Quelle race dominera la ville de Londres? L'avenir de cette ville repose entre vos mains, maintenant.
 

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[PV] Les voies du Saigneur

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Vlad E. Ambrogio

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MessageSujet: [PV] Les voies du Saigneur Lun 21 Nov - 12:24










Les voies du Saigneur

Feat. Vlad & Lady Belleville


Il est arrivé en ville tard, comme prévu. Et comme prévu, la pluie n’a pas cessé de tomber de toute la journée.

Londres est connue pour ça après tout, sa météo capricieuse, ses longues nuits, et ses nombreux habitants qui se croisent sans se connaître.
Dans le tumulte flétri de Picadilly Circus, à l’heure où le nez des clochards guette le caniveau d’un peu trop près, Vladislav Ambrogio arpente pour la première fois le pavé londonien depuis plus de cent ans. Invisible, tant qu’il n’a pas décidé d’être vu. Et ce qui l’y trouve l’intrigue quelque peu.
La misère suinte à même le béton qui tapisse la mégalopole. Des bêtes à aspect humain - ou l’inverse - toisent de leurs mires luisantes dans le noir les poches clinquantes des passants les plus chanceux.
Le vampire sent autour de lui la présence de congénères, plus qu’il n’en a jamais trouvé réunis au même endroit, et cette réalité assombrit un peu son enthousiasme, lui qui se souvient d’une ville insomniaque, de ses nuits brillamment éclairées, de ses fêtes qui s’enchaînent jusqu’au matin, où ses yeux d’immortels venaient cueillir la beauté d’un ciel terre de sienne.

Ce soir, entre les relents de rejets gastriques et d’alcool bon marché, le goût de la peur est partout. Les rares humains qu’il croise semblent morts à l’intérieur, des coquilles vides qui errent sans âme dans la rue, le corps léché par la fatigue et l’oeil un peu terrifié par tout ce qui bouge. Lui qui comptait trouver de quoi se sustenter dans le bazar de Kingsley se ravise. C’est qu’avec l’âge, le palais devient capricieux, et ne se contente plus de la gorge payée d’une catin des bas-quartiers.

Vlad tourne à l’angle et débouche dans une rue plus calme, où nulle âme qui vive ne se fait sentir. Il passe devant une belle demeure, si ce n’est qu’elle semble abandonnée, et prête vaguement l’oreille à des pleurs qui semblent provenir des murs-même. Mais la bâtisse perd bien vite son intérêt quand d’autres reliefs s’échappent à l’horizon, lui soutirant un rictus discret. Voilà ce qui pourrait rattraper cette piètre soirée.




Les toits pointus de la cathédrale Saint-Paul semblent le défier d’entrer, mais peu ému, le vampire ouvre la grande porte du lieu saint, et sans attendre qu’on l’invite s’engouffre dans l’intérieur sombre.
Les bancs de prière s’alignent silencieusement de part et d’autre du chemin central, jusqu’à l’autel où une grande croix sainte se dresse noblement. Le grand vampire fait claquer ses talons d’un pas distrait sur le carrelage. Il chantonerait presque, tant la situation l’amuse, le blasphème l’excite.
S’approchant du bassin d’eau bénite, il pose sa paume à plat contre la pierre froide, et lentement, approche l’index du liquide. Une onde se forme à la surface au contact. Le vampire s'orne le front d'une goutte, et fait de même à ses épaules, ayant pour la vague de vertiges qui l'éprend à ce geste une prière silencieuse... Puis solennellement, il s’enfonce dans les entrailles de l’église.

Sans trop y penser, comme par réflexe pour ses anciennes fonctions, le vampire s’est approché de l’alcôve intime du confessionnal, prenant la place qu’il occupait jadis pour partager avec le Seigneur la parole de ses enfants. Précautionneusement, il s’installe contre le bois, tire le rideau sur lui, et allonge sa tempe contre la grille qui le sépare de son inexistant patient.

“ Notre Père, qui est aux cieux… “ Ses lèvres bougent légèrement tandis qu’il respire ses psaumes silencieusement, dans un refrain qui n’appartient qu’à lui, et bientôt, les vasques de l’engourdissement le saisissent. Le vampire s’éteint pour des rêves de guerre et de sang. Des songes lointains qui prennent écho dans le souvenir. Des visages qu’il croit reconnaître, des rires, des pleurs. Des pleurs ?

Ses paupières se relèvent de moitié, déversant l’argent liquide de son regard sur tout ce qui lui est donné de voir. Le rideau tiré l’empêche d’observer le coeur de la cathédrale, mais il n’a pas entièrement rêvé la voix qu’il vient d’entendre, douce et éthérée, qui répond à sa muette interrogation.




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Dernière édition par Vlad E. Ambrogio le Dim 4 Déc - 9:33, édité 2 fois
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Lady Belleville

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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Ven 25 Nov - 6:14

On parle de vie on parle de nuit, Lady Belleville ressassait son meurtre du début de soirée. Assise dans sa sinistre demeure de Queensway, dans le noir le plus complet, elle caressa sa propre joue en revoyant devant elle l’homme qui avait fait de même plus tôt, et qui l’avait payé de sa vie. Un bel homme plein de charmes promis à une vie agréable. Comme nominé, on décida pour lui d’une fin, victime des crocs de la ville, comme beaucoup, on ne s’en souviendra pas. La Lady baissa les yeux, elle se savait au-dessus mais se tourmentait d’un sentiment pénible pour ces délaissés. Elle posa la tête sur ses bras en soupirant doucement, elle n’osait plus prier depuis longtemps, Dieu lui avait comme tourné le dos, curieusement elle avait les mêmes sentiments envers cet être dit supérieur et ses congénères croquants, elle avait peur d’eux se souvenant d’un moment effrayant où les deux étaient présents, ou absent pour Dieu, mais le problème reste le même il avait décidé de laisser ça aller. En rouvrant les yeux elle se dit qu’il était de même pour cet homme, qu’il était peut-être même chanceux, elle avait été d’une tendresse inouïe pour sa proie à l’agonie.  

Lady Belleville avait la sale habitude de se remémorer et de repenser un tas d’évènements, souvent les plus superficiels, cela lui permettait de passer le temps, mais ça jouait sur son mental. On ne peut pas être la veuve de Queensway depuis toutes ces années sans un esprit torturé. Sa maison avait comme échos toutes les larmes qui avaient coulés sur ses joues durant des décennies. La violence des coups, la souffrance des vivants, les espoirs dépouillés, sa maison était souillée. Et les murs retiennent, se souviennent. Le vent dans la rue partage le désespoir accumulé, chacun peut entendre les pleurs de sa propriétaire, ses peurs et ses troubles. Lady Belleville considérait cette maison comme le théâtre d’atrocités mais également comme son foyer, son seul et unique lieu de repos.

Un frisson désagréable lui traversa le dos, cela arrivait rarement ce qui la surprise d’autant plus et la fit se lever d’une traite. Elle ne comprit pas directement, il se tramait quelque chose, sans savoir quoi elle décida de sortir dans la rue. Son visage se tournait naturellement vers la cathédrale, en suivant son instinct elle s’avança. Ses pas n’hésitent pas mais sont silencieux. Elle croisa un monceau d’hommes en déclin, Dieu était dans ses pensées, à la fois juge et jugé.  Arrivée devant, elle douta et attendu, finalement, prenant son courage à deux mains, le visage gêné mais motivé, elle ouvrit d’une main la porte d’entrée.

Un adolescent était à prier, pleurant de plus en plus fort, agenouillé au cœur de la sainte cathédrale. Son visage redevint glacial, comme rassurée, elle le voyait comme un chiot blessé. L’adolescent se retourna au bruit de la porte s’ouvrant et, les lèvres tremblantes fixait dans les yeux la Lady qui se tenait sur le porche, droite et respectueuse, à l’autre bout de l’allée. Ils se connaissaient. Lady Belleville n’en était pas persuadée mais le jeune homme souffla fort, surpris et excité, il marcha, couru presque vers elle et la pris dans ses bras en serrant fort, ses larmes s’étaient calmées. « Lady, Lady blanche, je ne pensais jamais vous revoir… ». La femme au visage imperturbable pencha légèrement la tête regardant les cheveux du garçon. Il continuait de parler comme s’ils étaient proches, il semblait redevable. « Je suis si heureux de vous voir … » elle leva la main voulant la poser, hésitant entre la nuque et la tête.  « Je suis perdu.. » il se remit à pleurer lourdement. Elle aidait les enfants désemparés, il n’avait plus rien d’un enfant, il devait bien avoir quinze ans. La douce dame posa sa main sur sa tête et pris le temps de considérer ses sentiments, cela peut paraitre bien oiseux elle aurait pu l’ignorer mais il n’y avait pas moins cruel à faire, ce n’est pas comme si elle était occupée.

Elle écoutait sans un mot.

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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Sam 26 Nov - 8:14










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Un son brutal le tire soudain des brumes de l’engourdissement.
Les cloches de la sainte église se sont mises à chanter. Deuxième coup. Vlad se redresse brutalement, son masque d’impassibilité craquelé sous la surprise, ou quelque chose de bien plus inavouable. Le troisième coup cogne aussi fort contre le métal que contre sa tempe, en plus de deux cent ans de non-vie, jamais ne s’était-il laissé aller à un tel état de vulnérabilité. Neuf autres coups devaient alors suivre, et l’Impie en profite pour se calmer.
Tandis qu’il s’allonge à nouveau contre le bois, un petit rire parvient à son ouï fine. Il tourne légèrement la tête pour observer le visage de celle qui se trouve maintenant dans l’alcôve avec lui. La pècheresse de ce soir ne lui est pas inconnue, et pour cause, il s’agit de sa défunte épouse, dans son enveloppe charnelle à un âge où le temps n’avait pas encore commis ses méfaits.
Vladislav étouffe un rire sans joie.

« N’avez-vous rien d’autre à faire là-haut que de venir me tourmenter après toutes ces années, ma Mie ? »

Le sourire de l’ainsi nommée s’élargit. Vladislav inculpe cette nouvelle farce à son humeur maussade, à cette ville où le royaume des morts tutoie celui des vivants avec trop de familiarité. Laissant un soupir lui échapper, il ferme les yeux, attendant que cette apparition d’un autre temps remporte ses tourments de là où elle est venue. Mais alors que sa vue se ferme, les pleurs qu’il avait entendus tout à l’heure… revivent.
Plus forts et saccadés, les murmures des Saints qui lui parviennent sont outrés ce soir. Grinçante, geignant, la cacophonie d’un orchestre désaccordé. Les larmes d’un enfant humain.

Vlad l’écoute comme la plus poétique des musiques. Il inspire l’air, laisse ses appétences se bercer des effluves de la mortalité. Désireux de ne pas troubler sa tranquillité, il le laisse à ses psaumes tandis qu’il entend leurs échos frapper contre les voûtes brisées. Elles n’iront pas plus haut, mais ça, l’humain ne le sait pas. Il croit encore, pauvre agneau, qu’un vieillard en toge blanche darde son omniscience sur lui depuis les Cieux, et Vlad sourit. Lui aussi un jour, il a été comme lui. Il a cru pouvoir régler les problèmes de sa vie en joignant ses mains, en brandissant sa foi comme le guerrier son arme. Pauvre ignorant, ne sais-tu donc pas que la solitude est ta seule amie ?

La curiosité finit par l’emporter, et l’homme se lève sans un bruit. Une main aux longs doits pâles, arachnéens, s’enroule doucement autour du rideau pour le tirer sur le côté. Il s’avance dans les ténèbres où il est roi, ses iris métal chatouillés par la vue du prosterné.
Celui-ci est jeune, famélique. Un désœuvré victime des bassesses de la ville. Sous ses yeux d’immortel, Vlad voit le fil rouge défiler inlassablement. Bientôt rompu par les aléas d’une vie de reclus ; l’enfant sent déjà le manque et la maladie.
Il allait faire un pas hors des ombres, s’enquérir d’un nom avant de décider si oui ou non, le condamné méritait une peine allégée. C’est alors qu’une autre apparition a décidé de se dévoiler.

Plus fantomatique encore que l’inconsistante présence venue le visiter tantôt. Le grand vampire observe la femme en blanc. Il contourne l’autel, y posant sa main qui imprime son passage dans la poussière, passe à côté des effets du priant, constitués d’un paquet de cigarettes et d’une seringue sale, avant de descendre les marches du piédestal. Derrière lui, la lumière sélénique se projette à travers le vitrail, emplit le sanctuaire d’un halo bleuté qui étire son ombre jusqu’à l’entrée, jusqu’à engloutir entièrement les deux visiteurs immobiles sur le palier de Dieu.

Son regard rencontre celui de sa congénère, car c’est bien d’une enfant de la nuit dont il s’agit ; ses sens ne peuvent s’y tromper. Sans un mot, détachant ses mains l’une de l’autre, il désigne un banc de prière, l’invitant à y prendre place.
La messe allait bientôt commencer.




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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Lun 28 Nov - 18:34

L’adolescent racontant son mécontentement.

La vie n’avait pas été facile avec lui depuis leur première rencontre. Dix ans auparavant, encore enfant, seul, pleurant sincèrement, il appâta rapidement les différents dangers dont regorge Londres. Par chance, dans la brume, la belle blanche approcha et d’une voix douce et affreusement attirante elle le guida. Ce n’était ni le premier ni le dernier et entre temps Lady Belleville l’avait oublié. Par hasard elle se retrouvait là, le laissant se confier, détendant ses maux, justifiant ses erreurs, elle l’écoutait d’une oreille. En effet Lady Belleville pensait plus à se sortir de ce mauvais pas qu'à aider ce jeune homme à trouver son chemin. Par malheur, il n’avait à la fois rien d’intéressant, tout ce qu’il y a de plus attristant et ne ressemblait en rien à l’enfant miraculeux des rêves de la belle.

D’un regard extérieur elle semblait sainte. La main immaculée posée sur le pêcheur, l’expiant de ses péchés dans le saint bâtiment. D’un point de vue introspectif, elle avait les pensées d’une pourrie gâtée gênée de faire face à la pauvreté. L’un comme l’autre étant bien loin de la réalité, de la vérité.

Lady Belleville est un cœur esclave de besoins réguliers, de désirs incertains et d’actions passées. Son cynisme accompagné de sens décuplés l’empêchaient d’avoir un quelconque espoir quant à l’avenir de cet humain déjà empoisonné par la maladie. Il est grand et sans intérêt, marqué par la vie et les ennuis, il n’a plus la pureté enfantine qui rend si douce la Lady torturée. Pourtant elle ne fit rien, par manque d’idées sûrement.

La cloche de l’église résonna entre les murs sacrés. L’adolescent se tue naturellement, se reculant même, essayant de reprendre ses esprits les yeux baissés. Peut-être s’était-il rendu compte du ridicule de la situation. La baronesse de la nuit ouvrit les yeux pour l’évaluer, sans le toiser. Jusqu’au dixième coup elle hésita à le tuer. Pour le sauver, l’aider, le guider vers un paradis dit-on. La vie vaut-elle d’être vécue dans tous les cas ? Une question bien banale pour un choix crucial. Elle leva les yeux au dixième coup, se jugeant subjective. Lorsque le silence revint le jeune homme essaya de s’excuser et la Lady soupira lourdement en regardant ailleurs, pour le faire taire, gêné il ne voulait plus l’embêter mais attendait une réponse qui, il en était sûre, le délivrerait de manière personnelle. Comme avant, comme il y a dix ans.

Réfléchissant et alors qu’elle allait lui dire un mot, elle sentit une présence à la fois si proche et si puissante. Elle eut un frisson, si surprise de ne pas l’avoir ressenti plus tôt, cette ancestrale noirceur. L’adolescent ne comprenait pas son silence ni son regard absent, il se retourna deux fois, se remit droit, voulait parler. Cet ignorant était en danger, elle lui fit signe de se taire en mettant son index devant ses lèvres. Idiot mais dévoué il l’écouta enfin.

Un grand homme sorti de la nuit. Lady Belleville à la fois froissée et désabusée de n’avoir en rien vue le danger s’approcher, se tenait droite, fière, le visage glacé, son doigt quitta doucement ses lèvres sucrées en voyant le vampire se dévoiler. Elle ne le quitta pas des yeux, non pas pour l’admirer et ce même s’il y avait de quoi, mais par instinct de survie, le vampire était plus puissant qu’elle, un sentiment flagrant et ça n’allait pas être son faible compagnon qui allait faire la différence.

Les maux du monde étaient réunis sous un halo bleuté. La femme, l’homme, le manque. Il sentait l’étranger et semblait plus noble que les vampires vulgaires qu’elle avait l’habitude de croiser. L’inconnu fit un geste l’invitant à s’asseoir pour certainement prier à ses côtés, un geste amical. S’asseoir, s’assouvir, la Lady ne savait encore une fois que faire, l’écouter calmement ou répondre violement et par là l’idée était de fuir et de laisser la vie du jeune aux mains de l’Ancien.

Mais la scène était belle. La lumière, la beauté de l’étranger, ce côté mystique et certainement superficiel la charmait et adoucit un instant les pensées sombres de la veuve noire. Pendant ce temps, l’humain fut affolé de voir un homme sortir de l’ombre et lui aussi, malgré sa stupidité, perçu la différence de puissance entre eux. Craintif mais courageux il se mit entre les deux créatures nocturnes comme protecteur de la Lady, l’empêchant d’un pas de faire un choix.
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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Mar 29 Nov - 11:20










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Nocturne.

En Mi bémol majeur. Neuvième opus, deuxième ballade…

L’invitation tristement ignorée commence à se balancer lentement au rythme de la musique qu’il est le seul à attendre. Vladislav ferme les yeux un instant, à l’écoute de la nuit, d’une bruine légère qui commence à valser sur les toits, des bâillements épuisés de la ville qui s’assoupit.

Quand il les rouvre, c’est pour poser un regard serein sur la femme blanche, lui faire savoir qu’elle n’a rien à craindre de lui ; car elle a compris d’elle-même que leur fil rouge est déjà entortillés autour des doigts du marionnettiste, qu’il ne tient qu’à lui de les rompre à son bon vouloir.
Il y a de la violence, derrières ces envoûtants iris acier. D’horribles promesses, dans le murmure de ces crocs dormants. La main arrête de valser.

Les pupilles reptiliennes s’affinent cette fois sur le brave drogué. Fascinantes créatures, que les humains. Si fondamentalement paradoxaux. Que faisait-il encore là, celui-là, dans une ville encombrée de choses qui pouvaient le tuer à chaque instant, à se piquer sur les genoux du Seigneur auquel il jure sa piété. Enfin, quand on avait vu des mythes sortir littéralement de leurs oeuvres pour faire régner la terreur sur terre, on pouvait bien devenir croyant.
Paume vers le ciel, deux doigts pâles invitent le gamin à s’approcher. Invitation qui ne souffre cette fois d’aucun refus, tant par la fierté de l’homme en devenir que par quelque chose d’autre, dans l’attitude du monstre. Une douceur sur ses traits, presque rassurante. Vladislav abaisse les paupières de moitié quand l’humain se présente.


Et les doigts s’élèvent, en une caresse froide sur la joue tremblante. Il lui sourit, tendrement. Tant de courage dans une si petite coquille, ces créatures qui le fascinent par leur persévérance, leur résilience infinie. Ils pouvaient tout subir, être au pieds du mur, alourdis des pires maladies, assaillis de remords qu’ils relevaient la tête, se dressaient face à leurs assaillants, comme une horde de nuisibles impossibles à éradiquer malgré l’enchaînement des catastrophes, des guerres, des épidémies. Ils survivront même à leur propre vaisseau, cette Terre qui les porte et les supporte sans jamais gémir.
C’est ce qui rend cet enfant si terrifiant, aux yeux de l’Impie qui tient maintenant le visage en coupe entre ses deux mains. Il lui suffirait d’un rien, la force d’une volonté, pour faire taire la terreur que fait naître en lui le gamin, un crac plus tard, et tout serait fini.
Mais la bravoure n’est pas reçue avec mépris. La stupidité, en revanche, si.

“ Bienvenue dans la sainte maison de Dieu… Nous n’avons pas grand chose à offrir. Un peu d’eau, de l’écoute… et la vie éternelle. “


Les paroles qui dégoulinent de ses lèvres coulent sur l’être comme la source de la révélation. L’étranger aux yeux de cendre accroche sa congénère d’une lippe infimement rieuse.

“ Dis-moi, jeune humain. Toi qui ne peux cacher ton désir pour ta Lady, souhaites-tu vivre pour l’éternité ? “

Et son regard à l’impérieux éclat n’a pas dévié de la silhouette éthérée. Le freluquet s’évade de l’oppressante caresse, recule, s’écartèle de honte sur son embarras d’homme mis à nu.
Il tourne le dos à celle pour qui son corps et sa vaillance se dressaient tout à l’heure, il n’a pas dû bien comprendre la question.
Mais la réponse est dans ses larmes qui se mettent à couler sans frein, dans ses mires qui cherchent désespérément celles de sa bienfaitrice. Est-il en train de devenir fou ? Est-ce une overdose, est-il en train de planer ?
Non, se pincer le bras lui confirme que tout est vrai. Il relève un regard noir et belliqueux vers l’égérie du passé, ses petites dents de mortel laissent leur trace dans sa lèvre sèche, pour se retenir de hurler. L’impasse semble s’étirer à l’infini, sans issue, et voilà que ce fou religieux vient de lui en proposer une. Oui, ça doit être cela, il est fou.

Il est toujours plus facile de se dire que ce sont les autres, les fous.




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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Mar 29 Nov - 16:10

L’Acier lassé, tendre près à se tordre. Le passé de l’Acier, coupant les vivants…



L’enfant accepta l’invitation risquée de s’approcher, sous le regard indulgent de la Lady. En effet le simple regard, bien qu’impétueux du dominant, lui fit comprendre que pour le moment, les choses iraient sagement. Elle restait cependant sur ses gardes, cela ne l’avait pas rassurée, sentant le faux pas venir.

Bienvenue dans la sainte maison de Dieu… Nous n’avons pas grand-chose à offrir. Un peu d’eau, de l’écoute… et la vie éternelle.

Désillusions pour la belle, la rencontre n’était plus si charmante. Dés ses premiers mots elle se mise à le toiser, retenant son mépris après sa remarque ironique. Les voies de Dieu semblent impénétrables pour certains se dit-elle calmement. De plus, ses derniers mots n’arrangeaient rien.

Dis-moi, jeune humain. Toi qui ne peux cacher ton désir pour ta Lady, souhaites-tu vivre pour l’éternité ?

Sans savoir quelle idée il s’était fait de la situation, répondant à son sourire narquois par une mine sévère, bien qu’au fond attristée, elle ne comprenait pas cet arrangement. Ou du moins elle ne le concevait pas, ne le considérait pas comme acceptable. Sa transition personnelle particulièrement douloureuse et la vie désœuvrée  qu’elle avait menée n’était pas un bon exemple à suivre. Même si Lui semblait avoir réussi dans cette seconde vie, la plupart meurt ou tombe dans la folie. Elle fut surprise de voir le jeune homme troublé, tremblant et hésitant. L’instant suivant l’humain parlait à voix basse, essayant de trouver raison, parfois légitimant cette possibilité. Le regard de la dame devint hagard, il allait franchir le pas. Sa bouche s’entrouvrit, elle ne savait pas quoi dire, Lady Belleville avait pour plus grand défauts de perdre ses mots. Elle était persuadée de sa pensée mais comment l’expliquer ?

La baronesse était à la fois partagée entre le fait que ce jeune homme fasse sa vie, son choix, sa tombe, et le fait est qu’elle se revoyait dans cet être faible, repensait à l’enfant perdu d’il y a longtemps, trouvant inimaginable ce qu’il aurait à subir et tout ce qui ferait lui-même endurer. Etant donné la situation, elle prit partie de défendre sa cause comme elle le pouvait. A la fois victime et juge, l’humain avait à faire à un cas de conscience, plaidés par deux parties, par deux avocats de la nuit. Il semblait blessé après la plaidoirie de son congénère, sentant profondément toutes ses faiblesses mises à jour et toute cette force non loin, qu’il pourrait atteindre. Mais son hésitation donna un espoir à la Lady, il y avait une autre fin.

Un moment après, la jeune femme pris une longue inspiration, fermant les yeux un instant, attendant le silence. Cela faisait un temps qu’elle était ici, dans cette situation, dans le brouhaha de l’homme, l’ennui arrivait. Une musique revint à elle,  une musique qu’elle avait apprise, peut-être pour un moment comme celui-là, une musique d’un autre temps qui lui avait inspiré à l’époque joie et sérénité. Là la vraie beauté de la poésie, au lieu de parler de ce qui est, elle chante quelque chose qui est infiniment plus élevé que la réalité et qui pourtant, lui ressemble davantage...  les discours sont compliqués, alors que la poésie est d’une légèreté émouvante. Sur cette note elle s’avança vers son aîné, son argumentaire préparée, après trois pas elle commença (x), d’une voix douce à la fois consciente et éthérée, parfois haute mais toujours juste ;

The sun has left and forgotten me
It's dark. I cannot see
Why does this rain pour down? –
Elle s’arrêta au niveau de l’étranger, tournée vers l’autel.
I'm gonna drown
In a sea
Son visage se tourna vers son confrère de la nuit.
Of deep confusion
Elle fit une courte pause après avoir dit ceci avec une touche d'erotisme. Elle se tourna vers l’adolescent qui la regardait, absorbé, abasourdi. Elle joint ses mains près de son cœur, pour reprendre :

Somebody told me, I don't know who, -
"Whenever you are sad and blue –
sa main dansa vers, de nouveau, son confrère.
And you're feelin' all alone, and left behind,
Just take a look inside you and you'll find.

You gotta hold on, hold on through the night
Hang on, things will be all right
-
Elle clignait tendrement des yeux.
Even when it's dark
And not a bit of sparkling
Sing-song sunshine from above
Spreading rays of sunny love


Just hang on, hang on to the vine
Stay on, soon you'll be divine
If you start to cry, look up to the sky
Something's coming up ahead
To turn your tears to dew instead."


And so I hold on to this advice
When change is hard and not so nice
If you listen to your heart the whole night through
Your sunny someday will come one day soon to you




Lady Belleville avait mis tout son cœur à l’ouvrage, surtout pour la seconde partie de la chanson, par pure plaisir, pour une belle performance. Mais aussi en espérant l'aider à y voir plus clair, des larmes commençaient se montrer, la chanson dessinait bien la situation, reflétait aussi sa propre vie, cela la ramenait à sa mélancolie quotidienne, et au fait que ce sunny someday ne lui était pas destiné, c’est ainsi que les larmes arrivèrent. L’humain le pris pour lui et voulu s’approcher pour sécher ses larmes mais la Lady se recula sèchement. Elle était là pour l’aider et non l’inverse, la belle de la nuit souhaitait être clair ; le hasard l’avait emmené, l’ennui lui tenait compagnie, l’humain ne la recroisera plus à l’avenir, car ils n’ont rien en commun et que Lady Belleville n’a pas le cœur sur la main. La colère, poussée par la folie, titillié par l'impatience, commençait à assombrir le coeur de la belle mais comme à son habitude, tout était dans la retenu.

L’humain devant ces deux êtres extraordinaires se tient déboussolé jusqu’à nous donner une réponse inéluctable.


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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Mer 30 Nov - 1:54










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L’important, c’est de ne pas y plonger.


Une sainte s’avance dans l’église, sous le regard poli, mais oppressant, de son aîné. Dès les premières paroles, l’homme s’écarte, mime les pas de la jeune femme dans le sens inverse. Il passe dans le dos de l’humain, dont les yeux injectés sont rivés sur la Lady, s’approchant inexorablement de l’entrée. Amant des ombres, leurs bras happent sa silhouette par instant, au gré des colonnes qui cachent l’éclat du vitrail. Sa présence ne peut se faire ignorer pourtant, habillant la cathédrale comme s’il en était l’âme elle-même. Le vampire évolue en arc de cercle autour des protagonistes, comme l’aiguille infatiguable du temps.
Les voûtes brisées résonnent des vocalises justes et belles, exposant une partie de la vie de l’infante à son ancestral congénère. Une transformée, une dérobée. L’idée déferle sur son échine en un frisson grisant, la propriété d’un autre évolue librement sous ses yeux, traînant dans son sillage ses regrets de coeur battant et de peau satinée. L’ironie est sublime dans la cruauté, et Vlad s’en repaît un instant.


Ses pas s’arrêtent enfin aux six heures, au tout dernier mot de la chanson, regrettant déjà cette voix qu’il aurait tant aimé arracher à même les lèvres qui la déversent. Mais un cocon de soie semble s’être tissé, enfermant la femme et l’enfant dans une bulle d’intimité que Vladislav ne souhaiterait briser pour rien au monde, non. Il pose une épaule contre un pilier, à la fois juge et témoin. Pour se distraire, sa main droite s’est associée à sa croix d’argent, ses doigts en caressent les branches, testent inlassablement la matière noble qui laisse une sensation de graisse sur la peau. Elle ceint son cou depuis des siècles et fait partie intégrante de lui, de ce qu’il est, lui rappelant sans cesse que le monde ne tourne pas selon les lois du saint-esprit, qu’il faut des guerres pour faire bouger les frontières, des souffrances pour redessiner le visage du monde. Les chants ne sont que l’illustration de nos regrets, de nos espoirs, de ce qui n’est pas ou n’est plus. Des mots jetés dans le vent, qui font jaillir un sursaut d’émotion, vite ravalé par la raison. Et l’humain aux abois s’y accroche de toute ces forces, à sa raison.
Mais ne comprenez-vous pas, Lady ? Je suis condamné, je vais mourir… Allez-vous me dissuader ? N’êtes-vous pas la sauveuse des désoeuvrés ?
Bien sûr, le gamin vomissant de larmes tient un discours plus déconstruit, dans les jupes de la Lady qu’il a saisies comme un forcené.


L’important, c’est de garder l’équilibre.


L’adolescent s’est levé. Titubant dans le noir et le brouillement des sanglots, il s’approche d’un chandelier à trois têtes. Sur le support d’un des cierges, le fer forgé offre une prise de choix pour son poignet qui s’entaille profondément, faisant couler sur le sol trois gouttes d’un rouge éclatant.


L’impie observe, curieux, les doigts à l’argent et les lèvres éperdues sur une excitation muette. Quelle sentence va donc tomber sur le plaidant. L’impie observe mais ses beaux yeux de métal fondu ne sont pas posés sur l’enfant, car contrairement à ce que semble penser la Lady, ce n’est pas l’humain qui est jugé ici.




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Lady Belleville

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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Sam 3 Déc - 16:06

L’énervement la tend à le tuer, la douce est au bord du gouffre.

Lorsque l’humain se jeta à ses pieds, maintenant persuadé, s'étant entailler lui-même, larmoyant, lui demandant son approbation et parfois même il ajoutait « qu’ils seraient alors réunis (…) ce serait si beau.. ». Elle le fixait, froidement, le toisant cette fois, médusée de ce piètre exemple humain que cet adorable enfant était devenu. C’en était presque vexant qu’alors elle s’était presque exhibée avec son concert de qualité qu’il n’est pas plus de respect pour elle, une baronesse qui plus est. Elle se baissa à son niveau, une dernière fois, pour le fixer calmement, d’un regard extérieur son visage froid, figé dans la glace regardait placidement sans sentiment. L’humain, lui, voyait au début la plus belle femme de sa vie, cette merveilleuse Lady qui posait son regard sur lui, comme dans un conte où, lui pauvre pêcheur gagnerait le cœur d’une princesse, mais petit à petit il vit sur son visage une teinte noire, une personnalité sombre, un cœur de  pierre et peut-être même pour la première fois de sa vie, l’ombre du diable. Ses hallucinations étaient provoquées par la prestance de la dame qui l’avait comme hypnotisé, Lady Belleville lui montrait pour l’apeure, lui faire comprendre et peut-être même le faire fuir, une vérité, celle de la mort qui suit chaque être de la nuit.

L’humain eu la peur de sa vie, après avoir crié il voulut détourner le regard lorsque la femme se transforma, elle lui attrapa le menton pour qu’il la voie. Dans la vision de l’humain, ce beau visage était déformé, par la vieillesse et les crimes, une sorte de tête de serpent bizarre, diabolique, tanguait de gauche à droite autour de Lady Belleville, l’étranglant devant l’humain, en lui susurrant doucement en boucle d’une voix d’outre-tombe qui semblait pourtant résonner dans la Cathédrale ; « Certains n’ont pas le choix, certains n’ont pas le choix… ». Lady Belleville lui ouvrit légèrement la joue avec une aiguille, qui était auparavant cachée dans son vêtement, elle attendait que le sang tombe sur son doigt et lorsque ça arriva, elle l’apporta à sa bouche et murmura près de son oreille d’une voix à la fois séduisante et sanglante « tu sais …la seule envie que j’ai c’est de te tuer … tu me dégoutes et je comprends pourquoi tu voulais mettre fin à tes jours, tu n’as rien à proposer… ». Elle disait ça pour qu’il prenne ses jambes à son cou, mais il était, en plus d’idiot, barbant. La lèvre tremblante il bégaya d’abord, désespéré, puis cria haut et fort dans l’église «  mordez-moi, je serai à vous, je serai votre esclave et vous écouterait jusqu’à mon dernier souffle ». Elle soupira en regardant ailleurs et se releva, l’hallucination se dissipa pour l’humain et alors qu’il allait commencer à parler elle posa son pied sur son visage et le regard imperturbable ; « Tais-toi, tes caprices m’offusquent, tu es ennuyant à mourir, ton sang de camé me débecte… » Il faut savoir que Lady Belleville s’énerve vite devant la bêtise tant qu’elle n’est plus amusante, l’ennui est son pire ennemi. « Contrarier les Lady c’est ton seul passe-temps ? J’ai fait une erreur en te sauvant il y a longtemps, en t’aidant aujourd’hui, tu as tué, tu as violé, et là tu viens te repentir, et, ici dans la maison de Dieu, lorsque la proposition d’être bien pire s’offre à toi, lorsque le Diable te propose un pacte, tu es près à accepter. Tu es le pire de ton espèce, j’aimerai te transformer pour t’attacher te laissant souffrir des siècles.» Après des mots à la fois violents, faussement sophistiqués, dû à sa manière de parler, elle lui donna un coup de pied, d’un mouvement léger, mais ayant une force décuplée, l’humain vola, sa tête se tapant contre un banc, il s’assoupie d’une traite.

Ces faiblesses, ce manque d’esprit et de caractère, ce genre d’idiot lui faisait perdre espoir en l’humanité et hors d’elle, elle s’éloigna du vampire, pour éviter de le regarder, pour ne pas l’affronter ou qu’il se moque de son tempérament parfois de feu, qu’elle ne savait cacher quand ça arrivait. Ses crises de folies ont commencé à apparaître dès sa transformation, elles  arrivaient rarement mais étaient d’une violence inouïe, là encore la Dame s’était contenue mais considérait ça comme une humiliation qu’il l’est vue. Par habitude, elle choisit la fuite et s’en alla dans un coin sombre de l’Eglise, partant sans réfléchir à son chemin, elle se retrouva dans l’arrière salle, derrière l’autel, seulement autorisé aux prêtres. Une bouteille de vin posée là, Lady Belleville resta à l’admirer hésitant à l’attraper.
Spoiler:
 
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Vlad E. Ambrogio

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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Lun 5 Déc - 1:42










Les voies du Saigneur

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Il s'enorgueillit, le marionnettiste, admiratif du résultat de l’équation qu’il a orchestrée.

Depuis sa place au premier rang, Vlad contemple les acteurs se mettre en mouvement. Cet enfant se révèle décidément une épreuve de choix pour le procès, il a rarement vu un humain englué dans une si épaisse couche de noirceur. Aucune infamie n’aura été épargnée à celle qui a vainement tenté de l’en sortir, le gamin veut mourir, il veut servir, la vie qu’elle a sauvée ne vaut pas la peine d’être vécue, il veut d’elle qu’elle renonce à ses principes. Il veut d’elle la dernière chose qu’elle souhaite lui offrir, il veut d’elle son tout. Et plus il cherche à entraîner sa déesse dans son délir, plus la fierté de cette dernière semble se tacher, se tordre de désespoir face à sa propre impuissance, sa naïveté.
Le Diable, l’appelle-t-elle. Rien de plus terrifiant pour une baptisée. Vladislav est presque tenté d’écourter son tourment, arracher de ses bras son envahissant soupirant afin de la démentir. Après tout, il n’a fait que souffler sur des cendres déjà chaudes, donner un gentil élan à l’ouragan qui ne demandait qu’à exploser.
Et la tempête de se déclencher sous les yeux impotents du Seigneur, sous les yeux satisfaits de celui qui est venu le défier. Comme en réponse à son irrévérence, le vampire sent le pouvoir des saints se rappeler à lui. Les murs du sépulcre s’offusquent de sa présence, l’air devient irrespirable, brûlant, comme au centre d’un brasier noir où la cendre pénètre les voies nasales et les obstruent de caillots de suie. L’indignation de la belle se répercute en écho, des murmures, des chuchotements qui proviennent des vitraux ou de l’autel, et se décuplent en hurlements déchirants à ses oreilles d’immortel, le sommant de partir.
Vladislav se fend d’un franc sourire, courbé sur son coeur qu’il protège d’une main ferme contre sa poitrine. Insoumise engeance qui n’entend répondre qu’à ses lois, défaillant masochiste à qui la douleur rappelle la faillibilité de son existence. Il réprime un rire tandis qu’il se redresse pour assister à la tombée du rideau. Un corps sans conscience qui se fane contre un banc blanc, et la dame en noir qui s’échappe, laissant derrière elle les reliefs de son brasier intempestif.

L’arrogante est magnifique, dans son attitude de panthère blessée. Plus digne encore de son sang qu’il ne l’a espéré. Entre ses doigts, la croix a cessé de se morfondre, car l’immémorial vampire a déniché là quelque chose qui lui plaît, et dont il saisit la silhouette fuyante d’un regard avenant.



A peine le temps d’un silence plus tard, avant même qu’une discussion ait pu s’installer entre l’infante et la providentielle bouteille de spiritueux, une voix grave et ténébreuse s’élève pour caresser la pénombre de la petite pièce où s’est réfugiée la baronesse.

“ Non, ne vous cachez pas de moi, jeune infante. “ Et le bicentenaire de sortir soudain des ombres, à quelques centimètres derrière elle. Proche, mais inconsistant, ne la frôlant que de l’air qu’il déplace tandis qu’il la contourne pour la revoir de face, les lèvres sucrées froissées par l’orgueil au niveau de son coeur. “ Vous êtes superbe, trop pour vous refuser à la nuit. Ne l'entendez-vous pas ? Elle vous acclame... elle vous réclame. “ Le vampire a saisi dans le même temps une main, avec la délicatesse des princes qui ne souhaitent que saluer dignement les Lady, et il s’incline légèrement pour baiser les doigts qu’il tient, gardant son regard argent planté dans les mires de sa congénère.



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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Lun 5 Déc - 16:02

La folie douce s’engouffre chez l’agacé qui lui dit de se calmer.


La Lady de la nuit venait de poser le pied dans cette salle remplie de tenues et d’objets précieux utilisés par prêtres et évêques pour leurs cérémonies liturgiques, le tout poussiéreux et curieusement désordonné. Une seule et unique fenêtre laissait passer la lueur de la Lune, le tout autour de ce faisceau était plongé dans l’obscurité la plus totale. Positionnée devant un bout de table, sous la singulière fenêtre, son corps tremblait d’énervement, elle commençait à mordiller sa lèvre inférieure pour éviter de pleurer, sa faiblesse de cœur faisait d’elle une proie facile, une enfant de l’ombre aux mêmes caprices et réactions qu’un bambin du jour. Devant elle une bouteille d’un vin rouge distingué datant d’antan, un mets fin qui fait rêver, mais qui lui rappelait tous les méfaits du monde dû à l’alcool, et aussi, toutes les prières suivies d’un verre. Elle eut une simple réflexion embrumée par l’énervement ; bien hypocrite celui qui dit boire le sang du Christ.

Son cœur était serré, blessé, l’idée que l’humain pouvait être si stupide la gardait hors d’elle, honteuse elle se sentait brisée, car la Lady, en plus de ressasser, dramatise et rend les choses compliquées. Elle n'eut pas plus de temps pour penser, et alors qu’elle allait frapper la table ainsi que les objets qui se trouvaient dessus, par impatience et impertinence, pour se défouler et se détendre, elle ressentie un long frisson dans toute sa colonne vertébrale, un frisson étrangement agréable. « Non, ne vous cachez pas de moi, jeune infante. »  Elle se retourna d’un air surpris, pour accueillir son aîné et lorsqu’il sortit des ténèbres, son visage revint de marbre et de glace, son corps lui tremblait encore mais plus légèrement, elle contenait ses manières, ses défauts, ses peurs, devant cet être évidemment plus puissant, par fierté et par discernement. Seule sa lèvre refusait l’ordre et donc elle continuait de la dresser en la mordant.

Il était si proche d’elle…

La Lady fit un pas en arrière par réflexe et regarda autour, dans l’obscurité, comme s’il y avait quelqu’un de plus près d’eux. Soit il s’agissait de sa surprenante prestance soit du regard de Dieu, des cieux.

Vous êtes superbe, trop pour vous refuser à la nuit. Ne l'entendez-vous pas ? Elle vous acclame... elle vous réclame.

L’étranger lui pris délicatement la main pour la saluer d’une façon des plus distinguées. Lady Belleville regarda finalement ce gentleman, après avoir entrouvert légèrement  la bouche, dans un premier temps surprise qu’il ait décidé de la suivre, dans un second, étonnée de ce qu’il venait de dire.  Sa lèvre avait finalement arrêté de trembler, presque rassurée, ce geste l’avait aisément charmée.  Lorsqu’elle posa ses yeux bruns sur lui, le temps semblait en suspend. Sa peau paraissait argentée sous le halo de la lune, son visage figé le fixait, et malgré l’in-expression il y avait la tendresse, comme celle de la mère regardant l’enfant-roi sachant l’avenir qui l’attend, un mélange de douceur et d’inquiétude, d’amour et de rivalité.

La Lady, la baronnesse semblait éprise, touchée, en effet très sensible à tant de délicatesse. Après l'avoir admiré un temps elle approcha sa main de son visage, confiante, l'effleura juste assez pour se rendre compte du froid et de la douceur de sa joue, puis elle entortilla très légèrement ses doigts autour d une mèche noire près de ses yeux, ses iris d'argent lui enfonçait doucement une épée dans le coeur si ce n'est le dos.

La noctambule ferma finalement les yeux, en secouant la tête et enlevant sa main, le doute la rappela. Pour finir, elle se tenait droite, élégante devant lui, sans continuer à le regarder, attendant son heure ou sa demande elle n’en savait rien, elle n’osait pas parler, lui dire qu’elle ne comprenait pas risquait de l’ennuyer, lui demander son nom risquait de l’offusquer et la fuite pourrait le vexer. Elle l’appréciait, malgré ce qu'il avait fait, elle était tout de même impressionnée, mais le peu d’hommes qui l’avaient charmée dans le passé ne lui avait laissé que d’amers souvenirs, ayant appris la leçon, elle attendait désormais, ce qui pouvait paraître prétentieux et arrogant mais qui était tout le contraire.
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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Hier à 3:37



Les voies du Saigneur

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Il n’y a pas de danger.

C’est dans son attitude, calme et patiente, se soumettant à l’examen d’une parfaite inconnue si près de son arcade. Ne cherchant pas à envahir son espace, la laissant reculer, s’approcher, apprivoiser ce corps, sa présence, son odeur.

Tu ne crains rien.


C’est dans son regard, d’une pâle teinte froide tendrement posé sur ce visage lacté. D’une douceur tranchante, à égrener les derniers doutes, les dernières terreurs qui grouillent sous la corne de protection dont elle semble enveloppée. Regard que pas un sursaut ne vient perturber quand il invite la belle à de nouveau lui offrir l’honneur de son attention.


Fuis.

Et elle est apparue, le temps d’un clignement. La personnification de l’horreur. Haillons déliquescents du cadavre en putréfaction sous un masque séduisant. Relents fétides de la nécrose qui tapisse un sourire noir, d’énormes crocs sanguinolents cloués depuis des siècles dans une mâchoire qui suinte et crisse et grouille des derniers instants de ses nombreuses victimes.
Au premier signe du doute, le vampire la laisse entrevoir ce qu’il est, ce que le commun des proies ne voit jamais, comme seuls les maîtres de la nuit savent si bien le faire.

La faiblesse est mal perçue, mais il ne la punit pas, au contraire. C’est dans un souci d’égalité, qu’il est venu lui remettre un petit fragment de ses secrets, comme elle-même en a livrés ce soir. Une moue compréhensive vient ponctuer l’hésitation de la baronesse.
Il sait qu’une fierté écorchée met des années à se recomposer, si tant est qu’elle le puisse, mais il est des situations où la fierté n’a pas de place pour exister, des persécuteurs devant lesquels il vaut mieux la taire. Il n’a pas des années à attendre qu’on daigne lui accorder ce qu’il est venu chercher.

“ Vous êtes soudain bien moins loquace…”
Fait-il sur une lippe amusée. “ Notre Seigneur vous a-t-il dérobé la parole ? Faut-il que je me jette à mon tour à vos pieds pour avoir l’honneur de vous entendre ? “

La femme ne semble plus énervée, et Vladislav en vient à regretter celle qui allait jeter son dévolu sur une pauvre bouteille plutôt que l’effarouchée engoncée dans son costume de Lady bien mise. La belle s’est révélée digne de son attention, et à mesure qu’il gratte la surface afin de voir si elle lui vaut aussi son temps, il sent le réveil du prieuré. Les premières heures du jour sont encore loin, et à l’aiguille la plus haute de la nuit, les forces des impies sont à leur paroxysme. Celles de leurs ennemis aussi. Sur le marbre de son visage, point de craquèlement. Il ne montre pas l’aigreur qui l’assaille, il la sent pourtant ronger sa patience.



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MessageSujet: Re: [PV] Les voies du Saigneur Aujourd'hui à 19:08

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