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[PV] Honneur et Déchéance

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Message Sujet: [PV] Honneur et Déchéance Mer 8 Fév - 3:58

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Honneur et Déchéance

Feat. Vlad & Vergil


Cela fait deux jours, peut-être trois, il a perdu le compte des nuits et des heures. Suite à l’éclatement au grand jour de la déchéance du porte-parole ancestral, les murs du clan fondateur sont baignés dans un sentiment lourd et collant d’introspection. Un silence pesant règne dans les couloirs à pein éclairés, et de vie ne se laissent deviner que de lointains bruissements, des voix basses et précipitées dans le coin d’une salle. Il a vaguement entendu parler des suites de cette désastreuse soirée, quelques fidèles auraient annoncé leur départ imminent, et d’autres quitté les lieux en tapant du pied sur le sol le soir-même. Ce serait le cas de l’élégant Japonais qui avait assisté au lynchage, donc Vladislav n’avait pas même demandé le nom.

Enfin, cette histoire a jeté un voile d’humiliation sur le clan, et tout Londres ne parle plus que de ça. Il aurait voulu se changer les idées qu’il aurait sans doute dû quitter le pays quelques temps, mais ça n’était pas ce à quoi il escomptait. Non, dans ses notes un peu brouillons, sa graphie parfaite trace des lettres rondes à l’encre verte. Une énième qui restera sans doute sans réponse, mais il la scelle du sceau de la Belladone, et la confie aux mains de la poste à l’adresse du Beau-Loiret. Il y a expliqué en détails ses derniers mois à Londres, ses retrouvailles avec un flamboyant seigneur Vacaresco pareil au temps d’avant, peut-être même plus hardi que lorsqu’ils couraient ensemble les pubs et salons les plus réputés. Il a également conté celle avec l’une de ses plus marquantes aventures, et comment la collision des deux avaient mené à leur magistrale infortune.

Un soupir éreinté s’échappe de ses lèvres. Deux jours, ou peut-être trois, qu’il n’a pas trouvé le sommeil. Pour beaucoup car il était occupé à d’autres priorités que celle de dormir, et pour le reste, la rancoeur. Le besoin presque viscéral de laver l’honneur bafoué de celle qu’il n’aurait jamais dû toucher. Tuer Vergil est une option exclue, tant par la catastrophe que cela engendrerait que par ses propres sentiments à l’endroit du chef de clan.
Mais alors qu’il est assis à son chevet, dans cette chambre où sa présence n’est connue que de lui seul, avec un maître des lieux au visage à peine guéri endormi dans une expression contrite, il se questionne. Son regard d’argent liquide glisse sur l’homme presque immobile, la respiration lente et calme. L’un de ses poignets est tendu au-dessus de lui, enchaîné solidement au dossier de son lit. Une peine indécente pour celui qui mériterait le fouet, les feux de l’enfer, les sept fléaux d’Egypte et d’être livré aux mains de celle qu’il a souillée. Et encore aujourd’hui, le destin semble se montrer trop clément pour le prince roumain, car ce n’est que lui, l’homme qui le connaît depuis toujours, celui qui se rapproche le plus de ce que l’on pourrait nommer ‘ami’, qui le trouve à sa merci.

Une main blanche gainée d’une mitaine de cuir noir s’enroule sensuellement autour de la gorge du convalescent. Elle serre, lentement, appuie contre la trachée, bloque l’air. Vlad se penche légèrement pour écouter les poumons geindre, réclamer ce qui sert à leur survie. Il sent un faible mouvement dans la main libre. Il sait que l’homme a été nourri au sein de poches médicamenteuses insipides ces derniers jours, une pitance de pauvre après tous les festins dont il s’est gavé ces dernières années, mais il sait aussi qu’il en faut plus pour terrasser le grand porte-parole du clan fondateur.
Il attend l’éveil, un sourire cruel aux lèvres.


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Message Sujet: Re: [PV] Honneur et Déchéance Jeu 16 Fév - 15:32

Vergil Vacaresco
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Honneur et déchéanceFeat. Vlad E. Ambrogio et Vergil Vacaresco

Le clan avait disjoncté. Cela faisait maintenant trois jours que l'on m'avait pincé à torturer une jeune femme, et que le clan avait décidé de mettre fin à ces pratiques. Cela m'avait poussé à réfléchir à un point où je me perdais moi-même dans mes pensées. Je me noyais dans le regret, je me faisais pleurer moi-même aux images de Aamos qui défilait en moi... pourquoi était-il parti? C'était de ma faute... complètement, et c'est quelque chose que j'avais malheureusement réalisé trop tard. Mon angoisse était de pire en pire.... Je refusais complètement de voir Dracula arriver au manoir.... avec ce qui s'était passé, je craignais bien le voir débarquer, et s'il venait me rendre visite, j'allais sûrement me faire massacrer.... et encore, si je ne me retrouvais pas convoqué chez lui pour clarifier les choses vis-à-vis ce qui s'est passé, et si c'était le cas, j'étais sérieusement dans la merde... J'allais être chez lui, dans ses jouets, dans son sous-sol et sûrement dans une cage à me faire traiter comme j'ai traité mes esclaves ici-même...

Trois jours... trois jours pénibles à être nourris aux poches de sang. Trois jours merdiques à être attaché à mon lit..... encore immobilisé par un mélange de traumatisme, de faiblesse, de souffrance. Cela faisait trois jours que je me débattais comme un fou pour tenter de libérer mon poignet. La menotte était encastré dans le bois de la tête de lit, et mon poignet était recouvert de cicatrices qui n'étaient pas là auparavant. Des plaies encore fraîche recouvrait cette partie de mon corps, preuve que j'avais eu une crise il y a peu de temps. Mes os cassées le sont encore, et me font encore mal. Je n'étais pas inconscient... mais je dormais. Je tentais de relaxer, de me calmer de la crise que je m'étais tapé quelques heures auparavant, d'oublier le lien qui me tenait prisonnier. Je sentais une présence à mon chevet depuis quelques temps, mais je me refusais de lui porter attention. Une odeur que je reconnaissais... un parfum pourtant si familier. Les yeux fermés, l'ouïe pourtant si peu attentive... le repos était mon premier but... mais c'était un peu plus difficile en sachant qu'un homme que je connaissais se trouvait à mon chevet. Je ne savais toujours pas qui s'était. Une odeur familière, sans plus... et c'était peut-être quelque chose qui m'empêchait de dormir confortablement sur mes deux oreilles.

Un froid particulier se fit ressentir sur ma gorge, me tirant très vite de mon sommeil. Du cuir glacial. Ça y est, cet odeur si particulière, si familière mais que je ne reconnaissais pas... c'était Dracula? Il était là pour mettre fin à mes jours? Mon corps quêtait de l'air... Mes poumons réclamait de l'oxygène bien vite, et une certaine panique montait en moi. La respiration se faisait sifflante, de plus en plus rapide. Mes yeux s'ouvraient en flèche, laissant simplement deux prunelles rouges sang se fixer sur le visage de la personne au dessus de moi. Ses phalanges se resserraient autour de ma trachée. Ma vue était nulle, mes yeux ouverts cherchant quelque chose sur lequel s'accrocher, je ne voyais rien... Mon corps se mettaient à trembler lentement....

Une image avait fini par se faire voir. Un grand visage pâle, un rictus sadique, sombre, cruel au visage. Des iris d'acier, sombre... Un rideau de cheveux encadrait sa mâchoire. Cette vue... ce n'était pas Dracula. Vlad? Oui, c'était bien Ambrogio, mon vieil ami... un once de soulagement se faisait ressentir en moi, jusqu'à ce que je réalise que ce dernier resserrait toujours l'emprise sur ma gorge. Ma seule main libre tremblante avait fini par agripper le poignet de l'assaillant..... je venais de réaliser que mon vieil ami s'amusait à me faire souffrir..... Bon, certes, je le méritais, mais je n'allais pas me laisser faire aussi facilement... J'avais encore une main libre, j'allais en profiter pour m'en servir. Mes doigts resserraient l'emprise sur le poignet de Vlad, mon regard semblait devenir de plus en plus paniqué. Mon vieil ami s'était retourné contre moi? Il voulait ma mort, lui aussi? Je venais de me réveiller dans un cauchemar?

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Message Sujet: Re: [PV] Honneur et Déchéance Jeu 23 Fév - 23:24

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Honneur et Déchéance

Feat. Vlad & Vergil


Il va le tuer. Entre ses mains, la vie s’essouffle, le souffle est court et le regard est désespéré. Il laisse l’autre l’empoigner, trop faiblement et à défaut de le faire frémir, redouble son ire. Comment osez-vous refuser votre destin alors que c’est tout ce que vous méritez ? Semblent dire ses deux yeux qui, pareils à des lames d’argent, transpercent pénombre et âme pour en déchiqueter la moindre esquive, la moindre pensée. Point d’échappatoire dans la cour du juge des ténèbres, il n’a vu ni compassion ni raison dans le coeur du monstre ce soir-là, il n’y a pas de raison qu’il les ait soudainement retrouvées entre hier et aujourd’hui, si ce n’est pour s’assurer quelques années de méfaits de plus.
C’est le cliquetis de la chaîne, quand la deuxième main du convalescent s’agite, qui le tire de cette sombre mascarade, et le fait subitement relâcher la gorge en un grognement rageur.

Non, bien sûr qu’il ne peut le faire. Son ami est bien trop précieux à ses yeux, et son crime trop grand pour lui valoir le droit à une mort si douce, portée par des mains aimantes. Vladislav soupire, soudain très las, dégageant du visage blanc du chef de clan une mèche de cheveux aussi noire et lisse que la soie. Il l’admire. Autrefois, le carmin si pure de ces prunelles était son réconfort, son approbation, sa jauge de valeurs, il chérissait de les voir sourire et briller à la flamme d’une lèvre éperdue de désir. Les ignorants trouvaient cela coquet, différent, et eux riaient de ces brebis naïves qui voyaient l’homme par-dessus les crocs, ne se méfiait pas du miel et venaient butiner sur les chrysanthèmes. Dans leurs bras, ils avaient séché des vies, emporté plus de délices qu’il en faut à mille hommes. Les gazettes de l’époque avaient signé de nombreux noms leurs délits ; Insatiables, fléaux, démons, punition divine pour les crimes des hommes.
Ses doigts s’échappent en brève caresse sur une joue poreuse et irritée, comme si les larmes n’y avaient que trop coulé.
Et la gifle brutalement.

Point de compassion, mais un amour infini dans ce geste.

“ Prenez-le comme un gage de cette glorieuse époque où vous portiez le nom d’Ancestral comme une bannière de fierté parmi les nôtres, plutôt que la salir de notre sang. “


La peau prend des teintes rouges. Douleur ou colère, qu’importe, des choses nécessitent d’êtres dites, des vérités entendues, et des responsabilités enfin affrontées. Le noble vampire se lève, entamant une promenade monocorde au gré de la pièce, son regard ne se posant sur rien.
Ses mots sont enrobés de glace quand il les lance vers leur destinataire, son discours adjoint de gestes théâtraux.

“ Vous auriez pu viser grand, faire de Londres la patrie des immortels, anoblir le Sang et asservir le bétail à notre cause. Ils auraient compris, elle aurait compris, car au fond d’elle pulse un coeur d’Immortelle, pareil au nôtre. “ Il se tourne vers lui, droit au milieu de la pièce sombre, les sourcils hautain sur une moue de pitié aux lèvres. “ Au lieu de ça, vous voilà la risée de tous, toutes races confondues, et vos actes nous portent préjudice à tous. Les yeux et les espoirs de nos jeunes se tournent vers une autre voix, une qui les séduit bien plus par ses promesses de Nirvana et de domination. Ils délaissent le coeur des traditions ancestrales que nos familles ont contribué à bâtir pour soutenir un autre monde, ne voyant pas qu’ils précipitent notre perte. “ D’un doigt accusateur fuselé en une belle griffe droite et pointue, il vise le coeur. “ Vous avez causé la chute de la noblesse, vous avez engendré les Sanguinaires. Damian Black, c’est vous, et bientôt rien ne pourra plus entraver ses marées de destruction de se déverser sur Londres.

Soudain Vladislav aux origines slaves, à la silhouette déjà démesurée pour la chambre paraît grand. L’ombre de la guerre semble s’étire derrière lui, s’étendre sur les murs, et d’aucun jurerait que les rideaux ont frémit, alors que pas le moindre vent ne peut se sentir.



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Message Sujet: Re: [PV] Honneur et Déchéance Sam 11 Mar - 12:57

Vergil Vacaresco
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Honneur et déchéanceFeat. Vlad E. Ambrogio et Vergil Vacaresco

Sa poigne sur ma gorge se faisait de plus en plus encombrante, mes iris tremblaient autant que mes mains sous la panique qui s'élevait en moi alors que je constatais que l'oxygène se faisait gravement rare dans mes poumons. Mon regard traumatisé était rivé dans le regard tranchant que portait mon assaillant. Ma vue se troublait, ma tête semblait prise dans un étau: une forte migraine me prenait d'assaut sans tarder, et un vertige gigantesque ne faisait qu'emplifier le tout en s'imposant en moi. Ma main sur la sienne, je tentais de libérer ma gorge de son emprise dans un mouvement de supplice, ce dernier emplifiait son emprise. Ses phalanges se faisaient de plus en plus solides, et cela m'arrachait un grognement de panique, ainsi que de douleur. Le grognement avait mené mes poumons à leur dernier souffle possible, ma main attachée tirait sous les réflexes. Je ne voyais plus rien.

La pression s'estompait. Un grognement, puis plus rien, plus aucune pression. Mon corps se soulevait dans de très grands mouvements, entremêlés entre la panique et l'être qui recherche son air. Le passage de l'oxygène brûlait mes poumons, la panique était présente, les larmes coulaient probablement autant que la pluie dans ma vitre de chambre. Ma vue reprenait alors qu'une mèche était retirée de mon visage, m'arrachant un frémissement complètement incontrôlable. Ce contact était doux. C'était ce que j'avais besoin, comme un enfant recherchant du réconfort en pleine guerre. Je me sentais comme un pauvre animal, blessé, perdu, et qui ne comprenait rien de ce qui lui arrivait, tout comme si je n'avais jamais fait ce que je devais faire de façon correcte. Une douce caresse venait se porter à ma joue comme si Vlad avait entendu cette quête, cette demande... comme s'il avait lu dans mes pensées...

... puis une gifle. La premiere phrase lancée me laissait de glace. J'étais figé par la douleur, ma peau pinçait encore autant que mon coeur face à ce qu'il venait de me lancer. Je n'avais donc aucunement fini de souffrir, ici. Cela ne faisait que commencer. J'étais destiné à rester enfermé? Cela me semblait tout comme.

Ses pas le menaient partout dans la chambre, il semblait tout aussi vide que mes pensées en ce moment. J'avais été plutôt blessé par ses mots, à un point où je ne retrouvais même plus la force de faire quoi que ce soit... encore moins de réfléchir. Cela faisait déjà trop longtemps que j'étais attaché dans ma chambre.... trop longtemps que la solitude me portait compagnie alors qu'on m'avait fortement conseillé de penser au tort que j'avais fait au clan. J'écoutais cependant ses mots, pourtant si lourds de sens, si directs. Ses phrases portaient tous un message clair, ils étaient tous là pour une raison que j'essayais encore d'analyser. tenter d'assimiler un tel message alors que mentalement, nous sommes instable, c'est chose très difficile... mais quelque chose que je suis en train de comprendre... peu à peu.

On m'y a forcé, en m'enfermant ici.

J'écoutais ses mots. Les derniers étaient de plus en plus frappants. "Vous avez causé la chute de la noblesse, vous avez engendré les Sanguinaires." Ce n'est pas moi, les sanguinaires... Ce n'est pas de ma faute...." «Non....» "Damian Black, c’est vous[...]" «N... Non....» J'hochais négativement de la tête..... Ce n'était pas moi. Damian Black n'est pas moi...... je ne suis pas ce fou...! "[...]et bientôt rien ne pourra plus entraver ses marées de destruction de se déverser sur Londres." Non.....! Je tirais sur mes liens. Je voulais me libérer, sortir de son emprise. Je voulais quitter la pièce et m'en aller ailleurs... dans mon manoir.... Je voulais être libre...! Je tirais de plus en plus fort sur la menotte qui me tenait soudé à mon lit. La douleur me pinçait la chair du poignet, le sang coulait. Je tirais dessus à m'en faire des plaies supplémentaires, comme si c'était pas déjà assez. La couette couverte de sang à cet endroit ne faisait que prouver que ce n'était pas la première fois que je me débattais autant, mais d'avoir mes membres entravées de la sorte était sûrement la pire des tortures que l'on pourrait me faire...

... autant ça que ses mots blessants, mais pourtant criants de vérité. Son apparence ne faisait que lui sembler de plus en plus monstrueuses, ses dires étaient sadiques, ses intentions? Toujours méconnaissables pour moi. Je ne savais toujours pas quoi penser de lui, je ne pouvais toujours pas dire ce qu'il faisait dans cette chambre outre retourner le couteau dans la plaie que je m'étais causé moi-même en suivant la déchéance que Damian avait ouverte par le passé avec ses sanguinaires.

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Message Sujet: Re: [PV] Honneur et Déchéance Jeu 23 Mar - 5:42

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Le cliquetis féroce des chaînes est bientôt la seule chose qui retentit dans le silence pesant. Vladislav s’est tu, toisant le triste prisonnier qui tente de s’échapper, autant de ses menottes que de la véracité des mots qu’il fait pleuvoir sur lui. Les iris glaciaux ne témoignent d’aucune compassion, tandis qu’il observe le pathétique spectacle quelques longues minutes encore. Le sang gicle entre les crocs affamés des contraintes de métal, et soudain le poignet meurtri est immobilisé. Une poigne, aussi sévère que douce, a enlacé le bras ancestral, et l’empêche de se blesser davantage.

Vladislav pose délicatement sa hanche contre le corps de son ami. Sa main entrave les siennes contre le dossier du lit, au-dessus de sa tête, et il plonge en lui son regard de métal liquide. Jusqu’à ce que la respiration du monstre se calme, il reste ainsi, privant le prisonnier de s’échapper à son emprise cette fois bien plus physique. Vergil est après tout plus emprisonné dans sa propre tête que dans sa chambre, les liens qui le retiennent ici n’ont rien de palpables, ou bien il s’en serait déjà débarrassés depuis longtemps. Il attend, dans la grande patience dont sont capables les êtres que le temps ne fane pas, que le coeur retrouve un rythme presque plat.
Doucement, sa voix à peine plus haute qu’une brise d’été, il murmure pour que les mots flottent dans leur cocon d’intimité.

“ Tout n’est pas trop tard, mon ami. “

Son regard tranchant ne cille pas dans les iris sanguines. Il y lit la détresse, le remord, la terreur... mais aussi l’espoir. Ses lèvres pâles s’étirent sur un sourire serein.

“ Il est encore temps pour vous d’être celui que Londres attend. “

Sa bouche qui crachait tout à l’heure un flot de sulfure est maintenant tendre et câline avec les mots qu’elle déverse dans l’oreille du prisonnier. Vlad lui raconte les dernières semaines, l’attaque du M15, l’annonce du retour des sanguinaires. Il mentionne aussi sa dernière victime, celle dont il a hérité de la nuit suivant le traumatisme. Il n’omet pas de détail dans la manière qu’il a eu de la prendre avec lui, de la débarrasser du passage de prédateur, il lui conte chaque geste, chaque sensation de sa langue sur sa peau, le goût de son sang volé, l’odeur de ses draps savonneux. Comme s’il avait, au fond, besoin de se confier au seul qui le comprenait si bien. Il lui parle à coeur ouvert, de la haine qu’il a ressentie pour celui qu’il connaît et admire depuis plus de cent ans. Son désir de lui faire subir tout ce qu’il a fait subir, de le plonger dans l’humiliation et dans la souffrance…

“ … mais vous avez très bien fait cela, vous-même, manifestement. “ Termine-t-il, constatant avec un certain dédain la position où est rendue son ami.

Un soupir transcende ses lèvres qui ont trop parlé. Il a soif. Alors qu’il se redresse, maintenant que Vergil est plus calme qu’il semble avoir été depuis plusieurs semaines. Un fin sourire, sincère et compatissant, gondole ses lèvres sans que son regard ne perde de son arrogance. Ces même lèvres qui se posent un instant sur le front allongé, et au moment où elle quitte sa peau, le vampire arrache du mur l’anneau qui retient le seigneur prisonnier.

“ Restez ici à vous morfondre, si le monde extérieur vous effraie autant. La Terre ne s’arrêtera pas de tourner, et Londres de brûler. “

Puis il se lève, à ces mots froids et durs, mais plein d’amour. Amour pour cet homme qui a connu les mêmes époques lui, pour le clan qui défend leurs valeurs, pour sa race qu’il ne veut pas voir enduite de honte. Le grand vampire s’avance vers un cabinet d’où il tire une bouteille d’alcool, celle-là même qu’il avait apportée en cadeau le jour de son arrivée à Londres. Une liqueur fruitée de première marque, meilleure après quelques mois au fût. Il en sert deux verres qu’il pose sur la table au centre de la pièce, et en écoule un dans sa gorge tandis que les gonds du lit grincent sous le poids d’un corps en mouvance.



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Message Sujet: Re: [PV] Honneur et Déchéance Lun 22 Mai - 9:41

Vergil Vacaresco
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Je me débattais encore... un peu trop, peut-être. La douleur cuisante à mes poignets d'aidait aucunement à la cause. La panique s'élevait rapidement en moi alors que Vlad gardait le silence encore quelques instants. C'était le pire moment, je devais avouer: cloué là, le suspens planant dans la pièce quant à ce qu'il me dirait ou me ferait par la suite. Les tremblements de mon corps se faisait de plus en plus prononcés, ma respiration était de plus en plus forte, de plus en plus paniqué, mais je n'y pouvais rien... Je voulais me libérer de cette pénible emprise. Je tirais sur mes liens... J'allais finir par me causer des blessures irréversibles si je continuais dans cette élan, mais je ne pouvais malheureusement rien y faire.

Le corps de Vlad se rapprochait du mien. Je le sentais, je sentais rapidement sa poigne sur mes bras, m'empêchant alors de me débattre. Aux premiers instants, cela ne faisait qu'augmenter ma panique, à un point où j'en avais presque des nausées. Je me débattais encore plus violemment. Mon regard rougi par la fatigue, la faim et les larmes se plongeaient un court instant dans celui glacial de mon ami... Son regard... toujours aussi fort... déterminé... et moi? Je paniquais. Je me trouvais  lamentable... toujours plus lamentable. Mon regard déviait vers un autre point de repaire, mais je ne le regardais plus. J'avais honte d'avoir perdu les pédales ainsi, et c'est comme s'il venait de me le faire remarquer. Son corps et sa poigne, bien que puissante, me réconfortait. Pourquoi? Ça me ramenait sur terre... je ne ressentais plus que la douleur, mais ses mains également. Je sentais sa présence, son odeur... Cela me rassurait, me calmait... et après quelques instants, mon souffle s'était presque régularisé. Mes tremblements, bien que toujours présents, étaient moins forts et je ne me débattais plus à m'en faire mal.

“ Tout n’est pas trop tard, mon ami. “  Sa voix avait raisonné dans un murmure... Des mots qui, pour une fois, étaient remplis d'espoirs. Mon regard se retournait finalement vers ses prunelles. Un regard sombre, encore envahi par la honte et le mal-être, portait enfin une légère lueur d'espoir. La suite de sa phrase piquait ma curiosité, mais j'étais trop faible pour formuler une question convenable quant au sens de sa phrase. Je ne bougeais plus, j'attendais. J'espérais avoir de l'aide. J'avais besoin d'aide.

Bien vite, Vlad se mit à parler. Il racontait un peu de tout, certes... je l'écoutais, sans trop comprendre. Cela me prenait un peu de temps avant de comprendre ce qu'il disait, le temps d'analyser chacun de ses mots, de ses phrases, question d'en faire une histoire raisonnable pour que je puisse comprendre. J'tais au ralenti, autant mentalement que physiquement. J'étais faible, épuisé. Tellement épuisé que j'en avais même plus la force de ressentir des remords. Pourtant, le regard qu'il portait, les mots choisis lors de sa dernière phrase... j'aurais, en temps normal, été rempli de remords. Mon regard était rivé sur son léger sourire, sur son regard glacial.

Il m'embrassait le front.

Le calme était revenu en moi... Malgré les tourments que j'avais en moi, la honte qui m'habitait, j'étais paisible. Alors qu'il s'éloignait de moi, un bruit me fit sursauter: il avait arraché mes liens du mur. Je ramenais bien vite mes bras près de moi, satisfait de pouvoir enfin bouger moi-même. Il se redressait. Pour ma part, la première chose à faire fut de me redresser... Un bras à la fois. Je soulevais finalement mon corps que je trouvais beaucoup plus lourd qu'à l'habitude. La douleur lançait encore dans mes poignets, d'ailleurs. Ce fut long et pénible. J'étais faible, j'avais soif... j'avais faim... mais j'avais réussi à me redresser.  Assis dans le lit, je massais mes poignets, je tentais d'atténuer la douleur, un regard vide rivé sur les draps de mon lit, un peu plus loin.

J'avais vraiment été con, depuis tout ce temps.

Quelques autres bruits se font entendre. Du liquide qui coule... Mon regard se retourne pour voir que Vlad avait ouvert une bouteille d'alcool. Il avait coulé deux verres, qu'il avait mit au centre de la pièce. J'allais devoir me lever pour aller le chercher? Non. Je n'allais même pas m'y rendre, j'étais tellement faible que je me demandais comment j'avais fait pour m'asseoir dans le lit.

«J'ai faim...» Ce fut la seule phrase que j'avais pu lancer. Je voulais du sang. Je ne me lèverais même pas pour aller chercher le verre, la faiblesse me gagnerait et j'aurais sûrement l'air encore plus minable que je le suis déjà. Je devais sûrement faire pitié à voir.

J'avais faim.

Je devais manger.

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Message Sujet: Re: [PV] Honneur et Déchéance Mer 12 Juil - 6:43

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Du sang.
Le prince noir a pour cet aveu un sourire fin et cruel. Le Tout-puissant réclame un sacrifice, et sa volonté ne saurait être déçue, son ami sonnait enfin comme le vassal de la nuit qu’il était, et non pas comme les pleutres discours des Accablés de l’ennui. Le verre de bon vin tache ses lèvres de nouveau et rend sa voix d’un rauque doucereux quand il murmure.

« Naturellement. »

Le verre est reposé sur la table dans un bruit feutré, et le noble impie fait claquer dans la pénombre ses mains, deux fois. La réponse ne se fait pas attendre, lorsque la porte de la chambre s’ouvre à nouveau sur une ombre filiforme. Les longs cheveux noirs encadrent un teint de perle, des lèvres corails soulignent joliment deux yeux en amande cernés d’un discret trait de crayon. La jeune fille s’avance et fait teinter à son passage deux bracelet de chaînes d’or qui s’entrechoquent à son poignet. La tunique qui la couvre est d’un linge si fin qu’il semble flotter, et couvre à peine le rebondi doux de son sein qu’elle porte haut, la pointe érectile en affirmant le sommet. Entre ses mains, un linge blanc et humide épice l’air d’un arôme frais. Accordant d’abord son respect à celui qui l’a invité, elle s’incline et murmure de son japonais natal quelques mots de salutations que Vladislav accueille d’une caresse sur son visage à la beauté orientale.

« Vous avez pris soin de mon présent, remarque-t-il en la faisant danser devant lui pour mieux l’observer, a-t-elle été à la hauteur de vos attentes ? »

Vergil, à travers la fatigue qui façonne son visage semble s’apaiser, et partage même un sourire complice avec ledit présent. Le grand vampire lui prend son délicat poignet pour en humer la fragrance, si douce et si sucrée. Une fragrance d’innocence, et d’offense, quand livrée au centre de l’attention de deux monstres de la nuit, immaculée, sa gorge se joue de leurs désirs comme si elle n’en avait conscience. Le bicentenaire relâche le poignet chaud lorsque le seigneur ancestral invite sa proie à le rejoindre. Vive, mais sans précipitation, cette dernière rejoint son prince dans l’empressement de le servir, rayonnante comme un soleil entre les bras qui la couvrent d’ombre.

Vlad a repris son verre qu’il vide d’une traite tandis que les crocs affamés de Vergil se sustentent à même la source de vie. Lorsqu’il la libère, la pâleur qui la frappe n’a d’égale que la faiblesse de ses jambes. Le seigneur impie l’aide à s’étendre dans un lit qu’il quitte lui-même, tremblotant sur ses pieds. L’invité ne peut retenir un rire.

« Les premiers sangs après une longue diète sont les meilleurs, n’est-ce pas ? »

Et le repu de se joindre à lui.

« Depuis combien de temps n’aviez-vous pas ri ainsi ? Vous êtes l’épave de vous-même, mon ami. »


Malgré tout, il n’arrive pas à ressentir la moindre compassion. Dans cette silhouette désarticulée, il revoit Charity, nue et décharnée. Il revoit dame Evelyne, la douleur de devoir assommer un frère, un ami. Masanari et son kimono ensanglanté.

« Vous aurez largement le temps de dormir quand vous serez mort, pour l’heure le clan attend votre retour. Quant à moi, j’ai affaire avec une ancienne connaissance. » Au regard interrogatif qui lui est retourné, le vampire se contente d’hausser les épaules. « Son nom ne vous dirait rien, et vous avez d’autres préoccupations. »

Puis , il leva son verre comme pour clore toute possibilité d’extrapoler sur cette conversation.



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[PV] Honneur et Déchéance
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