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Entrons dans la tanière du loup

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#33950 : Entrons dans la tanière du loup Dim 19 Nov - 15:11

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Que faisait Grenat plantée derrière la porte de l’homme qui l’avait bafoué ? C’est la question qu’elle se posait alors qu’elle hésitait à toquer à la porte. Sa respiration était encore haletante de s’être dépêchée à venir en ces lieux, il était tard après tout et elle voulait vite en finir.
La jeune femme se remémora ce qu’il l’avait poussé à venir chez lui juste après la fête costumée. Elle aurait pu attendre plus tard ou envoyer ses affaires dans un colis et ainsi éviter de le voir mais non, elle se trouvait derrière sa porte, à quelques centimètres du "prédateur". Enfin c'était à se demander qui traquait qui maintenant. Et puis elle se rappela de sa colère ressentie à la soirée. Celle-ci avait disparu pour laisser place à la crainte. C’est justement cette colère qui l’avait renvoyé chez elle prendre la veste, se changer et se ramener ici mais elle n’était plus qu’un prétexte pour lui dire ce qu’elle pensait de lui. Christian allait être étonné et aussi sûrement énervé de la voir sur son terrain. Cette fois, il ne pouvait pas fuir.

La jeune femme releva son bras et serra le poing, l’autre tenant le vêtement de son ennemi. Son parfum flottait dans l’air mais cela n’eut aucun effet si ce n'est qu’il devenait insupportable. Elle était maintenant déterminée à frapper son poing contre la porte et le son fut assez fort pour le réveiller s’il dormait. Elle en était désolée au fond mais venir le jour était impossible. Voilà c’était fait, Grenat ouvrit ensuite grand les oreilles afin de capter des bruits de pas. Son coeur commença à battre plus vite qu’à l’accoutumée, signe que l’appréhension était bien là. Qu’allait-dire ou faire quand elle le verrait ouvrir la porte ? La vampire commençait à douter et à oublier ce qu'elle avait préparé. Elle espérait maintenant qu’il fasse la sourde oreille et elle n’aurait qu’à partir en laissant ses affaires sur le palier. Son esprit s’embrouillait au moment où il ne fallait pas. Pourquoi s’embrouillait-il d’ailleurs ? Elle l’ignorait et cela l’énervait car elle n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. La solution dans ces moments là était de respirer un bon coup et d’y aller franchement sans réfléchir.

Grenat attendit donc sagement sur le palier sans s’attarder sur le reste. Ses yeux éteints regardaient droit devant eux et elle essayait d’afficher une mine décontractée pour laisser penser qu’elle menait la danse et que rien ne l’atteignait. C’était juste une impression et celui qui allait la découvrir en plein milieu de la nuit commençait à la connaître.


Dernière édition par Grenat Hawthorne le Sam 9 Déc - 15:03, édité 1 fois


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#34031 : Re: Entrons dans la tanière du loup Jeu 7 Déc - 20:12

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Cette fête a été un véritable fiasco, et je suis heureux d'enfin regagner mes pénates. Ce n'a pas été un bon moment depuis que j'ai eu le malheur de tomber sur une sangsue aux cheveux bleus, mais cette fois au moins je n'ai plus à faire avec elle. Sale mois, oui, alors que je me suis fait voler mon portefeuille et qu'une vampire fouineuse met le doigt sur une plaie, mais après tout, elle doit aimer voir le sang couler, aussi jouer avec une plaie est son genre. Ce fait deux heures à ce point que je suis rentré à la maison, mon domicile paisible, mon sanctuaire privé, et que j'ai abandonné dans un coin le reste de mon costume pour pouvoir profiter d'une douche bien brûlante. Je suis en train de considérer de prendre une autre tenue pour sortir, mais étrangement le cœur n'y est, aussi je prend pour l'autre option que j'ai pour me détendre, quelque chose qui me plaît véritablement. Je prend donc un pantalon ample et me dirige vers le divan après avoir lancé un disque de musique classique et pris un livre. La détente est quelque chose d'important, après tout, et je me pose paisiblement pour lire un roman policier.

Je ne sais pas combien de temps je suis resté endormi, mais un bruit me réveille. Me redressant, je m'étire et regarde autour, quelques instants me sont nécessaires pour comprendre que c'est quelqu'un à la porte, alors je regarde autour pour un chandail avant d'abdiquer. Me vêtir serait concéder que je veux de la visite, et si c'était de la visite charmante et féminine, peut-être serait-ce avantageux de porter un vêtement de moi, aussi je vais à la porte que j'ouvre sans regarder par le judas. Une attitude dangereuse, peut-être, mais je ne vois de raison pourquoi quelqu'un voudrait me faire du mal dans ce bas-monde, puisque je navigue les eaux troubles des relations raciales par une parfaite voltige, ne m'affiliant à personne ni rien, me concentrant sur ce que je fais comme travail, et personne qui passe sur ma table de massage n'a l'adresse de mon domicile.

C'est donc torse nu que j'ouvre la porte, et que je me prends à regarder la femme qui est là, encore à moitié endormi et que je reconsidère un instant ma position. Une personne peut m'en vouloir, dans ce bas-monde, une inhumaine beauté aux yeux rouges qui me regarde avec un air faussement détendu, mais je ne suis pas dupe, habitué de lire les gens dans leurs démarches, et la vampire n'est pas si vieille qu'elle peut me tromper de cette illusion. Cela dit, la question qui vient n'est pas véritablement ce qu'elle veut, mais celle qui franchit mes lèvres.


« Comment t'as trouvée cette adresse? »

Sans doutes un brin incompréhensible pour elle, tant mon accent cette fois est prononcé, la surprise est de taille et le sommeil trop près encore de moi pour que je prenne la peine de parler un anglais Londonnien convenable, mes racines canadiennes faisant surface lorsque je suis sincèrement prit à plate couture.
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#34040 : Re: Entrons dans la tanière du loup Sam 9 Déc - 15:37

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Alors que Grenat attendait, elle entendit l’humain s’approcher. Le fait d’avoir l’ouïe fine y aidait beaucoup… Elle savait maintenant que la porte n’allait pas tarder à s’ouvrir. C’est un Christian torse nu et à moitié endormi qu’elle découvrit en une fraction de seconde et son cœur manqua de s’arrêter. Elle comprit qu’elle venait de le réveiller et elle en était presque désolée, en revanche elle aurait préféré voir ses épaules couvertes. Avouons qu’il était bel homme et même la vampire ne pouvait se mentir, le voir ainsi la troubla un peu mais pas assez pour garder la bouche fermée. Elle regarda immédiatement ailleurs en posant sa main froide sur sa joue afin de cacher une quelconque coloration.

On pouvait la voir presque agacée et non sous le charme mais ce n’était pas son physique qui était important mais plutôt sa question. Phrase prononcée avec un accent qui lui rappela sa terre natale bien qu’il était différent. Il ne prenait pas soin cette fois de parler de façon plus douce, signe que le Christian dragueur était peut-être caché derrière un autre plus naturel. Elle fut aussi surprise qu’il ne lui demande pas ce qu’elle faisait là mais plutôt comment elle s’y était retrouvée et la jeune femme s’empressa de répondre avec aplomb.


« Tu as laissé ça au parc l’autre fois. »

Elle lui montra sa veste et en sortit son portefeuille d’une poche avant de le remettre à l’intérieur. Elle lui remit ensuite entre les mains, contente d’en être enfin débarrassé. La vampire pouvait désormais partir et passer à autre chose mais non, elle n’en avait pas fini.

« Je voulais te la ramener plus tôt mais je n’ai pas eu le temps à cause de la préparation de la fête. »

Grenat était calme, posée et sa voix plutôt basse, comme si elle se faisait passer pour la petite fille gentille qui avait fait une bonne action. Peut-être que Christian se sentirait ainsi coupable, ou pas. Elle pensait qu’il avait sûrement apprécié de la faire tourner en bourrique et elle ne pouvait pas laisser passer cela. Ce n’est pas parce qu’elle ne montrait pas de la colère qu’elle n’était pas énervée mais monter le ton ne mènerait à rien.

« J’ai à te parler, est-ce tu peux me laisser entrer ? Par contre, habille-toi s’il te plaît… »

Grenat savait bien que le beau gosse pouvait refuser mais le ferait-il vraiment ? Qui ne laisserait pas une belle femme passer le pas de sa porte. Enfin dans ce cas-là, la belle femme était aussi piquante qu’une rose. A ce moment-là, rien ne présageait qu’elle avait préparé un petit discours aussi piquant qu’elle mais le but n’était pas de blesser mais de garder un semblant de dignité et de fierté, comme si Grenat voulait faire savoir qu’on ne l’attaquait pas sans conséquences. Cependant, elle avait en face d’elle quelqu’un qui s’était senti aussi attaqué et elle gardait ce point en tête.


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#34087 : Re: Entrons dans la tanière du loup Dim 17 Déc - 8:00

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Il y a des façons plus plaisantes de se réveiller, et pourtant je n'aurais jamais eu avant de plaintes de voir une belle femme me réveiller en venant chez-moi... En fait, si, puisque ceci est mon chez-moi, et que je n'ai tendance de faire venir les dames ici, allant chez-elles ou trouvant un hôtel pour la nuit, car cet endroit est mon sanctuaire, et pas une femme n'y a mis les pieds, du moins pas à ce jour. Ce pourrait être plaisant, mais le regard de la vampire me quitte pour se poser sur le mur, chose que je peux aisément remarquer puisque ses yeux sont toujours un point magnétique de qui elle est, ce qu'elle est, et c'est là assez pour me donner le coup de fouet nécessaire pour me reprendre. Je me racle la gorge pour répéter ma demande que la vampire me tend ma veste et en sort de la poche mon portefeuille. Bordel, ce me revient maintenant alors que j'y pense, je n'ai pas revu mon portefeuille depuis que je suis tombé sur l'enquiquineuse femme-fontaine. Oh, je ne parle pas ici de trucs sexuels mais bien du fait qu'autour d'elle, les gens ont tendance à se faire tremper. Je pourrais me faire insultant alors que je reprends mon bien et compter l'argent que j'ai dedans, mais je n'ai pas tendance de garder une fortune et mes cartes ont été annulée le lendemain de la disparition, aussi toute perte était acceptable. Merde, la chemise qu'elle me ramène m'a coûtée plus cher que l'argent que je ramène à la maison après une nuit de débauche, aussi courtoisie oblige que je le fasse, un « merci » franchit mes lèvres, mais mon ton est encore un peu grognon. Tout mec qui se fait réveiller garde tout de même ce petit côté plus animal, car l'homme est un animal doté de raison.

Des excuses de plus me viennent d'elle, et je la regarde comme si une seconde tête cracheuse de feu venait de lui pousser. Pourquoi s'excuse-t-elle? Je suis après tout un simple tombeur, et rien d'autre. Elle aurait sans doutes mieux fait de simplement cramer le tout, mais elle joue la gentille fille, mais les propos suivants me font hérisser le poil sur la nuque. Ces mots, « j'ai à te parler », c'est là un signe de catastrophe imminente pour la gente masculine s'il en est un. Cela dit, je serais effronté et, bon gré mal gré, elle vient de me rendre service. Je serre les dents et m'écarte de la porte, jetant sur mes épaules cette chemise récupérée par ses soins, à sa demande. Elle n'aura pas à voir beaucoup, bien que la porte de ma chambre soit ouverte et un brin de linge traîne près du lit, abandonné là la veille après le travail, et le costume dans le coin de la petite entrée.


« Fait comme chez-toi. »

J'enfile les boutons de la chemise, la refermant mais pas au complet, compromis cependant plus qu'acceptable pour la plupart des femmes, laissant voir le haut de mon torse encore alors que je la mène vers la salle à manger, passant par la cuisine. L'endroit est propre, tranquille, mais dans un sens à la limite utilitaire, sinon mes bibliothèques qu'elle pourra voir, et le livre tristement abandonné sur la table à café. Cela dit, je fais un petit détour pour aller éteindre la musique avant de revenir à mon invitée et m'asseyant à la table. J'ai conscience que je peux paraître raide, à la limite d'hostile mais je n'en ai cure à ce point, ceci est mon domaine, mon territoire et je me sens envahi par une femme qui s'invite ainsi chez-moi.

« Je t'offrirais bien à boire, mais je n'ai de sang à offrir, et je n'ai sinon que de l'eau. »

Mensonge, mais la femme n'a pas à connaître ce que je garde pour boire pour mon plaisir personnel, quelques bouteilles de différents alcools ainsi que du thé, mais celui-ci me revient seulement après un instant et je corrige.

« Si tu en as pour un temps, alors je peux toujours faire un thé. »

Double sens du commentaire, assez clair pour dire que je n'ai pas nécessairement envie que cette visite impromptue se prolonge.
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#34099 : Re: Entrons dans la tanière du loup Lun 18 Déc - 17:27

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Grenat ne peut s’empêcher d’esquisser un petit sourire en voyant sa réaction. Elle remarqua bien qu’il n’est pas enchanté qu’elle soit là et elle en jouerait presque. Il ne valait quand même mieux pas faire la fière car c’était déjà sympathique de sa part de la laisser parler. Christian aurait pu refermer la porte et ne plus entendre parler d’elle mais il resta poli si on peut dire. Au fond, la vampire stressait un peu tout en se demandant si c’était une bonne idée. D’habitude, elle se fichait des dragueurs alors en quoi était-ce différent ? Elle n’eut pas le temps de se le demander puisqu’elle dû faire un pas pour entrer chez l’humain. Elle balaya rapidement la pièce du regard sans s’attarder sur les détails car être là était déjà assez intrusif comme cela.

Ce qui la marqua était que l’appartement était sobre alors qu’elle s’attendait à quelque chose de plus… extravagant au vu du personnage. Elle eut le temps d’apercevoir qu’il aimait bouquiner et on put voir son visage se refermer. Elle avait toujours imaginé les tombeurs comme étant des hommes un peu… idiots mais elle savait que Christian était intelligent, ou du moins son vocabulaire riche le laissait présager. Et puis il y avait cette musique en fond, sa passion… Finalement, elle se rendit compte qu’elle se faisait une image de lui qui n’était pas la bonne et le fait d’avoir tout faux lui pinça le cœur. Elle se ravisa en pensant que cela ne changeait rien au fait qu’il l’avait blessé mais d’un côté, elle avait fait pareil.

Lorsque Grenat se tourna vers Christian, elle vit qu’il portait la chemise qu’elle venait de lui ramener. En fait, il était encore plus beau comme cela, surtout avec les boutons ouverts, ce qui troubla un peu la jeune femme. Elle se tourna vers la bibliothèque en faisant semblant de lire les titres des livres en fronçant les sourcils. Elle était énervée contre elle-même d’avoir de telles pensées car ce n’était pas vraiment le moment. Grenat entendit ensuite la musique se couper bien qu’elle aurait aimé qu’il la laisse mais elle ne dit rien, puis c’est sa voix au loin qui parvint jusqu’à ses oreilles. Il était maintenant assis et elle alla le rejoindre. Elle s’assit à son tour en se sentant un peu mal.


« Non merci ça ira… » Souffla-t-elle en regardant la table.

Où était passée la femme forte ? Elle était sûrement restée sur le palier. Ses yeux se posèrent sur l’homme après sa dernière remarque puis elle secoua la tête. Elle n’avait plus le même homme en face d’elle, celui-ci était fermé, agacé et presque exécrable et il faut avouer que cela la déstabilisait. Elle enfouit ses mains dans les manches de son pull ample puis elle les ramena sur ses joues en soupirant. Que devait-elle dire déjà ? Elle avait oublié.

« Je veux bien un thé finalement… »

Quelle peste… Elle n’avait pas compris le message ou du moins, elle ne voulait pas l’entendre. Maintenant qu’elle était là, autant l’embêter jusqu’au bout. La jeune femme réfléchit quelques secondes au loin avant de finalement prendre la parole en le regardant.

« Au début je voulais te dire que tu t’es comporté comme un imbécile tout à l’heure et que je ne voulais plus jamais croiser ta route mais… »

La vampire repensa à la façon dont il était parti de la soirée. Elle avait pu sentir à quel point il était énervé et à la fois meurtri. Elle avait d’ailleurs hésité à le rattraper car malgré la colère, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir de la peine.

« Mais j’ai changé d’avis. » lança-t-elle d’une façon moins hésitante et plus sérieuse.

« Tu n’es pas un ‘connard’ comme tu l’as dit, juste un homme qui a eu la malchance de croiser une femme qui a réveillé quelque chose de douloureux et j’en suis désolée, cependant… »

Elle baissa les yeux et toussa, le regarder trop longtemps commençait à devenir compliqué mais elle tentait tant bien que mal de le cacher. Grenat croisa ensuite les bras en essayant de reprendre sa place de femme forte.

« Je ne souhaite pas payer pour les erreurs des autres femmes et j’aimerais qu’on recommence à zéro si tu veux bien » termina-t-elle avec un léger sourire. Tout était dit et cela n'avait pas si simple, la jeune femme espérait maintenant un retour positif. Cette dernière se sentait un peu mieux et elle espérait avoir pris la bonne décision, à savoir lui laisser une chance.


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#34125 : Re: Entrons dans la tanière du loup Jeu 28 Déc - 4:49

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Assis, je la regarde, cette femme, cette intruse qui semble prendre plaisir à me faire m'irriter, me provoquer. Pourquoi, en fait? Qu'ai-je fait pour que celle-ci souhaite persister dans cette aventure? Elle ne veut rien savoir de moi, et si je ne peux l'avoir dans mon lit, elle n'est plus qu'une source de problèmes, une femme indésirable bien que physiquement... Alors qu'elle s'assoit, je prend la peine de vertement regarder son corps, un regard indéniablement masculin mais qui n'arrête pas pour autant aux cuisses ou aux seins, d'autant plus qu'elle s'assoit et que mon regard se pose dans le sien. Je suis fermé aux discussions, irritable et en phase de réveil avec une femme qui n'a pas eue le loisir d'au moins réchauffer mes draps, d'autant plus que ceci est un lieu bien à moi, pas à cette façade que j'offre, cette façade que je remet encore au nez de la belle aux yeux rouges. Elle prend place, et semble soudain incertaine de que dire ou faire, et je sens monter un peu plus de colère. Elle vient ici pour me faire chier, pour me provoquer et voir combien je peux devenir déplaisant, sa demande me fait serrer un peu les dents. Je ne frappe pas les femmes, mais celle-ci semble chercher à me faire sortir de mes gonds. Sans un mot, je me lève pour retourner vers la cuisine et met de l'eau à bouillir avant de revenir, mais cette fois je ne m'assois pas, m'appuyant sur le mur, bras croisés pour la fixer alors qu'elle cherche ses mots.

Je la regarde alors qu'elle me sort un joli petit blabla, disant bien sur que je suis un crétin, et j'en suis ravi. Mes yeux s'assombrissent de colère, car entrer chez quelqu'un, demander thé et ensuite lui balancer une insulte au visage n'est pas le moyen de gagner la bonne volonté, mais elle persiste et je me retrouve à hausser un sourcil. Elle se joue psychologue, la jolie, et frole du bout des doigts quelque chose de sombre, de dangereux. Laisser une femme m'approcher, au-delà de simplement partager mon corps? Je me retiens de rire à grande peine.


« Je te remercie pour mon portefeuille et ma chemise, mais je crains que de reprendre de zéro soit un brin difficile, tu vois? »

Je me redresse, surplombe un peu de ma taille la femme, mais pas en une attitude menaçante, bien que je pourrais me plaire à penser que je peux intimider une vampire. Peu sage, certes, mais en ce moment, je suis un animal aux abois et je sens mes tripes nouées aux souvenirs qui remontent.

« Je ne cherche pas des amies, tu vois? Tu dis que les autres femmes ont fait des erreurs, mais tu te montres vilaine envers elles. J'offre mon corps, ni plus ni moins, et c'est bien plus simple ainsi.

Un déclic se fait entendre, et je retourne à la cuisine pour prendre deux tasses et les filtreuses à thé, mettant un mélange sombre avant de ramener le tout à table, laissant les herbes infuser l'eau bouillante. Je regagne ma place première et fixe la femme aux yeux rouges, calme de nouveau.

« Tu sembles voir quelque chose qui n'est pas là, chère. Je ne suis pas ami des femmes, sauf si tu cherches à te soulager et me soulager moi. »

Tout de moi est fermé. Je viens de remettre au coffre les pensées, les émotions cruelles. Mes mains croisées sur la table, je la regarde, tranquille, attendant qu'elle proteste ou tente de me jeter le thé au visage.
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#34146 : Re: Entrons dans la tanière du loup Ven 29 Déc - 10:00

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La réaction de Christian ne s'était pas faite attendre et ce n'était pas celle escomptée... Que croyait Grenat ? Qu'il suffisait d'une poignée de main pour tout effacer ? C'est ce qu'elle avait pensé. Elle tenta de faire bonne figure mais au fond, elle venait de se prendre une claque. Alors qu'elle était déjà à terre, l'homme continua de briser les derniers espoirs qu'elle portait en disant qu'elle s'était trompée mais pas seulement. Il lui fit comprendre qu'il couchait avec des femmes et c'est tout, Grenat n'avait donc rien à faire là. Devenir son amie était un bien grand mot, ce n'est pas vraiment ce qu'elle cherchait mais au moins mettre les choses à plat au cas où elle serait amené à le revoir par hasard. Elle se doutait bien qu'on n'entrait pas dans la vie de Christian aussi simplement. Cependant, elle se trouvait chez lui et c'était déjà beaucoup. Il n'y avait aucune odeur de femme ici et la vampire en conclut qu'elle devait être la première à fouler le sol de son sanctuaire. Elle comprenait donc un peu mieux sa réaction quant à sa présence mais cela ne justifiait pas tout, il venait de la blesser une fois de plus.

"Très bien, je te crois, excuse-moi de t'avoir mal jugé, j'ai cru pendant un instant que tu pouvais être un homme gentil et attentionné en dehors du lit..."


La bouilloire se manifesta par un clic, celui de la délivrance de la présence de l'homme si près d'elle qui tentait de la dominer. Elle respira un bon coup quand elle le vit partir chercher le thé et en fut d'ailleurs surprise. Il souhaitait qu'elle parte alors pourquoi accéder à sa requête ? Ils devaient maintenant boire un thé ensemble alors que l'ambiance était électrique. En soit, Grenat n'en était pas obligée et il est vrai qu'elle avait envie de déguerpir après ce que son interlocuteur venait de dire mais elle savait qu'il mentait. Impossible de tromper une vampire... Et puis il était un peu trop sur la réserve pour que ce soit naturel. S'il n'était pas honnête alors qu'elle allait jouer le même jeu. La jeune femme le remercia en voyant le thé arriver et elle but une gorgée calmement comme si de rien n'était. Elle s'était déjà assez énervée auparavant, il était temps de renverser la vapeur.

"Même après tout ça, tu ne serais pas contre coucher avec moi ? Dis plutôt que la seule envie que tu as est de me mettre à la porte et de ne plus me revoir"

Grenat jubilait un peu à l'intérieur car elle savait qu'elle lui faisait perdre son temps et qu'en plus, il voulait dormir. C'était de bonne guerre après toutes les méchancetés qu'il énonçait. Ou du moins, la jeune femme le prenait comme de la méchanceté. Elle attendait au fond, une preuve que Christian ne la portait pas dans son coeur. Il lui suffisait de dire de disparaître et elle le ferait, en attendant, elle continuerait son petit jeu. Elle but encore un peu de thé et elle se leva avec sa tasse avant d'aller d'asseoir sur le canapé comme si elle était une invitée. Une autre effronterie que l'homme n'allait sûrement pas laisser passer. Elle prit ensuite le livre qui était sur la petite table et se mit à le feuilleter après avoir posé sa tasse.

"C'est dommage que tu n'aimes que le corps des femmes, nous aurions tellement de choses à partager"

Elle prononça sa phrase assez fortement afin que son hôte puisse l'entendre et elle le dit d'une façon si naturelle que cela en était agaçant. La jeune femme voulait le faire craquer et révéler le vrai Christian mais en faisant cela, elle risquait gros.


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#34433 : Re: Entrons dans la tanière du loup Dim 4 Fév - 5:29

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Je regarde la vampire, et peux aisément voir la lueur d'espoir qu'elle avait s'y éteindre alors qu'une fois de plus mon venin fait mouche contre cette femme. L'espoir, cette chose mortelle pour la plupart des gens, qu'ils soient humains ou pas, et le fait qu'elle avait un véritable désir de venir faire amende honorable n'est pas pour me faire plaisir, loin de là. Une amie femme... Laisser une femme approcher et me connaître moi, dans ma vie de tout les jours? Une véritable farce à laquelle je retiens mon hilarité bien que ce ne soit pas loin. Attentionné et gentil? Je ne suis rien de cela, pas pour elle, pas pour personne, et c'est ainsi que ce doit rester. Pourtant, une part de ces mots me tranche profondément, jouant dans une plaie qui reste encore bien trop fraîche malgré les années.

Je lui sers donc le thé, car malgré tout je reste un hôte et, malgré mon envie de la jeter dehors, je ne lève pas la main sur une femme sans que celle-ci porte le premier coup physique. Violenter une femme n'est point dans ma nature, et j'allais reprendre ma place lorsqu'elle lance cette pique disant que je ne pourrais pas coucher avec elle car je ne veux que la voir partir. En partie vraie, mignonne, et je me redresse pour la regarder avec un sourire très arrogant, masculin. Je me permets de franchement la regarder, et malgré qu'elle ne porte pas une tenue sexy au sens premier du terme, elle est bien jolie, la vampire. Le contraste entre ses yeux et ses cheveux est frappant, son visage pale mais sans être le même qu'un cadavre. Je la regarde et souris avant d'approcher et poser ma main sur le bras qui tiens la tasse de thé pour me pencher à son niveau, fixer mon regard dans le sien.


« Tu crois vraiment que le fait que tu m'énerve et joue de mon hospitalité, que tu sois chez-moi et que tu me blesses encore m'empêcherais d'être curieux de savoir le goût de tes lèvres? Que je ne pourrais pas décider de tenter ma chance, quitte à me faire mordre?

Je laisse ma voix aller vers ces tons bas, dans lesquels je murmure au creux de l'oreille d'une de mes amante alors que je fais de son corps la sculpture de mes mains.

« Je suis attentionné au travail, gentil mais je n'y suis. Pas ici. Et je ne crois pas avoir quoi que ce soit à t'offrir. Pas d'amitié, pas de tendresse.

Un semi-mensonge... Certes, je reste un homme mais offrir quoi que ce soit de plus que mon corps à une femme, me laisser approcher pour me faire broyer une fois de plus, je ne peux simplement pas me le permettre. La douleur reste vive, tout juste sous la surface et je tente de cacher cela par le regard bien male d'un homme qui regarde une femme comme un vulgaire bout de viande. Comme on me regarde, comme elle m'a fait sentir. Je pousse même davantage ma chance alors que mes doigts serrent le bras délicat de la femme, la garde captive main sur la table afin d'approcher mon visage du sien en la menace de mes lèvres vers les siennes.
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#34479 : Re: Entrons dans la tanière du loup Jeu 8 Fév - 13:05

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Grenat avait reposé le livre qu’elle avait pris en main alors qu’elle observait Christian s’approcher dangereusement d’elle. Son cœur s’emballa tout en se demandant ce qu’il allait faire. L’attraper par le bras et le mettre dehors peut-être ? Non, pire que cela. Elle attrapa sa tasse tout en faisant croire qu’elle était décontractée mais il n’en était rien. Une idée lui traversa l’esprit pendant une demi seconde en regardant le thé chaud, il pouvait être utile en cas d’attaque… Non pas qu’elle souhaitait l’ébouillanter mais elle savait quoi faire s’il devenait violent. En réalité, il reprit son air fier et s’approcha un peu trop près, qu’est-ce qu’elle avait horreur quand il faisait cela… Elle se sentait mise à nue, déshabillée du regard sans rien pouvoir faire. Il arrivait toujours à retourner la situation à son avantage et la vampire commençait même à trouver cela impressionnant, en voilà un qui était blindé. Elle le laissa poser sa main, curieuse de connaître ses intentions et elle doutait que c’était pour la virer de son appartement.

Elle écouta l’homme attrayant la provoquer et son cerveau vrilla légèrement car elle ne comprenait pas son comportement. Ses yeux se portèrent vers les siens et on pouvait voir qu’elle était un peu perdue. Le coup de grâce arriva ensuite lorsque Christian prit une voix plus séduisante et lui fit comprendre en pressant son bras qu’elle ne pouvait pas s’échapper. Elle se sentit subitement mal en le voyant la traiter comme un physique et non une personne à part entière mais en y réfléchissant, il ne pouvait faire autrement. Ils ne se connaissaient pas assez pour se considérer mais Grenat ne méritait tout de même pas ce traitement. C’était comme un jeu, celui qui ferait le plus mal à l’autre et elle en avait assez.


« J’ai compris… » Murmura-t-elle alors que l’homme s’avança vers ses lèvres.

La jeune femme était surprise qu’il veuille l’embrasser et elle ne s’y attendait pas. Cela faisait deux fois qu’il essayait et elle en était toujours autant perturbée.

« Je ne te laisserai pas ce plaisir. »

Cette fois le ton était plus fort et sec, comme si elle venait de se réveiller d’un coup. Christian avait beau avoir un corps à se damner, ça ne faisait pas tout et c’était loin d’être suffisant pour avoir un baiser de Grenat. Elle n’en voulait pas de ses lèvres, juste du respect et elle avait grandement envie de lui rabattre son caquet en le repoussant violemment. Elle se contenta de dégager sa main en fronçant les sourcils, tout en faisant attention de ne rien renverser.

« Laisse moi boire mon thé, espèce de malotru. »

La belle vampire aimait aussi provoquer mais elle n’était pas loin de la vérité. Elle porta à ses lèvres la tasse et avala un peu de breuvage mais forcément, il avait du mal à passer. Elle lança ensuite un regard mauvais vers l’homme et reprit la parole.

« Pour qui me prends-tu ? Tu n’as vraiment pas peur de te faire mordre ? Je ne comprends pas pourquoi tu joues autant avec le feu »

Elle baissa ensuite les yeux tout en ressentant plein d’amertume et elle hésita à asséner un autre coup à son moral mais la colère était trop présente pour réfléchir.

« Il y a plein de femmes dehors, vas donc en séduire une… »

Grenat commençait sérieusement à se demander ce qu’elle faisait encore là. Elle avait dit ce qu’elle avait sur le cœur quelques minutes plus tôt et elle pouvait donc s’en aller. Cependant, quelque chose la retenait ici, l’envie de comprendre son interlocuteur, et puis elle n'avait pas fini sa boisson chaude...


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#36679 : Re: Entrons dans la tanière du loup Dim 29 Avr - 2:29

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Je commence à voir dans ce jeu que joue la vampire, ce m'a prit du temps, mais je crois commencer enfin à comprendre. Elle est une de ces femmes, éternelles romantiques, qui croient encore que l'amour est rose, que la vie se résume à des gens qui ont des profondeurs, qui ont un bon fond, et je montre pour elle le visage de son refus d'accepter ce que je suis. Étrange comportement que je ne comprend pas, pourquoi est-ce mal d'aimer simplement offrir son corps et prendre ceux qui nous sont offert? Je ne la comprend pas, et je ne souhaite pas non plus qu'elle me comprenne. Je la vois regarder le thé et peut aisément suivre le cours de ses pensées, ou du moins vois-je deux possibilité de ce qu'elle songe. « A-t-il drogué le thé? » et « Est-ce que ce peut me servir s'il m'agresse » sont les deux que je peux aisément deviner la vampire songer, mais elle tente de se détendre et relève vers moi un visage aux traits tendus discrètement. Je sais lire les gens, je peux lire leurs émotions car celles-ci sont toujours un danger dans le métier et, pour Grenat, ce se rassemble autour de ses yeux. Pas des rides, rien d'aussi peu gracieux mais une tension, ses yeux se plissant fort discrètement alors qu'elle retire sa main pour boire une gorgé du liquide, retirant la première de mes deux hypothèses de sur la table.

Son commentaire sur me donner le plaisir de la laisser l'embrasser me fait me redresser de cette position, penché sur elle, afin de pouvoir éclater de rire. Certaines femmes pensent véritablement encore, à cette époque, qu'un baiser engage à quoi que ce soit? Ce rire, je le laisse fuser, blessant et amer, mais peut-être ne remarquera-t-elle pas la seconde émotion. Dieu sait que je travaille fort pour la convaincre de ce que je suis devenu et que je vais rester. Je rabaisse mon regard sur le visage pale encadré de mèches bleues alors qu'elle m'expose son venin, mais celui-ci n'a plus autant de force, plus maintenant que je vois exactement combien je la trouble. C'est pour cela, donc, qu'elle me suit? Car elle ne veut pas penser qu'un homme puisse être heureux à coucher selon ses envies? Me faire mordre... Je n'ai jamais laissé mon corps se faire ainsi prendre, et je ne compte pas le faire. Je fais don de sang régulier, ayant un groupe de donneur semi-universel, mais imaginer quelqu'un mordre ne me plait pas véritablement, mais je tente de cacher cet effet, ce déplaisir de l'idée d'avoir quelqu'un me marquant d'une manière aussi intime.

Elle me lance ensuite de sortir pour aller séduire une femme dehors, dans la rue et je ricane doucement de cette remarque. Souhaite-t-elle vraiment me voir sortir pour aller courir pour une femme? J'ai un carnet de numéros, c'est une méthode bien plus efficace, mais elle n'a à le savoir alors que je tire ma chaise pour m'y installer à cheval, dossier entre moi et la vampire. Je pose les mains sur le dossier et mon menton sur celles-ci alors que je la dévisage, que je prend note des moindres détails de son visage.


« Si tu veux me mordre, je prend la pareille, ma belle. Tu es ici chez-moi, et je ne mord que lorsque la femme est nue. Je ne crois pas que tu aies ce qu'il faut pour cela. »

De nouveau je me fait blessant à son égard, et mon sourire est franchement prédateur. Un sourire que j'ai mis un bon nombre de temps à perfectionner.

« Et je pourrais bien sortir séduire une femme, mais il y a dans mon appartement une qui semble me résister, et s'il y a bien quelque chose qui me plaît, c'est le défi.

Je persiste à garder ce ton des plus intimes afin de la garder sur la jambe arrière, afin de la voir détaler. Tu es ici chez-moi, et je sens une pointe de colère commencer à poindre. Je peux habituellement laisser ma façade hors de ces murs, et la présence de la vampire m'impose d'être ce que je ne suis pas.

« Mais tu sais, je crois que je vais te prendre au mot. Tu as donc trois choix, puisque tu es ici chez-moi. Tu peux me laisser répondre à quel goût aurait tes lèvres, tu peux te dévêtir et que je te morde et que tu me le rende, ou tu peux terminer ce thé et partir, bien que tu peux aussi le laisser, je le jeterai. »
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#36901 : Re: Entrons dans la tanière du loup Mer 2 Mai - 5:27

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L'atmosphère était de plus en plus tendue et c'était comme si Grenat allait se lever à tout moment pour partir ou gifler Christian. Il faut dire qu'il en méritait une, surtout après son énième provocation. Une petite leçon s'imposait même après qu'il se soit moqué ouvertement d'elle juste parce qu'ils avaient une vision différente du rapport entre les hommes et les femmes. Grenat assumait totalement d'être une "romantique" ou du moins ce n'est pas le mot qu'elle aurait utilisé pour se décrire mais il résumait bien sa façon de pensée. En revanche, elle comprenait qu'on ne partage pas son avis mais pas qu'on s'en serve contre elle. Grenat resta tout de même calme et elle l'écouta rire avec dignité.

Elle n'allait tout de même pas rester calme très longtemps, surtout après que Christian ait parlé de mordre une femme nue, c'était surréaliste. La DJ se fichait complètement du sort qu'était réservé aux femmes qui l'accueillaient dans leur lit et cette pensée eut l'air même de la dégoûter. La vampire avait été patiente jusque là mais les choses ne s'arrangeaient pas ce n'était pas entièrement de la faute du masseur. Cette dernière avait ajouté sa pierre à l’édifice en restant là à essayer de lui renvoyer ses piques. Le plan qu'elle avait en tête n'allait qu'agrandir le fossé qui se creusait entre eux. Un plan plutôt machiavélique et qui ne lui ressemblait pas mais il venait de parler de morsure et elle avait donc l'intention de lui montrer quel effet cela procurait. Peut-être que cela lui ferait oublier l'envie de la séduire. Grenat pensa qu'à ce stade ce n'était même plus un défi mais plutôt un rêve éveillé bien qu'elle se doutait qu'il ne pensait pas ce qu'il disait puisque c'était trop gros à avaler (sans mauvais jeu de mot...). Elle resta d'abord droite à le regarder sourire, au fond elle en était déboussolée mais elle se retenait de montrer une quelconque émotion, elle s'était juste permise de lâcher un long soupire. Cependant, elle n'avait pas retouché à son thé, signe qu'elle était incapable de faire passer quoique ce soit.

Ce qui la faisait tenir était le sentiment agréable qu'elle ressentait en sachant qu'elle était en train de casser les pieds de l'humain à rester là. La vampire savait qu'il souhaitait la faire fuir et rien d'autre. Le bel homme avait réussi son coup car Grenat ne pouvait pas supporter un pique de plus. Elle posa donc la tasse sur la table basse et se leva sans un mot. On pouvait penser qu'elle allait se diriger vers la porte mais non, elle se pencha vers Christian, un sourire forcé aux lèvres.


"Le premier choix me plaît bien" Chuchota-t-elle tout en étant écœurée par ses propres paroles mais cela faisait partie de son projet de vengeance.

La DJ se rapprocha de plus en plus et assez rapidement afin de ne pas laisser le temps à son interlocuteur de répliquer. Alors que ses lèvres allaient atteindre celles de sa victime, elle jeta un oeil sur ses mains qui étaient sur le dossier de la chaise et elle en attrapa une avant de le regarder avec un confiant et teinté de malice. La vampire ne souhaitait pas l'embrasser et elle n'allait pas se forcer à le faire, elle voulait juste porter son attention ailleurs. Etre si proche de lui l'avait tout de même un peu troublé et elle le trouvait beau mais ça restait là... Maintenant qu'elle avait atteint sa vraie cible, elle planta ses crocs légèrement sur l'intérieur de son bras droit, vers son poignet et relâcha le membre. Le but n'était pas de lui faire mal ni de boire son sang mais de lui laisser une marque, la douleur était un petit extra. C'était un bon moyen pour que le massothérapeute se souvienne d'elle, surtout lorsqu'il allait se servir de ses mains, que ce soit sur ses clientes ou ses conquêtes...


"Je n'ai pas besoin que tu sois nu pour que je te morde, moi..." Dit-elle en reculant.

La blessure était peu profonde et commençait à saigner mais pas de quoi se croire dans un film d'horreur. En voyant le liquide rouge, les yeux de Grenat pétillèrent mais elle s'éloigna vite afin de ne pas se ruer sur lui pour lui lécher le bras. Elle lui jeta un dernier regard avant de se rendre jusqu'à la porte d'entrée. Elle n'était pas aussi satisfaite qu'elle l'aurait pensé car ce n'était pas dans ses habitudes de faire ça. C'était comme si Christian avait révélé un côté sombre à force de la chercher mais une chose était sûre, elle n'allait pas recommencer. Elle n'aimait pas non plus qu'on pense du mal d'elle mais après ça, elle imaginait que l'humain allait la détester. Elle qui était venue faire la paix, allait repartir avec la hache de guerre...


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#36905 : Re: Entrons dans la tanière du loup Mer 2 Mai - 9:06

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Le petit jeu continue, et je peux sentir la tension monter entre moi et la vampire alors que je sais qu'elle lutte contre l'envie de me gifler. Vas-y, petite, je n'attend que cela. Donne-moi raison, frappe-moi, prouve que je suis vil à tes yeux, que tu ne peux plus me regarder sans avoir envie de vomir. Je ne suis rien, et tu n'es rien pour moi non plus, sinon une intrus dans mon domicile. Cela dit, la violence attire la violence et lorsqu'elle aura frappée, alors je pourrais la chasser. À dire vrai, je pourrais déjà le faire, elle n'est point invitée et dépasse de loin les limites de son séjour en ma demeure. Elle ne touchait plus son thé, cela dit, et c'est pour moi une petite victoire bien mesquine que de voir qu'elle arrive au terme de ses réserves de patience. Un signe, peut-être, ou simplement mon thé est-il mauvais. J'en prend une gorgée moi-même et me rassure. Son visage neutre ne me trompe pas, ses yeux bien plus expressif qu'elle semble le croire.

La vampire se lève enfin, et je ne me donne pas la peine de feindre imiter le mouvement, attendant de la voir partir. Mes yeux vont pour la tasse qu'elle a lâchée et je me sens un peu rassuré, peu désireux de me faire ébouillanter en ma propre demeure. Le silence est lourd, mais elle reste un instant sans bouger, me causant de froncer les sourcils. Que mijote-t-elle... Petite vampire, je vois dans tes yeux des idées défiler et enfin te vois choisir une d'elle alors qu'elle se penche sur moi. Je me renfrogne encore un peu avant que mon air disparaisse devant ses mots. Si elle pensait me surprendre, elle a raison mais une part de moi est blessée. Oui, c'est sans doutes idiot mais la surprise passe sur mon visage avant de reprendre un air neutre, sourire qui ne fait point briller mes yeux. Nous y voilà. La vérité de la vie, alors qu'elle pose la main sur la mienne, son visage près du mien. Je ne fais pas mine de me rapprocher, laissant la vampire sceller le sort d'un baiser, mais ce ne sera pas le prince charmant qu'elle aura mais le vilain crapaud.

La surprise revient, et avec celle-ci une pointe de douleur alors qu'elle ne m'embrasse pas, se penchant pour venir mordre l'intérieur de mon poignet. Un son m'échappe, pas de véritable panique mais de stupeur alors qu'elle perce la peau et qu'un peu de sang commence à couler et que la vampire se retire, reculant comme si elle craignait que je la frappe. Une part de moi le souhaite, alors qu'elle vient de prendre quelque chose que je n'avais consenti, un viol, la prise d'une des rares parties de moi qui était encore indemne. Ma main tremble, et je regarde le sang paraître sur ma peau, perle grandissant au rythme des battements de mon cœur. Ainsi, elle ne me voulait même pas pour mon corps, et mon sang... elle n'avait pas bu, simplement mordue par malice, parce qu'elle pouvait. Je me relève alors qu'elle se dirige vers la porte, gardant une respiration calme alors que je fais une retraite au plus profond de moi, car je sens la douleur bien plus mentale et morale que physique. On ne fait pas des arts martiaux sans se blesser, après tout.

Alors si elle voulait blesser, je pouvais véritablement retirer les gants alors que j'approche. Elle semble perdue dans ses pensées, aussi je tape un peu fortement du pied, le même son que j'aurais sans doutes fait si je m'étais soudain élancé vers elle, la faisant sursauter et se tourner vers moi. À ce point seulement alors j'avance, rompant la distance entre nous pour la coincer contre la porte, ma main sur celle-ci alors qu'un filet de sang coule sur mon avant-bras, près de son visage, mes hanches contre les siennes afin d'éviter qu'elle lève le genou et me blesse. Je la regarde dans les yeux, et remarque que ceux de la vampire vont vers le sang, sans doutes l'odeur est-elle appétissante.


« Je ne me souvenais pas de t'avoir invitée au repas, Grenat Hawthorne, mais si tu prends une bouchée et recrache le tout sans le gouter, tu insulterait ton hôte. »

j'approche le poignet de la vampire, mais ce n'est qu'une distraction alors que je fond sur elle, presse mon corps contre le sien. J'aurais pu penser qu'elle serait froide, mais il n'en est rien alors que j'enfouis mon visage au creux de son cou, inspirant l'odeur de son shampoing. Elle sent bonne... L'espace d'un instant, mon esprit s'embrume mais je reprend le dessus alors que je pose un baiser sur la peau pale et délicatement tiède de la vampire, puis ouvre la bouche pour venir la mordre. J'allais garder une cicatrice au poignet, sans doutes pour le reste de ma vie, mais je viens marquer la vampire, mordant son cou délicat avec assurance, marquant la vampire d'un superbe suçon qui mettra un temps à guérir. Je garde cette pression, la laissant avoir mon poignet si tel est son souhait, le filet approchant du creux de mon coude à ce point par cette position, mon pouls puissant visible dans le poignet qu'elle a marquée et je la relâche de mes dents pour approcher de son oreille.

« Je n'ai peut-être pas gouté tes lèvres, mais au moins je connais le goût de ta peau... »
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#36907 : Re: Entrons dans la tanière du loup Mer 2 Mai - 16:13

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C’était la fin du premier acte, le moment de tirer sa révérence, ou du moins, c’est ce que Grenat pensait naïvement. Sa main était posée sur la poignée, prête à l’ouvrir, pour pouvoir s’en aller et ce, sans dire au revoir à Christian mais ce dernier ne l’entendait pas de cette oreille. Elle l’entendit bondir de sa chaise et elle eut le réflexe de se retourner. Elle le vit marcher jusqu’à elle d’un pas lourd et elle savait d’avance qu’elle allait passer un sale quart d’heure. Prendre la fuite semblait être la meilleure chose à faire mais elle n’eut pas le temps, l’homme était déjà en train de la plaquer contre la porte. Elle eut si peur qu'elle en perdit son souffle et son coeur manqua de s’arrêter. L’odeur du sang chatouilla son nez et c'est ce qui l’empêcha d’être paniquée. Elle était comme partagée entre l’envie de boire le nectar qui s’échappait de la blessure et celle de repousser violemment son assaillant.

Tout s’embrumait dans sa tête et le fait d’avoir une masse contre elle n’arrangeait rien. Elle se sentait prise au piège et elle était trop perturbée pour tenter quoique ce soit. C’était avant que Christian commette un dernier affront. Elle lui avait fait une marque et il allait lui laisser la sienne. Une autre de plus dans son cou, près de sa cicatrice. Ce qu’il était en train de faire lui rappelait le jour où un vampire avait gâché sa vie, celui-là même qui s’était permis de la mordre alors qu’elle n’avait que 18 ans. Cette fois la morsure n’était pas douloureuse mais elle était désagréable. Elle se laissa faire, les yeux grands ouverts et la bouche entrouverte, elle poussa un faible gémissement en sentant son sang se faire aspirer. Avoir un suçon n’était pas dérangeant, juste gênant, c’était le fait de se sentir impuissante une nouvelle fois qui était insupportable au point qu’elle sentit les larmes monter.

Après avoir terminé, le masseur l’acheva avec une phrase assassine mais ce qu'il ne savait pas était que Grenat était en train de bouillir de l’intérieur. Attisée par le sang et la colère, elle posa ses mains lentement sur le torse de l’humain et le poussa assez fort pour le faire reculer. Ne sachant pas encore vraiment contrôler sa force, elle le poussa une nouvelle fois afin de le faire tomber à terre tout en expirant un faible cri de colère. Elle baissa la tête en respirant fort et remarqua à ce moment là que du sang avait coulé sur elle. Ses mains tremblèrent et elle regarda Christian qui était sur le sol avec un air paniqué, comme si elle avait peur de craquer et de lui faire vraiment mal. Elle ne le souhaitait pas malgré ce qu’il avait pu lui faire parce qu’elle n'avait pas un fond méchant. Épuisée par la journée et par toutes les émotions qu’elle avait pu ressentir, elle tomba finalement à genoux face à lui et elle posa sa main tremblante sur son cou tout en tenant son visage avec l'autre.

La vampire se sentait vraiment mal, écœurée à la fois par les événements et fatiguée de devoir se contrôler. Si elle avait su, peut-être n'aurait-elle pas mordu Christian. Elle l'avait aussi fait souffrir et elle s'en voulait. Une bonne dose de sang pouvait en partie la réconforter mais ce n'est pas ici qu'elle allait le trouver, hors de question de se servir sur l'humain. La jeune femme retira vivement son pull tâché et le jeta au loin, laissant apparaître un débardeur noir. Elle ramena ensuite ses genoux contre sa poitrine et les entoura de ses bras. On pouvait voir qu'elle était déboussolée au point qu'elle n'arrivait pas à se lever. Elle voulait juste rester un instant assise et se calmer pour pouvoir repartir. Elle souhaitait aussi savoir si elle n'avait pas blessé celui qui l'avait mordu en le faisant chuter.  
Alors qu'elle l'observait, une larme coula puis une autre. Elle hoqueta de surprise puis elle sécha vite ses larmes en ayant les yeux rivés sur le sol mais elle peinait à stopper le flux. Elle se sentait maintenant idiote de pleurer et de se montrer faible mais c'était simplement les nerfs qui lâchaient ou bien Christian avait réouvert une plaie qu'elle pensait s'être refermée.


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#36922 : Re: Entrons dans la tanière du loup Jeu 3 Mai - 8:52

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Il y a quelque chose, dans la notion de mordre quelqu'un, de primitif. Le fait de marquer la peau de quelqu'un cruellement, de dominer et être dominé est propre aux animaux dont nous sommes les descendants, et je me laisse aller à cela. Alors que je me recule, cela dit, ma satisfaction fond cruellement rapidement en croisant le regard de la vampire, ses yeux rouges brillants alors que je sens mon estomac sombrer au cœur de la terre, et mon commentaire n'est que d'autant plus déplacé. Le jeu était terminé, maintenant, j'en ai la certitude et l'attaque vient, brutale. Oh, je m'y attendais, une vampire garde tout de même une force surnaturelle et, toute frêle que soit Grenat, elle n'est pas moins une buveuse de sang. Ses mains se posent sur mon torse et la poussée vient, mais la force n'est retenue et je me retrouve à tomber sur le dos après un vol d'un ou deux mètres. Mes entrainements d'arts martiaux me sauvent la mise alors que je roule sur moi-même pour amoindrir le choc et préserve ma tête de rencontrer le plancher avec moins de succès que j'aurais aimé. Je me cogne le crane, et je me retrouve sonné un instant alors qu'une voix dans ma tête me hurle de me relever. Grenat et moi, nous jouons un jeu de dominance et dans cette position, dieu seul sait ce que la vampire va faire.

Chancelant, je me redresse, mes jambes bien peu assurées alors que je prend une position défensive de combat dans un effort futile de me défendre. Oh, pas futile parce qu'elle n'est efficace, mais bien parce que la vampire n'a fait un geste dans ma direction. Elle tremble et je la regarde s'écrouler à genoux, portant la main à la marque cruellement rouge sur sa peau pale, la dérobant à mes yeux alors que d'autre rouge attire mon attention. Rosatre, à dire vrai, alors que des larmes coulent des yeux de Grenat, chacun d'elle un poignard dans mon âme. Je viens de blesser une vampire, une femme innocente dont le seul véritable crime était d'ouvrir une plaie que je ne souhaite pas voir rouvrir.

Il y a un monstre dans cet appartement, et ce n'est pas la vampire.

Alors que je la regarde écraser les larmes dans un effort impuissant de les cacher, je ne peux cette fois m'empecher d'éclater de rire. Son cri de colère aura à coup sûr dérangé mes voisins, puisque je ne suis jamais bruyant. Sans doutes la police est-elle déjà en chemin, qui sait. Et je ris, un rire qui n'exprime pas le plaisir ou la joie mais la dérision la plus pure. Elle a souillée mon sanctuaire, y a apporté quelque chose qui n'y était le bienvenu. Et le pire est que je n'ai plus qu'une envie, celle de l'attrapper pour la consoler.

Je suis vil. Je suis le monstre qui blesse pour ne pas être blessé.

Je la regarde puis pose un genou en terre, concession pour ne pas m'approcher mais au moins être au même niveau que la vampire, tentant de capter son regard. Lorsque je parle, ma voix est plate, vide de toute émotion, de toute bravade et de tout jeu.


« Il n'est pas plaisant d'être à la merci de quelqu'un qui peut te blesser cruellement, n'est-ce pas, Grenat Hawthorne. Que ferais-tu, toi, pour ne plus jamais te retrouver ainsi? »

Sans doutes me suis-je cogné trop salement la tête et que mon jugement en est affecté. Cela dit, je ne pleure pas, ce ne serait pas viril, mais je sens une poussière dans mes yeux alors que je serre les dents et le poing, involontairement faisant couler un peu de sang sur mes doigts alors que je la fixe.

« J'ai fait mon choix quant à cela, jeune vampire. Ne tente pas de pousser car je ne suis plus quelqu'un de bien. Dans une autre vie, j'aurais pu admirer ta détermination, ta force, mais cet homme est mort. »
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#36926 : Re: Entrons dans la tanière du loup Jeu 3 Mai - 11:01

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Christian s’était relevé et Grenat en fut presque soulagée. Elle avait envie d’aller le voir, de panser son bras, comme un ultime effort pour réparer ce qu’elle avait fait. Cependant, elle savait très bien qu’en s’approchant trop du sang, elle risquait de faire de vilaines choses. Elle était mise à nue, fragile comme elle ne l’avait pas été depuis longtemps et plutôt que d’être en colère et de rajouter une couche, elle pensait toujours aux autres. C’était sûrement un moyen d’étouffer sa souffrance et de passer à autre chose.

De la rage, elle n’en avait plus, elle était vidée, tout était passé entre ses mains lorsqu’elle avait poussé l’humain. Il n’y avait rien de plus désagréable pour elle que de laisser parler sa colère ou même montrer une certaine fragilité. Elle se battait toujours pour rester forte et elle faisait croire que rien ne l’atteignait, c’était raté pour cette fois. Il existait des gens comme Christian ou même elle qui arrivait à déstabiliser quelqu’un juste en appuyant sur un bouton. N’était-ce pas de cette façon que tout avait commencé ? Le jeu était terminé et personne n’avait gagné.

Le rire de Christian lui glaça le sang, il était différent ce qu’elle avait pu entendre jusqu’à maintenant. Peut-être était-ce sa façon d’exprimer son désarroi, elle l’ignorait et ne souhaitait pas le savoir de toute façon. Lorsqu’il se mit sur les genoux, elle recula de surprise et relâcha ses jambes, comme si elle était aux abois. Elle crut un instant qu’il allait tenter autre chose mais il prit seulement la parole. Elle leva ses yeux humides vers lui, le visage inexpressif jusqu’à ce qu’il lui pose une question.

Grenat fronça les sourcils et redressa le buste, ses pieds partaient maintenant vers l’arrière. Ces quelques mots donnaient une mine d’informations ou du moins elle en conclut qu’elle avait raison depuis le début. On lui avait fait du mal et il se retrouvait à faire de même. Un sentiment qui n’était pas partagé par la vampire et elle tenait à le faire savoir.


“Je fuis, constamment mais je ne fais souffrir les autres sciemment… Devrais-je en vouloir à tous les vampires pour autant ? Ou même à ceux qui ont pu me faire du mal ? Pourquoi penses-tu que je repousse les hommes !”


La dernière phrase était une question rhétorique et au vu du ton employé, c’était un sujet sensible. En effet, Grenat avait un peu élevé la voix mais elle se dit qu’elle parlait dans le vide de toute façon. Ils n'étaient pas si différents en fait car ils repoussaient tous deux le sexe opposé mais pas de la même façon. Elle soupira puis écouta de nouveau ce que son interlocuteur avait à dire. Elle commençait à comprendre sa position mais pour elle il y avait des limites à tout. Ce qui était fait était fait et il fallait accepter son fameux choix. Cela signifiait qu’elle devait s’en aller et l’oublier. Difficile à faire maintenant… Peut-être pouvait-elle se vanter d’avoir pu aller aussi loin malgré tout.


“La seule personne qui est morte ici c'est moi. Tu as un avenir tout trouvé, peut-être finiras-tu seul mais tu n’auras pas l’éternité pour pleurer… “

La vampire était désormais plus sèche et âpre mais encore une fois, cela ne lui ressemblait pas. La vraie Grenat se battait au fond de son cœur meurtri et elle avait des choses à dire. Elle sécha une dernière larme en passant sa main dessus et retint celles qui arrivaient. Elle pleurait si rarement que tout le poids qu’elle n’avait pas lâché auparavant pesait lourd sous ses yeux.


“Ton cœur est si bruyant, je l’entends crier à chaque fois… Comment ne pas vouloir le réconforter, tel un bébé qui pleure la nuit et qu’on vient border”

Actuellement, c'est plutôt elle qui avait besoin d’être bordée… MaIs l’approcher était risqué. En réalité, elle n'attendait plus rien de Christian et elle était trop fatiguée pour lutter plus longtemps. Enfin, à par si ça valait le coup.


Dernière édition par Grenat Hawthorne le Jeu 3 Mai - 13:30, édité 1 fois


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#36927 : Re: Entrons dans la tanière du loup Jeu 3 Mai - 12:37

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Petite fleur fragile, je regarde la femme qui est là, qui tente de se rassembler alors que je l'ai fait tomber en pièces. La sensation n'est pas nouvelle, j'ai maintes fois causé les pleurs des femmes depuis ma « mort », mais ceci est différent. Les attentes de la vampires ne semblent pas être celles d'une femme qui veut le corps d'un homme et qui ensuite s'attache à lui, voulant le faire sien. Les attentes de Grenat sont, faute de meilleur mots, enfantine. Elle est la jeune fille avec un bâton qui tripote quelque chose qu'elle ne comprend, sans réaliser le mal qu'elle fait. Je commence à m'en rendre compte, alors que la vampire pleure de ma cruauté gratuite. Je ne peux soutenir son regard et je baisse mes yeux sur mon poignet. Elle m'a mordue simplement par caprice et pour me provoquer, et j'avais poussé trop loin, une fois n'est pas coutume. Pire, je peux enfin mettre le doigt sur ce qui m'a échappé, soit le fait qu'un de ses vêtements a disparu. Du regard, je sonde le couloir et l'aperçoit, boule jetée au loin pour une raison des plus superflues.

Je sympathise avec un morceau de vêtement. Je dois vraiment m'être secoué le cerveau en tombant.

Elle parle, et je reporte mon attention sur elle pour voir que les larmes semblent, pour l'instant, avoir cessées et que la vampire reprend du poil de la bête. Pour ma part, une nausée me menace et je tente de l'ignorer, tout comme j'ignore mon cœur qui bat sourdement dans mes oreilles, menaçant d'étouffer les paroles de la vampire. La colère? Non, ce n'est pas la colère qui me rend aussi idiot, mais la douleur. Elle me dit qu'elle repousse les hommes, et pourtant je ne peux m'empêcher d'écouter son explication. Semblable, oui. Elle passe ensuite à une vague lamentation de soi, puis enchaîne avec une nouvelle pique envers moi. Celle-ci, loin de m'irriter, me donne un sourire en coin qui ne monte à mes yeux. Trop près, le souvenir me brûlait, effaçait mes propres résistances et je n'avais plus envie de rien. Je serre les dents, la poussière agaçante dans mon œil, non je n'ai envie de pleurer. Je la regarde, l'espace de quelques instants et comprend exactement pourquoi je suis tant le centre de son intérêt.


« Tu me suivais, depuis ce temps, simplement parce que tu trouves que je te ressemble... »

Une illumination pour mon cerveau endolori alors que je secoue la tête et me redresse afin de l'approcher. Je tend de prime abord ma main droite, mais me ravise pour tendre la gauche, venant toucher la joue de la vampire. Celle-ci est encore moite des larmes qu'elle écrase avec une telle rage, et je ris. Un rire bas de dérision alors que je secoue la tête.

« Tu dis que j'ai toute ma vie, mais tu sais aussi que je n'ai l'éternité. J'ai mal, et je ne laisse plus personne prendre quelque chose de moi que je ne peux pas reprendre. Mon corps est mien, et je le partage. Mon cœur n'est plus à prendre. »Je met un instant, puis regarde mon poignet, puis la vampire. « Bien qu'il semble que ce soir, j'ai perdu la dernière chose que je n'avais donné. J'ai donné mon cœur, mon corps, mon âme, mes larmes mais je n'avais donné mon sang, pas dans ce sens. Félicitation. »

Mes mots, cela dit, manquent du mordant que je pourrais y mettre. La défaite la plus totale est là alors que je me relève tant bien que mal et vais vers la chemise pour la prendre de ma main valide. Sans même regarder la vampire aux yeux rouges, je demande, calmement

« Je ne connais d'astuces pour faire disparaître le sang de tissus, je suppose que c'est pour cela que tu l'as jetée? Je peux comprendre. Il y a des jours que j'aimerais aussi jeter tout ce qui est à moi. Ce serait plus simple. Je peux te prêter une chemise, tu n'es pas obligée de rester avec quelqu'un qui te dégoûte. Je ne m'attend pas que tu la ramènes, celle-là. »

Une manière fort simple de la congédier, et la laisser enfin comprendre. Je la débecte, elle est comme moi, et sans doutes déteste-t-elle aussi l'animal qu'elle voit dans le miroir. Avec la fin du mystère, elle va enfin passer son chemin, puisque je ne lui suis plus d'aucun divertissement, d'aucune utilité.
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#36931 : Re: Entrons dans la tanière du loup Ven 4 Mai - 5:25

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L’homme qu’elle avait en face d’elle était subitement calme, posé et lucide, c’était bien la première fois qu’elle le voyait ainsi. Sa tête avait dû cogner plus fort qu'elle ne le pensait... Il avait mis le doigt sur un point intéressant, Grenat cherchait-elle vraiment à le suivre parce qu’ils étaient similaires ? Elle l’ignorait mais c’était une possibilité. Il avait eu l’air sûr de lui en le révélant et la vampire se contenta de hausser une épaule. Il faut dire aussi que plus on repousse quelqu’un, plus on a envie de creuser et c’est ce qui était arrivé. En creusant, Grenat n’avait pas trouvé de trésor mais des plaies béantes et elle n’en avait tiré aucune victoire ni satisfaction. Ce n’était pas faute de l’avoir prévenu mais elle n’avait simplement pas compris à quel point il était atteint. C’était triste d’en arriver là mais en même temps nécessaire. Malgré tout, cette histoire lui avait permise d'en apprendre plus sur ses propres faiblesses et elle avait l'intention d'avancer, de réparer ce qui n'allait pas.

La seule chose qu’elle eut du mal à comprendre était le fait que Christian lui caresse la joue. Elle ne montra d’ailleurs aucune résistance et elle avait même maintenant encore plus envie de pleurer. C’était un petit réconfort bienvenu, l’équivalent d’excuses et quelque part, ça l’apaisa. Le canadien aurait pu se moquer d'elle, la mettre plus bas que terre mais non, il baissait les armes et la jeune femme le prit en compte. Son “félicitations” lui était quand même resté en travers de la gorge... Elle ferma les yeux en baissant la tête et alors qu’elle allait poser sa main sur la sienne, il s’éloigna. Une faible frustration s’empara d’elle alors qu’elle le regardait se relever, mais elle était aussi curieuse de savoir ce que le canadien allait faire. Ce dernier attrapa finalement son haut qu’elle avait retiré à cause du sang et les paroles qu’il prononça la fit sourire légèrement. Sa proposition était appréciable bien qu'elle se demandait vraiment pourquoi il tenait à la couvrir. Malgré tout, c’était un bon moyen d’apaiser les tensions. La jeune femme se leva en s’aidant de ses mains qu’elle posa à plat sur le sol et elle marcha calmement jusqu’à lui ou du moins, elle essaya. Arrivée près de lui elle tituba et manqua de tomber, elle dû donc se rattraper au bras musclé de l’homme mais pas celui ensanglanté. Gênée, elle recula d’un pas en prenant appui fermement sur ses pieds et posa ses mains sur ses joues encore un peu rouge.

C’était assez troublant de voir qu’en quelques minutes les choses avaient changé du tout au tout mais Grenat se demandait si ça allait durer. C’était sûrement mieux de se quitter en bon terme… Enfin… Le souhaitait-elle vraiment ?


“Oui c’est gentil merci… Je ne me vois pas rentrer avec un pull souillé de sang, je fais déjà assez peur comme cela. Je l’ai jeté parce que j’ai eu peur d’être trop attirée par le sang, là ça va, peut-être parce que je suis épuisée…”

Elle se mit à bâiller en mettant sa main devant sa bouche puis elle garda ses yeux rouges sur lui. Son regard et ses traits étaient plus doux. La vampire était tout de même triste que l’homme pense qu’il la dégoûtait. Ce n'est pas sa personne qu'elle avait eu du mal à supporter mais plutôt sa façon de la regarder comme un bout de viande, l'impression qu'elle n'était rien et ne parlons pas du suçon. Elle lui en voulait mais elle ne le détesta pas, elle aussi avait baissé les armes. Elle secoua la tête avant de répondre, comme pour signifier qu'il avait tort. Il l'avait vu craquer, faible et désorientée, une facette qu'elle ne montrait à personne. Elle s'était révélée à lui et en avait montré beaucoup en peu de temps. Ce n'était pas rien et c'est ce qui rendait leur relation spéciale quelque part.

“Si tu me prête quelque chose je te le ramène, c’est la moindre des choses, non ? En revanche, si tu ne veux plus me voir, je le laisserais devant ta porte”


Le fait qu’elle sache où il habite était très pratique… Mais pas au point qu’elle revienne à la charge tous les quatre matins. Juste rendre ce qui ne lui appartenait pas et elle savait qu’elle n’aurait rien de plus. Une chose était sûre, elle n'était pas intéressée par son coeur... Il ne voulait pas d’elle dans sa vie et elle craignait que les choses s'enveniment si elle montrait un quelconque intérêt pour lui. L’homme qu’elle voyait maintenant lui plaisait bien plus mais ce qu’il venait de lui faire était encore trop douloureux pour entièrement lui pardonner. Elle peinait à se pardonner elle-même aussi, il faut dire qu'elle n'avait pas présenté d'excuses pour l'avoir mordu ni pour être restée chez lui sans son accord... La vampire posa ses mains sur sa bouche et semblait ailleurs. Elle tentait de se remettre les idées en place, de digérer toute cette soirée et elle était prête à faire un pas vers son "hôte". Elle ramena ses bras vers sur son coeur et elle ouvrit la bouche mais les mots eurent du mal à sortir. Elle respira un bon coup et s'exprima cette fois en le fixant.

"Je suis désolée, pour tout..."


La vampire chuchota la fin en baissant la tête. Elle ne dit rien de plus car sa gorge tremblait encore. Grenat avait l'impression d'être aussi désolée de la souffrance qu'on avait pu causer à Christian mais elle s'excusait surtout d'avoir tout retourné. Elle ignorait ce qu'il lui était arrivé mais elle se doutait que cela devait être grave pour en arriver à ce point. Elle ne s'attendait pas à être pardonnée mais elle tenait qu'il sache qu'elle n'allait pas se venger ou rajouter une couche.


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#36997 : Re: Entrons dans la tanière du loup Mer 9 Mai - 8:50

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Je la laisse au sol, songeuse de cet étrange échange que nous avions. Pour l'instant, l'un comme l'autre sommes à court de venin, semble-t-il. La jeune vampire portait un joli débardeur noir, confortable sans doutes mais je ne laisse pas mes pensées s'égarer. Elle finit par se relever et approcher, je me sens me tendre un peu puisque, après tout, notre dernière proximité n'a pas été un instant tendre. Cela dit, elle trébuche et mon réflexe est de l'empêcher de se casser la figure, ou mon plancher puisque celui-ci est déjà éprouvé par ma chute. Elle se redresse, et je peux voir le rouge passer à ses joues, me laissant de plus en plus perplexe de la nature de notre relation des plus conflictuelles. Je peux sonder mes sentiments, mais le moment n'est pas propice. Du liquide chaud coule sur mes doigts et je baisse les yeux sur ma main, un peu de sang commençant à tomber sur le plancher. Les blessures de poignets... Saloperies. Pire encore, je réalise qu'on pourrait craindre que je sois un affilié de vampires ou ai été agressé par un lycanthrope. Si c'est le cas, ma carrière est terminée. La tête me tourne de cette perspective et j'en manque presque d'écouter la vampire. Ses excuses sont étranges, alors que je lève mon bras blessé afin d'arrêter un peu le saignement dut à la gravité. Elle baille, et je secoue doucement la tête alors qu'elle accepte de prendre un nouveau vêtement. Ceux-ci sont la plaie de mon monde, et je regarde la jeune femme presque s'étrangler sur ses paroles, des excuses pour tout... Oui, elle a beaucoup à s'excuser d'avoir fait, mais je secoue la tête négativement.

« Je refuse tes excuses. Tout ceci, tout ce fiasco est de mon œuvre, tu n'as été que la victime. Je n'aime pas laisser qui que ce soit approcher de ce qui peut me faire mal. » Je ne peux retenir un rire amer « Tu es la première femme à venir dans ces murs, je ne reçois jamais sinon. Bienvenue dans mon sanctuaire, c'est pour cela que je suis franchement hostile. »

Je la regarde, elle semble encore si fragile, et pourtant je sens encore ma tête me lancer d'avoir été poussé par celle-ci avec une telle force. Je m'approche lentement vers elle et ose tendre le bras, venant tranquillement ceinturer la jeune vampire pour l'attirer contre mon torse. Je la regarde dans les yeux alors que je tente de me faire à la logique de ce que je vais faire. Elle se laisse faire et je l'attire contre moi un peu plus, frissonnant malgré moi de cette proximité. Je n'avais pas menti... Je la trouvais attirante, et la tenir ainsi évoque quelques pensées fort déplacées.

« Je suis celui qui doit s'excuser. Je te manque de respect cruellement, je te blesse pour t'empêcher de toucher quelque chose qui est encore trop tendre de ma vie. Je n'aime pas être ouvert, et je ne te connais pas assez pour en parler, mais je peux t'offrir ceci en guise d'excuses. Je sais que tu es fatiguée, et tu es la bienvenue à rester pour le thé, et je peux laver ton vêtement de suite si tu préfères attendre. Entretemps... Puisque c'est déjà partiellement fait. »

Je relève lentement mon bras blessé et l'approche de la vampire. Le sang coule déjà moins vite, mais y toucher recommencera le flot. Ma vie n'est pas en danger, loin de là, mais je la regarde et un petit sourire me vient aux lèvres

« Je t'offre un petit repas. C'est peu, mais le mieux que je peux faire pour le moment. Avant que je le panse, si tu en as besoin. »
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#37011 : Re: Entrons dans la tanière du loup Mer 9 Mai - 17:46

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"Je refuse tes excuses", juste ces quelques mots avaient eu l'effet d'un coup de poignard dans le coeur de Grenat. Elle avait eu si peur de la réaction de Christian après s'être excusée qu'elle était attentive à chaque mot prononcé. Heureusement, ce n'était que le début d'une explication qui faisait l'effet d'un pansement sur le coeur de la vampire et elle en soupira longuement. Elle n'était pas entièrement d'accord, tout ceci n'était pas que de sa faute mais il était inutile de le contredire. Elle l'écouta calmement tout en le fixant avec un air un peu triste puis elle hocha la tête pour signifier qu'elle comprenait. Ses yeux ne pointaient pas vers le sang et elle se concentrait pour l'éviter, la jeune femme avait hâte qu'il aille se soigner. Une autre pensée traversa son esprit, elle se doutait déjà qu'aucune femme n'était entrée puisque qu'elle n'avait pas sentit d'odeur féminine. Devait-elle se sentir privilégiée quelque part ? Cette idée la fit sourire au vu du contexte de sa venue. Tout ça parce qu'il avait oublié sa veste.

Maintenant que les choses avaient été mises au clair, la DJ s'attendait à ce que l'humain aille lui chercher un pull et que l'histoire se terminerait là mais non. Contre toute attente, le masseur l'amena vers lui et il n'eut aucun mal à le faire. Elle était légère, lui grand... Et surtout, elle ne le repoussa pas. La première raison était la surprise, elle ne s'y attendait vraiment pas et ses réflexes étaient encore fatigués. La deuxième était qu'elle en avait simplement besoin, point difficile à admettre pour elle. En général, la vampire ne prenait dans ses bras que ses amis, les membres de sa famille ou son petit ami si elle sortait avec quelqu'un. D'ailleurs, cela faisait un long moment qu'elle n'avait pas été dans les bras d'un homme et la sensation était très étrange mais pas désagréable. Elle garda ses bras le long du corps et son visage surpris vint se poser contre le torse du bel homme puis elle sentit ses bras se resserrer autour d'elle. Une faible chaleur l'envahit et elle réfréna d'autres larmes qui menaçaient de couler.

Ils s'étaient amusés à se tourmenter pour finir dans les bras l'un de l'autre, c'était surréaliste. Cependant, Christian n'avait pas de mauvaises intentions ou du moins, elle le ressentait comme ça. Elle ne voyait là qu'une simple étreinte qui visait à la réconforter. C'était en partie réussie mais il était encore trop tôt pour que Grenat soit entièrement satisfaite. Elle posa tout de même ses mains sur son dos, comme pour vouloir le réconforter lui aussi et elle leva la tête afin de le regarder. Elle avait vu la bête et elle voyait maintenant le prince, c'était loin d'être déplaisant finalement.
Elle l'écouta ensuite s'excuser, des simples mots qu'elle attendait depuis un moment. Ses mains se resserrèrent sur le dos du canadien et elle cacha son visage sur son torse. Cela lui faisait un bien fou, surtout qu'elle n'aurait jamais pensé auparavant qu'il pouvait être aussi tendre. Elle releva ensuite la tête curieuse de savoir ce quoi il parlait puis elle vit son bras ensanglanté devant les yeux. Elle recula aussitôt en relâchant sa prise et posa ses deux mains sur sa bouche en regardant Christian. La vampire était choquée par sa proposition et elle secoua la tête.


"C'est le fait d'être tombé sur la tête qui te fait dire ça ?"

Grenat ne souhaitait pas faire d'humour mais elle avait du mal à comprendre. D'un côté, cela lui faisait plaisir qu'il lui propose son sang, ce n'était pas rien. Mais de l'autre, elle n'était pas d'accord. Elle avait peur de lui faire mal ou d'être dans un état second si elle commençait à boire du sang directement sur son bras.
Elle s'excusa d'un signe de tête pour avoir réagit comme cela puis elle décida de lui expliquer les raisons de son refus.

"Je te remercie, vraiment mais... Je ne peux pas, j'ai mordu une fois quelqu'un il y a longtemps et ça ne s'est pas bien passé... Il vaut mieux que tu ailles mettre un pansement"

Rien que d'y penser lui donnait la nausée alors elle chassa vite cet horrible souvenir de son esprit. Elle avait un peu faim en réalité, heureusement elle s'était nourrie avant de venir et puis elle pensait rentrer de toute façon. Cependant, Christian venait de lui proposer gentiment de rester pour lui laver son pull. Une manière détournée de ne pas lui prêter d'affaire d'ailleurs mais qu'importe. Grenat ne se sentait pas encore en état de repartir seule non plus donc autant rester un peu. Elle alla s'asseoir sur le canapé et montra son vêtement du doigt avec un petit sourire.

"Je veux bien que tu le lave si ça ne te dérange pas, je crois que je vais me reposer un peu"


La DJ se mit à bâiller une nouvelle fois et elle posa son dos contre le dossier du canapé. Une envie irrépressible de dormir lui prit et elle ferma les yeux. La journée avait été éprouvante et le sommeil semblait maintenant occulter tout le reste. N'avait-elle pas peur de s'endormir là ? Plus maintenant.


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#37013 : Re: Entrons dans la tanière du loup Mer 9 Mai - 21:24

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Un nouveau refus d'une offre que je lui fais, la vampire pourrait se montrer blessante mais j'écoute avec attention ce qu'elle dit, une nette amélioration de l'ignorer et prendre la mouche. Ce serait simple, oui, mais inutile à ce point alors que la vampire s'excuse et me demande de me soigner. « Ce ne s'est pas bien terminé. », ce mots, ils me font froid dans le dos mais je hoche la tête tranquillement et la relâche. Pas de hâte inutile, pas un rejet dans un sens puisque je ne peux juger ce que je n'ai vécu et ce que je ne vivrai pas. L'éternité... La notion elle-même me terrorise, je l'avoue. Ne jamais pouvoir s'attacher à quoi que ce soit sans quoi cette chose disparaîtra avant toi. D'un coté, c'est triste, et surtout peu enviable, la vie ne vaut la peine de vivre que si elle prend fin. Une éternité, ce doit vite être lassant.

Elle dit accepter l'offre et je lui souris. Si elle ne portait pas un débardeur, je lui aurais bien donnée une chemise mais pour l'instant, si elle reste, c'est inutile alors qu'elle va vers le salon, clamant qu'elle va se reposer. Je profite donc de ce temps pour aller à la cuisine afin de prendre une trousse de premiers soins. Utile, oui, et peu utilisée à ce jour sinon les pansements. Avec prudence, je désinfecte la morsure avant d'appliquer la gaze pour ensuite panser. Le faire à une main est un défi peu commode mais possible alors que je termine le pansement, serrant confortablement mais avec une bonne pression puis me dirige vers le pull de la vampire. Je passe à la petite buanderie de mon appartement et y glisse le chandail seul avant de partir le tout et revenir vers le salon, attrapant le thé refroidi de la vampire de la table pour la trouver endormie.

Un instant de pure incrédulité me prend alors que je regarde le culot de cette femme qui dort là où je n'aurais jamais invité une femme mais, à défaut de sang, je peux bien la laisser dormir. Je pose donc la tasse sur la table avec prudence, observant le visage de la vampire alors qu'elle dort. Sereine, fragile et vulnérable, il y a là quelque chose d'attirant, ce visage pale entouré de mèches bleues, je ne la touche pas, cela dit, et ce ne dure qu'un instant avant que je ne me reprenne et m'éloigne. Elle dort assis, montrant bien combien elle était éprouvée, aussi je prend mon livre et m'installe dans mon fauteuil qui, habituellement, me permet d'écouter en tout calme ma musique. Je reprend ma lecture, mais de temps en temps je porte mon attention vers mon invitée, celle-ci dormant solidement alors que le temps passe. Cela dit, je n'arrive pas à trouver le sommeil et quelque chose me tracasse, bien que je ne sais quoi.

Il est presque cinq heure lorsque je comprend exactement ce que mon esprit embrumé par la perte de sang, le choc au sol et le manque de sommeil tente de me dire, alors que je me lève pour aller vers le balcon. Au loin, la nuit violette passe lentement vers des teintes plus légères.


« Merde... »

Je la regarde, la vampire qui s'est endormie dans mon appartement que j'avais pris pour sa vue et ses grandes fenêtres. Le soleil risque de se lever et, de tout ce que je sais, je réalise qu'elle risque de brûler si je la laisse là. Je panique un instant avant de me diriger vers ma chambre, tirant les rideaux pour les fermer et des vêtements pour les épaissir. Ceci est une tentative désespérée et je ne réalise même pas pourquoi je le fais. Cette fille doit me haïr, elle le devrait et pourtant me voilà à la sauver. Hospitalité, me dis-je alors que je me recule pour regarde mon œuvre. Ce doit tenir, sans quoi...

Je retourne donc auprès de la vampire et hésite, tendant la main pour chasser une mèche de cheveux de son visage dans un effort de la réveiller en douceur, mais elle ne fait que pencher la tête dans ma paume. Je n'ai pas le temps de jouer, aussi je m'accroupis près d'elle et passe un bras sous ses genoux, l'autre autour de ses épaules et je fais un effort de la soulever en douceur. Elle ne pèse rien... Dans mes bras, elle semble encore plus pale par comparaison de ma peau près de la sienne, fragile. Je la porte telle une petite princesse jusqu'à ma chambre et l'allonge avec prudence, posant sa tête sur mon oreiller. Sa peau est froide... est-ce là un signe d'un malaise de la vampire? Je ne sais pas, aussi je reste à hésiter alors que je me redresse. Je vais fermer les lumières de l'appartement et mettre à sécher le pull de Grenat avant de regagner la chambre. Elle n'a pas bronché et je n'ai pas la certitude de la soulever pour tirer les draps, aussi je me retrouve à devoir me demander comment elle va réagir au réveil. Je me mord la lèvre, ma tête commence à me lancer et je ferme la porte de ma chambre. Le noir est total, étouffant et je me retrouve à presque paniquer avant de me reprendre. Elle dort, elle ne voudrait me faire de mal, n'est-ce pas? Je ne peux pas risquer qu'elle se réveille et panique, aussi je retire mon chandail pour le laisser tomber au sol avant d'avancer à tâtons vers le lit et y grimpe avec prudence. Je trouve le corps de la vampire et doucement l'attire contre moi comme pour l'inciter à se lover et ferme les yeux. Je dors de manière peu agitée, aussi je sais que la vampire, au réveil, si elle le fait avant moi, sera encore contre moi, un bras la ceinturant. Avec cette notion et le fait qu'elle ne pourra bouger sans me déranger, je me laisse aller au sommeil à mon tour.
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#0 : Re: Entrons dans la tanière du loup

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