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L'appel du sang (Ft. Elizabeth Rosenbach)

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Message Sujet: L'appel du sang (Ft. Elizabeth Rosenbach) Sam 18 Nov - 13:54

Effy Brown
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ROSENBACH
Elizabeth
L'appel du sang
J’ouvris difficilement les yeux, ce réveil était semblable à celui d’un lendemain de soirée, comme si l’on avait dormi pendant quelques années et que soudainement on revenait à nous et que l’on prenait lentement conscience du temps qui venait de s’écouler. Ma chambre était totalement plongée dans l’obscurité, seul mon réveil, qui indiquait d’ailleurs minuit passé, produisait une faible lueur, bien évidement insuffisante pour éclairer la pièce. Je portais les mains à mon visage, frottant mes yeux au passage, étalant sûrement un peu plus de crayon noir sur mes yeux qu’au préalable et grimaçant un peu sous la fraîcheur de mes mains. Je n’avais absolument pas froid et pourtant il semblait que je me sois endormie au dessus de mes couvertures. D’ailleurs, en y réfléchissant, je ne me souvenais pas m’être endormie dans mon lit… je me souvenais m’être assoupie dans le canapé.. mais après, c’était le trou noir.

Je me relevais, un peu nauséeuse et fis quelques pas jusqu’à la fenêtre avant d’ouvrir les stores. Il faisait nuit noire, quelques étoiles parsemaient le ciel et les rues étaient désertes. Je plaquais mon dos à la vitre, y cognant par la même occasion, l’arrière de ma tête. Cette sensation me piqua au vif et déclencha un de ces petits flash-back, un souvenir qui revint instantanément et qui me fit repenser à une situation similaire, alors que mon dos se retrouvait contre un miroir… mon miroir.. celui même qui trônait dans mon salon. J’observais le plafond avant de fermer les yeux un instant, me torturant intérieurement afin de pousser mon cerveau à se souvenir. J’ouvris de nouveau les yeux, un pressentiment des plus amers me nouait l’estomac et formait une boule dans ma gorge, ça m’empêchait de réfléchir. Je posais mon regard sur mon drap et mes yeux s’écarquillèrent aussitôt. Ces derniers étaient blancs et il n’était pas bien compliqué de déduire qu’il devait y avoir un problème lorsque ceux-ci arboraient une teinte des plus inhabituelle.

Je m’approchais nerveusement, mordillant ma lèvre inférieure, alors que je sentais toute l’incompréhension du monde peser sur mes épaules. Tout m’échappait et ma mémoire ne semblait pas avoir envie de se remémorer les évènements passés. Ici et là, des tâches écarlates parsemées, puis une plus grosse tâche que les autres, plus inquiétante. Je n’avais mal nul part et je tâtais chaque parcelle de ma peau pour m’en assurer. Aucune douleur, aucune trace, aucun bleu, rien. Peut être ne m’appartenait-il pas… mais dans ce cas qui aurait pu venir s’échouer ici pour rendre ma déco plus sanglante ? J’espérais fortement ne pas découvrir de cadavre dans mon salon ou pire, dans ma baignoire. Par réflexe, et certainement aussi parce que je commençais à avoir la trouille, je me mis à courir jusqu’au salon et je pu soupirer de soulagement en constatant qu’aucun cadavre n’avait bousillé mon parquet. Mais en revanche.. mon miroir attira mon attention pendant de longues secondes. Finalement si, y’avait bien un truc qui avait bousillé mon parquet et c’était du sang. Il n’y en avait quelques gouttes mais ça suffisait à entretenir la panique qui me gagnait peu à peu. Qui est-ce que j’avais buté et bon sang pourquoi ça ne me revenait pas ?

Ma tête tournait tout à coup et j’eus besoin de m’asseoir presque aussitôt. Je sentais que quelque chose d’important m’échappait, quelque chose que je ne devrais pas ignorer et qu’il fallait que je découvre très vite. Le meilleur moyen pour me détendre et m’aider à avancer, c’était de prendre une bonne douche. Alors je me hâtais vers la salle de bain et ôtais mes sous-vêtements avant d’entrer dans ma douche. D’ailleurs.. le fait de n’être qu’en sous-vêtements ne m’inquiétait pas plus que ça, j’étais habituée à ne pas dormir bien habillée alors ce point là me semblait moins étrange que le reste. Je fis couler l’eau et cette dernière ruissela sur mon visage, m’arrachant un petit hoquet de surprise. Je passais mes doigts dans mes cheveux, les rejetant en arrière au fur et à mesure qu’ils s’humidifiaient, songeant que la température de l’eau réchaufferait sans doute mon corps froid.

Je savonnais mon corps avec lenteur, perdue dans mes pensées et alors que mes doigts passaient dans le creux de mon cou, je sentis que ma peau s’électrisait, j’ôtais mes doigts avec précipitation et fermais les yeux. A présent je sentais mes souvenirs me revenir un à un, les un après les autres.. je voyais des cheveux rouges, je ressentais la surface glacée du miroir contre mon corps et la seconde d’après, j’observais des prunelles dorées dans ce dernier, je pouvais voir mon reflet, et le sien.. à cet inconnu qui était là avec moi, la nuit précédente. Je me souvenais surtout de cette effroyable douleur dans mon cou, cette impression de ne plus avoir de force et ce sourire sur son visage. C’est d’ailleurs lui qui m’avait conduit à ma chambre.. et là les souvenirs étaient un peu plus vagues, je me rappelais bien avoir eu son corps contre le mien, avoir senti un bref instant ses lèvres sur les miennes mais.. je peinais à faire la reconstitution de ce qui avait suivi. Je vis, durant une fraction de seconde, une paire de canines étincelantes et je compris pour la deuxième fois que cet homme n’était pas du genre humain.

J’ouvris les yeux, l’eau coulant toujours à flot sur mes cheveux, mon visage et mon corps. Je restais plantée ainsi pendant de longues minutes, avant de me décider à sortir de là et à m’enrouler dans une serviette. Je m’observais dans le miroir en passant. Ma tête était tout bonnement affreuse, sans doute que ce miroir, s’il avait des jambes, se mettrait à courir comme j’en avais présentement envie. C’est un peu caricatural mais dire que je ressemblais à un « zombie » me semblait pourtant adapté. J’étais blanche comme un yaourt et mes cheveux noirs n’arrangeaient rien, j’avais l’air d’être en phase terminale d’un cancer mais à part ça, tout allait bien et puis, j’étais en vie et je n’avais rien de cassé, c’était plutôt positif.

Je dois avouer que changer mes draps et frotter mon parquet au milieu de la nuit était suspect, d’autant plus lorsqu’on essayait de se débarrasser d’une literie ensanglantée après un sommeil qui vous ôtait tous souvenirs. Je suppose que c’est cette opération ménage qui me donna à ce point la dalle. Je me penchais devant mon frigo qui était… incroyablement vide et me demandais si être confrontée à ce néant alimentaire était humain. M’auto permettant de conclure que oui, je décidais de sortir, à plus de minuit, afin de me balader et trouver de quoi manger. Que ce soit un sandwich bien calorique ou une glace à l’eau vendue dans la rue, peu m’importais, j’avais les crocs.

Ça faisait bien trente minutes que je marchais dans les rues à la recherche d’un de ces magasins nocturnes qui me remplissaient toujours de joie. Et rien à l’horizon, pas un chat. L’air se refroidissait à vue d’œil et pourtant, je traînais en t-shirt avec pour seul apport de chaleur, ma veste en jean. Après un gros soupire je tentais de me convaincre qu’il valait mieux lâcher l’affaire et rentrer bredouille chez moi. J’avisais une rue très peu éclairée qui semblait être un de ces raccourcis que l’on prend que lorsque qu’il fait jour parce que l’on risquerait de faire de mauvaise rencontre à une heure tardive. Bien évidement, ce n’étais pas ce « risque » qui allait me dissuader d’avancer. Je m’engageais dans la ruelle en fronçant le nez car toutes les odeurs flottantes dans l’air semblaient s’être donné le mot pour agresser mes récepteurs olfactifs. Et une odeur particulière attira mon attention. Elle se distinguait des autres, elle me paraissait forte et paralysait tous mes sens. Je ne pouvais l’ignorer, comme si elle m’appelait, avec force et insistance. Je marchais mécaniquement vers sa source, comme si chacun de mes pas était guidé par elle et lorsque je tombais enfin sur un homme assis par terre contre un mur, saignant abondamment de l’abdomen, j’arquais simplement un sourcil. Il n’était pas compliqué de déduire ce qu’il s’était passé ici, faut dire que les éclats de verre et la bouteille de bière, brisée en deux sur laquelle on pouvait noter la présence d’hémoglobine, aidaient pas mal.

Je me penchais, m’accroupissant à ses côtés et l’odeur métallique qui l’entourait me fit froncer le nez. L’odeur était si forte, si entêtante que je crus un instant que j’allais vomir. Mais d’un tout autre côté.. cette même odeur éveillait quelque chose en moi, que j’étais incapable d’expliquer. Elle me procurait une sensation étrange, qui m’était inconnue, comme un besoin intense qu’il fallait assouvir au plus vite et je me penchais d’avantages pour renifler cette odeur qui émanait du blessé. Ça me prenait à la gorge, ma mâchoire était si serrée que je me demandais quand est-ce que j’allais me casser une dent. Ma gorge était affreusement sèche comme si je m’étais abstenue de boire pendant une journée d’été. J’humectais mes lèvres du bout de ma langue, ma tête tournait de nouveau, comme tout à l’heure et je dû une nouvelle fois m’asseoir, m’installant face à l’homme, le cul posé sur le goudron, la tête entre les mains. Je percevais comme un sifflement continu dans le centre de mon crâne qui me faisait perdre mes moyens, je me sentais presque… vide de l’intérieur, comme si je perdais tout contrôle de moi même, tel un pantin relié à son maître par de simples fils. Il m’était difficile de réfléchir et de distinguer où je me trouvais, ce que j’étais venue y faire et ce que je devais faire, là maintenant.

Je relevais doucement la tête, ma conscience était tiraillée entre deux envies totalement opposées. L’une semblait plus raisonnable que l’autre, en effet rebrousser chemin et tenter de reprendre les rênes semblait être plus sage, cependant, il m’était impossible de me relever sur mes jambes. Je secouais la tête, fermant les yeux, me concentrant sur mon palpitant qui au lieu d’accélérer sous la panique, cognait lentement contre ma poitrine, comme s’il parvenait à être apaisé au cœur de ce chaos psychologique. Je crois que ce fut son erreur, à cet homme de gémir à moitié avant de s’adresser à moi d’un ton implorant, me demandant de l’aider et d’appeler le samu. J’ouvris alors les yeux, de belles prunelles rouges se plantant dans les iris affolés de l’homme à terre. Je lui offris un sourire se voulant bienveillant, tandis que mes canines s’allongeaient, menaçantes.

Je le détaillais du regard, plissant légèrement les yeux, arquant un sourcil et reniflant son odeur avec intérêt. De nouveau, elle dansa autour de moi, m’enveloppant de sa chaleur et me guidant vers elle un peu plus près, alors que je m’approchais dangereusement de mon inconnu. Brutalement, je me jetais sur lui, le plaquant au sol sauvagement, m’asseyant sur son abdomen pour voir son visage se déformer en une grimace de douleur. J’en profitais pour sourire de nouveau, me positionnant à califourchon sur lui, caressant sa joue du bout des doigts avant d’enfoncer furieusement mes crocs dans sa peau. Je sentis le liquide chaud couler entre mes lèvres, puis dans ma gorge, c’était une sensation des plus excitantes, le goût métallique du sang envahissait ma bouche, dansait contre mon palais et me donnait envie de plus, encore et toujours plus. J’enfonçais mes ongles dans son cou, serrant sa nuque dans mes doigts, alors que son sang coulait à flot, dégoulinant même sur mon menton. J’aspirais avidement tout ce précieux jus d’humain qui s’échappait de son corps pour venir abreuver le mien et rassasier ma soif.

Il parut protester une seconde encore avant de perdre connaissance, sa tête retombant doucement sur le côté tandis que je relâchais son cou pour venir saisir son poignet et mordre dedans comme s’il s’agissait d’une pomme bien rouge et bien juteuse. Il me sembla entendre vaguement quelque chose, non loin de là, mais j’étais plus préoccupée par mon repas en train de mourir que par ce qui pourrait éventuellement venir le troubler. Je me contentais de boire ce que le cœur de cet homme pouvait pomper. Ma soif était grandissante et je me sentais soudainement revigorée et surtout, pleine de puissance. Et ce dont j’étais sure, en cet instant précis, c’est qu’il me fallait plus de sang.




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Message Sujet: Re: L'appel du sang (Ft. Elizabeth Rosenbach) Sam 18 Nov - 15:44

Elizabeth Rosenbach
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L'appel du sang

Feat Effy Brown
Voilà maintenant deux jours qu’Elizabeth avait accepté de prendre le rôle de Damian au sein des Sanguinaires. Quoique… Prendre le rôle n’était pas un terme approprié car rien ni personne ne pourrait remplacer Damian Black au sein de sa propre famille.
Danae était pourtant venue la chercher, accompagnée de plusieurs autres sanguinaires pour lui apprendre la disparition de l’homme qui l’intéressait tant, tant pour sa position que pour son physique et son intellect. La nouvelle n’avait néanmoins aucunement ébranlé la vampire qui ne connaissait guère l’homme le plus recherché de Londres. Elle avait alors appris de la bouche de son infante que sa personne avait cependant retenu l’attention du Sanguinaire. Bien sûr, elle n’aurait jamais dû devoir reprendre la place du Père, mais son fils, Klaus, avait, disait-on disparu, recherchant son père par monts et par vaux, laissant sa famille dans le désarroi le plus total. Ainsi s’étaient-ils décidés à se tourner vers la femme qui avait attiré leur leader.
Lizzie n’avait posé aucune autre question. Elle s’en posait, c’était normal, mais aucune question ne valait sa nouvelle position. Elle devenait la Mère des Sanguinaires, le groupe le plus recherché et le plus violent de Londres. Elle devenait l’Impératrice de ces hommes et ces femmes bien décidés à reprendre le dessus sur les Insectes de Londres, humains ou créatures. Et ce rôle, elle l’acceptait volontiers.

En tant que nouvelle propriétaire du Saloon, Elizabeth s’était arrangée pour recruter une autre barmaid, lui permettant de quitter bien plus tôt lorsque l’envie s’en faisait sentir. Et ce soir-là, l’envie s’en faisait sentir, une envie bien particulière puisqu’il s’agissait, pour la première fois depuis son arrivée au sein du clan, de rendre visite à ses nouveaux enfants. Ainsi la rousse avait-elle laissée sa nouvelle employée gérer seule le bar pour la soirée.
Doucement, sans se presser afin de ne pas attirer l’attention, Elizabeth se dirigeait donc, mine de rien, vers les égouts de la ville. Dieu… Pourquoi fallait-il que ces enfants se terrent dans les égouts ? Elle observa sa tenue, jusque-là immaculée. Tant pis. Il lui faudrait rapidement trouver un moyen de reconstruire le Manoir des Sanguinaires. Elle avait entendu parler de ces ruines qui se trouvaient dans l’un des quartiers riches de la ville, peut-être y aurait-il un moyen de les racheter pour les réhabiliter… Enfin. Cela serait quelque chose à voir plus tard.
Plus que vingt minutes de marche, et elle arriverait enfin à l’entrée des égouts. Tout se passait parfaitement bien. Elle arriverait, prendrait ses marques au sein du clan qu’elle ne connaissait que trop peu et se renseignerait sur les différents plans et actions à mener. De belles banalités pour cette soirée, et pourtant des tâches indispensables pour toutes prises de poste et surtout pour devenir la Mère de ces vampires. Il lui fallait leur démontrer sa présence et son envie de maintenir la ligne de conduite édictée par Damian.

Les kilomètres avalés, Elizabeth gardait la même cadence, s’empressant de rejoindre sa nouvelle « famille ». Elle s’arrêta pourtant à deux kilomètres de son lieu d’arrivée. Une odeur venait de lui chatouiller les narines. Métallique, l’odeur commençait à l’entourer de toute part. Du sang. En abondance. Quelqu’un devait être en train de se vider de son sang non loin de là. Sa tête se tourna vers la droite. Une ruelle s’étendait face à elle. Sans hésiter, elle s’y engouffra, doucement, ne sachant ce qui l’attendait au détour de celle-ci. Elle ne fut pas déçue du spectacle. Sous ses yeux se déroulaient une véritable scène de meurtre, perpétré par une jeune vampire sans expérience visiblement, sûrement abandonnée par son créateur, pour agir de la sorte. Sans un mot, la rousse s’adossa au mur gauche de la ruelle, le regard toujours fixé sur la sangsue et sa victime. Les bras croisés, Elizabeth secoua la tête. Quelle façon de manger sale et clairement malvenue. Elle ne pouvait néanmoins pas quitter les lieux sans s’y attarder. Pour sûr, elle avait eu le « malheur » de se trouver sur le lieu du crime, son odeur imprégnant les lieux. Or, certains agents, et notamment Lukas Christiansen, connaissaient son odeur alors qu’elle était déjà suspectée d’un double meurtre. Trouver un corps avec son odeur risquerait ainsi de faire revenir la police de Londres chez elle, chose qui n’était pas réellement dans ses plans, d’autant plus depuis qu’elle avait accepté de reprendre la tête du clan le plus détesté de Londres. Lorsqu’enfin la femme s’arrêta, se fut pour mieux replonger ses crocs dans le poignet de sa victime, déjà visiblement éventrée. « Cela suffit. » Dit simplement son aînée en quittant son pan de mur. « J’espère que votre deuxième action sera de nettoyer tout ce bazar » Continua-t-elle en montrant la scène. « Votre nom, votre âge et votre créateur ». Son ton n’appelait à aucune réclamation. Sèche et froide, Elizabeth attrapa la jeune femme dégoulinante de sang par le col. « L’on ne vous a jamais appris à vous sustenter proprement ? » S’indigna-t-elle alors que sa robe se tâchait à son tour de vermeil. Au moins ne risquait-elle plus de se salir avec les égouts, sa tenue était désormais bonne à jeter.
La vampire rejeta la femme à terre. « Dépêche-toi de tout faire disparaître. » A ses pieds, elle jeta un briquet. « L’alcool et le feu ne font pas bon ménage. Alors fais ce qui doit être fait. » Attendant les actions de la femme, Elizabeth se recula à nouveau, pestant intérieurement contre sa curiosité qui l’avait poussé à s’engager dans la ruelle.


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Message Sujet: Re: L'appel du sang (Ft. Elizabeth Rosenbach) Dim 19 Nov - 5:15

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L'appel du sang
Il est parfois difficile de s’extraire à une tâche que l’on s’est soi-même confiée, d’arrêter simplement ce que l’on est en train de faire et de s’en détacher avec la plus grande indifférence. Là tout de suite, je ne serais pas bien objective en disant à quel point il est dur de se raisonner, parce que j’étais dans un état de frénésie si intense que je n’avais même plus conscience de ce qu’il se passait. Et ce n’était pas ce liquide rouge.. si précieux, qui coulait dans ma gorge, qui allait m’aider.

Une nouvelle odeur se mit à flotter dans l’air, j’aurais bien collé l’étiquette « féminité » à cette odeur si cela avait un sens. A vrai dire, je décelais également une lointaine odeur d’alcool et tandis que je me détachais de mes pensées à propos de cette odeur, je vis une femme, qui n’avait pas l’air bien choquée par la scène et qui m’observait attentivement. Sa chevelure rousse descendait en cascade sur ses vêtements blancs et je peinais à l’observer plus attentivement, le nez plongé dans le sang qui coulait du poignet de ma victime. Je jetais un œil au pauvre homme, presque intégralement vidé de son sang et ne cillais pas, il devait être mort et c’était moi qui l’avait tué.

La voix ferme de la nouvelle venue me fit arquer un sourcil et je tentais d’ôter mes crocs de la chair dans laquelle je les avais plongé. Je me concentrais sur les mots qui sortaient de sa bouche pour reprendre le dessus sur cette part de moi affamée… ou plutôt assoiffé, vu le contexte. Nettoyer ? Je fronçais le nez, lâchant le poignet qui retomba mollement à terre tandis que mes yeux rougeoyants observaient tout autour de moi, alors que je tournais la tête tantôt à gauche, tantôt à droite. Je n’eus pas vraiment le temps de détailler les lieux plus que nécessaire car je me vis soulever par l’inconnue. Je secouais doucement la tête et me débattais furieusement, incapable de recouvrir mes esprits. Elle me demandait de lui dévoiler mon identité, mais les mots restèrent bloqués dans ma gorge, alors que peu à peu, je me souvenais de qui j’étais ou du moins… de qui je pensais être.

Je fuyais son regard dur en baissant légèrement la tête, observant le sang qui tâchait mes vêtements, alors que je faisais peu à peu surface, la créature monstrueuse ayant pris possession de moi s’éloignant par petits pas. Le choc fut rude lorsque je me retrouvais projetée par terre, aux côtés du corps sans vie et mes yeux rouges ne furent plus, reprenant leur couleur cendrée de d’habitude. Le briquet tinta en tombant et je tendis la main pour l’attraper et le saisir entre mes doigts tremblants. Je peinais à respirer, je portais une main à mes lèvres et je frottais vigoureusement ma bouche, mon nez et pour finir, l’intégralité de mon visage en espérant y chasser le sang qui s’y trouvait. Je sentais le goût de la culpabilité jusque dans ma gorge et cela forma d’ailleurs une boule oppressante qui m’empêchait de dire quoi que ce soit.

J’essayais de comprendre ce qu’il m’était arrivé et pourquoi je m’étais approché de cet homme sans même tenter de lui venir en aide, c’était comme si je revivais la scène, du dessus sans être capable d’agir autrement. Je sentais son sang encore présent sur mes lèvres et visiblement inondant mon t-shirt. Je ne savais pas si je devais être horrifiée de ce que j’avais fais, être terrifiée de cette pulsion qui m’avait envahit ou bien me laisser envahir par la panique et cesser de retenir les larmes qui ne demandaient qu’à couler le long de mes joues. A quatre pattes, le visage au dessus du goudron, je sentis deux petites perles d’eau rouler sur ma peau avant de s’écraser sur la rivière noire.

Je jetais un coup d’œil au cadavre à mes côtés sans cesser de me demander ce que j’avais foutu, ce qui m’avait pris et ce que je devais faire, là maintenant. Qu’est ce qu’il allait se passer alors que j’étais visiblement devenue une meurtrière… et que j’avais volé sa vie à cet homme… qui m’avait même supplié de lui venir en aide et pire encore, de ne pas lui faire de mal. La détresse dans ses yeux, cet air implorant, je les revoyais à présent nettement et je le vivais mal, sûrement moins que lui, qui n’avait pas survécu mais je peinais à croire que tout cela était réel. Dans quel monde aurais-je pu agir ainsi… sans raison apparente. Mais ce qui enfin me frappa alors que la chose était évidente, c’est que je m’étais abreuvée de son sang.. et qu’à ce jour je ne connaissais qu’une seule créature pouvant être capable de cet acte effroyable. Je secouais vivement la tête, refusant de me confronter à l’évidence.

Faire disparaître ce corps.. en le brûlant comme semblait le proposer la rouquine, ce n’était pas recevable. Il devait avoir une famille, des amis, qui voudraient savoir ce qui lui est arrivé et pouvoir lui offrir un enterrement digne de ce nom. Je savais bien que je n’avais en aucun cas le droit de penser ainsi, tout était simplement de ma faute et sans moi, il serait sans doute envie, il était égoïste de ma part que de parler d’une fin digne alors que je lui avais sauté dessus pour mieux le pousser vers la mort. Cela soulagerait probablement ma conscience que de lui voir attribué un petit cercueil douillet dans lequel il finirait par devenir poussière… mais je savais que je n’en avais pas le droit. Prendre la vie d’un être humain, c’était -à part être la chose la plus affreuse qui soit- irréparable et l’on ne pouvait revenir en arrière, j’en avais bien conscience.

Je refermais mes doigts sur le briquet, attrapant une bouteille de bière encore pleine et la déversait sur le défunt, laissant mes larmes couler à flot sur mon visage, tournant le dos à la femme qui m’avait dit ou plutôt ordonné quoi faire. Un détail attira mon attention et je me penchais alors à la hauteur de celui que j’allais bientôt faire disparaître, saisissant doucement le portefeuille qui se trouvait dans sa poche, l’ouvrant lentement, ayant peur de ce que j’allais y voir. Et mes larmes inondèrent mon visage alors qu’une photo de lui et de sa famille, sa femme et sa fille se trouvait là, sous mes yeux. Je la posais simplement sur lui et abandonnais le portefeuille à terre


« Je suis désolée… Je suis tellement désolée.. »


J’allumais la petite flamme, tendant le bras vers l’abdomen de ce jeune père de famille et la flamme devint plus grande, elle se déplaça, s’agrandit et enveloppa ce corps dans ses bras. Je reculais prudemment d’un pas, puis d’un deuxième, me heurtant au mur qui m’apporta le soutien dont j’avais besoin pour ne pas perdre l’équilibre alors que mes jambes menaçaient de se dérober sous mon poids. J’étais devenue.. une meurtrière.. mais pire que cela.. j’étais devenue une de ces créatures nocturnes.. aux crocs pointus. J’inspirais aussi calmement que possible. C’était la première fois que je voyais un cadavre mais je dois dire que The Walking Dead m’avait ôté la peur de ces derniers.

Je me tournais lentement vers mon inconnue, chassant l’eau de mon visage du revers de la manche, les yeux bien rouges, plongeant mon regard dans le sien. Sûrement devait-elle être une vampire.. et sans doute avait-elle l’habitude de tuer et se débarrasser des corps de la même manière qu’elle me l’avait indiqué.. ? Une mèche de cheveux retomba mollement devant mes yeux et je n’avais pas même la force de la replacer derrière mon oreille, je regardais toujours, entre mes cheveux, les prunelles de celle qui m’avait sorti de mon état bestial.


« Effy.. c’est mon nom. J’ai 18 ans. »


Je peinais un peu à aligner deux mots mais je prenais sur moi, elle m’avait demandé des informations et elle n’avait pas l’air de faire dans la douceur, autant dire la vérité le plus rapidement possible. Je fermais les yeux une seconde.. Mon créateur ? Celui qui serait-donc à l’origine de ma nouvelle condition et indirectement l’auteur de ce massacre ? Des cheveux rouges. Des prunelles dorées. Cela me revint de nouveau, comme plus tôt sous la douche. Et je murmurais alors.


« Damian… Damian.. Black. »





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Message Sujet: Re: L'appel du sang (Ft. Elizabeth Rosenbach) Dim 19 Nov - 8:06

Elizabeth Rosenbach
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Tant de calinotades se déroulaient devant ses yeux. Elizabeth en aurait presque été attendrie, si elle en avait eu l’humeur et le caractère. Malheureusement pour cette jeune créature, il n’en était rien. Son regard se durcissant à mesure que la femme semblait perdue, la vieille vampire commençait à perdre patience. « Être désolée est désormais inutile, jeune fille » Prononça-t-elle froidement. « Vous auriez dût y penser avant ». Elle sembla néanmoins pourvue d’une certaine intelligence, quoique la scène pu faire croire du contraire, car Effy écouta les consignes de son aînées, brulant les preuves, et les odeurs par la même occasion, car qui aurait pu sentir des vampires face à tant de viandes fraiches brûlées ?

Enfin ! En plus d’intelligence, cette créature semblait avoir une ouïe opérationnelle, pour preuve, elle ne laissa pas les questions de la rousse sans réponse bien longtemps. Effy. Elle s’appelait donc Effy… Et son âge n’était bien guère étonnant aux vues de son état. Bien. Il lui faudrait donc désormais éviter de croiser la route de cette jeune Effy aux actions plus que douteuses. Après tout, Lizzie n’en avait que faire d’une jeune vampire sans expérience. Il était de la responsabilité de son propre créateur de la former aux arts de la nuit. Chose qui, visiblement, n’avait pas été terminée, voire commencée.
Dans un geste gracieux, faisant voler ses mèches auburn derrière elle, la damnée fit demi-tour, souhaitant bonne chance à mi mot à la jeune femme. Elle en aurait bien besoin, et Elizabeth n’avait ni le temps ni l’envie de s’occuper d’un autre petit chien. Un nom, cependant, retint son attention alors que par deux fois déjà ses talons avaient claqué le sol. Damian Black. Un léger sourire s’étendit sur ses lèvres alors qu’elle s’arrêtait. L’homme le plus recherché de la ville était donc son créateur. Doucement, la vampire se retourna à nouveau. Ses yeux rougeoyants, elle s’approcha de la créature, alors adossée au mur. « L’infante de Black. » Dit-elle en ricanant. « Quelle cocasserie. » Penchée vers la sangsue, Lizzie l’attrapa par le bras. « Ne restons pas là. »  Continua-t-elle en la trainant plus loin. « Il serait dommage de se faire arrêter en cette magnifique nuit. »

A grande vitesse, les deux nocturnes s’éloignèrent du crime. Et ce ne fut qu’au bout de plus de cinq minutes de course qu’Elizabeth lâcha enfin l’infante du grand Black. Elle l’observa alors silencieusement, une lueur d’amusement éclairant ses yeux à la couleur du sang. Sa parenté avec Black expliquait bien des choses, d’autant plus du fait de la disparition de ce dernier. Le comportement de la créature, son air perdu, affolé. Bien des faits s’expliquaient alors. « Tu as de la chance d’être tombée sur moi et non sur la Brigade » Finit-elle par dire simplement, bien plus doucereusement que ses dernières paroles. Les bras croisés, elle toisa à nouveau la créature, de bas en haut. « Que pouvait donc te trouver Damian… ». La question restait tout en suspens. Cette fille n’avait rien d’exceptionnel après tout. Enfin… Elle était jolie, quoique particulièrement sale, son visage semblait respecté des proportions que tout homme, et notamment Damian, était en droit de remarquer, mais son comportement… Une grimace traversa légèrement son visage. Son comportement n’était clairement pas celui d’une vampire bien éduquée. « Que vais-je faire de toi… » Cette question n’attendait, évidemment, aucune réponse fixe. Devait-elle la laisser là, devenir une ghoule, ou respecter le choix qu’avait fait son prédécesseur en la transformant. Le dilemme était important, et il était clair que la décision ne pouvait être prise à la légère. S’enchaîner à une deuxième infante risquait de lui attirer doublement des problèmes, d’autant que si la première était obéissante, elle ne savait rien sur celle-ci. Pourtant… Lorsqu’Elizabeth avait accepté de prendre la tête des Sanguinaires, elle avait fait le choix de protéger sa famille, de leur être fidèle. Or… Le choix que Damian avait fait, de transformer cette gamine, ne lui faisait-il pas intégrer la famille qu’était les Sanguinaires ? Elizabeth soupira. Bien sûr que si. Et c’était le choix de Damian. Elle se devait de le respecter, qu’elle en est, ou non, envie. Elle se devait d’accueillir la dernière création de Black en son sein.
Doucement, la damnée s’agenouilla alors près de la vile créature. Tendrement, elle posa sa main droite sur la joue de la jeune fille, son regard redevenu de jade. « Là… » Murmura-t-elle. « Tu es entre de bonnes mains. » Un léger sourire s’afficha sur ses lèvres. « Nous allons te trouver quelqu’un à boire ». Elle n’avait guère d’autre choix à vrai dire, si elle désirait dompter la jeune fille. Elle ne savait que trop ce que la soif faisait endurer à ses victimes, et elle ne pouvait, par acquis de conscience, pas laisser cette jeune personne en souffrir. « Tu auras tout le sang que tu veux, si tu restes attentive ». L’appât par la seule source de plaisir que pouvait actuellement ressentir Effy. C’était sûrement là la méthode la plus efficace pour obtenir toute son attention.

« Comment t’es-tu retrouvée ici, Effy ? » Demanda Elizabeth calmement. « Ton créateur ne t’a-t-il rien appris ? » La question méritait d’être posée. Damian avait disparu. C’était un fait avéré de tous, mais qu’avait-il bien pu lui apprendre, lui dire avant de devenir fantôme ? Pis, lui avait-il appris quelque chose, ou avait-il laissé cette créature vierge de toute trace ?
Les yeux effrayés de l’infante parlaient à vrai dire pour elle. Elle ne devait rien savoir, ou le strict minimum, loin d’être vital. Dans un profond soupire, entre lassitude et agacement, Elizabeth étendit ses bras vers la jeune femme. Agenouillée, elle attrapa doucement la tête d’Effy pour la poser sur sa poitrine. « Calme toi... » Répéta-t-elle plusieurs fois, dans la tendresse d’une mère. « Tu n’es pas seule, tout va bien se passer. »
Dieu. Qu’avait donc pu faire Damian ? Pourquoi l’avait-elle choisi elle ? Pourquoi avait-il disparu sans laisser le moindre indice ? Pourquoi avait-elle cédé à sa curiosité à l’odeur du sang ? Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête. Trop de questions. Et si peu de réponses.
Durant plusieurs minutes, la Sanguinaire berça la jeune infante, la dernière descendante directe de Damian Black pour la calmer. « Chht… » Murmura-t-elle. « Ta famille est là, maintenant. »

La famille.

Les Sanguinaires étaient une famille.

Cette fille en faisait partie. Elle n’avait plus le choix.

A vrai dire, Lizzie espérait que la tendresse puisse faire effet sur la petite chose qu’elle tenait entre ses bras, alors qu’autour d’elles, un monde ensanglanté se dessinait pour l’avenir. La rousse, désormais Mère des Sanguinaires, allait devoir compter sur sa famille pour élever l’infante de leur Père. Et Effy allait désormais devoir se plier à ses règles. Encore fallait-il qu’elle l’accepte.



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Message Sujet: Re: L'appel du sang (Ft. Elizabeth Rosenbach)

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L'appel du sang (Ft. Elizabeth Rosenbach)
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