature qui après avoir subi les chaleurs, la neige et les bourrasques, renaît de ses cendres et redonne aux humains le goût à la vie en dépit de tout ce qu'ils ont enduré. C'est une saison festive et chaleureuse, la nature qui bourgeonne, les cœurs qui se réchauffent, les jupes et shorts qui se raccourcissent et-

« Cri, hurle, gémis et je te tue. »

Et du sang sur la chemise.

« Quoi que tu peux gémir, je comprendrais » chuchota-t-il après courte réflexion.

Et si certains plaisirs, comme celui du sang, demeurait indifférent aux changements de saisons...

« Essaie pour voir. »

...Certains ennuis s'avéraient tout aussi résistants. Les vampires, les lycans, ils étaient des catastrophes naturelles que les saisons ne pouvaient balayer. Et ni la nouvelle année calendaire ni la nouvelle année de la terre ne semblaient pouvoir faire table rase de leurs différends.

« Oh. Une lycane. Mauvaise pioche. »

Sous son ton léger et humoristique se cachait une soudaine grande méfiance. Il s'était réfugié dans cette ruelle pour fuir la brigade de l'ombre à ses trousses et sur quoi il tombait ? Une lycane ? Il ne croyait pas beaucoup aux coïncidences mais il croyait encore moins aux miracles et une collaboration entre une lycane et le M15 … ? Si ça, ça ne relevait pas de l'impossible alors quoi ? Il se retrouva quelques instants déboussolé mais ne le laissa pas paraître.

Caïn n'était pas né de la dernière pluie, ...enfin si, presque. Il était un jeune vampire, un très jeune vampire. A partir du moment où on peut compter ses années vampiriques sur les doigts d'une seule main, c'est bien simple, on entre la catégorie des « vampires inférieurs ». Et comme ce blase des plus flatteurs l'indique, les capacités de ses « membres » sont fortement restreintes. Heureusement, aussi ironique que cela puisse paraître, durant ses quatre dernières années de vie, il s'était attiré plus d'ennuis qu'un vampire âgé de dix fois son âge et donc de l'expérience. Il avait donc très vite appris à contrer ses lacunes avec des connaissances et techniques diverses. Et il avait, entre autre, appris que comme les chiens, les loups prenaient le dessus dès qu'ils ressentaient la panique ou peur de l'ennemi.

Aussi, il savait qu'un lycan se déplaçait rarement sans sa meute. Alors soit ses compatriotes  attendaient un signe pour lui mordre le derrière, soit elle faisait bel et bien partie du M15 et n'importe quel être pouvait débarquer par surprise pour le mettre sous terre. Oui, sous terre. Généralement le M15 ne se contentait pas seulement de mettre à terre. Donc tout en maintenant la lycane contre un mur, sa main autour de son cou, il prêta une grande attention à l'environnement autour de lui. Les tremblements de l'air, les ondes, les odeurs aussi... Si quelqu'un se joignait à leur petit tête à tête, il l'aurait senti.

« Qu'est ce que tu attends ?
- Pour ? Fit-il, innocent. Oh. Te tuer ? Hey, il y a pas que la mort dans la vie. La lycane grimaça, pas le moins du monde amusée par l'humour du sanguinaire. Tu as de très beaux yeux by the way... »

L’expression légère, presque idiote, il fit semblant de ne pas avoir perçu l'arrivée d'une tierce personne. A l'odeur, il s'agissait d'un lycan, encore. Ces derniers semblaient se reproduire à une vitesse folle. La demi-bête s'apprêtait à lui asséner un coup mais lui ne bougeait pas. Il connaissait l'importance de ne pas laisser deviner son adversaire ses connaissances et aussi celle du timing. Il attendit le dernier moment, quand le lycan fut à quelques centimètres de lui pour se retourner, utilisant la lycane comme un bouclier humain. Enfin bouclier animalier, ...du coup ?

« Damn. Vous vous reproduisez plus vite que la lumière. Vous êtes des loups ou des lapins ? J'vous croise partout, c'est affolant. »

Aucune réponse. Il faut dire que la douleur d'un pieu dans le ventre était susceptible de couper le souffle et que tuer une coéquipière par surprise pouvait également faire perdre ses mots. Légitime, donc. Mais pas de soucis. Il n'était pas un connard. Il n'allait décemment pas laisser ce jeune loup culpabiliser le reste de sa vie pour cet incident. Il profita du flottement pour retirer du dos de la lycane le pieu qui l'empêchait de parler. Comme il le prit par le bout opposé, il s'assura de lui couvrir la gueule fermement afin qu'elle n'alerte pas les entourages de sa position en hurlant de douleur.

« Sorry love. T'as de beaux yeux mais tu pues quand même le chien mouillé... »

Elle mourut probablement à l'instant même où le pieu fut retiré. Son ami, pas sûr. Caïn ne lui avait pas laissé le temps de répliquer mais il avait délibérément éviter ses organes vitaux en le frappant de la même arme. Tout s'était passé très vite. Caïn était connu pour ça, son sang froid et sa rapidité. Il l'avait sonné en lui cognant la tête avec avant de l'enfoncer dans son épaule une fois à terre. Sa mère lui avait toujours dit : « Débarrasse-toi vite des corvées comme ça tu pourras t'amuser plus longtemps ». Un conseil qu'il avait toujours suivi. Il s'était vite débarrassé de la lycane et maintenant, il pouvait s'amuser un peu plus avec le lycan - mais pas trop non. Leur meute ne devait pas être bien loin. Plus il restait ici, plus il s'exposait au danger.

« Alors comme ça, on attaque les gens à deux et par derrière ? Aish... J'devrais te punir mais j'ai pas le temps pour ça, tu sais à quel point ça me frustre ? »

Cette fois-ci, pas de discours ni de grande satisfaction. Juste de la frustration de devoir écourter la punition qu'il méritait. Heureusement il n'était pas à court d'idées « minutes ».  

« Je peux pas te faire la faveur de mourir si vite. Pas mérité. Tu t'en veux à quel point pour avoir tué ta coéquipière ? »

Et pendant qu'il s'adressait à lui, il tournait le pieu dans son épaule pour agrandir la plaie déjà béante. Un cri de douleur fut sa seule réponse, que Caïn écourta rapidement en enfonçant sa botte dans sa gueule. Il ne craignait pas la morsure, comme on le faisait pour les chiens, il avait placé son pied de sorte à coincer sa mâchoire. Quand il le retira, il s'allongea tout près, retenant toujours la mâchoire de la bête pour éviter les incidents malencontreux. Puis tout simplement, il lui mordit l'autre épaule, lui assurant ainsi une mort lente et très douloureuse qui ne nécessitait pas sa présence. Son autre épaule étant coincée par le pieu, il ne pouvait pas s'auto-amputer si l'envie lui venait.

Une fois relevé, Caïn cracha le goût qu'il avait en bouche. La peau de lycan avait une odeur forte et désagréable, un peu comme du vieux cheval avarié. Et d'un ton des plus ordinaires, il lui lança, tout en chargeant le corps de la lycane sur son épaule :

« Allez, salut ! »

Il partit sans plus de cérémonies mais fit escale quelques ruelles plus loin, près d'une benne à ordures. Il prit le premier sac poubelle solide qui croisa son chemin. Il retira les ordures et jeta comme un malpropre le corps de la lycane à l'intérieur pour la trainer sur les plusieurs mètres qui le séparaient d'un des coins favoris des rebelles. Le sang de cette espèce valait une vraie mine d'or. Il était mieux payé en faisant affaire avec les rebelles qu'il ne l'était en étant assassin pour son propre clan. C'est que cet enfoiré de Damian était un picsou avec des dents pointus et des cheveux rouges … puis un putain de caractère de psychopathe égoïste de gros fils de p-

« Vu la journée de merde que j'ai eu, je mérite au moins 500 balles pour celle-là, je te préviens Pablo, lança Caïn au rebelle qui tenait le bar dans lequel il venait de s'inviter.
- Je m'appelle pas Pablo.
Cain fronça les sourcils comme si sa réponse n'avait aucun sens.
- T'es espagnole. Quelle différence ça peut bien faire ?
- Je suis Itali-
Commençant à s'impatienter, il leva les yeux au ciel et le prit soudainement par le col.
- Comme je viens de le dire, aujourd'hui j'ai eu une journée de merde. J'ai dû fuir la brigade de fils de pute pendant des heures, me battre avec deux lycans et traîner le corps de celle-la jusqu'à toi sur plus de 4 kilomètres alors ton origine humaine de merde, je m'en bats les couilles. Elle ne te rend ni particulier ni intéressant. Tu ne restes qu'une pauvre merde, tu comprends ça, Pablo ? Il hocha la tête, fier mais contraint. Bon. 450 tout de suite et j'te laisse retourner faire du flamenco ou bâtir des murs, as you wish, je m'en balek. » Il finit sa tirade sur un sourire courtois mais effrayant, ne semblant pas le moins du monde inquiété par le petit groupe de rebelles qui s'était levé pour l'encercler.

Le dit « Pablo » leur fit signe de se calmer, connaissant le sanguinaire qu'il avait en face de lui.

« Col, va m'cherche 450 balles, ordonna-t-il à un de ces hommes.
- Je voudrais pas abuser de ton hospitalité mais si tu pouvais m'offrir à boire en attendant... »

Un sourire plus arrogant que poli ponctua sa demande. Et dans une position délicate, « Pablo » n'eut d'autre choix que de le servir. Il attendit son butin à une place près de la vitrine, calmement assied sur une chaise haute. De cet angle de vue, il avait presque l'air inoffensif. Presque. Il était tâché de sang. D'ailleurs, il avait faim mais il savait faire la différence entre se battre les couilles du sort des autres et être inconscient. Il devait garder de « bons » rapports avec les rebelles s'il voulait faire affaire avec eux. Il avait repris contact avec les groupes rebelles quelques semaines après le démantèlement de son clan, histoire de s'assurer que Damian n'était vraiment plus dans le coin. Avec lui, il redoutait le pire. Pas qu'ils étaient en si mauvais termes mais … eh bien, disons que leur relation était compliquée. De plus, il craignait que Damian découvre pas mal de choses. Qu'il n'avait pas tué toutes les personnes qu'il lui avait demandé, qu'il était responsable de la mort de l'un d'eux et pour finir, qu'il n'avait pas réellement chercher à retrouver le clan. Il l'avait cherché, si, mais plus par mesure de sécurité, histoire de savoir si oui ou non il avait champ libre. Damian voyait clair dans le jeu des gens, et lorsqu'il était incertain, il punissait quand même, juste « au cas où ». Vous connaissez l'expression « Loin des yeux loin du cœur » ? Avec les vampires, elle prend un sens tout particulier. S'il n'était pas dans le coin, il ne menaçait pas de lui arracher le cœur de la poitrine, voilà ce que cela signifiait.

Mais d'autres le faisaient.

Lorsque Col arriva avec l'argent, il arriva armé également. Rien de quoi effrayer le vampire qui s'était préparé à cette éventualité. Ce n'était pas la première fois qu'un entrevu avec un rebelle prenait cette tournure. Seulement, il ne connaissait pas le dernier produit en vogue. De la drogue inodore pour vampires. Lorsqu'il tenta de se lever, il fut pris d'un vertige sans précédent. Ce fut presque instantané. Il tituba sur moins d'un mètre avant de s'écrouler au sol comme une pierre.





۞ ۞ ۞ ۞ ۞



Le réveil fut difficile. C'était comme une gueule de bois mais en pire. Il avait perdu ses sens temporairement. Sa vue était floue, son odorat brouillé et son ouïe ultra-sensible, le moindre son lui faisait saigner les tympans. On le maintint ainsi plusieurs jours. Il fut torturé, avec des pieux, de l'eau bénite, les rayons du soleil mais aussi avec des outils beaucoup plus originaux. Ça dura une semaine, peut-être deux, il n'aurait su dire, il avait perdu la notion du temps en devenant vampire. Il avait eu le temps de se défaire des effets de la drogue mais les heures de torture le sonnaient encore.

« AAAH- !, hurla-il de douleur, sorti du sommeil par les rayons du soleil.
- Bien, tu es réveillé. » lui répondit son agresseur, refermant le rideau tout de suite après. »

Les mains attachées derrière lui par une corde imbibée d'eau bénite, Caïn ne put que gesticuler sur sa chaîne pour tenter de faire passer la douleur. Elle était vive, piquante, il ne pouvait penser à rien d'autre.

« D'humeur à parler aujourd'hui ? »

Pas vraiment. Il ne répondit rien, tenta juste de se défaire de ses liens qui ne le faisaient que d'autant plus souffrir.

« On s'amuse moins quand on est de ce côté du jeu, hein ? ...Je vais reposer la question, juste au cas où tu aurais décidé de la jouer fair-play. As-tu tué John Miller ? Si  tu avoues, je te promets d'écourter tes douleurs. »

Il ne répondit toujours rien, le buste penché vers l'avant, les cheveux devant les yeux. Son visage le démangeait. Sa peau était déjà quasiment guérie des brûlures mais la douleur elle, était bien restée. Il était un vampire beaucoup trop jeune pour pouvoir se remettre en un clin d’œil de tous les coups qu'il recevait. Mais ça, les agresseurs n'en avaient aucune idée.

« ALORS ? s'impatienta son assaillant.
- Je...
- Hum ? Qu'est ce que tu dis ?
Il s'approcha de lui.
- Il...
Encore plus près.
- Il est..
Toujours plus près.
- emboîté sur ton père gros fils de pute.
Bien sûr qu'il l'avait tué et bien sûr qu'ils le savaient. Mais tant qu'il ne le disait pas officiellement, ils le torturaient au lieu de le tuer. Tout ce qu'il faisait, c'était repousser l’échéance.  
- Qu- ? »

CRAC. Il lui arracha la clavicule. Pas que le sang qu'ils lui fournissaient était insuffisant mais god damn, quand il fermait les yeux, il ne rêvait que de ça. Il était affamé. Mais évidemment, il fit vite remis à sa place sans avoir le temps de finir son jus. On le projeta lui et sa chaise sur laquelle il était accroché contre le mur avec une batte. Il n'avait pas espéré s'en tirer comme ça. Ils étaient cinq, armés jusqu'aux crocs, et lui était seul et surtout, surtout affaibli. Il voulait juste une goutte en plus, et la satisfaction d'entendre l'autre fils de pute hurler. Par terre, sur le flanc et les mains toujours accrochées à la chaise, il vit le deuxième gars s'approcher pour lui foutre un énième coup de batte. Il cracha le sang qu'il venait de boire. Puis un autre coup. Il saigna du nez. Et un autre-...

Ah non. Ce dernier fut stoppé par une main qu'il avait trop de fois esquivé. Celle de Damian.

Il n'aurait jamais cru pouvoir un jour soupirer de satisfaction en voyant Damian mais ce fut le cas ce jour-là. Diable sait ce qu'il foutait là. Il n'était certainement pas venu pour le sauver lui, ce qui signifiait qu'il était venu pour autre chose. Qu'est ce qu'il pouvait bien vouloir à ce groupe de rebelles de seconde zone ? Maintenant qu'il y repensait, il avait tué John Miller avant même d'être membre du clan. Il l'avait tué parce qu'il savait que sa tête avait été mise à prix par les sanguinaires et ça lui avait servi en quelque sorte de ... lettre de motivation. Mais la réflexion ne se prolongea pas plus longtemps. Damian l'avait sauvé à l'instant, mais peut-être l'avait-il fait pour le tuer lui-même, rien n'était moins sûr. Il était l’imprévisibilité personnifiée. S'il voulait avoir une chance de partir, c'était le moment. Alors il tenta de s'échapper, mais tout ce qu'il réussit à faire, c'est relever sa chaise sur laquelle son cul semblait visé tellement les liens étaient serrés. Pas moyen de s'en défaire. Il tenta pourtant, malgré la fatigue, la douleur. Il s'agita sur sa chaise et quand finalement, il réussit à libérer l'une de ses jambes, Damian se tourna vers lui.

AH. Dammit.

Surtout, aies l'air naturel.

Tu ne cherchais pas à fuir. Tu ne cherchais pas à fuir. Tu ne cherchais pas à fuir...

« ...Daddy. what a beautiful surprise. »  

Son sourire fut clairement faux, et de plus, ridicule tant la moitié de ses dents étaient recouverts de sang. Il avait l'habitude de l'appeler Daddy pour se foutre du règlement qui stipulait que les sanguinaires étaient une famille, que les membres étaient tous frères et que le chef en était le père. Bien sûr, le double sens de Daddy le faisait rire.

« Content de voir que c'est toujours le clan avant les bitches. »

Il continuait de faire le malin mais son ton laissait clairement paraître sa fatigue.
(c) sweet.lips


Dernière édition par Adam Caïn Collins le Dim 2 Avr - 4:43, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Message Sujet: Re: [Terminé] Le clan avant les bitches Mar 21 Fév - 8:06

Invité
Invité




 

 

Le clan avant les Bitches


Feat. Damian Black et Caïn


“ Tu en es sûr ? “ - “ 100%, ça n’affecte que les fonctions motrices, et n’est létal qu’au-delà d’une certaine dose. “ J’écoutais avec fascination les détails de cette merveille chimique révolutionnaire en faisant tourner la petite baste transparente entre mes doigts. Inodore, indolore. Un autre ennemi invisible qui s’ajoutait au cortège. La domination des humains n’avait pas le vent en poupe depuis ce début de siècle, et 2031 semblait être l’année contre-coup. Des nanorobots aux vaporisateurs de sang de loup, les mortels avaient fait sentir qu’ils étaient plus que jamais déterminés à combler leurs lacunes héréditaires par tout ce que la technologie pouvait offrir de plus tordu, et l’exemple que j’avais au creux de la paume me laissait…. contemplatif.

La boucle de fer servant d’ordinaire à enchaîner un bras sur l’accoudoir où le mien reposait geignait entre mes doigts distraits. Et s’arrêta soudain.

“ Ces foutus rebelles… “ Je me levai du siège de cobaye et sortis du halo de lumière blanche, l’écran noir papillotant s’effaçant de ma vue progressivement. Ces foutus rebelles pouvaient pas se contenter de faire du profit, tranquillou dans leur coin, nan, fallait qu’il fasse dans l’humanitaire maintenant, et fournissent l’arsenal des humains. Peu importe le prix qu’ils avaient reçu pour cette saloperie, je devais m’assurer de leur faire une offre qu’il ne pourrait pas refuser. Et comme la tête de John Miller empaqueté au pied du sapin avait pas eu l’air de les convaincre, il allait falloir se montrer plus généreux.

“ Trouve de quoi parer les effets de cette merde, j’veux des résultats à mon retour. “ - “ Entendu… mais il me faudra de quoi tester... “ Doc, mon p’tit nerd de la chimie, tentant d’enterrer sa jubilation derrière ses binocles grotesques, j’en avais le rire au bord des lèvres. “ T’inquiète, on t’ramènera du frais et du frétillant, t’auras qu’à faire ton marché ! “ Lui dis-je en accompagnant cette promesse d’une tape sur son épaule.

Ses remerciements surexcitée m’accompagnèrent quelques secondes dans le couloir le temps que j’arrive à une toute autre ambiance, où m’attendaient les mines défraîchies de ceux que j’avais tirés du lit ce matin. Ouep, c’était pas une heure pour un vampire, j’en étais conscient, et ouep, je m’en cognais sévère, s’ils étaient pas capables d’être opérationnels quand je l’exigeais, ils méritait pas de me suivre, et les Sanguinaires purgeaient aussi efficacement leurs erreurs que leurs ennemis. En tout cas, c’est ce que sembla dire ma face quand je les toisai un à un, et que chacun cacha son ressentiment sous un masque de respect... et de crainte. De la crainte, il y en avait toujours, et devait toujours y’en avoir. Le jour où l’un de mes enfants ne me craindrait plus, alors ce jour le clan serait en grave danger. Mais aujourd’hui, ça allait.

Et il n’y avait aucune raison que ça change.

Les galeries étaient enfin silencieuses. Il régnait dans le sous-sol qui surplombait notre repaire le spectre du recueillement, les journaux en avaient fait leurs gros titres : “Attentat sur les bords de la Tamise”, “Le M15 perd le sud”, “Explosion dans les entrailles de Londres” et pour les plus putassiers, “Le tube de l’enfer”. Les médias avaient parlé d’une centaine de morts, le maire avait descendu ça à deux-trois dizaines, mais la réalité avait flanqué la frousse à tout le monde. Comble de ma chance légendaire, le M15 avait entrepris des recherches partout, sauf là où il fallait chercher. Bien malin le profiler à la gueule d’intello qui avait analysé pompeusement devant la caméra d’une journaliste aussi ambitieuse que décérébrée que “ ... Black ne ferait pas sauter un métro à sa porte, il est un maniac narcissique et possessif et l’importance des symboles est un phénomène fréquent pour cette psychopathologie, il doit se trouver dans le nord, proche de l’ancien Manoir...  “. Une médaille d’or, le gars ! Et j’la lui r’mettrais bien moi-même, mais d’abord, j’avais des pendules à remonter chez de vieux amis.


Dong… Dong… Dong… Et neuf autres coups sonnèrent midi pile. Pile à l’heure pour une petite sauterie, et ce ne fut ni la porte du bar qui se vit défoncer à coup de pied, ni le hurlement des connards qu’interceptèrent mes hommes, ni celui de Matteo dans l’arrière-boutique qui coupa le souffle à cette grosse brute de batteur, mais ma propre main écrasant son poing.
Sans attendre qu’il reprenne ses esprits, je lui vrillai le poignet, sinistre craquement, douloureux hurlement, le faisant lâcher son gourdin plein de sang et ployer son énorme carcasse devant moi. Un court silence suivit.

Court, mais suffisant pour que le sang monte au cerveau de notre hôte, et qu’il réalise qui était venu lui rendre visite.

“ T-tirez, MAIS TIREZ BON SANG ! “

Les billes de poison dont ses deux sbires s’apprêtaient à nous mitrailler, j’en connaissais les effets, et mes Black et Decker favoris eurent suffisamment de présence d’esprit pour se rappeler de mon petit cours du matin à leur sujet. Les coups de feu fusèrent, un premier mortel passa l’arme à gauche, les autres se calmèrent.

Bien, j’avais leur attention. Satisfait, je me tournai vers l’homme qu’ils étaient visiblement en train d’interroger avant qu’on ne les interrompt. Une étrange coïncidence…. Mais devais-je réellement être surpris ? Je me félicitais d’avoir épargné à temps sa belle gueule d’amour… jusqu’à ce qu’il l’ouvre, et me rappelle à quel point il pouvait être insupportable quand il s’y mettait. Sa remarque eut le mérite de me tirer un léger rire.

“ Tu t’en es encore pris plein la gueule à c’que j’vois… “

Bah, dans son état il irait pas bien loin, je le laissais donc à ses sarcasmes pour retourner auprès de mon sujet d’interêt premier.

“ Moi aussi je suis content d’te revoir, Matteo. Ca fait plaisir d’être bien reçu. “

L’homme au sol ne me répondit pas. J’avais pas la mémoire des noms mais celui-là, je m’en souvenais bien.

“ Mattteeeeeeeo ! “

Je m’accroupis à côté de lui, recrachant la fumée de mon Insignia qui forma momentanément un nuage gris autour de sa tête.

“ Franchement, tu crois pas que j’ai été sympa avec toi ? Je t’ai laissé ton business, ton bar et neuf de tes doigts, et trois mois après, j’apprends quoi ? Tu remets tes putes chez moi et on trouve une cargaison de balles aux propriétés plus que… spéciales. “

Je sortis de ma poche l’une d’elle, une que j’avais prise à Doc. L’homme releva la tête pour la voir, et la rabaissa aussitôt, ne cherchant même pas à nier. Ma voix était calme et conciliante, sa blessure semblait assez dégueulasse et j’avais pas envie qu’il me clamse trop vite entre les pattes.

“ C’est pas correct, ça Matteo… Je croyais qu’après Miller, tu t’serais tenu tranquille, on avait un deal toi et moi. “ Je vis son regard dévier sur Caïn. Bon oui, la mort de Miller, c’était pas tout à fait moi, et plus un prétexte qu’autre chose, mais à partir du moment où j’avais accepté parmi les miens son meurtrier, j’en prenais la responsabilité.

“ On t’croyait mort… Tout le monde disait que les Sanguinaires… avaient cagné. “

Un rire à faire geler le coeur d’un volcan m’échappa, je sentis mes hommes frissonner. Tous mes hommes.

“ Faut croire que tout le monde s’est trompé. Et qui va t’aider, maintenant, Matteo ? C’est avec ça qu’tu comptais te protéger de moi ? “
Je lui mis la balle sous le nez, avant de me lever pour m’étirer, et tirer une nouvelle taffe de nicotine. “ Démembrez-le. “

Mes pas se dirigèrent alors vers Caïn.

Ah, Caïn. Son éternelle arrogance, son rictus vaseux et sa verve caustique. Il m’avait presque manqué, ce qui ne semblait pas être réciproque car s’il était là aujourd’hui, ça ne pouvait signifier qu’une seule chose...

Le clan avant les bitches hein, y’en a chez qui ça a du mal à rentrer, tu crois pas ? “

Les craquements et déchirements des corps retentissaient derrière moi, une musique dont je ne me lassais jamais si bien que mes lèvres étaient caressées d’un sourire mécanique. Je passais dans son dos, posant mes mains sur ses épaules pour assister à la tombée de rideau de Matteo Cioffi, et terminer tranquillement ma cigarette de marque.

Mes hommes savaient quoi faire ensuite, on prit tout. Munitions, contrats, livres de compte, carnets de contact, chair à canon… Et ancien compagnon qui se trouvait être là au mauvais endroit, au mauvais moment.

Dans un grincement de pieds de chaise contre le ciment, Caïn me “suivit”. Je le ramenais chez lui.




©Damian Black

Revenir en haut Aller en bas
Message Sujet: Re: [Terminé] Le clan avant les bitches Mar 21 Fév - 13:00

Invité
Invité
Le clan avant les bitches



Il le fit rire. Bon signe ou pas, il n'en savait foutrement rien mais il se rassurait avec l'idée que s'il venait à l'estimer indigne du clan, il y avait toujours moyen pour lui de troquer sa place sur la potence contre un sympathique rôle de comédien en leur sein. Ça promettait pas une vie très riche mais ça l'épargnerait au moins d'une pauvre mort ... riche en tortures. Répondant à son rire par un faux sourire, il papillonna des yeux jusqu'à ce qu'il lui fasse dos. Foutu. Il était définitivement, complètement foutu.

Il ne pouvait pas fuir et quand bien même il l'aurait pu, il n'aurait pas fallu plus d'une heure à ses sbires pour le retrouver et il ne préférait même pas imaginer quel sort il pouvait bien réserver à un traître doublé d'un lâche … triplé d'un arrogant merdeux qui n'en fait qu'à sa putain d'tête. God damn, il avait beau réfléchir à ce qu'il pouvait mettre en avant si Damian le menaçait de mort mais putain, c'était pire que de se ramener à un entretien d'embauche chez la NASA avec un CV vide. Bouffon du roi, c'était vraiment tout ce qui pouvait lui sauver la mise ? Great. Génial. Bien sûr il était un bon assassin – si on omettait les fois où il avait délibérément manqué à son devoir – mais ça ne le rendait pas irremplaçable pour autant.

Il jeta un œil aux autres « fils » de son « père ». Il y avait pas photo. Enfin si, justement : dans le portrait de famille, il était le cadet vilain petit canard qu'on foutait tout devant, juste à côté du chien qui pue de la gueule. Concrètement, c'était ça le tableau. Ils n'étaient peut-être pas tous aussi efficaces que lui en matière de nikage de mères mais au moins, ils déconnaient pas avec les principes de fidélité et de servitude.

Tss. Finalement, est-ce qu'il valait pas mieux mourir maintenant plutôt que de vivre comme eux ?

« Bouffons. » pesta-t-il à leurs égards comme un gamin sur les nerfs.

Tous ne l'entendirent pas. Il avait jeté ça tout bas, comme s'il avait toussé, de manière vive et sèche, presque incontrôlée.  

« Quoi ?  » lança-t-il au sanguinaire qui s'était retourné.

Pourquoi eux méritaient de vivre et pas lui ? Rah, eh voilà qu'il faisait son émo. Damn, il s'énervait tout seul mais pour être tout à fait honnête, c'était surtout contre lui-même. Putain mais pourquoi il s'était foutu dans une telle galère ? Dans un premier temps, il n'aurait jamais dû rejoindre le clan. Quoique. Ça, c'était discutable. Peut-être serait-il mort il y a un moment déjà s'il ne l'avait pas fait.

« T'as jamais vu un mec sur une chaise ? »

Le sanguinaire arqua un sourcil, le regard plein de jugement. Bon, c'est vrai, il n'était pas seulement sur une chaise. Il y était ligoté, brûlé, transpirant et sanguinolent. Autrement dit, la seule chose qu'il dégageait, c'était plus du charisme mais éventuellement une odeur de poulet grillé avarié. Avec le peu de fierté qu'il lui restait, Caïn soutint son regard. En vain. Pas moyen de lui faire baisser les yeux, c'était à peine s'il avait cligné des yeux.

« ...Est-ce qu'on est actuellement en train de faire une bataille de regard ? » finit-il par demander, éberlué. Ça te dirait pas de me détacher avant par tout hasard ? »

Apparemment ça ne lui disait pas. Le sanguinaire continua de le fixer froidement sans dire un mot. Pas du tout malaisant.

« ...Après, promis, on continuera cette bataille de regard et on fera plein d'autres. Des heures durant. J'te laisserais même gagner si tu veux ! »

Fatigué de ce petit jeu et visiblement immunisé contre le sarcasme, le sanguinaire arrêta de perdre son temps avec lui et retourna près de leur chef. Dépité, fâché, Caïn lui lança assez fort pour qu'il l'entende alors qu'il  s'éloignait :

« Ok, je vois, bien l'esprit de solidarité ! »

Puis plus bas, rajouta  :

« T'façon balek j'ai gagné la bataille, connard. »

Quand il en eut fini avec ses gamineries, il reporta son attention sur Damian et  Pablo … qui se retournèrent simultanément vers lui. Il plissa les yeux, n'ayant aucune idée de pourquoi ces deux derniers lui portaient attention mais se doutant qu'ils ne le mataient pas pur plaisir de contemplation, il- Attendez.  Quoi ?

« Alors il s'appelle pas Pablo ? ...Wéy, comment Mattéo ça lui va pas ! Choqué. »

Puis, alors qu'il secouait la tête comme si la nouvelle l'avait réellement secoué, il s'arrêta sur la balle que Damian faisait slalomer entre ses doigts. Elle ressemblait à celle avec laquelle on lui avait tiré dessus, il l'avait vu lorsque l'un des rebelles le lui avait retiré. Avec une pince. Une énorme pince. Une pince à la Rocco Sifridi. Son front se fronça à ce douloureux souvenir. Alors son lien avec ces rebelles, la mort de John Miller... c'était contre ça.

« “ On t’croyait mort… Tout le monde disait que les Sanguinaires… avaient cagné. »

Cagné ? C'était quoi ce mot encore ? Les rebelles avaient vraiment leur dialecte à eux. Il aurait bien fait deux-trois vannes dessus mais le rire perçant de Damian lui coupa toute envie de rigoler. Damian avait la capacité de geler le sang des vampires en quelques instants. Oui, geler le sang des vampires. Autant dire qu'il fallait y aller pour transcender la froideur de leurs organismes. Le corps de Caïn était encore chaud, dut à sa jeunesse, mais on peut dire qu'il expérimenta là la température d'un ancestral. Il se retrouva presque immobilisé par le frisson qui le parcourut. Tout ce qui lui restait de mobile, c'était ses yeux. Il balaya la pièce de son regard. Même le sanguinaire à l'attitude exemplaire avait frémit. Ce dernier le regarda aussitôt en sentant un regard sur lui mais le dégagea aussitôt qu'il entendit les ordres.

Brave bête, hum.
Caïn le suivit du regard en inspirant profondément. Lui aussi craignait Daddy mais il ne pouvait pas s'empêcher de le trouver, de les trouver tous misérables. Ils relevèrent Pablo sans ménagement et quand ce dernier comprit que « démembrez-le » n'était pas une image, il commença à supplier Damian. Caïn fronça les sourcils de pitié. De réelle pitié même, une part de lui était sincèrement désolé pour lui. Une autre, peut-être lééégerement plus grosse, célébrait sa vengeance. Ce connard de Pablo lui avait milles horreurs.

Il releva les yeux lorsqu'il vit la silhouette de Damian, indifférent aux prières de l'espagnol - ou de l'italien, whatever -, se déplaçait vers lui. La crainte lui donna envie de déglutir mais le goût de son propre sang dans sa bouche le retint de le faire. Quand l'objet de ses angoisses retourna sa propre phrase contre lui, d'un ton rempli de sous-entendus, il se mordit la lèvre. C'était un réflexe qui le perdrait sûrement un jour. Il le faisait à chaque fois qu'il se retenait de dire ou de faire quelque chose. Pour compenser, il ne l'avait pas lâché des yeux. S'il les avait baissé, ça aurait été comme avouer sa culpabilité. Disons qu'il s'en sortait mais fragilement.

Le son que produisirent les os de Mattéo en se brisant le firent mordre sa bouche de plus belle. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il entendait ce son, souvent, il en avait même été le musicien. Mais il avait toujours joué de cette musique sur des instruments innocents. Le cas de Mattéo portait à confusion. Il ne l'était pas complètement mais … Si un homme avait tué l'un de ses amis, Adam aurait sûrement fait pire que lui. Il avait été un sacré fils de pute avec lui mais il ne niait pas l'avoir mérité. Cependant, comme il se le répétait, pour avoir la paix il faut savoir la guerre. « Et certains innocents meurent aujourd'hui pour empêcher les innocent de demain de subir le même sort. » Il avait écrit ça il y a quelques années, au lycée, sous le masque d'une « écriture d'invention fantastique ». Ça lui permettait de relativiser pas mal de ses assassinats pour le clan. Enfin, deux ou trois tout au plus, selon lui peu de ses victimes n'avaient pas mérité leurs sorts. Et tout compte fait, après réflexion, pour vendre des armes de fils de pute à n'importe qui, finalement … Pablo ne faisait pas exception à la règle. Il regretta presque de l'avoir appelé Mattéo dans ses pensées le temps de quelques instants. Il ne méritait pas le respect des innocents.

Quand Damian posa ses mains sur ses épaules, par réflexe, il tenta de les dégager. Mais n'étant ni en mesure ni en posture de lui tenir tête, il abandonna dans un soupire. Il ne se sentait plus mal pour Pablo, sa compassion avait officiellement duré moins de trente secondes, mais ce n'est pas pour autant qu'il apprécia le spectacle. Ça lui faisait un peu ni chaud ni froid, enfin plus froid que chaud, les cris de douleur lui faisant un mauvais rappel des jours passés. Puis, sans mentionner le fait qu'il ne savait toujours pas ce qu'on comptait lui faire à lui. Il vit les membres de son clan emporter avec eux munitions, papiers et... compagnons de Pablo. Putain.

« Tu les tues pas ? » lâcha-t-il surpris, sur le même ton qu'on utilise pour « Quoi ? Tu mets pas de ketchup dans ta purée ? »

S'il les gardait en vie, Caïn ne pouvait pas dire qu'il s'était retrouvé ici pour sauver le clan. Il y aurait des témoins à l'appui pour réfuter ses dires. Il ne lui restait vraiment plus que l'option "devenir bouffon", vraiment ?

« Mais pourquoi ? Ils servent à que d'chi-

La chaise s'inclina en arrière, enfonçant les cordes régulièrement imbibées d'eau bénite dans sa chair.

AISH FILS DE-,

...

... oublie. Fils de … ta mère, c'est ce que j'allais d-

Volontairement, Damian reposa la chaise pour l'incliner de nouveau et d'un geste encore plus ferme. D'accord, c'était un peu mérité mais à moitié seulement. C'était une moitié d'insulte, il s'était stoppé avant, pas tout le monde n'a ce self-contrôle.

OOhww- ok ok ok ! Emmène moi comme ça, c'est très bien, être traîné comme un sac poubelle vaut toujours mieux que d'être dedans, hein ? Hah... »

Exténué, son « rire » ressembla plus à un soupire de fatigue et de douleur. Son visage, douloureux rien qu'à regarder, se contracta. Il toussa un peu avant de finalement tomber dans les vapes quelques mètres plus loin, rendant enfin silence et tranquillité à l'endroit.


©codage par loveless

Revenir en haut Aller en bas
Message Sujet: Re: [Terminé] Le clan avant les bitches

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
[Terminé] Le clan avant les bitches
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» « Les cygnes chantent avant de mourir. Certaines personnes feraient bien de mourir avant de chanter. » - Odette (Terminée)
» Manipulations avant, pendant et après le coup de 2004.
» Premier Baptême... |Tout le Clan|
» " Féeries de lumières de l'Avant-NOËL "
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Londres et Ténèbres :: Rues et ruelles-
Sauter vers: