Quelle race dominera la ville de Londres? L'avenir de cette ville repose entre vos mains, maintenant.
 

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Portraits couleur Sang. [PV June]

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Andrew Meldwin

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MessageSujet: Portraits couleur Sang. [PV June] Jeu 11 Aoû - 12:19

J'ai faim.

Ca lui résonne dans la tête depuis maintenant une semaine. Une semaine à tourner le problème dans tous les sens, à se lamenter. Pourquoi . La question retenti à répétition, sans qu'aucune réponse ne vienne jamais mettre fin au supplice. Même pas ça, même pas une justification. Rien. Juste l'enfer qui lui tombe sur les épaules sans même la moindre raison apparente, par simple caprice du Destin.

J'ai faim.

Ça gronde. Gargouillis, bave aux lèvres, l’appétit qui progresse trop dangereusement à son goût. Il essaie d'ignorer, mais c'est dur. Faut que je me sorte ça de la tête Alors il marche. Il marche pour aller jusqu'à se retrouver du côté de Regent's Park. Il l'a senti, sur le trajet. Les gens autour, dans les rues. Il a vu ce sang couler dans leurs veines. Ca change, depuis qu'il est... Comme ça. Il voit mieux. Il voit de nouvelles choses. En sent, en entend. Des sens plus affûtés, et des applications nouvelles avec ça. Un plus ? Non... Ca ne lui permet que de mieux voir ce rouge tentateur couler sous ses yeux. Le frustrer plus encore, c'est tout ce que ça lui apporte.

Il tient bon. Tant bien que mal, il réprime ce mal qui monte. Une grimace rageuse au visage, l'effort qui s'y devine. Finalement, il arrive. Familier, ce parc. Il allait assister aux pièces de Théâtre plein air qui pouvaient se dérouler sur place, plus jeune. Il y a pas mal passé de simples après-midi en famille, aussi.

Famille...

Le mot lui revient en tête. Avec lui, un spleen qui gagne encore en force. Il cherche puis trouve un banc assez rapidement, s'y assied nonchalamment, l'air fatigué. D'une fatigue morale plus que physique. Il pose son lourd sac de sport à ses côtés, sort un carnet doublé d'un crayon, inspire un grand coup l'air de ce parc plein de souvenirs. De là, les coups de crayon s'enchaînent sur le papier. Première ébauche, un corps. Une concentration au visage, l'air assidu dans son œuvre. Ca se précise avec les minutes, plongés dans son occupation, pour mieux oublier le reste. Concentré à l'extrême. Si concentré qu'il entend leurs pas de loin. Un couple. Deux. Il peut le deviner au nombre de pieds qui claquent sur le sol bien avant de le voir. Mais ce n'est pas là ce qui attire le plus franchement son oreille.

Boum boum. Boum boum. Boum boum. Tu l'entends, hein ?


Oui, il l'entend. Crispé sur sa feuille, un coup de poignet, sa mine rouge qui s'écrase sur le papier, sans qu'il ne cesse de recouvrir la feuille, par automatisme. Ils passent enfin dans son champ de vision. Deux jeunes, jeunes, beaux, insouciants. Un couple qui s'aime, une balade nocturne dans le parc, un passage, qu'en sait-il. Ce qu'il sait... Boom boom. Boom boom. Ca continue. A l'oreille, et aux yeux. Ce flux de sang qu'il devine en détaillant leurs silhouettes. Putain... Il va pas s'en sortir. Arrêtez, tirez-vous, tirez-vous à me narguer comme ça... J'vais vous buter... Allez, casse-toi, tire-toi loin d'ici avant que je fasse une connerie... Il se maudit, il les maudit eux aussi. Qu'ils disparaissent. Par chance, en effet, ils disparaissent et ne font que passer. Un regard vers la feuille de son carnet. La mine. Le dessin. Son geste qui s'est poursuivi, et de ce qui commençait comme un portrait, une face maintenant recouverte de rouge.

Il le voit puis lâche son crayon d'un coup, sursaut. Le poing se serre, la rage monte. POURQUOI, PUTAIN. Il se retient de le hurler. Plutôt que ça, le penser fort, très, trop fort. Une semaine. Une semaine, la faim qui le tiraille, les questions qui torturent, les regrets qui assaillent. Mal en point, le bougre. Il va vite devoir se nourrir s'il ne veut pas que ça tourne mal pour lui. A ce stade, ça ne jouait que sur son humeur, mais ça vient à passer de plus en plus gênant. Je veux pas recommencer.

Il ne veut pas, non. Il le répète mentalement quand il ramasse le crayon. Continuer à s'occuper l'esprit, que les plaintes du ventre soient plus faciles à ignorer. Et quand ce sera trop... Alors il agira. Il n'aura pas le choix.


Dernière édition par Andrew Meldwin le Ven 12 Aoû - 3:04, édité 2 fois
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June Valanthiriel

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Jeu 11 Aoû - 15:31


      Les yeux dans le vide, ternes, l’esprit ailleurs, errant dans la ville de Londres et ses longues ruelles telle une âme en peine June se rapprochait du Regent’s Park dans cette nuit profondément noire. Elle profitait du temps, aimant terriblement ce climat depuis qu’elle ne pouvait plus profiter du soleil qu’elle aimait tant autrefois. Ça avait un effet relativement relaxant sur elle, étant, après tout, une terrible prédatrice elle n'avait rien à craindre dans cette pénombre. Ou presque.
Elle avait cependant réussit à se faire à tout cela au fil de toutes ses nombreuses décennies d'existence ; bien que ce ne fût pas aisé. Comme bon nombre d’autres choses qu’elle devait supporter au vu de sa condition.

Elle avançait dans le parc particulièrement désertique en cette nuit éperdument sombre, sans réelle raison, redécouvrant cette ville qu’elle avait tant apprécié à l’époque et qu'elle avait fuit il y a bien longtemps … Pour toutes sortes de raisons. Elle avait passé de nombreuses nuits à déchaîner sa fureur peu après sa transformation. Elle prit de longues inspirations en repensant à cette période, tentant de remettre ces idées de côtés.

C’est lorsque June s'approchait de la sortie, s’apprêtant à retourner en ville afin de poursuivre sa balade, qu’elle la sentit. Qu’elle sentit cette fameuse odeur. Cette odeur de sang. Ce délice. Cette tentation permanente. Elle entendait également ces battements de cœur si parfaitement réguliers
« boum boum – boum boum – boum boum … », ces battements retentissaient aux oreilles de la vampire. Ils l’attiraient profondément. Elle s’approchait tout doucement de cette source, discernant bien aisément qu’il s’agissait de deux personnes au son qui lui parvenait dans les oreilles.

Elle savait pertinemment qu’elle n’allait absolument rien leur faire, mais la curiosité la piquait à vif. Elle voulait les voir, pour on ne sait quelle raison. Elle arriva bien rapidement à leur portée, restant au niveau d’un arbre pour ne pas être repérée tandis qu’elle épiait le couple en marchant main dans la main, discutant ou s’embrassant de temps à autre. June restait là, interdite devant eux en les admirant. Peut-être même en les enviant profondément. Ils se sentaient seuls au monde, et probablement les plus amoureux du monde. Ils semblaient n’avoir peur de rien, alors que de nombreuses créatures surnaturelles avaient envahit cette ville. N’étaient-ils pas au courant de ce danger qui les guettait ?

June ne pu, tout de même s’empêcher de passer sa langue sur ses lèvres terriblement attirée par l’odeur qui émanait de ces deux jeunes gens. Ses crocs ressortaient légèrement de sa bouche, d’à peine quelques millimètres, ses yeux restant parfaitement noisette en revanche. Cette odeur, toujours plus divine lorsque l’on se rapprochait d’elle … Elle hantait les vampires, jours et nuit, minutes après minutes. A chaque instant. C’était une véritable drogue pour les vampires. Bien plus qu’une drogue, c’était réellement vital pour eux. Une source d’exaltation, bien au-delà des mots …

Il n’y avait rien de tel. Rien de tel au monde.

Son nez se retroussait, ainsi que ses oreilles remuaient. Elle avait senti autre chose. Elle avait entendu quelque chose. En regardant en direction d’un banc, un peu plus loin dans le parc elle aperçut également autre chose. C’était quelqu’un. C’était un jeune homme. Mais il y’avait quelque chose de différent. Il semblait … étrange. Elle s’approchait de lui, lentement, à pas de loup en restant dans l’ombre, parfaitement discrète et imperceptible pour l’Homme. Mais ce n’était pas un Homme. Du moins il ne l’était plus …


- Mais qu’est-ce que …


Elle avait continué de se rapprocher du jeune homme, dans l’obscurité la plus totale. Il avait l’air relativement jeune avec un physique assez avantageux qui ressemblait bien à celui d'un adolescent. Mais il semblait particulièrement perturbé et agité. Mais elle aperçut surtout ses yeux dans cette pénombre … Elle comprit très rapidement. Elle comprit ce qui se passait. Qui il était. Ou plutôt ce qu’il était.

En déglutissant, elle tournait légèrement la tête. Le couple était toujours là. Etait-ce la raison de son trouble ? C’était bien probable …

Non, il n’allait pas faire ça. Impossible. Pas en pleine ville, comme ça. Allait-il réellement commettre cette erreur ?

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Andrew Meldwin

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Jeu 11 Aoû - 18:28

Calme-toi, calme-toicalme-toicalme-toicalme-toi.

Ils passent. Lui refuse de relever une seconde fois le regard vers eux. S'il le faisait, ce serait pour aller planter ses crocs dans leur chair désormais si fragile pour sa personne. Alors non. Regarder en direction de cette promesse sanglante, c'est ce qui le ferait céder. Tête baissée, yeux rivés sur la feuille. Yeux nerveux. S'il ne dessinait pas, il serait très certainement tremblant de partout. Ce bout de graphite est assez tristement le seul garant du maintient de son sang froid, en l'état.

Dessine. Dessine pour oublier. Défoule-toi sur le papier plutôt que de le faire sur la chair.

Un calme lugubre autour. Ils sont loin maintenant. Il est seul, ou du moins il se pense seul. S'il ne s'était pas sciemment coupé du monde extérieur pour ne plus ressentir d'appel au festin de la sorte, il aurait pu sentir une présence, ne serait-ce qu'à l'odeur. Mais non. Toute son attention est portée sur le petit carnet de dessin. Un regard vers l'actuel gribouillis. Une face recouverte de rouge. Il la fixe un instant, le regard morne, un éclat bien faible sous ses lunettes. Alors ça va être ça ma vie, hein ? Les gens. J'vais devoir les-...

La pensée ne se termine pas. Au lieu de ça, il tourne une nouvelle page de son carnet, se retrouve face à une surface blanche à vite remplir. Une grande inspiration de nouveau, tête levée au ciel, le regard perdu dans les étoiles un instant. Retour à la feuille, ça commence alors doucement, d'un geste tant expert que délicat. Coup de crayon travaillé, celui de quelqu'un qui fait ça depuis longtemps, régulièrement. Un sourire un peu désabusé au visage tandis qu'un visage se forme sur la page. J'ai bien peur que ce soit compromis, les rêves de travail dans l'animation, hein...? un rire jaune, nerveux pour soutenir cette pensée. Le rire se termine en un rictus qui reste, sourire forcé, témoin d'une tristesse piètrement dissimulée plus que de n'importe quoi d'autre. Sourire pour ne pas s'effondrer. C'est sa façon de gérer ça.

La mine glisse sur la surface sans que l'esprit n'y travaille réellement. C'est presque instinctif, il dessine ce qui lui passe par l'inconscient, sans y réfléchir. Arrivé quelques minutes, trois silhouettes. Ses parents, et Charles juste à côté. Il ne se rend compte du contenu de son œuvre qu'après avoir bien entamé la chose, que les formes et visages aient commencés à devenirs clairs, comme s'il était plus spectateur que créateur. La mâchoire se serre, les dents grincent. Une veine qui gonfle à la tempe, la pression sur son crayon qui s'intensifie alors qu'il poursuit le portait. Les traits deviennent plus bruts, plus grossiers, emprunts de la colère qui monte. Une quatrième silhouette vient s'ajouter, la sienne, en théorie. Mais ce qui en ressort... Un espèce de visage taillé de haine, le trait trop épais, trop sombre vu comme il force sur la mine. Plus fort au fil des secondes. D'un coup, la mine cède, ça craque puis vole pour s'écraser par terre. Il ne s'arrête pas et continue d'appuyer, s'acharne, le reste de graphite tout déformé au bout de son crayon à peine utilisable.

Pourquoi?

Le visage gagne en rage, sur le dessin comme sur le traits du jeune-homme lui même.

Et moi quoi, je perds tout et me contente d'accepter en souriant?

Deux coups bruts sur la feuille, les sourcils froncés de dessinés. Si fort que le papier s'en est déchiré sur le passage.

C'est ça?

l'outil se décolle du papier pour s'y planter subitement, le perce. La main se met à trembler, le regard gagne encore de cette lueur furieuse qui s'installe depuis quelques minutes.

C'EST CA?!

Le crayon qui se brise en deux sous l'étreinte de cette main incontrôlée. Pour représentation finale, le portait de famille supplanté par l’autoportrait d'Andrew, alors dépeint sous les traits de ce qu'il est devenu. Ca transpire de partout. Cette rage. Sans même regarder le dessin en lui-même, il suffit d’examiner le trait. Erratique, irrégulier, une force excessive d'exercée sur le délicat morceau de graphite. Les yeux qui se baissent dessus. Un geste du bras, et l'objet vole dans la poubelle tout à côté, maintenant inutilisable. Le carnet rangé, et... Et plus rien. Il est là, seul, avec tout ce que vient de faire ressurgir son dessin suivi de la faim qui charge de nouveau. Face à l'assaut coordonné des deux, une paire de mains qui se portent à ses tempes pour les enserrer, la mine endolorie. Mal... Les jambes quittent le sol pour se replier contre son torse, pieds posés sur le banc, tête cachée derrière les genoux. Des espèces de sanglots qui se font entendre, sans que larme ne coule. L'oeil humide, mais pas encore.

J'ai faim.
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June Valanthiriel

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Jeu 11 Aoû - 19:14


           June souriait, ayant finalement réussit à se rapprocher davantage, traversant le parc en sa quasi-totalité, profitant clairement de l’état on ne peut plus troublé dans lequel le garçon se trouvait. Il n’avait absolument pas fait attention à elle. Il n’avait fait attention à absolument rien, d’ailleurs. Quelque chose de bien pire aurait pu lui tomber dessus. Mais c'était elle. Elle était désormais juste là, juste derrière le banc. Juste derrière le garçon. Ses mains étaient jointes à son dos et la jeune femme ne faisait rien de plus. Elle ne l’attaquait pas, restant simplement là à l’observer, sa curiosité toujours pleinement présente. Elle avait envie de savoir ce qu’il faisait là. Pourquoi il était seul. Pourquoi il était … comme ça, dans cet état. C’était étonnant, à cette époque. Mais il lui semblait clairement être en manque, et elle se doutait parfaitement de ce qu’il lui manquait à ce point pour être ainsi.

Elle se dit qu’elle pourrait peut-être l’aider, après tout, ce garçon. Pour changer, elle pourrait prendre la bonne voie et choisir d’apporter son soutien au lieu de filer pour éviter quelconque souci avec qui que ce soit. Elle le pouvait oui. Mais le ferrait-elle ? Oui. Elle l’avait décidé. Elle avait décidé de changer. Et elle avait envie d’aider ce jeune garçon qui lui inspirait quelque chose. Elle ne savait pas quoi. Mais elle le voulait. C’était comme ça. C’était décidé. Elle avait envie de l’aider. Elle lui proposerait, en tout cas. Peut-être l’enverrait-elle se faire promener. Peut-être réagirait-elle au quart de tour. Peut-être allait-elle insister. Peut-être allait-elle laisser tomber et le laisser faire tout ce qu’il voudrait. Cela faisait beaucoup de peut-être.



- Tu es doué. C’était joli. C’est bien dommage que tu en aies fait … ce que tu en as fait. C’était quoi ? Des personnages de films ? Ou peut-être pas.


La jeune femme lui souriait, restant parfaitement à sa place en observant l’adolescent, presque en boule, recroquevillé sur ce banc tout en percevant quelques faibles bruits. Des sanglots. Il pleurait. June se dirigea vers la poubelle, saisissant ce que l’adolescent venait d’y jeter, venant déposer l’objet à côté du garçon, l’air on ne peut plus gentille, innocente et vulnérable.



- Ça ne va pas ? Tu as un souci peut-être ? Tu sais, ce n’est pas très sûr de rester ici à une heure aussi tardive. Tu serais peut-être plus en sécurité chez toi, tu ne penses pas ?


Et elle continua, lui souriant toujours. Elle lui avait dit tout cela d’un ton parfaitement doux, tout à fait rassurant. Elle s’installa auprès de lui, sur le banc, légèrement décalée par rapport à lui afin de le laisser respirer. Elle le regardait en penchant la tête sur le côté, l’air d’une parfaite citoyenne voulant aider un jeune garçon sans défense. June tripotait les plis de sa robe, comme à son habitude tandis qu’elle ne le lâchait pas des yeux.

Elle n’avait pas l’air d’être bien vieille, une vingtaine d’années. Elle en avait vingt quatre, avant de devenir immortelle et de rester figée dans le temps avec cette apparence de jeune femme. Avant de devenir un vampire. Elle était relativement belle, un air tout à fait innocent, de beaux traits et surtout, un beau sourire qui inspirait bien souvent confiance. Ça allait peut-être pouvoir l’aider, avec ce jeune garçon.

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Andrew Meldwin

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Jeu 11 Aoû - 20:17


Une voix. Ca le sort de sa Torpeur, comme ça d'un coup sans prévenir. Sursaut, il se retourne, les yeux grands ouverts, alerte, nerveux. Des stries rouges dans le blanc de l'oeil, signe de sa fatigue comme de sa nervosité. Il a beau ne pas avoir besoin de tant de sommeil depuis la transformation, il ne sommeille tout de même que trop peu, même pour un Vampire. Il la fixe un long moment, comme pour la détailler. Jolie jeune femme, l'air aimable, la voix douce. Pas ça qui va l'apaiser pour autant. Pas ce genre de chose qui va énormément peser dans la balance. Plus question de faire confiance à qui que ce soit. Il est beaucoup de choses, ce jeune, mais il n'est pas idiot. Et il est prudent. Il s'adapte vite et bien. S'adapter. C'est peut-être une de ses plus grandes qualités, et il lui faudra au moins ça pour surmonter cette épreuve marquée de sang. Du sang des autres, celui pour la survie.

J'ai l'air d'humeur à dessiner des connards placardés sur les affiches au cinéma ?


Ça part d'un ton sec, cassant, le regard emprunt d'une méfiance palpable. Elle a rien demandé, la pauvre. Mais en l'état... Non, le plus odieux des fumiste comme la plus aimable personne a avoir foulée ce sol auraient tous deux droit au même accueil. Andrew ne s'accorde plus le luxe de croire aux apparences. Pas maintenant, pas avec tout ce qui lui tombe dessus. Alors il ressort cette nature acerbe, ce bouclier face au monde. Il ne la quitte pas une seule seconde du regard, attentif à tous ses mouvements, une lueur sauvage qui brille au fond des yeux. Prêt à réagir au moindre geste. Cet éclat, oui, celui d'une proie. Pas la proie qui s'enfuit maladroitement des crocs du fauve dans son dos, non. Celle qui si elle doit être consommée, ne le sera pas sans avoir au moins eu le loisir de déchirer la chair de son prochain avant de quitter ce monde. Plus de larme, plus de sanglots. Dès qu'un intrus s'est invité, il n'y avait plus de place pour ça. Ça, c'est pour lui et lui seul, quand aucune paire d'yeux ne l'observe. Ca a toujours été comme ça. Alors oui, dans ce regard qui fixe, un brin d'irritation. Il n'aime pas l'idée d'avoir été observé. Pas du tout.

Il regarde quand elle récupère le crayon. Sans trop comprendre. La suite des mots... Un grognement qui part de sa gorge, l'air clairement mécontenté. « Chez toi ». Chez moi... ça ne veut plus rien dire pour lui maintenant, chez soi. Méfiance. Encore et toujours. Et pour la suivre de prés, un début de gêne face à toutes ces questions. occupe-toi de ta merde et laisse-moi donc gérer la mienne, tu veux? C'aurait été sa réponse habituelle. Pas cette fois-ci.

J'ai pas de chez moi.


J'ai plus de chez moi, aurait-il pu préciser. Quand elle s'assied, il met plus d'espace entre eux, calé à l'autre bout du banc, son sac sur les cuisses, sans la quitter des yeux. Et à force de la fixer... Il remarque. Cette peau pâle, cette impression, cet espèce de murmure qui fait son chemin jusque dans sa cervelle... Elle est différente. Différente d'eux. Proche de moi. Elle ? C'en serait une ? Ca expliqu-... Il y pense, puis un spasme lui parcoure l'échine. Non... Il tombe déjà sur l'un d'eux. Il ne veut pas avoir à faire à ceux-là si tôt. Pas maintenant. L'inconfort s'intensifie.

C'est bien assez sûr pour moi, je sais me défendre.

Il le sait, oui. Peut-être pas face à quelques créatures centenaires, mais il rend les coups, plus que ne le laisserait penser sa petitesse. Oh, on le devine, ce muscle développé, même sous son large vêtement. Mais ça reste un bonhomme d'un petit mètre soixante-seize à tout casser. Reste que. Il sait se défendre. Et il entend bien vite savoir se défendre même des plus dangereux. Sous peu, il ira. Le projet lui taraude depuis quelques jours. Pas mal d'argent mis de côté lorsqu'il a raflé quelques économies avant de quitter la maison. De l'argent pour quoi ? Eh bien, pour acheter de l'argent, très justement. Celui qui fait mal, même aux plus vieux, même aux plus puissants. Il n'envisage pas une seconde être condamné à vivre parmi ces bêtes sans moyens de se défendre à côté de ça, ça non. Il y pense, et son regard sur elle se fait plus perçant.

Mais si ça n'est pas sûr pour moi, ça ne l'est pas plus pour toi. A moins que tu sois de ceux qui rendent l'endroit peu fréquentable ?


Façon un poil plus subtile de confirmer son pressentiment. Plus qu'un basique « T'es un Vampire, au fait ? », en tout cas Un sourire à cette pensée, fugace, à peine visible.Il n'irait pas répondre à ses question quant à son état si facilement, alors elles sont vite été ignorées. C'est déjà beaucoup qu'il ne se soit pas juste éclipsé dès les premiers mots, alors il ne va pas falloir trop lui en demander d'un coup.

Une grimace, ses yeux qui se plissent sous un bruit douloureux tout droit venu de ses entrailles. L'urgence de son regard ne fait qu'augmenter en conséquence, les tremblements apparaissent de nouveau. Machinalement, la main droite vient agripper le pendentif caché dans son col pour le triturer.

J'ai faim.
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June Valanthiriel

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Jeu 11 Aoû - 21:18


         June souriait, encore et toujours. Elle le regardait. Elle l’inspectait. Elle l’observait. Mais elle ne disait rien. Elle le laissait simplement parler. Elle avait presque rit lorsqu’il avait ouvert la bouche pour la première fois.
« Pauvres connards placardés » s’était-elle dit, silencieusement. Elle continuait de tripoter les plis de sa robe tout en se retournant doucement, s’installant en tailleur sur le banc, le dos contre l’accoudoir de celui-ci. Elle plaçait l’un de ses bras contre le dossier du banc en continuant de simplement regarder l’adolescent qui semblait la dévisager comme si elle venait de le menacer de le tuer. Il n’avait clairement pas l’air d’être content de la voir. Après tout, c’était une inconnue. C’était donc tout à fait compréhensible. Et June le savait.

Elle restait tout à fait apaisée, sereine et toujours si agréable. Elle n’avait pas fait le moindre geste brusque de peur de le brusquer. De lui faire peur, peut-être. Ou peut-être de le rendre encore plus nerveux qu’il ne l’était déjà. Etait-ce seulement possible, ça, qu’il soit encore plus nerveux ? Elle était simplement restée à sa place en le regardant, clignant lentement les yeux. Elle avait bien placé son propre sac sur ses cuisses, le gardant tout près d’elle comme si le sac de la jeune femme, mais également du jeune homme à ses côtés créaient une sorte de barrière entre eux. Elle était restée silencieuse un bon moment encore, regardant le ciel si sombre, éclairé par les faibles éclats de lune qui l’habitaient.


- Tant mieux pour toi, si tu sais te défendre dans ce cas. Hm. Pour te répondre, je te dirais que personnellement, je pense que ce n’est sûr pour personne, ici. Voir partout, finalement. Personne n’est jamais à l’abri de quoi que ce soit.


Elle haussait les épaules, finissant par rebaisser la tête, le regardant de nouveau. Elle lui adressait un sourire. Encore. Très doux. Avant de l’observer, de nouveau. Il semblait toujours mal. Au plus mal. Elle savait ce qu’il avait. Elle pouvait l’aider. Mais pas tout de suite. Ça n’aurait strictement servi à rien. Ça n’aurait peut-être même fait qu’empirer les choses.


- Je te dérange, peut-être ? Je t’ai aperçu alors que je me promenais, et tu n’avais véritablement pas l’air d’aller bien. Tu as mal quelque part, peut-être ?


Elle clignait ses grands yeux de biche, l’air de rien tandis qu’elle reposait sa tête contre le dossier du banc, sans le quitter des yeux, jouant désormais avec une petite pièce dorée avec sa main droite. Elle glissait le long de ses doigts, sans que la femme n’ait besoin de la regarder. C’était comme un réflexe. Une habitude. Elle enchaînait, rapidement..


- Tu me diras, je crois que personne au final ne serait très à l’aise avec une parfaite inconnue qui s’approcherait en pleine nuit dans un parc désert. Je comprends.


June ricanait, doucement. Un rire cristallin et véridique. Elle lui souriait toujours et, même après ces quelques mots, elle restait là. Quelque chose chez ce garçon semblait l’attirer. Elle avait réellement envie de l’aider. C’était comme instinctif. Elle ne savait pas exactement pourquoi. Elle ne savait absolument pas de qui il s’agissait, elle ne l’avait encore jamais vu auparavant. Peut-être était-ce sa détresse évidente ? C’était peut-être cela, oui.


- En fait … Je t’ai entendu en arrivant.


La jeune femme déposa quelques mouchoirs tout droits sortis de son sac près de lui, à quelques centimètres tout au plus avant de, tout doucement, retourner à sa place, bien au fond du banc, loin du jeune homme. Elle ramena ensuite ses jambes vers elle, restant le plus loin possible de lui, faisant bien évidemment attention à son maintien, au vu de sa tenue.


- J’ai peut-être été très grossière, c’était très sûrement très indiscret et particulièrement déplacé de venir comme ça, te déranger.


June acquiesçait à ses propres mots, tandis qu’elle plaçait ses coudes sur ses cuisses, venant poser sa tête sur ses mains. Ses cheveux lâchés, son visage n’était désormais presque plus visible. Il était, de toute façon, bien difficile de voir quelque chose dans cette pénombre. Les quelques lampadaires présents n’éclairant pas grand-chose. Les silhouettes étaient visibles, oui, mais pour ce qui était des détails, ça devenait un peu plus compliqués de les discerner.

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Andrew Meldwin

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Ven 12 Aoû - 2:59


Un rire cynique qui part du fond de sa gorge pour précéder la réplique de l'inconnue qui lui fait face. Tu ne crois pas si bien dire. Lui parler d'à quel point ce monde n'attend ni avis ni signe avant-coureur pour s’écrouler en une ruine fumante sur n'importe qui n'importe quand, c'est lui parler de ce qu'il vit dès à présent.Personne n'est à l'abri, oui. Pas les plus puissants, pas les plus insignifiants. Qui pense le contraire de fait que se bercer d'illusions. De bien belles illusions, celles qui rendent le choc plus dur à encaisser longtemps lorsque le réel arrive pour déchirer ce voile d'espoirs vains et futiles. Se penser à l'abri, c'est dresser un rideau entre soit et le monde pour ne pas voir le mal arriver, et par conséquent ne pas en souffrir. Ne pas en souffrir tant qu'il ne traverse pas le rideau trombe pour nous faucher au passage avec, en tout cas. Sans ce rideau, l'homme pourrait voir le mal venir, et mieux s'y préparer. Mais non, muré dans ses espérances, il a préféré se dire que ça passera, que tout ira bien. Que ça arrive aux autres, pas à soit.

Il le pensait aussi, lui. Depuis, Andrew est devenu « ça ». C'est vous dire comme on tombe de haut.

Eux non plus n'étaient pas à l'abri. S'il fallait s'inquiéter du sort de quelques inconscients, ce serait plutôt ces deux-là.

Un coup de menton vers là où se sont volatilisés les deux tourtereaux de plus tôt. Elle l'a observée. Elle a vu. Et vu le discours qu'elle tient en ce moment même... Elle sait. Au moins en partie. Alors il le dit sans trop de gêne, impassible. Oui, un simple passage, quelques pas dans ce parc pour le traverser. Sur un manque de contrôle, c'aurait pu valoir la vie à ce jeune couple. Il aurait suffit qu'ils croisent son chemin quelques jours plus tard encore. Quand sa faim deviendrait réellement insupportable. Là, il n'aurait pas été capable de se contenir. Un crayon et une feuille n'auraient pas fait l'affaire. Il aurait eu besoin de sang, de beaucoup de sang. S'y noyer, en finir ivre, rassasier cette faim réprimée depuis maintenant bien trop longtemps. Il y pense à ça aussi, oui. Sa façon de nier, de repousser le jour où il devra finalement faire sa basse besogne. Il empire les choses. Chaque jour en plus, c'est un peu plus de violence qui sera mise dans son assaut, un peu moins de contrôle sur son corps, rendu esclave de la Faim. Il le sait, il a essayé de manger pour vite en finir... Il en a suivi plus d'un dans une ruelle sombre pour hésiter à se jeter dessus une fois isolé. Jusqu'ici, jamais osé. Alors ça cumule.

J'ai faim

S'il a mal quelque part ? À entendre tout ce qu'elle lui dit, une nouvelle grimace au visage. Ca se voit tant que ça, hein... ? Bien sûr. Bien évidemment. Cette vie, cette façon de subsister... S'il ne s'acquitte pas de ce que la malédiction lui impose comme tribut en échange du « don » d'immortalité, il ne peut que disparaître. Et ça se fait lentement. Ca commence par une longue décomposition, physique comme mentale. Les prémices sont très certainement visibles chez lui, maintenant qu'il y pense.

Ici.


Il désigne son ventre du doigt sur ce mot. C'est là qu'il a mal. Il fait ça sans la quitter des yeux. Moins malaisé qu'il ne l'était dès le départ, mais toujours sur la défensive. Elle n'a pas l'air hostile, mais... « L'air. » Se fier à « l'air », ce serait se condamner. Malgré tout, un franc sourire amusé pour percer sa coquille de méfiance à la remarque de la belle inconnue, juste l'espace de quelques secondes.

Bien sympathique de te mettre à ma place.


Oui, les inconnus lorsqu'ils abordent de nuit en un tel lieu sont rarement chose de bon augure. Serait-elle une exception bonne à confirmer la règle ? Peut-être. Mais ça, Andrew n'est pas prêt à prendre le risque de trop s'avancer pour le découvrir à ses dépens. Pas encore.

Elle fait des efforts, pourtant. Des efforts maladroits. Il le sait, qu'elle observait. Le lui rappeler, déposer ces quelques bouts de tissu prés de lui... Ca peut partir d'une bonne intention, mais ça ne fait que réveiller cet orgueil mal placé qui le lui souffle doucement à l'oreille : Ben alors, on pleure comme un gosse devant les inconnus, mon pauvre ?

Ta gueule.

Un grognement pour accueillir les mouchoirs. Il les attrape ceci dit pour les mettre dans sa poche. « Merci ». Il grommelle le mot, mâché à l'extrême si bien qu'à peine discernable si l'on y tend pas l'oreille. Il l'écoute attentivement, un peu moins tendu au fil des mots. Une vigilance qui si elle reste extrême, se fait moins agressive, moins évidente. Tout aussi intense, mais moins ostentatoire.

Je préfère être dérangé par des mots que par une paire de crocs dans ma nuque, tu gagnes au moins ça en bon point.

Il ne l'avouera pas, mais il en besoin. Parler. Faire une brèche dans ce mur qu'il a dressé face au monde depuis quelques semaines, regarder à l'extérieur et voir de quoi est fait cet univers nocturne. Et... Plus simplement, de parler. A n'importe qui, de n'importe quoi. Ne pas se laisser mourir dans son coin. Il pourrait y retomber, à cette basse-enfance marquée du sceau du silence. Seul, discret, étranger. Sauf qu'ici, il ne s'attirerait pas les coups et quolibet de quelques gosses de son âge. Non, rien de tout ça. S'il devait contrarier ou attirer l'attention de ses semblables au jour d'aujourd'hui, ce serait pour des conséquences bien plus dramatiques, ou en tout cas de bien plus grande envergure. Il allait devoir apprendre, de gré ou de force. Il le sait.

Tu les suivais ?


Sans qu'il n'ai à exécuter un second coup de menton vers le chemin plus loin, il laissait bien deviner qu'il était question du couple. Non, il ne se retourne surtout pas, en fait. Au contraire, il la fixe avec intensité quand il pose la question. Une question qui avec ce regard prend un tournant différent à l’interprétation. « T'allais les bouffer? ». ça ressemble plus à ça, oui.

Comment vous faites pour vivre comme ça...
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June Valanthiriel

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Ven 12 Aoû - 6:38


         Un fin sourire apparaissait aux coins des lèvres de la demoiselle. Cette fois-ci, ce n’était pas un sourire réconfortant ou aimable. Non. Elle souriait simplement devant l’inconscience de ce jeune homme qui semblait ignorer bon nombre de choses. Des choses qui pourtant, et peut-être malheureusement, existaient parfaitement. Il ne semblait pas au courant. Il semblait comme enfermé sur lui-même.

Un nouveau-né, peut-être ? Ou tout simplement un vampire ayant perdu tout espoir ? June penchait plus pour la première option, au vu du comportement du garçon qui semblait bien paniqué, bien qu’il se soit visiblement légèrement calmé depuis qu’elle lui avait soudainement adressé la parole.


- Il y avait peut-être des risques pour eux, en effet. Mais il y en a pour quiconque, après tout. Qui sait ce qui pourrait se passer. C’est Londres, après tout. Ne connais-tu pas toutes les histoires d’horreur qui se sont passées ici ? Londres a un bon passé en terme de … de criminalité ?


Elle riait, doucement, en disant le mot « criminalité », qui était clairement bien au-dessous de la vérité. Elle haussait les épaules. Il avait compris, de toute façon. Elle continuait de l’observer, avec une grande attention, voir avec intérêt. Elle hochait la tête, suivant le doigt du garçon du regard. Il montrait son ventre. Elle savait. Bien sûr qu’elle le savait déjà. C’était d’une évidence. D’une évidence absolue. Qu’aurait est-ce été d’autre ? Et puis, ça se voyait. Il était encore plus pâle -si c’était possible- qu’un vampire quelconque. Il avait cet air de mort qui lui suivait. Non pas à cause de sa condition. Mais le manque se ressentait. Pire que le manque d’un junkie n’ayant pas eu sa dose de cocaïne. Le manque de sang humain dans l’organisme. Le manque de ce si délicieux nectar, tellement important pour leur survie. Leur survie à eux, les créatures de la nuit. Les vampires, oui. Elle se demandait alors s’il voulait simplement se laisser mourir, en ne mangeant rien. Elle le regardait avec une pointe de tendresse, ses yeux brillaient légèrement tandis qu’elle se pinçait les lèvres.


- Pourquoi tu as mal ? Tu as faim peut-être ? Pourquoi ne manges-tu pas, dans ce cas ?


Elle recommençait à poser des questions. Oui. Mais elle n’était pas agressive. Elle ne l’avait pas été. Pas une seule fois depuis qu’elle lui avait parlé. Elle gardait le même air, le même ton. Elle rapprochait un peu plus ses jambes d’elle, créant davantage d’espace entre eux deux. C’était ce qu’il semblait vouloir. De l’espace. Peut-être voulait-il être totalement seul, tout simplement. Peut-être. Mais c’était sans compter sur cette jeune femme.

Elle lui fit un doux sourire, une fois encore, lorsqu’il attrapa les mouchoirs. C’était un bon signe, d’accepter de l’aide telle que celle-ci, bien que ça ne paraisse pas. Ce n’était peut-être que des mouchoirs, mais c’était tout de même un bon signe. Il ne l’avait pas rejeté. Et il l’avait même remercié. Il pouvait tout à fait être secouru. Mais le voudrait-il ? June avait tendance à penser que oui, mais elle pouvait parfaitement se tromper. Il pouvait encore partir sans demander son reste pour ne plus avoir à supporter la présence de la vampire.


- Je comprends oui. C’est sûr que c’est moins agressif. Eh bien, si je gagne un point alors, tant mieux. Peut-être en avais-je perdu en te demandant si c’était des connards placardés, que tu dessinais. Haha !


Elle ricanait, doucement en le regardant. Elle se voulait sûrement amusante. Mais ça n’avait probablement pas cet effet. Elle s’enfonçait possiblement davantage. Mais c’était bénéfique de discuter. De rire. Il en avait clairement besoin. Avant qu’il ne renie tout ça. Qu’il ne se renie lui-même. S’il ne se dépêchait pas de se nourrir, il allait devenir une véritable bête. Une bête assoiffée de sang. Elle remarquait à quelques détails physiques qu’il n’avait pas mangé depuis peut-être trois jours ? Elle ne se doutait aucunement que cela approchait plutôt de la semaine. C’était véritablement dangereux, mais il ne le savait peut-être pas encore.


- Suivre, je ne sais pas si on peut dire ça. Je les observais, plutôt.


Elle observait quelconque réactions qu’il aurait eu à ce moment-là, plissant doucement les yeux. Elle venait de lui faire discrètement passer le message. Le message comme quoi les vampires n’étaient pas obligés de tuer tout ce qu’ils voyaient. Ce n’était peut-être pas le cas pour tout le monde, soit.


- Ai-je le droit de savoir comment tu t’appelles ? Un faux nom, si tu veux. Un surnom, pseudo. Comme il te plaira. Histoire d’éviter de devoir t’appeler « jeune homme », « le brun », « mec », ou je ne sais quoi, si jamais cela devient nécessaire.


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Andrew Meldwin

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Ven 12 Aoû - 9:04

Les fameuses histoires de « criminalité », ouais.

Le mot l'a fait doucement sourire. Si elle savait. Les six corps retrouvés sans vie dans un vieux bâtiment désaffecte, récemment. Il y repense. Il revoit le visage de ses proches. Ses yeux se ferment subitement, un spasme de douleur lui passe sur le visage, la main droite se plaque sur son front. Les images, le son, le goût. Ca lui revient en de brefs flash. Insupportable.Un gémissement qui peine à sortir, qu'il tente de retenir, sans y parvenir. Le flot de pensées qui continue de l'agresser, la voix de ses amis qui lui revient en tête. Les suppliques, les cris. « Arrête » « pitié » « fais pas ça » « Non ». Ils criaient ça, tous. Il a ignoré. Il a mangé, et il a aimé ça. C'était... « Il ». était-ce seulement lui ? Non. C'était la Bête. Le prédateur qui s'est invité dans son corps. Car il doit composer avec ça, maintenant. Et ce nouveau colocataire s'est manifesté dès la première nuit dans le corps d'Andrew. Il avait faim. Il a pris les commandes, il a laissé parler la soif de sang. Aujourd'hui, le jeune Vampire veut éviter ça à tout prix. Alors se refuser à se nourrir, est-ce vraiment une solution ? Ne va-t-il pas craquer sous la pression pour finalement massacrer plus que de raison sous une impulsion incontrôlée ? C'est très possible, oui. Mais il refuse de penser si loin. Sa pensée s'arrête à ça :

Je veux pas tuer pour survivre.

C'est sa réponse. C'est pourquoi il ne mange pas. Il a trop peur. Bien sûr, ce serait facile de lui dire qu'il n'a qu'à ponctionner ce qu'il lui faut sans tuer ses proies. Ce serait oublier les sensations qui s'emparent de lui sur le moment de la morsure. Oublier comme la raison n'a pas sa place dans cette étreinte, comme le corps et ses besoins deviennent maître, au mépris de la retenue. Pour lui, du moins. Peut-être qu'on apprend, à force. A force de se rougir les mains du sang d'inconnus qui n'ont rien demandés. Comme lui. Lui aussi n'a rien demandé. Pourtant, le voilà créature de la nuit, condamnée à ne plus jamais voir l'astre solaire. Son regard ses lève vers les étoiles à cette pensée. Plus jamais, oui... Je l'aimais bien ce bon vieux soleil, pourtant Plus jamais des reflets luineux sur l'eau, du soleil qui se couche doucement à l'horizon, de la teinte crépusculaire que prend le ciel lorsqu'il se retire au profit de la lune. Rien de tout ça. Une nuit éternelle, une dont on ne s'échappe pas. Sa nouvelle vie. Sa nouvelle prison. Faite de barreaux de nuit, avec pour bouillie quotidienne au condamné, la nécessité d'aller boire le sang de son prochain.

Faire couler un peu de sang pour se faciliter la vie, il a déjà fait. Mais ça ne tenait pas en siphonner le fluide vital de n'importe qui. Non, il s'agissait la plupart du temps de faire sauter quelques dents à quelques abrutis. Mais passer de ça à... Non. La douleur au crâne ne part pas, à ressasser tout ça. Il y pense trop. Estomac et esprit, les deux souffrent de cette condition.

Dans un effort de contenance, il ignore le mal pour lever un regard plein de cernes vers elle. Pas de sourire, cette fois-ci. Plus ça passe, et moins il y a le cœur.

C'était mes parents.

Pourquoi j'en parle tant, moi? Parce qu'il en a besoin. Il refuse toujours de se le confier, oui. Mais l'inconscient ne trompe pas. L'inconscient hurle : je veux pas supporter ça tout seul. Il brise le contact visuel pour plutôt rester yeux rivés au sol, l'air de le traverser pour regarder plus loin. Pour penser plus loin.

Bientôt, je vais plus pouvoir tenir. Je devrais le faire. Je veux pas.

Les tremblements qui reviennent. Pas de la peur, pas de la nervosité, cette fois-ci. Juste un autre signe. Un indice de ce corps qui supporte de moins en moins le jeûne. La peau bien pâle, bien trop, presque grise, ces stries rouges dans les yeux. Une voix faible et enrouée, les joues émaciées. Ca se voit plus, maintenant qu'il se met de profil. De nouveau, il porte sa main au pendentif à son cou, le triture frénétiquement. Le souvenir du goût qui lui revient encore. Les crocs sortent, un espèce de sifflement sauvage. Pour le suivre, un grognement, alors que sa bouche s'ouvre pour découvrir une rangée de trop longues dents immaculées. De sa seconde main, il s'agrippe le visage puis serre fort.

Pas maintenant. Calme-toi, pas le moment. Calme-toi bordel, tu peux pas céder ici.

Sa respiration se fait plus lourde, plus difficile. Elle se marque de cet instinct de prédation qui le lui demande : chasse. Chasse pour ta faim. Et il entend sa voix à elle. Le visage enserré au creux de sa grande main gauche, seul son œil rouge d’appétit est visible, ce même œil qu'il tourne vers elle. Il y aurait de quoi se sentir menacé, mais il n'a pas de mauvaise intention. Il a juste de plus en plus de mal à tenir les apparences.

Andrew.

Une voix différente, plus profonde, avec des relents de ce qui le torture de l'intérieur à l'intonation. Cet espèce de cri de l'estomac pour précéder ses mots, les habiller.

J'ai faim.
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June Valanthiriel

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Ven 12 Aoû - 11:06


- Tes parents ? Sur le dessin que tu faisais ? Et l'autre personne ? Un ami ? Un frère, peut-être ? Ressens-tu l'envie d'en parler ?



La jeune femme continuait de le fixer, plus intensément encore. Il était mal. Mal en point. Très bientôt, il ne pourrait plus se contrôler, quoi qu’il ferait. Même s’il le voulait plus que tout, il n’y pourrait rien. C’était terrible. C’était le destin de tous vampires qui refuseraient de se nourrir. Il devait le savoir.


- Tu sais, Andrew. Tu as quand même besoin de te nourrir. Et … Tu n’es pas obligé de tuer pour y parvenir. Il faut simplement savoir se contrôler. Ça s’apprend. Tu pourrais tout à fait y arriver, tu sais.


Elle s’était approchée, très légèrement, sans gestes brusques en avançant vers lui, sur le petit banc de bois du parc. Elle aperçut ces petits détails sur le visage du garçon. Son teint. Il était grisâtre. Ses yeux. Ils avaient une lueur rouge. Il y avait deux options qui s’offraient à lui s’il continuait de refuser de se nourrir. Soit il retournerait en poussière soit …. Il deviendrait quelque chose de bien pire. Et cela étonnerait réellement la vampire que ce choix-là intéresse le garçon au vu de ce qu’il disait précédemment.


- Tu dépériras, très bientôt, si tu ne fais rien … Je peux comprendre que tu aies peur. Peur de faire quelque chose que tu pourrais regretter. Des massacres en tout genre. C’est normal que tu ne le souhaites pas. J’ai été dans la même situation. Mais tu ne peux pas rester comme ça. Sauf si c’est ton intention … De dépérir. Est-ce cela, que tu souhaites réellement ?


Elle réfléchissait, un instant en prenant de grandes inspirations. Il fallait qu’elle le fasse. Qu’elle lui en laisse au moins la possibilité. Il choisirait. Par lui-même. Même si, en son état, c’était réellement peu probable que le garçon refuse ce cadeau.


- Mais, tu as une autre option. Une autre possibilité. Que d’attaquer des gens, j’entends. Tu peux te nourrir quand même.


Sur ces mots, la vampire ouvrit son sac et se rapprochait encore un peu plus du garçon.  Elle saisissait quelque chose en regardant Andrew. En fixant ses yeux rouges. Elle gardait sa main dans le sac, n’en bougeant pas. Elle l’observait simplement, se voulant parfaitement rassurante. Elle ne voulait pas lui faire peur.


- Je peux t’aider si tu le souhaites pour le moment. C’est à toi de choisir.


Après avoir enfin retirée sa main du petit sac noire qu’elle avait sur les genoux, June en sortit une petite poche avec elle. Pas n’importe quelle poche. C’était une poche de sang. Tout ce qu’il pouvait désirer en ce moment. Elle en avait toujours avec elle, où qu’elle aille. Ne savait-on jamais. Il fallait être prudent, dans ce monde. Personne ne savait ce qui pouvait arriver et laisser un vampire sans possibilité de se nourrir ce n’était pas uniquement dangereux pour celui-ci, c’était dangereux pour toutes les personnes qui se risqueraient à croiser son chemin, de près ou de loin. Alors, elle avait choisi cette option. Avant de revenir ici, elle avait eu une vague connaissance. Un vampire. Un médecin. Etonnant, oui, c’est ce qu’elle avait pensé. Mais il se contrôlait parfaitement, en toute occasion. Et, elle avait réussi à se procurer des poches. De nombreuses poches. Une prévention.

Il lui en restait d’autres. Elle avait prévu le coup. Elle restait prudente. En toutes circonstances.



- Tiens.


Ce fût le dernier mot que la brune employait. Elle déposait lentement la poche, non loin du jeune homme. Non loin d’Andrew. La poche était là, sur le banc, près du jeune vampire. Elle était attirante. Tentante. Presque impossible d’y résister. En tout cas, pour quelqu’un qui en manque.

June se reculait par la suite, retournant dans le fond du banc en l’observant. En guettant ses réactions. S’il allait la prendre, ou s’enfuir. Il avait le choix, et la demoiselle espérait fortement qu’il n’allait pas risquer de partir. Qu’il n’allait pas risquer de ravager des pauvres citoyens. De commettre d’innombrables massacres. Ou pire. De devenir l’une de ces bêtes … Une de ces bêtes assoiffées de sang, dépourvue de toute conscience. Dépourvue d’humanité. C’était réellement une fin peu enviable.

Elle restait donc là, à sa place sur le banc, posant sa tête contre le dossier de celui-ci. Elle attendait, simplement.


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Andrew Meldwin

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Ven 12 Aoû - 12:33


Frère.

Un unique mot. Il lui était difficile de trop parler. Le temps jouait déjà en sa défaveur. Il a de plus en plus de mal à rester concentré sur la voix de la jeune femme. Son esprit vagabonde, sa vision se fait floue, un acouphène prend son ouïe en otage pour le priver peu à peu des sons de l'extérieur.

C'est trop tard... J'peux pas contrôler ça, plus... Trop tard, trop tard...

Il le répète machinalement, les bras enroulés autour des jambes, à se balancer d'avant en arrière, le regard vitreux. Il se mure dans son monde, peu à peu. Mais à force de se replier sur soi-même, il va bien finir par tomber sur ce qui se terre au fond de ses entrailles : Cette Bête. Ce prédateur acharné qui grogne sa faim, qui réclame à sortir de sa cage. Et qui réclame les intérêts pour avoir été maintenu en captivité si longtemps, de plus. Oh oui. Il lui en faudra beaucoup.

Dépérir... Il sait. Bien sûr qu'il se laisse mourir. Mais il n'a pas le courage pour faire le premier pas vers sa nouvelle nature. Pas encore. Veut-il se laisser mourir pour autant ? Ultimement, laisser cette chose qui lui a volée sa vie achever son œuvre de façon plus définitive ?

Non.

Non, ça n'est pas ce qu'il veut. Il le confirme de cette voix faible mais résolue. Il tuera. Il essaie encore de se le cacher, de se dire qu'il pourra s'en passer, mais au fond, derrière le déni, il le sait.

Il tourne lentement son regard vers elle lorsqu'elle parle de se nourrir... Sans attaquer ? Ses yeux éclatés se posent sur elle, un éclat d'intérêt pour les habiller. Il suit son geste du regard lorsqu'elle va fouiller au fond de son sac. Et il voit. Ce rouge désormais familier, salvateur. L'éclat s'intensifie encore, alors que le rouge de ses yeux se marque d'envie. Il la laisse approcher, mieux, il approche lui-même, engouffre vite la distance qui les séparait. A peine la poche est-elle posée qu'il la saisit pour soupeser l'objet, le détailler. Un rugissement que lui seul entend, celui de la Famine. Il pourrait soulager sa faim, là, maintenant, simplement, sans avoir à faire quoique ce soit de répréhensible. Mais... Une poche ? C'est bien trop peu. S'il se jettait sans réflechir sur le précieux liquide dès maintenant... Ca ne soulagerait pas, non. Ca exciterai. Ca lui donnerai envie de plus, de beaucoup plus. Il ne ferait que plus vite perdre le contrôle. Il renifle, observe le liquide mirettes grandes ouvertes, tant que c'en devient presque dérangeant. Tout laisse penser qu'il va vite se sustenter dès l'instant, mais non. Il met la poche dans son grand sac de sport d'un geste mal-assuré, la main un peu gauche. Il se fait violence pour ne pas céder... Il ne faut pas. Patience, juste un peu. Il relève la tête vers elle.

Je-..J-.... Merci. Je... Mieux vaut que je m'isole plus loin quelques instants, pour le bien de tous. Le temps de mieux contrôler ces choses.

Une reconnaissance silencieuse à l'endroit de l'inconnue. Pourquoi ? Pourquoi l'aider de la sorte ? Il ne sait pas. Il ne comprend pas. Il se méfie encore un peu, toujours. Reste qu'en l'état, elle lui enlève une sacrée épine du pied, au moins provisoirement.

D'un geste lent, il se lève pour porter son sac à son épaule. Il allait devoir trouver un endroit où dormir pour la journée. Un regard vers sa sauveuse de cette nuit.

T'as un nom ? Histoire d'éviter de t'appeler « jeune femme », « la brune » ou « Vampire altruiste inconnu ».

Un mince sourire qui a du mal à se former, mais sincère.
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June Valanthiriel

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Ven 12 Aoû - 16:26

- Hm. C’était donc ta famille, que tu représentais. Tu as un talent certain, tu sais. Ce n’est pas le cas de tout le monde.


Elle acquiesçait ensuite silencieusement en étant toujours si attentive aux moindres faits et gestes du garçon. Il ne croyait pas à ce qu’elle lui disait. Il ne pensait pas pouvoir se contrôler. Et pourtant, il le pouvait. S’il le voulait. Il fallait simplement la motivation. Et de la volonté. Beaucoup de volonté. Mais le but pouvait être atteint, parfaitement atteint. Sinon il était sûr et certain qu’il y aurait bien plus de massacres qu’il y en avait. Le monde serait dans l’obscurité. Dans l’horreur. Voir dans la domination totale des vampires. Hors, ce n’était absolument pas le cas. Certes, la jeune femme avait vu certains cas où ça avait été le cas. Mais ce ne l’était pas partout. Nullement.


- Bien sûr que tu peux le contrôler. Ne pense pas que c’est trop tard. Ce serait faux. Il faut simplement que tu persévères.


Elle l’observa longuement, réagir devant cette fameuse poche de sang. Il semblait particulièrement intéressé. Il semblait également perturbé. Tiraillé, peut-être. Il en avait envie et elle le voyait, pensant qu’il allait tout simplement se ruer sur le sang qu’il tenait entre ses mains. Certes, ce n’était pas du sang prélevé à même la chair d’un être humain, mais c’était tout de même du sang. Cela restait la même chose. Du sang. Cet appel constant. Incontrôlable. Puissant.

June restait parfaitement stoïque en attendant. Mais il ne succombait pas à la tentation. Absolument pas. Ou du moins pas immédiatement. En le voyant ranger la poche, elle avait compris.


- Pas de problèmes. Je te souhaite bien du courage, si tu souhaites essayer de te contrôler. Seul, en plus de cela. Bonne chance.


La demoiselle hochait lentement la tête aux dires d’Andrew en lui souriant. Il avait finalement choisi la fuite et June l’avait anticipé. C’était clairement l’une des options qu’elle avait imaginées. Et cela c’était finalement produit.

Avait-il honte ? Etait-il inquiet ? Peureux ? Angoissé ? Ou peut-être bien au contraire, particulièrement excité à la vue de ce sang, qui aurait pu lui donner envie d’en avoir beaucoup plus qu’il n’en n’avait actuellement ? Elle n’en savait rien. Absolument rien. Mais il avait sûrement ses raisons. Et voulait être totalement seul.

Elle le regardait, se relever, prêt à partir de son côté. Il allait sûrement partir loin. Et peut-être qu’ils n’allaient plus se revoir. C’était bien possible.



- Je me nomme June.


Elle inclinait tout doucement la tête en se présentant, relevant les yeux vers le jeune homme par la suite, son visage étant ainsi particulièrement visible. Elle lui souriait tout simplement. Et tout naturellement.


- Mais « Vampire altruiste inconnu », cela peut tout à fait convenir, sinon. Il faudrait encore qu’on se revoit. Ce n’est pas dit, si tu ne prends pas garde. Tu le sais, que tu risques gros, surtout en partant.

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Dim 14 Aoû - 5:46

Aux compliments de l'inconnue répond le silence d'Andrew. Un silence introspectif. Talent, ouais. Et qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ce talent maintenant... Ca lui tenait à cœur, ces études d'art. Chose assez rare pour être soulignée, que quelque chose ayant trait au scolaire lui soit si important. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui, pas question de remettre le pied là-bas. Pas question de renouer contact avec quoique ce soit de ce qui était il y a à peine une semaine de ça son univers, sa vie. Et il est là, à une semaine de sa ruine complète, et on lui parle de persévérer. Il la regarde un instant, la lassitude au visage.

Et ça prendra combien de pertes de contrôle avant que je commence à toucher du doigt un semblant de maîtrise de soi ? Persévérer...

Le mot lui sort de la bouche avec un goût amer. Persévérer. Il a déjà fait ça. Face à l'adversité, face à la bêtise humaine, face à beaucoup de choses. Face à une soif de sang si forte qu'elle lui tord l'esprit comme l'estomac dans tous les sens ? Non. Cette dépendance surnaturelle et ses effets sur le corps, c'est d'un autre calibre que ce à quoi se confronte l'humain lambda. Même les plus résolus y laisseraient des plumes.

Va-t-il laisser tomber pour autant ? Ce serait mal le connaître. Cynique, pessimiste, mais loin d'être prompt à baisser les bras dès les premiers signe de défaite annoncée. Trop têtu, trop déterminé pour ça. Ces derniers jours... Certes, ça l'a brisé, ça l'a changé. En profondeur. Mais il est des choses qui ne changent pas, qui restent peu importe l'intensité du trauma. Ce trait de caractère en fait partie.

J'ai assez eu à me reposer sur autrui par le passé pour ne plus avoir envie de le faire depuis longtemps. Je te dois déjà trop pour cette poche.


Une fois de plus, l’orgueil parle pour museler la raison. Avoir une dette envers quelqu'un d'autre, se sentir redevable, ce n'est que très peu chose à son goût. Ici, il est trop tard, il s'agit donc de ne pas s'enfoncer. Il y a malgré tout ce constat, ce fait dont il est bien conscient, mais qu'il repousse pour le moment : Tu vas pas t'en sortir seul dans ce monde, idiot. Oui, bien sûr. Mais le confort d'une solitude sécurisante lui plait pour le moment. Le rassure, plutôt. Cette June venait de briser un peu de cette méfiance globale de par ses différents gestes à l'attention du jeune Vampire, mais les quelques craquelures sur cette coquille qu'il s'est forgée ne suffiront pas pour l'instant à faire céder ses doutes et à prioris.

Il aurait pu avoir plus d'interrogations en temps normal. A quel point est-elle âgée ? Son histoire ? Ce qu'elle a vu de ses yeux peut-être centenaires ? Oui, assurément, sans le trauma des premiers jours et la distraction de la faim, ses pensées se seraient naturellement tournées vers une curiosité plus que poussée. Cet esprit scientifique sera ici mis de côté au profit de la recherche d'un abri pour la journée, par nécessité.

J'ai comme qui dirait le pressentiment que le risque va devenir une partie intégrante de mon quotidien, de toute façon. Une quinte de toux lui prend la gorge, douloureuse. Une grimace, un grognement. Saloperie... Huh, m'enterre pas trop vite, tiens, je m'en sortirais.

J'ai pas le choix, de toute façon. J'ai pas l'intention de laisser ce truc me bouffer de l'intérieur jusqu'à ce que mort s'en suive.

Et si je m'en sors, tu me reverras sûrement ici. Je l'aime bien, ce parc.


Il compte bien y revenir, oui. La nuit sera dangereuse où qu'il soit, alors autant la passer dans des lieux qui lui sont familiers. Enfin. La nuit est dangereuse, la journée elle l'est encore plus. Sa tête se tourne vers le sentier qui mène à la sortie du parc, son corps suit naturellement le mouvement.

Merci encore, June. Huh, j'ignore encore comment, mais je tâcherais de te renvoyer l'ascenseur, en temps voulu. Sur ce...

Commence alors sa marche, lente, titubante par moments. Direction le portail métallique qui marque la sortie, ce avec une question en tête : Où est-ce que je vais dormir aujourd'hui ?
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June Valanthiriel

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Dim 14 Aoû - 12:33


         June le regardait dans les yeux, la tête toujours relevée vers lui. Il avait cette petite expression sur le visage, comme s’il était fatigué de tout. Elle souriait face à cela, continuant à l’observer en restant parfaitement bien installée sur le petit banc en bois. Elle jouait avec cette même pièce dorée depuis de longues minutes déjà et quelques boucles tombaient négligemment sur le visage de la jolie brune, cachant partiellement ses yeux.


- C’est sûr que ce n’est pas vraiment simple … Bien évidemment tu n’y arriveras pas du premier coup. Ce sera compliqué. Et oui tu risques de perdre le contrôle plus d’une fois, bien malheureusement.  Mais oui, il faut « persévérer ». Si tu ne veux pas te faire bouffer …


Elle lui adressait avec un très léger clin d’œil ainsi qu’un sourire, l’air amusée. Bien évidemment, c’était un jeu de mot. Un jeu de mot clairement inadéquat et stupide, certes. Mais c’était sorti tout naturellement, elle n’avait même pas fait particulièrement attention. Mais bien entendu ça ne devait pas le faire spécialement rire, et elle le savait, vu son état actuel. June se mordillait discrètement la lèvre inférieure, l’air de rien.

Tout cela n’était pas un jeu. Ce n’était pas un don non plus. Absolument pas. Pour la jeune femme, cela avait clairement été une malédiction. Une malédiction qui s’était bien tristement abattu sur elle. Elle n’avait rien demandé à personne. Mais c’était comme ça. Mais elle avait appris à vivre avec. Et elle allait bien. Plus ou moins bien. En tout cas, elle parvenait à survivre. Elle ne s’était pas laissée mourir. Elle ne serait juste plus jamais cette jeune femme rayonnante de bonne humeur en s’enthousiasmant pour la vie.


- Je comprends mais tu ne me dois absolument rien pour cette poche, ne t’en fais pas pour ça.


Elle inclinait très légèrement la tête, une ancienne étiquette qui refaisait surface à certains moments. Elle ne pouvait pas lutter, c’était son éducation après tout. Elle comprit que ce jeune homme ne voulait plus avoir aucunes attaches et qu’il ne voulait pas de relation quelconque, visiblement. Il était méfiant, cela pouvait se comprendre. C’était dur de faire confiance dans ce monde. Mais rejeter toute aide n’était clairement pas une bonne idée. Surtout s’il n’arrivait pas encore à se contrôler. Mais c’était son choix. Et ce qu’il allait faire plus tard, cela allait être son erreur. Erreur pourtant bien malheureusement nécessaire dans sa nouvelle condition.

June déglutissait un instant, lui souhaitant réellement d’avoir de la chance, intérieurement. Elle ne le disait pas, mais le pensait sincèrement. Il allait devoir vivre de douloureuses épreuves. Si ce n’était pas déjà fait. Mais c’était loin d’être terminé. Oui, c’était clair, il en avait besoin, de cette chance. Faut-il encore que cela existe …


- Malheureusement pour toi, je crois bien que tu as raison. C’est bien triste, mais oui, le risque sera très présent dans ta vie. June souriait doucement, presque tendrement si l’on peut dire. Et bien dans ce cas, on pourrait se revoir assez rapidement. Je passe très souvent ici. C’est assez … Relaxant. Et habituellement totalement désertique. Finalement, je pourrais être bien contente qu’il ne l’ait pas été, cette nuit.


Elle gardait un fin sourire aux lèvres, se replaçant plus naturellement sur le banc, bien assise, les jambes croisées tandis qu’elle passait ses bras sur le dossier de celui-ci en penchant bien la tête en arrière, les yeux clos.


- Dans ce cas, j’imagine que je saurais assez rapidement si tu t’en sors. Et je t’ai dit que tu ne me devais absolument rien. Si tu tiens réellement à me « renvoyer l’ascenseur » … essaies de ne pas trop me faire attendre. Essaies de revenir, de t’en sortir, justement. Il y a des choses que tu ne dois pas encore savoir, j'imagine ... Eh bien au revoir. Et belle journée, si l'on peut dire.


La jeune femme restait là, sans bouger, sans le regarder. Elle ne bougeait pas, profitant du bon temps tandis que le jeune homme se retirait à la recherche d’une quelconque cachette. June, elle, souriait toujours.

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MessageSujet: Re: Portraits couleur Sang. [PV June] Aujourd'hui à 9:14

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Portraits couleur Sang. [PV June]
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