Quelle race dominera la ville de Londres? L'avenir de cette ville repose entre vos mains, maintenant.
 

Partagez|

[TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Message Sujet: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Jeu 3 Aoû - 6:20

Elizabeth Rosenbach
Vampire Supérieur
avatar
Messages : 776
Points : 697
Niveau de puissance : Vampire supérieure
Emploi et loisir : Barmaid

Feuille de personnage
Âge réel: 170 ans
Taille: 1m69
Emploi: Propriétaire du Saloon

Au jeu du chat et de la souris

Feat Alexandra Earp
Il était près de minuit. Un peu plus peut être. La rue était déserte, seul le bruit de quelques voitures dans l’avenue, non loin, brisait le silence nocturne. La tête relevée vers la lune, Elizabeth se tenait là, droite, sous un lampadaire. Que le ciel était beau. L’astre de la nuit se révélait être de toute splendeur. Bientôt atteindrait-il son paroxysme, bientôt entendrait-on les hurlements lupins déchirer la nuit. Mais pas ce soir. Non. Ce soir était magnifique. Et si les lumières de Londres empêchaient les étoiles d’apparaître dans les cieux, l’Immortelle ne pouvait que s’estimer chanceuse d’être là, au moment présent.
Adossée à son lampadaire, son regard balaya la rue. Les humains, pauvres petits êtres, dormaient déjà. Dommage. Un bruit, cependant, attira son attention. Elle se retourna vivement. Un bruissement de feuille. Quelqu’un se cachait là. Silencieusement, dans le seul bruissement de sa robe de travail, la vampire s’approcha du buisson coupable. Peut-être, enfin, aurait-elle quelque chose à se mettre sous la dent pour la soirée. D’une main délicate, elle poussa les feuillés, s’apprêtant à attraper vivement quelconque humain qui se trouvaient là. Homme, femme ou enfant, elle ne faisait guère de différence. Les derniers étant, néanmoins, plus fins que les précédents, Lizzie avait tendance à les déguster plutôt que les dévorer. Le regard précis, les crocs acérés, sa main gauche fondit dans le fourré, et alors qu’elle se refermé sur l’être vivant qui s’y cachait, l’on put voir dans les yeux de la femme un éclair saupoudré de surprise et de tendresse.
Entre ses doigts se tenait un petit chiot. Ses yeux bleus fixés dans l’émeraude de la femme, elle estima son âge à quatre mois, peut-être un peu moins. « Qui a bien pu t’abandonner là… » Souffla-t-elle en observant les alentours. Cette race. Les humains. Ils n’étaient que des chiens, des abominations, seulement capable de faire attention à leur propre personne, ne se souciant du bien-être de la nature et de ses habitants. Rageusement, Elizabeth se releva, soulevant avec elle le jeune animal qui jappait faiblement. Depuis combien temps était-il ici ? Combien de personnes étaient passées sans le voir ou pire, en l’ignorant ? Tendrement, elle baissa son regard sur lui. Son long pelage noir et blanc lui indiquait volontiers la race de husky. « Je suis là… » Murmura-t-elle. « Tu n’es plus seul… » Ses mots, emplis de sens, n’avaient pas été prononcés en vain. A vrai dire, Elizabeth n’était femme à prendre soin d’autrui, mais ce petit être abandonné, et chiot apeuré et seul l’avait renvoyé quelques instants alors à sa propre solitude. Depuis le départ de Caïn, elle avait perdu bien des choses. La décision avait donc été rapidement prise de garder cette boule de poils. Ainsi, pensait-elle, ne serait-elle jamais plus seule…
Soupirant, elle observa le jeune chien. A boire… Oui, il fallait lui donner à boire. Doucement, elle s’approcha d’une fontaine publique. Il y en avait encore quelques-unes dans le Londres moderne. Touche de nostalgie dans un monde hyper connecté, Elizabeth se rappelait pourtant distinctement ses journées passées à la capitale en compagnie de son père, de ses courses à travers les rues londoniennes sans même prendre garde à comment devait se tenir une dame du monde, et malgré les réflexions de son père quant à cette même tenue, de ses arrêts, essoufflée et assoiffée face à ces fontaines et de ses grandes gorgées d’eau qu’elle avalait avant de repartir cavaler sous le regard amusé quoique légèrement courroucé de son vieux père. Oui… Tant de souvenirs étaient reliés à de simples petites fontaines d’eau… Un léger sourire mélancolique se dessina sur le visage de la femme alors qu’elle s’agenouillait près de ladite fontaine. Dans une geste doux, elle déposa devant elle l’animal qui peinait à tenir sur ses pieds et appuya sur le bouton qui fit jaillir le liquide tant espéré. Le résultat ne se fit pas attendre, d’un animal groggy, le chiot se transforma en un animal heureux. La queue happant l’air de droite à gauche, il se rua sous la cascade transparente, s’abreuvant à outrance du liquide vital, sous le regard amusé de la damnée. La main appuyée sur le bouton providentiel, Elizabeth observait l’animal sauter de droite à gauche. Son rire cristallin s’élevait alors dans la nuit noire alors que les jappements du chiot venaient se mêler à la musique. Lorsqu’enfin il lui sembla qu’il était abreuvé, Elizabeth prit le mâtineau de ses deux mains. Son regard froid avait laissé place à un visage serein, presque doux. « Comment vais-je t’appeler… » Se murmura-t-elle à elle-même. « Tu es visiblement un… mâle… » Elle l’observa quelques minutes en silence. Un jappement la fit sourire. « Adonis. » Elle hocha la tête. « Oui. Je vais t’appeler Adonis, en rappel de cet humain qui troubla le cœur d’Aphrodite et Perséphone. » C’est dans un léger rire que la vampire se releva. Elle s’éloigna de quelques pas, sans se retourne, six, tout au plus. Lizzie s’arrêta alors. Sans se retourner elle leva la tête vers le ciel. Oui. Cette nuit était magnifique. Et la lune venait encore de prouver sa magnificence en emmenant sur sa route ce bel animal. « Adonis. » Dit-elle fermement. « Viens. » Elle claqua doucement et par deux fois sa cuisse. Il dut comprendre, ou peut-être était-ce par désespoir face à sa solitude, mais l’animal sautilla jusqu’à sa nouvelle maîtresse qui le regarda tendrement. Ne manquait plus qu’un repas pour rendre cette nuit merveilleuse. Malheureusement ce repas tardait bien à venir. Aucun autre bruit n’avait transpercé le silence. Rien. Pas un son de pas. Pas même un murmure.
L’immortelle, doucement, se baissa, venant caresser la tête de son nouveau compagnon. « Je te promet que nous allons te venger. Nul humain ne devrait abandonner un être de la sorte. » Oui. Adonis devait être vengé, car si le destin ne l’avait pas mis sur la route d’Elizabeth, ce dernier serait mort dans d’atroces souffrances, sans un regard, sans une attention. Il fallait venger ce petit être innocent. C’était donc décidé. Ne sachant qui était l’abomination qui avait abandonné cet animal, le prochain humain serait la cible – et le repas – de la vampire, et pourquoi pas du petit Adonis…

D’ailleurs… Elizabeth releva la tête, un léger sourire cruel sur son visage. « Mon cher, nous allons enfin pouvoir nous repaître. » Dit-elle en fermant les yeux. Se concentrer… Elle devait se concentrer sur le moindre bruit de pas, le moindre souffle, le moindre battement de cœur. Oui… L’humain ne devait être loin. Une rue à l’est, deux peut-être. Elle ouvrir les yeux. Non. Une seule.
Dans un geste rapide, elle attrapa son nouvel ami dans les bras et courut jusqu’à l’entrée de ce qui s’avérait être une petite ruelle. Bien plus sombre que les rues extérieures, elle était néanmoins parfaite pour apprécier dans le calme et la sérénité un bon repas. Elle déposa Adonis à ses pieds et fit un pas en avant, faisant signe au chien de ne pas bouger. Bien évidemment, ce dernier en profita pour la suivre au pas. Faisant la moue, l’intérêt d’Elizabeth abandonna cependant rapidement l’animal pour en venir à son but. Là, quelques pas devant elle, une femme avançait. Cheveux auburn, corps attrayant, odeur délicieuse. Une proie magnifique en cette nuit merveilleuse. Son tailleur lui allait à ravir, tout comme ses talons hauts. L’envie qu’elle suscita chez la vampire provoqua un léger tressaillement chez cette dernière. Son dernier repas s’était composé d’un enfant et de sa mère, deux pauvres londoniens qui vivaient sous un pont. La vue de cette créature, plus que des envies de meurtre, lui rendait un appétit soudain.
Le jappement de son petit chiot vint cependant la tirer de ses pensées, et alors que la jeune fille se retournait, Elizabeth esquissa d’un sourire. « N’est-il pas mignon ? » Elle se pencha pour caresser tendrement la tête de l’animal. « Et affectueux. » Son regard, devenu rouge d’envie, croisa celui de la femme. « Saviez-vous que ce petit être vient d’être lâchement abandonné ? » Lizzie lâcha un long soupir. « Je me suis donc décidée à le recueillir. Je n’allais tout de même pas le laisser mourir de faim, de soif et de solitude ! ». Doucement, elle fit quelques pas vers la femme en tailleur, suivie de près par le chiot. « Malheureusement… » Continua-t-elle d’une voix teintée de cruauté « L’humain qui a fait cela s’en est allé sans même que je le vois. »
Un geste de la main indiqua à l’humaine la lassitude qu’éprouvait la vampire. « Les humains ne devraient pas vivre si insouciamment. Malheureusement… Vous le faites tous. » Avant que la femme ne puisse dire un mot, elle l’arrêta d’un geste. « AINSI ! » S’écria Lizzie en souriant, laissant apparaître ses deux crocs prêt à mordre. « J’ai, en cette magnifique soirée, l’envie soudaine de passer mes nerfs. Tu as de la chance ! Adonis doit mourir de faim, tu serviras donc pour la bonne cause ! » Elle passa une main dans ses cheveux roux afin de les remettre à leur place. « Il est dit, dans la Genèse que ‘c'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière’. Nous allons, ensemble, rendre cette phrase plus réelle. Tu es d’accord ? » Son rire s’éleva à nouveau vers les cieux, un rire malsain, dérangeant, n’appelant qu’au mal et à la souffrance. Et, alors que le chiot jappait, Elizabeth avança d’un pas lent vers la femme. « Allons… n’ai pas peur ma douce, cela sera juste un peu douloureux. »





Dernière édition par Elizabeth Rosenbach le Mar 3 Oct - 3:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Jeu 3 Aoû - 21:17

Alexandra Earp
Vampire Sangsue
avatar
Messages : 27
Points : 258
Niveau de puissance : Sangsue
Emploi et loisir : Les sports

Feuille de personnage
Âge réel: 24 ans
Taille: Normal o-o
Emploi: Avocate
J'avais travaillé toute la journée d'arrache-pied. La commençante avec un jogging matinal, question de garder la forme. Un corps en santé amène évidemment un esprit en santé. Donc cinq kilomètres plus tard, je m'étais douchée pour aller au boulot. J'avais trouvé un poste dans un cabinet d'avocat au privé. J'étais arrivée à Londres depuis peu, donc j'avais pris la première opportunité possible me permettant de travailler. Mon oncle avait été bien gentil de m'accueillir chez lui un certain temps, mais l'objectif en venant ici était d'acquérir mon autonomie. Dès que j'avais été embauchée dans un cabinet, j'avais donc sauté sur l'occasion, même si c'était un cabinet pas réellement spécialisé dans mes branches.  Ce cabinet d'avocat se spécialisait dans les affaires conjugales... Soit les séparations, divorces, le partage des biens et les gardes des enfants.

Ce n'est pas que je n'aimais pas ce type de dossier... Un de temps en temps ça va... Mais présentement, j'avais l'impression d'être une intervenante sociale, responsable de la médiation dans les couples dysfonctionnels. J'ai étudié pour être avocate et non pour être psychologue. Je pouvais par contre aisément comprendre pourquoi un psychologue sur deux attrape une dépression dans les cinq premières années de pratique. Juste une dispute de couple, sur qui détiendra la garde des enfants, c'est vachement épuisant de suivre la conversation durant la durée complète d'un rendez-vous. Sans parler, que j'apprenne souvent des détails impertinents pour le déroulement du dossier, mais  le tout semble être une sorte de thérapie pour certains couples.

J'avais donc appliqué dans d'autres cabinets, parce que mon domaine c'est les affaires criminelles. Ce sont les dossiers les plus complexes, mais ce sont aussi les plus excitants et remplit de rebondissements. J'attendais encore quelques réponses, mais j'avais foi en l'avenir et confiance en mes capacités. J'étais certaine que je trouverais quelque chose dans mon domaine sans plus attendre. Je n'avais qu'a me montrer patiente un minimum et croiser les doigts. Ce qui résumait bien pourquoi j'observais en ce moment même la dispute du siècle entre Mme et M Johnson...

-Comment tu pourrait t'occuper des enfants! Tu passes son temps à boire avec tes potes!

-Et toi... Tu te crois mieux à gaspiller tout ton argent dans des fringues et des chaussures?
-Les fringues en question sont NÉCESSAIRE! Pas comme ton putain de paquet de cigarettes!
- Ba mon putain de paquet de cigarettes te rend plus tolérable! Bordel!
-Donc... On y va toujours avec une fin de semaine sur deux pour monsieur?

À ce moment, la femme avait fermé finalement son clapet, prenant un air outré et j'avais finalement pu travailler... Nous avions donc passé 15 minutes de la rencontre à parler des arrangements dans la garde des enfants et 45 minutes à argumenter sur leurs défauts en tant qu'individus. C'est donc en soupirant très légèrement,  muni d'un sourire professionnel que je terminais l'entretien en rangeant le dossier dans un classeur, que je verrouillais à clé.

-On se voit donc la semaine prochaine au tribunal, prenez soin de vous, M et Mme Johnson.

Je refermais finalement la porte de mon bureau et m'étalais sur ma chaise d'ordinateur, complètement épuisé. Je replaçais une mèche de cheveux derrière mon oreille et regardais l'heure, 21h00... J'avais assez travaillé pour me permettre de me libérer... J'avais donc rejoint un nouveau groupe d'amis que j'ai rencontré récemment dans un bar. Ne travaillant pas le lendemain, j'avais disons laisser le temps filer sans réellement regarder l'heure... Je sortais finalement du bar dans les environs de 2h00 du matin. Maman et papa n'auraient pas été fier de moi... J'avais pris la décision de marcher et de ne pas prendre un taxi... Ils m'ont toujours dit qu'on peut tomber sur ses gens étranges la nuit, mais je m'étais entêtée pour ce soir, bien décidé à découvrir la ville.

Après quelques coins de rue, j'étais arrivée dans un quartier qui m'était un peu moins connu. Je décidais de m'y aventurer quand même. Après tout, tous les chemins mènent à Rome. Je passais ensuite devant une ruelle et j'entendais un jappement . Je me retournais doucement, laissant mes talons claquer dans le silence de la nuit et voyait une femme avec son chien. Ce fut plus fort que moi... Je souriais instantanément et disait d'une voix douce,

-Ho! Qu'il est mignon! Comme vous dites, il a l'air très affectueux!

Je faisais un pas vers les nouveaux venus pour aller caresser la tête de l'animal, lorsque je croisais le regard de la propriétaire du chiot. Je tombais face à un regard de couleur rouge sang. Je m'immobilisais finalement à quelques pas d'eux, cessant de faire claque mes talons sur le sol de pierre. Une vampire... Mais ses intentions ne semblaient pas hostiles pour le moment... Mais pourquoi ces yeux m'étaient pas, humain alors? Je luttais contre l'envie de fuir lorsqu'elle me racontait l'histoire du pauvre chiot. Je mordais doucement ma lèvre inférieure et regardait le petit être en soupirant,

-C'est tellement triste! Pauvre petit... Une chance qu'il est tombé sur vous!

Je réfléchissais une seconde, il me restait un peu de viande séchée dans mon sac à main. Des protéines pures et donc bien utiles après mon jogging matinal. Je souriais doucement en fouillant dans mon sac,

-Il me reste un peu de viande séchée, si vous voulez lui en donner le temps que les vétérinaires ouvrent demain en matinée!

Je faisais un autre pas vers la vampire, le sac de viande séchée à la main et m'immobilisait en haussant un sourcil à son geste de la main remplit de lassitude. Vivre insouciamment? D'accord... Marcher dans les rues de Londres à 2h du matin est un bon exemple d'insouciance. J'allais toutefois argumenter en expliquant que la maison de mon oncle était tout près, lorsqu'elle m'empêchait de continuer. J'haussais un sourcil à son ainsi, n'aimant point me faire couper la parole. Aucun avocat n’aime ne pas avoir le dernier mot. J'allais répliquer dès que la vampire respirait, mais retenait mon souffle une seconde à la vue de ses crocs et en entendant son rire.

Je faisais un pas vers l'arrière et fronçait les sourcils en écoutant la vampire. Elle voulait passer ses nerfs sur moi?! Elle se prenait pour qui? D'accord... Pour une vampire alors que je ne suis qu'une humaine... Mais cela ne lui donnait pas de tel droit! Elle était soumise à la loi comme tout le monde et ne faisait pas exception à la règle. Lorsqu'elle mentionnait qu’Adonis devait mourir de faim... Je regardais en direction du chien et laissait une expression horrifiée passer sur mes traits. Elle parlait de laisser le chien me manger là?! Cette femme est complètement folle. J'aurais dû écouter papa et maman et ne pas me promener le soir seule.

Je cessais ensuite pratiquement de respirer lors de sa récitation de la genèse...  Et son rire... Je sentais un frisson de peur me parcourir toute l'échine. Ce rire n'inspirait rien de bon, hormis la mort qui serait un doux châtiment. Je regardais la vampire comme un chevreuil effrayé devant des phares de voitures, heureusement, le jappement du chiot me ramenait à la réalité, en même temps que la vampire faisait un pas dans ma direction. Je reculais vivement d'un pas à mon tour, tout en continuant de fixer la vampire. Je laissais le sac de viande tomber à mes pieds et tenait fermement mon sac à main contre mon corps. Je replaçais nerveusement une mèche de cheveux derrière mon oreille et répondait avec conviction,

-Non... Je ne suis pas d'accord!


Je me mordais la lèvre nerveusement, montrant mes qualités d'avocate en gardant légèrement mon calme, enfin assez pour dire,

-L'exode mentionne aussi, Tu ne tueras point... Et le Levitique mentionne que celui qui tuera un animal le remplacera, mais celui qui tuera un homme sera puni de mort.


Je me léchais nerveusement les lèvres, dans l'attente de la réponse de la vampire. J'essayais de discrètement aller chercher mon cellulaire dans la poche avant de mon sac à main, pour pouvoir appeler la police rapidement. Mon coeur avait vivement accéléré de cadence, mais j'avais encore le mince espoir de pouvoir désamorcer la situation.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Ven 4 Aoû - 5:38

Elizabeth Rosenbach
Vampire Supérieur
avatar
Messages : 776
Points : 697
Niveau de puissance : Vampire supérieure
Emploi et loisir : Barmaid

Feuille de personnage
Âge réel: 170 ans
Taille: 1m69
Emploi: Propriétaire du Saloon

Au jeu du chat et de la souris

Feat Alexandra Earp
De la… Viande séchée ? Elizabeth ne put s’empêcher d’accueillir cette proposition par un rire, malvenue pour la situation, il est vrai. Néanmoins… Que l’innocence et la naïveté pouvaient être belles, quoique légèrement agaçante.
Ho… Enfin réalisait-elle sa situation. Un pas en arrière. La plus belle preuve de doute ou d’effroi des humains qui préféraient fuir comme les insectes lâches qu’ils étaient plutôt que d’affronter la mort avec dignité.
Le silence se fut. Son talon claqua alors qu’elle reculait encore d’un pas. Le sac de viande toucha le sol dans une bruit sourd, qui sembla presque étouffé tant l’ambiance était devenue moite et pesante. « Tu n’est pas… D’accord ? » Elizabeth secoua la tête. « Parce qu’il faudrait que je te demande ton accord ? » Agaçante et arrogante ? Serait-elle donc ce genre d’insecte à tenter de parlementer. Le sang de la vampire ne fit qu’un tour alors qu’à son tour l’humain se mettait à citer la Bible. Cet… insecte OSAIT citer la Bible pour se défendre ? Doucement, son visage se ferma. Un sourire cruel se redessina sur ses lèvres. Un pas en avant. Elle ferma les yeux pour humer l’air. « Magnifique… » Dit-elle. Tout était magnifique. Une belle nuit d’été, un nouveau compagnon, un repas qu’elle allait avoir plaisir à torturer, car nul vampire n’est censé ignorer que le sang est plus goûteux après avoir connu la peur et la douleur. Elle ouvrit alors les yeux. En un instant, elle se précipita vers la femme pour la bloquer contre un mur. Le sourire toujours aux lèvres, elle approcha ces dernières de l’oreille humaine. « Tu oublies quelque chose… » Murmura-t-elle. Se redressant, elle envoya sans crier gare son poing se cogner violemment dans le mur, à quelques centimètres à peine du visage de la jeune femme. Sous l’effet, sous la violence, le mur se craquela dans un bruit retentissant. « Je suis déjà morte. » Termina l’immortelle alors que les blessures de son poings se refermaient déjà sous les yeux de l’humaine.

« Néanmoins ! » Elle s’écarta de quelques pas. « J’aime jouer. Et je suis d’humeur joyeuse cette nuit. » Elle s’adossa au mur en face. « Estime toi heureuse, mes derniers amuse-bouche n’ont pas eu cette chance d’imaginer pouvoir s’en sortir. Quoique l’enfant a réussis à courir sur quelques mètres. Le temps de finir sa mère… » Son regard rougeoyant se posa à nouveau sur la femme. Doucement, son visage se referma. L’insecte manigançait quelque chose. Que cherchait-elle dans ce sac… Il ne fallut guère longtemps à la rousse pour comprendre ce que cherchait sa proie. Un moyen de communication. Sa seule porte de sortie. Un nouveau sourire, plus amusé, s’afficha alors. Cet insecte avait plus de suite dans les idées qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Peut-être que plutôt que de la tuer… « Tu ferais une belle immortelle » Reprit Elizabeth en s’approchant à nouveau de sa victime. « Mais je te déconseille formellement d’utiliser quelconque moyen de communication. » Elle posa la main sur son sac. « La Police ne peut rien pour toi. La Police est à moi. » Le bon souvenir de l’agent Christiansen la fit légèrement sourire. Oui. La Police était à elle, non pas physiquement, mais par l’idée qu’il se faisait de la barmaid. Après tout… N’était-elle pas une victime ? La pauvre victime d’un coup monté, celle qu’il faut protéger, cette pauvre et innocente femme malheureuse à l’idée de faire du mal à quelqu’un ? Il est vrai que cette naïveté était tout de même un brin agaçant. Il n’y avait eu aucun challenge et l’agent Christiansen s’était montré bien trop sentimental… Enfin… Elle n’avait plus aucun souci à se faire au niveau de la Police. D’autant que cette femme ne connaissait même pas son nom. Elizabeth d’ailleurs ne connaissait pas non plus le nom de cette femme…  Sortant de ses pensées, elle observa l’humaine. « Comment t’appelles-tu ? » S’enquit la vampire. Non pas que cette information était essentielle, mais… Peut-être devrait-elle tenir un tableau de chasse à jour… Cela pourrait être amusant, en y ajoutant même un petit souvenir de chaque victime… Pour celle-ci, son portable ferait surement l’affaire, elle semble s’y accrocher plus que de raison. « Allons… Faisons un jeu. » Dit-elle alors en arrachant des mains le sac de la femme. « Je vais te laisser trente secondes où je ne bougerais pas. » D’un geste, elle agrippa le cou de la femme. « Trente petites secondes où tu vas pouvoir tenter de fuir ou te battre. Ton avenir dépendra de ton choix. » Appuyant quelques instants sur la gorge de la victime, elle la relâcha cependant pour s’agenouiller près d’Adonis qui s’était emparé du sac de viande. « Ne t’en fais pas mon beau. Si elle choisit bien… Je te trouverais quelqu’un d’autre à dévorer. » Une dernière caresse sur la tête de son compagnon, et Elizabeth se redressa. « C’est partit. » Dans un sourire, elle fit mine de compter les quelques secondes qui séparaient la femme de son destin. Morte ou immortelle, elle allait devoir choisir.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Ven 4 Aoû - 20:47

Alexandra Earp
Vampire Sangsue
avatar
Messages : 27
Points : 258
Niveau de puissance : Sangsue
Emploi et loisir : Les sports

Feuille de personnage
Âge réel: 24 ans
Taille: Normal o-o
Emploi: Avocate
Lorsqu'elle répétait mes mots, j'avais espoir qu'elle se plierait à la loi sur le consentement. Je me contentais d'avoir un petit haussement d'épaules incertain, en répondant doucement à sa question

-Et bien... Oui... Ce serait moins rude.


Et un coup de pelle...

La vampire me regardait ensuite calmement et c'est, en récitant la bible à mon tour que j'avais perdu toutes mes chances je crois. Mais en avais-je réellement eu au départ? J'étais loin d'être convaincue et je restais humaine après tout. Son visage se fermait et ses lèvres laissaient apparaître un sourire cruel. Elle faisait un pas en avant, me faisant recule à mon tour d'un pas aussi. Je ne voulais absolument pas la perdre de vue. Magnifique? Quoi? Le récit de la bible? C'est une œuvre triste et incomplète si vous voulez mon avis! Leur code juridique à un grand manque sur le plan des articles de loi...

Deux coups de pelles...

C'était loin d'être ce que j'avais pensé... Bordel de merde... J'avais eu beau garder mon regard toujours rivé sur elle, je venais de me faire plaquer contre le mur derrière moi sans même avoir le temps de réagir. Cette vitesse... Comment j'étais censée m'échapper! C'était impossible tout simplement. Elle me murmurait alors à l'oreille, et je me rappelais alors que je devais respirer. J'avais cessé de respirer tant j'avais été surprise et effrayée par sa vitesse. Je remarquais à ce moment qu'on faisait environ la même grandeur... Détail peu pertinent alors que je voyais ses lèvres approcher de mon oreille pour me murmurer des mots. Oublier quelque chose... Non je n'avais rien oublié, je n'oublis jamais rien!

Son poing atterrissait alors juste à côté de mon visage. Je me figeais complètement et j'écarquillais doucement les yeux sous la peur. Je regardais brièvement le mur, avalant difficile ma salive. Ce coup aurait pu me tuer sans aucune difficulté. Je serais morte d'un simple coup de poing... Je retournais mon regard émeraude sur la rousse, pour observer la guérison rapide sur sa main. Ce n'était pas une vampire... Mais un putain de monstre! Une machine à tuer! Elle n'était pas morte, elle était monstrueusement effrayante! Ci c'était mon récit de la bible qui l'avait froissé, j'étais prête à retirer mes paroles!

Je continuais de fouiller dans mon sac à main, cherchant vivement mon téléphone cellulaire. La femme s'installait contre le mur face à moi, mentionnant être d'humeur joueuse. Moi j'étais plutôt d'humeur à vouloir une bonne bière pour oublier cette soirée! Je me figeais brièvement, lorsqu'elle parlait de ces amuses gueules, assimilant que légèrement les informations, j'étais plus concentré à chercher mon portable tout en gardant la rousse à vue. Elle cessait alors son récit, et je posais de nouveau mes yeux dans les siens, nerveuse et inquiète. Pourquoi avait-elle cessé de parler? Lorsqu'elle me dit que je ferais une belle immortelle... J'écarquillais vivement les yeux,

-Je ne crois pas... Je suis particulièrement chiante par moment et...

J'arrêtais de parler en la voyant approcher de nouveau. NON! Elle ne devait pas m'approcher! Pas avant que j'ai récupéré mon portable. Je refermais brusquement ma bouche à ces propos. Un air effrayé gagnait mes traits,

-Un moyen de communication? Non... Ce n'était pas mon intention... Voyons je n'os...


Et trois coups de pelles...

Je cessais de parler lorsqu'elle mettait la main sur le sac à main, sentant un frisson me parcourir toute l'échine. Non... Ma seule chance de m'en sortir. Je n'en avais rien à foutre de la police, je me ferais justice à moi-même en la traduisant devant un juge! Lorsqu'elle me demandait mon nom, je frémissais. La façon qu'elle m'observait me donnait l'impression d'être un objet d'étude. Je lui répondais d'une voix, que je tentais de garder calme malgré la peur bien visible sur mon visage

-Je me nomme Alexandra, et vous?

Elle voulait qu'on joue à un jeu? J'espérais qu'elle m'invite à une partie de billards dans un bar! Sans aucune surprise, elle m'arrachait mon sac à main puis m'expliquait les règles... Elle m'attrapait rapidement la gorge et je dirigeais mes deux mains sur la sienne pour me dégager, sans succès. Elle me serrait alors légèrement la gorge, rendant ma respiration plus difficile et saccadée. Lorsqu'elle me relâchait, je reprenais mon souffle en toussotant doucement. Le jeu était commencé?! J'avais donc 30 secondes pour faire ce que je voulais? Je demandais alors à la vampire,

-Et comment je gagne? Et je peux garder mon sac à main?


Et quatre coups de pelles...

Voyant son visage se refermer, je préférais ne pas tenter le diable plus longtemps. Je ne voulais pas qu'elle me retire des secondes en plus! Et puis... Combien coup de pelles manquait-il avant que j'ai terminé de creuser ma tombe. Sans plus attendre, je retirais mes deux talons à aiguilles. Mes mains tremblant légèrement et commençait ensuite à courir dans la ruelle, pour tourner à droite dans une intersection... Je cours tous les jours et j'ai une bonne endurance, mais comment pouvais-je rivaliser avec une vampire?! Alors que je tournais à gauche une intersection plus loin, j'eus une idée de génie... Brouiller les pistes et me cacher... Oui voilà comment j'allais gagner!

Je commençais par déposer un premier talon à aiguille dans une poubelle assez grande pour une personne. Je retirais ensuite la ceinture de mon tailleur, et la déposait dans une benne à ordure assez imposante. Je laissais bruyamment retomber le couvercle et courait plus loin, cachant mon deuxième talon dans la grille d'égout. Je trouvais en chemin un bâton de hockey brisé... Parfait, j'avais même une arme improvisé! Il manquait une chose à mon plan... Où me cacher moi... Trente secondes devaient s'être écoulées non? Je regardais rapidement autour de moi, paniquant à la recherche d'une cachette et voyait une petite échelle dans un coin sombre. Je courais vers celle-ci, grimpait et arrivait sur un balcon en métal noir. Cela devait appartenir à un commerce fermé à cette heure-ci... Je me cachais derrière une chaise en plastique, peu efficace, mais c'était mieux que rien! Et me rendait compte trop tard qu'il y avait une échelle identique à l'autre extrémité du balcon... Il n'y avait donc pas une seule façon d'accéder à ma cachette. Je jurais, mais restait à ma position, avec mon arme improvisée alors que j'entendais un jappement se rapprochait de ma ruelle.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Mar 22 Aoû - 9:33

Elizabeth Rosenbach
Vampire Supérieur
avatar
Messages : 776
Points : 697
Niveau de puissance : Vampire supérieure
Emploi et loisir : Barmaid

Feuille de personnage
Âge réel: 170 ans
Taille: 1m69
Emploi: Propriétaire du Saloon

Au jeu du chat et de la souris

Feat Alexandra Earp
Elizabeth, adossée à son mur, observa la jeune femme partir en courant, chaussures à la main. Doucement, elle comptait les secondes qui la séparait de son dû. « 1…2…3…4…5…6… » Sa voix se perdait dans la nuit noire, accentuée par les bâtiments qui bordaient la ruelle. Autour d’elle, Adonis jappait et sautillait.
Souriante et apaisée, elle observait son petit compagnon. Peut-être se doutait-il qu’il allait, aujourd’hui, manger à sa faim, voire même plus. « 38…29…30… » Elizabeth s’étira de tout son long. « C’est parti. » Souffla-t-elle à Adonis. « Alexandra ! » Reprit-elle à voix haute. « J’arrive ! »

Durant son décompte, la damnée avait fait attention à chaque son, chaque bruit qui provenait des rues adjacentes. Puis, soudain. Plus rien. Sûrement avait-elle trouvé une cache où se terrer comme le rat qu’elle était. C’était dommage. La fuite n’avait clairement pas été la solution que Lizzie préférait. Cette Alexandra aurait fait une vampire amusante. Elle haussa les épaules. Tant pis. Au moins n’auraient-ils pas à trouver autre proie pour cette nuit.

Bien… Le premier bruit. Il devait être par là… Il s’agissait d’une immense benne à ordure. Elizabeth grimaça, espérant que la femme ne se soit pas cachée là-dedans. Il ne faudrait pas que le sang prenne le goût des poubelles… Par chance, seule trônait dans cette petite déchèterie la ceinture de l’humaine. Rien de bien important. Lourdement, Elizabeth laissa tomber le couvercle qui se rabattit dans un bruit raisonnant dans toutes les ruelles alentours. « Alexandra ! Ma belle ! » Reprit Elizabeth tandis qu’Adonis jappait encore et toujours.

« Ho… »

Observant attentivement le sol, Lizzie aperçut sous une plaque d’égout une couleur détonnant. D’un geste, elle retira et jeta la plaque plus loin pour en sortir une chaussure, coincée dans l’échelle. « Tu es passée par là… ». Evidemment, Elizabeth ne pensa pas une seconde que la femme était descendue dans les égouts, pour la simple et bonne raison que la chaussure était seule. Or, Alexandra était partie, escarpins à la main, il était donc presque impossible qu’une seule chaussure se retrouve ici avec la plaque refermée. Doucement, gardant la chaussure à la main, elle se releva avant d’avancer dans une direction au hasard. Elle s’immobilisa, faisant un geste sec vers le chiot qui se tut immédiatement, surement surpris de la brusquerie de sa maîtresse. Fermant les yeux, elle huma l’air à la recherche de l’odeur du sang. Beaucoup d’odeur se mélangeaient, et Elizabeth n’avait jamais été douée pour les reconnaître. Un avantage des sales chiens, il fallait bien avouer. Et Adonis n’avait sûrement pas encore été entraîné à retrouver de trace à partir d’objets… Cela serait sûrement l’un des premiers apprentissages qu’elle lui apprendrait d’ailleurs.

Alors que le silence s’était fait, enfin, Elizabeth put entendre une pulsation, puis deux, trois, quatre… Ho qu’elle semblait avoir peur tant son cœur battait vite et fort. Souriante, elle rouvrit les yeux et installa Adonis en hauteur de sorte à ce qu’il ne puisse pas la suivre alors que ce dernier continuait ses jappements sans discontinuer.
Dans un silence qui lui était propre, Lizzie s’approcha de la sorte de balcon où semblait être cachée la femme. Elle attendit quelques minutes, cinq, tout au plus avant de poser une main délicate sur l’une des deux échelles. Soudain, sans prévenir, elle secoua l’échelle. « Allons ! » Dit-elle en riant. « Je t’ai trouvé. Le jeu est terminé chérie. » Aucune réponse. Soupirant, Elizabeth se recula et appela Alexandra une nouvelle fois. Lorsque le silence se fit à nouveau, elle grogna. « Sale insecte » Se dit-elle à elle-même. Une main posée à nouveau sur la deuxième entrée du balcon, elle se hissa dans une facilité déconcertante sur celui-ci. Arrivée en haut, son regard se posa immédiatement sur le balcon suivant. Ha… Ce n’était donc pas sur celui-ci mais bien sur l’autre que se cachait l’humaine. En un bond elle se retrouva près de la chaise derrière laquelle se cachait Alexandra et se mit à rire de manière incontrôlée. « Une chaise ne te servira pas à échapper à ton destin… »




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Mar 22 Aoû - 18:05

Alexandra Earp
Vampire Sangsue
avatar
Messages : 27
Points : 258
Niveau de puissance : Sangsue
Emploi et loisir : Les sports

Feuille de personnage
Âge réel: 24 ans
Taille: Normal o-o
Emploi: Avocate
Elle allait arrêter de dire mon nom oui? Chaque fois qu'elle le prononçait, je serrais ma poigne autour de mon arme improvisée pendant qu'un frisson me parcourait le corps de la tête au pied. J'avais des frissons de peur. À vrai dire, j'étais effrayée à l'idée qu'elle puisse me trouver. Mais qui ne le serait pas? J'avais une vampire à mes trousses, qui avait littéralement guéri d'une blessure en quelques secondes. Je n'arriverais jamais à la tuer ou la blesser pour fuir. Cette arme que j'avais dans les mains me serait inutile, je serais incapable de faire du mal à autrui... Quand j'habitais chez mes parents, je pleurais chaque fois que ma mère devait tuer le homard pour qu'on le mange alors frapper un être vivant? Enfin... Un vampire est-il réellement un être vivant? Cela serait un autre débat à discuter, mais pas avec la rousse.

Ce chiot qui n'arrêtait pas de japper non plus... Il me donnait envie de lui crier de la fermer! Mais cela aurait automatiquement dévoilé ma position. Pour le moment, la vampire semblait me chercher et se perdre dans les indices que je lui avais laissés. Le tout avait été disposé comme une belle chasse au trésor un matin de pâque. Tout à coup, je n'entendais plus un bruit. Je retenais ma respiration en me logeant plus étroitement contre le mur derrière la chaise. Elle était partie? Je n'osais pas regarder en bas en sortant de ma cachette. J'attendais, restant cachée comme une lâche le coeur toujours battant à tout rompre. Encore un peu... Je voulais être bien certaine qu'elle était partie avant de regarder en bas. Comme lorsque j'étais gamine, lorsque je n'osais pas regarder sous mon lit pour trouver le monstre. Ou encore moins faire dépasser mon pied du matelas! Sinon tout le monde sait que le monstre l'aurait attrapé pour m'entraîner avec lui.

Soudain, le bruit de vibration du métal de l'échelle à la droite résonnait vivement. Brisant le silence tout en me sortant de mes pensées. Je me tendais complètement, mon coeur accélérait encore plus dans ma poitrine. J'avais passé très près de crier... Heureusement, je m'étais montrée brave en gardant le silence. Elle avait monté sur le mauvais balcon fort heureusement et je restais silencieuse même lorsqu'elle m'appelait, après tout elle cherchait au mauvais endroit. J'entendais alors un résonnement métallique et sentait le balcon sur lequel j'étais trembler. Il ne tremblait pas autant que mes mains toutefois à l'instant présent!

Une chaise... Une putain de chaise me séparait de la vampire. Je voyais ses pieds, sous les pattes de mon bouclier improvisé. J'étais terrifiée et j'avais probablement le teint aussi pâle que la vampiresse. Que faire?! Car je ne pouvais pas rester planquée pour toujours. Je me rappelais du bâton de Hockey que j'avais dans les mains. Et si... Je la frappais avec celui-ci? Je pourrais peut-être l'assommer et fuir les lieux? J'ai quand même un corps entraîné avec tous les sports que je fais... Mais je ne serais jamais assez forte pour transpercer quelqu'un avec un morceau de bois! Il y a juste dans les films qu'on voit cela... Ce n'est pas la vraie vie. Je me mordais la lèvre inférieure. Je devais agir avant qu'elle ne s'impatiente. Sauter en bas était hors de question à cette hauteur. Il était certain sinon que je me fracturais quelque chose. Pour gagner du temps, je disais en me relevant de derrière la chaise, dévoilant le haut de mon corps uniquement en gardant cachées mon arme et ma seule chance,

-Je sais très bien qu'une chaise ne t'empêchera pas de m'atteindre... Que dirais-tu qu'on refasse une partie? Une deuxième manche? Tu me sembles une personne tellement bonne et aimante, donc susceptible de me donner une deuxième chance.


Lorsque la vampire éclatait de rire, j'en profitais à l'instant. Je relevais le bâton de hockey brisé et tentait de le planter dans la femme. J'écarquillais les yeux lorsque mon arme atteignait sa cible. Je ne regardais même pas l'étendue des dégâts et où je l'avais frappé. Je passais rapidement près de la rousse, sur le côté de la chaise. Je voyais mon cellulaire tout près , sur le bord de ma sacoche... J'agrippais le cellulaire et courait vivement vers l'échelle. Je la descendais le plus rapidement possible et courait dans la ruelle. M'éloignant de la vampire aussi loin que je le pouvais.

Je tournais alors vers la droite et tombait dans un cul de sac.... J'entendais déjà les jappements du chiot se rapprocher... Pas le temps de rebrousser chemin... J'ouvrais rapidement mon cellulaire, démarrais l'application du réveille-matin pour qu'il sonne dans une minute. Je me cachais ensuite derrière ce que je pouvais, une boîte de carton trempée. En observant mieux, je voyais une porte et une fenêtre ouverte sur le mur face à moi. Trop tard pour le moment... Je relevais la boîte de carton pour être bien cachée derrière et lançait mon téléphone dans la grille d'égout sur ma droite, question de distraire le fossile dans 1 minute et brouiller les bruits autour de nous. J'entendais alors les petits bruits de patte du chien... Qui semblait se rapprocher de ma cachette ?! Non! Dégage sale Cabot! Puis d'autres pas... Plus distant pour le moment, mais c'était bien ceux de la vampire. Je fouillais discrètement le sol d'une main, à la recherche d'une nouvelle arme en priant pour que le chien trouve un os à la place de ma personne.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Mer 23 Aoû - 6:08

Elizabeth Rosenbach
Vampire Supérieur
avatar
Messages : 776
Points : 697
Niveau de puissance : Vampire supérieure
Emploi et loisir : Barmaid

Feuille de personnage
Âge réel: 170 ans
Taille: 1m69
Emploi: Propriétaire du Saloon

Au jeu du chat et de la souris

Feat Alexandra Earp
Une vive douleur transperça le haut de la poitrine de la femme. Un gémissement sortit de ses lèvres et son rictus se transforma en une grimace de douleur et de rage. Le bâton avait été planté droit en dessous de son épaule. D’un geste sec, elle le retira. Des échardes étaient restées enfoncées dans sa chair encore à vif, l’empêchant de fait de se refermer correctement.
Le bâton s’écrasa au sol, se brisant à nouveau dans un bruit sourd. « Ca… Tu vas me le payer. » Grimaça Elizabeth entre ses dents. Sans une hésitation, la damnée sauta du balcon, se retrouvant en instant, sur ses pieds, près du bâton brisé. Une légère grimace traversa à nouveau son visage alors que la gravité lui faisait sentir chaque écharde plantée en elle. Rageusement, Elizabeth attrapa l’un des bouts du bâton de hockey, encore teinté de son sang.

La vampire, après avoir descendu son chiot de son perchoir, avança silencieusement dans les ruelles, s’amusant à faire voltiger son nouveau bâton de majorette ensanglanté. « Alexandra chérie. » dit-elle dans un sourire malsain. « Ma bonté et mon amour t’attendent ! » Bonne et aimante. Non. Elizabeth n’était ni bonne, ni aimante. Aimable, tout au plus, lorsqu’elle n’était pas prise de crise meurtrière, ce qui n’était visiblement pas le cas à cet instant, mais clairement pas aimante.

Alors que ses talons claquaient dans la rue et qu’Adonis était parti en éclaireur au fond d’un cul de sac, l’attention de Lizzie fut attirée par une sonnerie. Sans attendre, quoique gardant un calme et une lenteur parfaite, elle tourna à son tour dans le même cul de sac que son chien. Doucement, elle baissa la tête. « Tu serais vraiment, cette fois, descendue dans les égouts ? » Elle grimaça à cette pensée. « Mmh… Après tout… Tu viens déjà de ruiner l’une de mes tenues de travail. Je ne suis plus à ça près. » Se dit-elle à elle-même en jetant près du carton au fond de la ruelle la plaque d’égout. Elle soupira « S’il le faut… » avant de se retourner vers Adonis. « Reste ici mon cœur. Je reviens te ramener ton souper. » Pourtant, alors qu’Elizabeth posait contre le mur le bâton de sang, le jeune chiot ne semblait avoir que faire des dires de sa maîtresse, plus occupé à observer attentivement un vieux carton trempé. « Adonis ! » Répéta-t-elle fermement. Mais rien n’y faisait, le chiot semblait… Heureux. « Qu’as-tu donc trouvé là ? » Souffla Elizabeth en reprenant le bâton de hockey, ou du moins ce qu’il en restait. Doucement, pour ne pas effrayer son chiot, quoiqu’il ne semblât pas sur ses gardes, Elizabeth s’approcha du carton, alors que le portable arrêtait enfin sa sonnerie.

Boum boum.

Un léger sourire s’inscrivit sur ses lèvres.

Boum boum.

Que les battements d’un cœur étaient beaux lorsqu’il était affolé.

Boum boum.

Une main passa sur le sol. Cette main dût amèrement le regretter, car la vampire happa cette dernière, enfonçant son talon haut jusqu’à l’os, arrachant de fait un cri à sa propriétaire. « Tu as perdu le deuxième round ma belle. » Dit simplement Elizabeth en relâchant enfin la pression exercée sur la main de l’humaine.
Solidement, elle pointa la poitrine de la femme du bâton de hockey. « Mais… Avant tout de chose, je dois te rendre quelque chose, n’est-ce pas ? » Elle le posa sur le corps de la femme, à l’endroit même où cette dernière l’avait blessé. « Je n’aime pas que l’on se joue de moi » Continua Lizzie en appuyant légèrement sur le bâton ensanglanté. « Mais j’aime encore moins que l’on pense pouvoir m’avoir avec un simple bâton. » Une lueur de folie traversa son regard alors qu’elle enfonçait, à la même profondeur que pour elle-même, le bâton dans l’humaine tandis qu’Adonis s’évertuait à lécher la plaie encore saignante de la main de celle-ci. « Il sait ce qui est bon… » Commenta la vampire en souriant.

Ho bien sûr, elle savait pertinemment ce qu’elle venait de faire, et le bâton, encore tâché de son propre sang, enfoncé dans le corps de la femme, en était la preuve. Mais Lizzie avait vu juste. Alexandra ferait une parfaite vampire. Elle était forte, assez pour survivre, courageuse quoiqu’inconsciente et avait de la suite dans les idées. Elle ferait, de ce fait, une parfaite petite esclave, pour elle, ou pour Damian… Elizabeth n’avait pas oublié la rencontre avec le Grand Black, et elle comptait effectivement s’attirer ses douces faveurs. N’était-il pas, après tout, sa porte d’entrée vers la puissance ?

Doucement, la rousse pris place, à terre, aux côtés de la future jeune sangsue. « Cela risque juste d’être… Légèrement douloureux… » Répéta-t-elle alors, en écho à ses premières paroles.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Jeu 24 Aoû - 9:31

Alexandra Earp
Vampire Sangsue
avatar
Messages : 27
Points : 258
Niveau de puissance : Sangsue
Emploi et loisir : Les sports

Feuille de personnage
Âge réel: 24 ans
Taille: Normal o-o
Emploi: Avocate
Non espèce de chien puant! Dégage! Ouste! Va donc voir de l'autre côté de la ruelle, je suis certaine que tu trouveras un sans-abri à manger, où une balle avec laquelle jouer. Malheureusement, son odorat m'avait repéré et comme tout chiot l'aurait fait, cet idiot de cabot m'observait en battant de la queue. Car pour ce pauvre animal, tout ceci n'était qu'un jeu... Comme ces chiens qui cour après le facteur ou leur propre queue. La seule chose dont je pouvais me consoler, était le fait que la vampiresse avait mordu à mon hameçon et observait la bouche d’égout.

La grille atterrissait près de moi et la rousse semblait bien déterminée à aller me chercher là-dessous. Je souriais intérieurement, il suffisait qu'elle rentre dans l'égouts, que je replace la grille et que je fuis sur le boulevard très achalandé à quelques rues et j'étais sauvé! Aller... Elle attendait quoi pour sauter... Va s'y, j'attends juste ça. Saleté de fossile, ses jonctions de genoux étaient-elles bloquées? C'est alors que mon sang se glaçait dans mes veines. Le portable avait arrêté de sonner... Le silence régnait de nouveau dans la ruelle. Je devais calmer mon rythme cardiaque, maintenant! Plus je me concentrais sur celui-ci, plus je trouvais qu'il était difficile de respirer, et il battait encore plus fort. L'effet complètement inversé en fait!

Alors que je cherchais un truc sur le sol, n'importe quoi qui pourrait blesser la vampire, je sentais une vive douleur dans ma main. Je sentais un objet s'enfoncer dans mon membre et criait alors de douleur. Je repoussais la boîte de carton dans la manœuvre, me dévoilant entièrement. Après mon cri, je continuais de geindre. La douleur dans ma main restait présente et en regardant bien, je voyais le talon haut de la vampire dans celle-ci. La pression diminuait, mais son talon restait présent, m'empêchant de fuir. Si je tentais de retirer ma main, cela serait encore plus douloureux. Pas besoin de me le rappeler putain... Je savais que j'avais perdu connasse.

Je serais la mâchoire et relevait les yeux vers la vampire. Je voyais le bâton d'hockey pointé vers ma poitrine. J'écarquillais les yeux, complètement terrifié. Me rendre quelques choses? Ce n'était pas nécessaire. Elle posait alors le morceau de bois près de mon dessous de bras, à l'endroit exact ou ses propres vêtements semblaient abîmer par mon coup plus tôt.

-Attend... Je m'excuse... Je ne me suis jamais joué de toi.... Et si on en discutait autour d'un bon...

Je cessais de parler et gémissait très doucement lorsqu'elle appuyait sur le bâton. Je le sentais plus vivement contre ma peau. Pour le moment c'était encore tolérable sur le plan de la douleur. J'essayais de marchander une nouvelle fois avec la vampire,

-Non ... Attend! Et si on faisait un troisième round?

Le troisième round semblait hors de question. Je vis un éclair de folie remplir les yeux de la rousse et je me mordais la lèvre inférieure. Ça y est, il n'y avait rien de plus à faire à présent. Je sentais de petit coup de langue sur ma main ensanglanté, puis commençait ensuite à me tordre de douleur contre le mur pendant que le bâton perforait ma peau. Je geignais, et criais de douleur durant toute l'insertion, sentant tous mes muscles se tendre. J'essayais d'utiliser ma seule main valide pour pousser dans le sens inverse l’arme, sans aucun succès.

La femme à la chevelure de flamme arrêtait enfin d’appuyer sur l’arme. Le morceau de bois cessait donc de s’enfoncer dans ma chair et je laissais une lourde plainte franchir mes lèvres, alors qu’une simple larme coulait le long de ma joue. Je gardais les yeux fermés et me laissait tomber sur le côté, couché sur le sol. Je sentais la rousse prendre place près de moi et s’assoir sur le sol. J’avais bien trop mal pour me lever et fuir, donc je restais au même endroit et grognait simplement à sa réplique sur la douleur,

-Va … Crever….

La douleur qui suivait ensuite était différente. Comme si mes veines étaient en feu. J’ouvrais les yeux vivement et regardait mon bras devant moi, il n’était pas en feu pourtant. Je refermais mes yeux et serrais la mâchoire pour étouffer un cri. J’avais chaud, très chaud. J’avais l’impression que j’étais en train de brûler vive à l’instant, mais aucune flamme ne recouvrait mon corps étrangement. Ma mâchoire commençait elle aussi à être douloureuse, pourtant je ne faisais que garder la bouche fermé?! Une onde de douleur, comme une décharge électrique secouait mon corps entier. Je gémissais vivement à la première. Mais il se passait quoi?! C’était loin d’être la douleur du bâton inséré dans mon corps… Une deuxième onde me traversait le corps et je me courbais en criant. Puis ensuite une troisième et une quatrième… À chaque fois je me courbais, me débattais seule sur le sol et hurlait de douleur. Le bâton dans ma poitrine m’empêchait de me courber dans certaine position, je le retirais donc vivement d’un bref mouvement. La douleur ne diminuait même pas un peu… Le chiot s’approchait de ma blessure qui saignait abondamment pour la lécher. En me tortillant de nouveau, je le faisais fuir pour le moment et il retournait se cacher près de sa maîtresse.

Une vingtaine de minutes plus tard, j’avais mal à la gorge à force d’avoir crié. Je me tortillais plus faiblement sur le sol et des larmes coulaient sur mes joues. Une dernière pulsation, plus puissante que les autres encore me percutait. La pire douleur que je n’ai jamais ressentie en ce monde. Je voyais des étoiles devant mes yeux, j’étais étourdit et nauséeuse. La douleur par contre diminuait de plus en plus. Je restais immobile sur le sol et cessait de gémir. J’ouvrais finalement les yeux, ils étaient maintenant rouge, mais ça… Je ne le savais pas moi-même… Je me positionnais à quatre pattes, puis me relevais sur mes deux jambes ensuite. J’observais le décor avec une certaine fascination, puis mon attention retombait sur un son qui venait encore plus clairement à mes oreilles que normalement, le jappement d’un chien. Un morceau de viande bien saignant… Sans plus attendre, j’essayais d’agripper l’animal férocement.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Ven 25 Aoû - 5:46

Elizabeth Rosenbach
Vampire Supérieur
avatar
Messages : 776
Points : 697
Niveau de puissance : Vampire supérieure
Emploi et loisir : Barmaid

Feuille de personnage
Âge réel: 170 ans
Taille: 1m69
Emploi: Propriétaire du Saloon

Au jeu du chat et de la souris

Feat Alexandra Earp
Elizabeth était restée impassible face aux cris de la femme, se contentant de caresser son petit chiot pendant que ce dernier lécher les blessures de l’humaines qui n’en était bientôt plus. Qu’elle était d’ailleurs bruyante. Bientôt allait-elle réveiller tous les habitants des alentours. Cela serait bien dommage, quoique cela puisse lui éviter d’aller chercher de quoi boire.

Vingt minutes. Les hurlements, les gémissements, les tortillements et autres joyeusetés durèrent vingt minutes. Et Dieu seul sait combien la vampire fut soulagée lorsqu’enfin Alexandra se tut. Le calme revint alors que la jeune sangsue se mettait debout. A son tour, elle suivit le mouvement. « Comment te sens-tu ? » Dit-elle doucement, une voix plus tendre que précédemment. Pour toute réponde, la femme fondit sur le petit chiot, apeuré face à tant de violence et caché derrière les jambes de sa maîtresse. En un geste, la rousse attrapa l’ancienne humaine et l’envoya de l’autre côté de la ruelle, ses propres yeux rouges. « Je sais que tu as soif. » Dit-elle simplement. « Nous allons te trouver quelqu’un à… » Elle attaqua le petit être une deuxième fois.
Soudain, prise de rage, Elizabeth attrapa la jeune vampire par la taille et lui serra les côtes. « Ca… Suffit… » Souffla-t-elle à son oreille avant de la jeter au sol. Mais bien sûr, bien entendu, Alexandra allait recommencer à attaquer, encore et encore, jusqu’à ce que la soif disparaisse. Ainsi, son aînée s’approcha d’elle. Doucement, elle s’agenouilla, prête à lui briser chacun de ses misérables os si elle tentait une fois encore de s’en prendre à cette créature innocente. Pourtant, au moment même où la jeune fille aurait pu tenter une nouvelle attaque, un bruit attira leur attention.

« C’est pas un peu fini ce bordel ?! »
« Ouai y en a qui veulent dormir ! »

Deux humains. Tout frais. A peine réveillés, les yeux encore embrumés dans leurs rêves.

« Maman, Papa. Pourquoi y a une madame qui crie ? »

Et l’amuse-gueule avec eux. Quel tableau parfait. Un sourire malsain se dessina sur les lèvres de Lizzie. « A table. » Murmura-t-elle à Alexandra. Dans un geste, attrapant le petit chiot pour ne pas le laisser à portée de la sangsue – mieux valait être trop prudente – elle se rua derrière la petite famille anglaise qui venait d’apparaître. Madame et ses bigoudis connectés sur la tête, étouffèrent d’un cri et tomba presque instantanément inconsciente sur le sol. « Trop facile » Souffla Elizabeth. Sans se laisse attendrie, la vampire s’accroupit près de l’enfant. Ce dernier ne devait pas avoir plus de 10 ans, 8 tout au plus, quoique son visage de poupon ne le rajeunisse encore davantage. Au moins n’aurait-il pas à connaître la dureté de la vie qui l’attendait. « Ta maman, faible femme, s’est laissée emportée par l’émotion. » Dit simplement Elizabeth au jeune enfant. « Je suis sûre que tu es un homme, toi, tu vas être brave. »

« Ne le touchez pas ! » Se mit à trembler son père à côté.

« Tu devrais aller aider la dame là-bas, elle s’est fait mal et un baiser sur son bobo lui ferait sûrement beaucoup de bien, tu ne penses pas mon ange ? »

« Ne… Ne l’écoute pas ! Rentre à la maison ! »

« Chhhht…. » Répondit Lizzie en se relevant. Doucement, elle mit son index sur la bouche du père, affolé. « Voyons, ne soyez pas sot. »
Pris d’un élan de courage, le père tenta de pousser la vampire de toutes ses forces, qui, du fait de la surprise, recula de quelques pas. Ce dernier se rua alors vers son fils, l’attrapant par la taille et courant sans discontinuer vers la maison. « Pfff… » Soupira la vampire en observant la mère au sol.

Elle jeta un coup d’œil à Alexandra, cette dernière, toujours au sol, ne devrait tarder à pouvoir se lever. Il lui fallait se dépêcher si elle ne désirait pas voir son petit Adonis transformé en pâté à vampire. « Bien ! » S’exclama-t-elle. Mais alors qu’elle s’était décidé à offrir à la sangsue la femme étendue au sol – bien moins intéressant que le petit amuse-gueule qui s’était sauvé, il va sans dire – le père de famille fit à nouveau interruption. « Laissez-la ! » Beugla-t-il comme un forcené. Elizabeth leva la tête. « Te revoilà toi… Tu es bien téméraire. » « Laissez-la, démon ! » Reprit-il, tremblant.

Elizabeth secoua la tête en se levant. « Ts ts ts… En voilà un mot impoli. » Sermonna-t-elle fermement. « Surtout devant un enfant. » Derrière l’homme, en effet, se trouvait le petit garçon, apeuré, qui n’avait visiblement pas souhaité quitter son père, son héros.

« Ne le… »

Il n’eut le temps de finir. Elizabeth, forte de sa condition, attrapa l’enfant et se remit à sa place, face à lui, mais avec le jeune enfant dans ses bras.

« Lewis ! » S’étrangla l’homme.
« Ho… » Elizabeth s’agenouilla à nouveau face à l’enfant. « Tu t’appelles donc Lewis ? » L’intéressé hocha la tête, entre timidité et peur. « Je m’appelle Elizabeth. Et là-bas, c’est Alexandra. Comme je te disais, Alexandra s’est blessée et elle a besoin de toi. Si tu y vas, je te promets de ne pas faire de mal à ton papa et à ta maman. »

Sage et obéissant, l’enfant hocha à nouveau la tête et regarda son père, terrifié. Ce dernier ne savait visiblement plus quoi faire. Il savait. Il savait qu’au moindre geste de sa part, il se retrouverait avec son propre enfant dans les mains… Ou au moins sa tête.
Lewis s’exécuta alors. Avançant, tremblant mais sûrement vers Alexandra, au fond de la ruelle, sous le regard bienveillant d’Elizabeth et celui mortifié de son père.

« Ca va Madame ? » Dit-il alors, arrivé à hauteur de main de la sangsue.

Et alors que Monsieur son père semblait vouloir intervenir, Elizabeth l’attrapa par les épaules pour le plaquer au mur. L’attrapant par la gorge elle lui sourit. « Ne vous en faites pas. Votre fils est entre de merveilleuses mains, tout comme vous. » Elle déposa un baiser sur les lèvres de l’homme. « Et j’adore les hommes comme vous. » Une main glissant entre les jambes de l’homme, ce dernier bloqué contre le mur et tentant de se débattre, la rousse termina son petit monologue en mordant sans aucun ménagement le cou de sa victime. Le corps humain était si amusant et ses réactions si imprévisibles. Chaque partie de son corps se raidissait, pendant que l’homme tentait de se détacher de la tueuse. Puis, petit à petit, la vie quitta le corps de ce dernier. Ou presque, car lorsqu’il tomba, inconscient sur le sol, ce ne fut pas Elizabeth qui l’acheva mais bien son chien, qui se donna à cœur joie de découper, avec ses petites canines, la viande fraîche qui lui était offerte. Une caresse sur la tête de son compagnon, et Lizzie attrapa la femme, encore inconsciente, par les cheveux pour la traîner vers Alexandra. La douleur dût la réveiller, car elle se mit à crier. Trop, pour la vampire qui, d’un coup sec, poussa la tête de la femme vers le sol, lui brisant la mâchoire sur le coup, dans un bruit indistinct d'os et de chaires brisés, afin de ne plus pouvoir entendre que des gémissements incompréhensible. « Beaucoup mieux. » Dit-elle en lâchant ladite femme près d’Alexandra. « Bon appétit ma belle. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Lun 28 Aoû - 20:04

Alexandra Earp
Vampire Sangsue
avatar
Messages : 27
Points : 258
Niveau de puissance : Sangsue
Emploi et loisir : Les sports

Feuille de personnage
Âge réel: 24 ans
Taille: Normal o-o
Emploi: Avocate
Mordre cette chair tendre, quoique poilu était mon seul objectif. Abuser de ma nouvelle force sur un être fragile et plus faible que moi était la solution. Alors que je me rapprochais de ma cible, les mains tendues vers l’avant pour agripper le chiot, quelqu’un se mettait en travers de ma route. Je me faisais alors repousser de l’autre côté de la ruelle. Je reculais de plusieurs pas, puis finissais par m’immobiliser en ayant récupéré mon équilibre. J’observais brièvement la personne qui m’avait interrompue et grognait en reposant mon regard rubis sur le petit être. J’entendais des mots, mais mon attention était rivée sur le cœur qui battait vivement au pied de la vampire.

Attendre de trouver quelqu’un, pour enfin étancher ma soif? Non… Je ne voulais pas attendre. Je voulais, devais planter mes crocs pour faire couler le sang. Je devais le faire maintenant, quand j’en avais la chance. Je n’avais pas le temps d’attendre, alors comme un animal, un prédateur impulsif, je tentais une nouvelle fois d’agripper le chiot, me rapprochant de nouveau de la rousse. La dame à la chevelure de flamme m’agrippait alors à la taille, m’empêchant de nouveau d’atteindre ma cible. Je grognais alors avec rage et mécontentement. Une puissante pression sur mes côtes venait ensuite me couper le souffle et je gémissais de douleur en me débattant dans les bras de la vampire. Le murmure à mon oreille venait m’arracher un frisson et je retombais ensuite violemment sur le sol.

Je n’avais rien de cassé, mais j’avais mal. Mon souffle était encore difficile à trouver, mais revenait lentement. Mes côtes étaient très douloureuses, malgré le fait que la pression ait disparu. Comme si elles étaient un peu déplacées, sans être cassé pour autant. J’essayais de me relever de nouveau pour attaquer le chien, mais gémissais de douleur en m’immobilisant. Je restais assise sur le sol, les jambes étendues sur le long de côté et en appuis sur mes deux mains. La tête baissée vers le sol, je grognais d’impatience. Je gardais la mâchoire serrée pour tenter de pallier la douleur provoquée par mes côtes meurtries. Mon aîné s’agenouillait alors près de moi, la solution était simple si je voulais atteindre le chiot… Je devais me débarrasser de la rousse avant! Le cœur du petit animal battait bien plus rapidement que celui de la femme devant moi, il était beaucoup plus attirant.

Alors que j’allais tenter une attaque contre mon aîné, une odeur attirait mon attention. Ensuite, des voix, masculines, féminines et infantiles. Je tournais rapidement ma tête vers une autre direction. C’était l’odeur la plus alléchante dans cette ruelle. À table… Oui… Ces morceaux de viande étaient finalement beaucoup plus intéressants que la boule de poil près de la vampiresse. J’essayais de me relever rapidement pour bondir vers eux, mais gémissait de douleur et retombais assise sur le sol. Mes côtes étaient encore trop fragiles… Quelle injustice face à ce besoin urgent de planter mes crocs dans de la chair sanguinolente.

Alors que j'observais mon aîné chasser la nourriture, je ne pouvais qu'exprimer un mécontentement. J'aurais tant voulu poursuivre l'homme avec son enfant. Je fus bien rapidement heureuse de le voir revenir à la charge avec son petit garçon. J'essayais de me relever de nouveau et grognait face à mon incapacité. Je baissais la tête vers le sol, serrant la mâchoire sous la frustration et frappait le sol de mon poing. C'est alors que j'entendais de petits bruits de pas... Ensuite, je l'entendais finalement... Boom boom... Ce petit cœur effrayé qui venait dans ma direction. L'entendre battre aussi rapidement mettait mes sens en alerte et augmentait ma soif.

Je relevais la tête alors vers le gamin qui venait de me parler. Je plongeais mes yeux rouges dans les siens. Je me léchais brièvement les yeux, avant de l'agripper rapidement pour l'attirer contre moi dès qu'il fut à portée de main. J'adorais ses yeux écarquillés, l'entendre crier et le sentir se débattre contre moi. C'était quoi, cette main qui me frappait? Rapidement en utilisant mes nouveaux attributs, je lui cassais l'avant-bras sans aucun remords. Son cri dans la nuit créa un frisson de plaisir en moi et sans plus attendre, je plantais mes crocs dans son cou sans aucune douceur. Son ton suppliant et ses larmes étaient une douce mélodie à mes oreilles. Son dernier soupire dans la nuit était orgastique. Je le vidais entièrement de son sang et m'attelais à lécher la plaie à son cou lorsque je ne trouvais plus rien à boire dans son corps.

Je me sentais mieux... Mais j'avais encore soif. Mes côtes étaient déjà un peu moins douloureuses, mais pas encore complètement guéries. C'est alors qu'un autre morceau de viande arrivait à mes pieds. Un morceau plus consistant. J'ignorais ses gémissements et la terreur dans ces yeux, pour la mordre brutalement à la clavicule, lui brisant l'os au passage. Je n'étais pas encore habile avec mes crocs, alors je lacérais la peau au passage, montrant une certaine maladresse dans ma morsure. Je commençais à boire le sang de la femme sans ménagement. Ce sang était plus acide, moins sucré. Après quelques gorgées, je sentais son pouls devenir moins fort, elle allait bientôt y passer elle aussi, comme son fils et son mari...

Cette pensée me ramenait à la réalité. Je me redressais en me léchant les lèvres dans un soupir de bien-être. J'ouvrais finalement les yeux, et tombait nez à nez avec deux corps encore chauds. Corps... Au gargouillis agonisant provenant de la femme, j'avais le malheur de confirmer qu'elle était encore vivante. Je tombais alors sur les fesses. Je reculais de deux mètres, assise sur le sol. Mon dos venait rapidement heurter le mur, alors que mon regard horrifié regardait la scène. Les yeux vides de vie de l'enfant, le corps ensanglanté de la femme et l'homme qui se faisait dévorer par le chiot. Je ressentais un haut-le-coeur, j'avais drôlement chaud et ma respiration augmentait dramatiquement. Je dirigeais mon regard horrifié et encore de couleur rouge dans celui de la vampiresse à quelques pas de moi,

-Tu... Tu l'es à tuer!

Je serrais la mâchoire lors d'une nouvelle vague de nausée, ne me rappelant pas avoir moi-même tué l'enfant et bu le sang de la femme.

-Je... Je vais le dire à la brigade de l'ombre!


Je serrais les poings, regardait la femme à la chevelure de flamme avec colère

-Je vais m'assurer de te traduire en justice... Je le ferais moi-même pour m'assurer que tu as la peine capitale pour ce que tu as fait!

Je croyais ces mots fermement, car je crois en la justice. Ce que je ne savais pas, c'est que j'étais moi-même coupable d'un homicide à l'instant présent.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Dim 1 Oct - 12:39

Elizabeth Rosenbach
Vampire Supérieur
avatar
Messages : 776
Points : 697
Niveau de puissance : Vampire supérieure
Emploi et loisir : Barmaid

Feuille de personnage
Âge réel: 170 ans
Taille: 1m69
Emploi: Propriétaire du Saloon

Au jeu du chat et de la souris

Feat Alexandra Earp
Elizabeth cligna trois fois des yeux, surprise de ce qu’elle venait d’entendre. Quelques instants de silence passèrent, silence tout relatif car entrecoupé du bruit de la viande déchiquetée par le chien et des soubresauts de la femme, agonisante, à leur pied.

« Vois-tu… » Dit alors la rousse. « Techniquement, je n’en ai tué aucun. Lui… » Elle fit un signe de tête vers le père. « C’est Adonis qui l’a achevé. Lui… » Elle montre l’enfant. « C’est toi qui l’a tué. Et elle… » Elle se tut quelques instants. « Elle est, visiblement encore vivante, mais si elle décède, tu l’auras aussi tué ma belle. »

La menace concernant la brigade de l’ombre la fit sourire. Pour autant, l’air choqué, elle recula de quelques pas, les yeux écarquillés et la main sur le cœur. « Mon seigneur ! La brigade… De l’ombre ?! Vous n’oseriez pas ! » Reprenant son sérieux, un sourire se dessina sur son visage. Doucement, elle s’approcha, à pas léger, de la nouvelle non morte. « Chérie… Que veux-tu que cela me fasse ? » Elle se pencha vers la femme. « Préviens-les ma belle, préviens-les. Ils seront ravis de mettre la main sur une jeune vampire et de lui faire subir les pires sévices pour lui faire avouer ces méfaits. » Lizzie se redressa alors et regarda autour d’elle. « Et des méfaits… Tu en as faits ce soir. »

D’un geste, la vampire fit demi-tour et s’éloigna de quelques pas de son infante. Elle s’arrêta alors, net. « Ho ! Sir ! Je suis désolée ! Je suis arrivée trop tard, je n’ai pu sauver la femme et l’enfant et l’homme… » Par sa vitesse vampirique, elle s’approcha de l’homme dont son chien se régalait. « Adonis ! » Dit-elle fermement.
Sans attendre, le chiot, comprenant l’ordre, se recula. « Sir ! Je n’ai pu sauver cet homme ! » Elle partit en courant, revenant avec les deux chaussures de la femme, les tenants par un sac de jute, évitant de fait d’y apposer ses empreintes. Elle mit l’une d’entre elle à son pied, son bas de nylon empêchant le transfert d’ADN. « Il était déjà déchiqueté par cette…tigresse ! » Souriante, la femme posa son talon sur la nuque de l’homme, face contre terre. D’un geste sec, elle appuya sur le membre et le brisa sec, broyant au passage toutes les chaires contenant son ADN. Elle fit de même avec le sexe du défunt qu’elle broya. « Sir ! Je n’ai pu sauver cet homme ! Elle l’avait déjà déchiquetée, avec sa chaussure. »
Laissant la chaussure en place, elle remit sa propre chausse et s’approcha d’Alexandra, la deuxième chaussure dans la main. « La preuve, c’est sa chaussure. » De force, Lizzie attrapa la jambe d’Alexandra et lui remit la chaussure. « Je lui ai cassé la jambe pour qu’elle ne puisse pas fuir. » Elle donna alors un coup dans le genou de l’avocate avant de se relever et de faire quelques pas.

« Alors ? Toujours envie de me dénoncer ma belle ? Qui penses-tu qu’ils croiront ? Une vampire déjà connue dont on a apporté plusieurs preuve de l’innocence ou une jeune vamprie sans retenue ? Pire… Le temps qu’ils s’occupent de toi, je serais déjà loin…» Elle soupira. « Je suis d’humeur généreuse cette nuit. La preuve, tu n’es pas morte. Ainsi… Je vais te laisser le choix. Un choix. Un seul. Tu n’auras qu’une seule chance. » Elle appela son chiot et le prit dans ses bras. « Première possibilité… Jure moi fidélité et obéissance, et je t’apprendrais les rudiments de la vie vampirique. » Elle caressa doucement Adonis, la gueule encore ensanglantée des chaires qu’il venait de déchiqueter de l’homme, en souriant. « Deuxième possibilité… Je te laisse ici, tu deviendras folle, ne sachant que faire et finiras soit pendue dans une des cages de la brigade, soit en goule, incapable de réfléchir par toi-même. »

Un bruit attira alors son attention. Au fond de la ruelle, une porte en fer, surmonté d’une petite lucarne rectangulaire. La vampire observa qu’une lumière, éteinte jusque-là, venait de s’allumer à l’intérieur du bâtiment. Le temps manquait à la femme. Il suffisait des grands discours. Il fallait choisir. « Tu as trente secondes. Pas une de plus. » Derrière la porte un brouhaha se faisait entendre. Quelqu’un pouvait sortir à tout instant, il fallait se hâter…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp] Lun 2 Oct - 17:41

Alexandra Earp
Vampire Sangsue
avatar
Messages : 27
Points : 258
Niveau de puissance : Sangsue
Emploi et loisir : Les sports

Feuille de personnage
Âge réel: 24 ans
Taille: Normal o-o
Emploi: Avocate
Le silence était lourd et pesant. Un silence des plus stressant. J'observais la vampire, attendant une réaction. De par son regard, elle semblait surprise. Je conservais alors un regard bien déterminé. J'allais la traduire en justice et appeler la police dès que je le pouvais... Elle ne s'en sortirait pas ainsi! Plein de belles promesses, mais je tremblais comme une feuille et la nausée me prenait à chaque fois que je regardais les corps a mes pieds. Le bruit de la viande déchiqueté et de l'agonie de la mère me fendaient le coeur. J'aurais tant voulu être médecin à l'instant présent... Si seulement je pouvais la sauver... Mais vu son état... Mon regard se posait sur la victime se vidant de son sang, et je retenais un vomissement.

La vampire prenait enfin la parole. Je dirigeais un regard rempli de contradiction. Rempli de haine et de peur à la fois. Je l'écoutais en silence, regardais le pauvre père de famille, horrifié de savoir qu'un pauvre chiot affamé lui avait servis d'outil pour parvenir à ces fins. Quelles manipulation et cruauté! Lorsqu'elle me parlait de l'enfant que j'avais tué, je blêmissais à vue d'œil. Je... Je ne l'avais pas tué. C'était impossible! Je ne suis pas une meurtrière... En parlant de la mère, je me disais que j'étais encore moins une meurtrière en série. Que de fourberie utilisée par la rousse pour me faire sentir coupable, je n'en croyais pas un mot!

Je restais toujours silencieuse et souriait intérieurement en la voyant reculer. La brigade serait mon salut! Ces membres effrayaient la vampire, elle aurait ce qu'elle méritait en se faisant attraper! Un sourire victorieux allait se dessiner sur mes lèvres, mais n'apparut jamais. Le sourire de mon aîné, alors qu'elle s'approchait de nouveau de ma personne venait de détruire toutes mes belles illusions... Elle se penchait à ma hauteur, m'encourageant à avertir la brigade de l'ombre, afin qu'ils puissent m'attraper et me faire payer pour mes sévices... Je fronçais les sourcils, c'était ces sévices et non les miens!!! Jamais je ne tuerais une personne, je ne suis pas une meurtrière.

-Ce sont tes méfaits! Et non les miens!

Une sourde colère brûlait dans ma voix. Mon corps quant à lui était tendu, en alerte et tremblant de peur. Tous mes sens étaient réveillés. Mes épaules se décontractaient alors que la rousse s'éloignait de moi. Elle allait enfin me laisser tranquille? Cette pensée, pleine d'espoir envahissait mon esprit et je retenais, un soupire. Faux espoir, encore... Elle s'arrêtait alors net. Je fronçais les sourcils à ces mots et assistaient ensuite à une pièce de théâtre des plus horrifiantes.

Elle s'approchait de l'homme, demandait à son chien de cesser son festin et courait... Courait pour faire quoi? Mes yeux s'écarquillaient quand je voyais mes chaussures dans ces mains. Ensuite, dans son pied... Et alors qu'elle me disait à l'avance le discours qu'elle aurait si j'avertissais la brigade de l'ombre, elle brisait le cou de l'homme avec mon talon, exactement à l'endroit où il y avait une morsure, SA morsure. Je me mordais la lèvre inférieure en panique,

-Arrête! Ça suffit!

Une vague de nausée m'envahissait alors qu'elle réservait le même sort au membre de l'homme. Laissant ma chaussure dans la blessure sur le sang qui s'écoulait vivement. Je retenais un vomissement, puis deux, puis ce fut trop... Je vomissais sur le côté, uniquement du sang... J'observais le sang, terrifiée, effrayée. J'avais une hémorragie interne, c'est ça?! À moins que j'ai réellement... Tuer tous ces gens ...Et but leur sang. Je me figeais, cela ne pouvait pas être vrai.

Elle se rapprochait de nouveau, ma deuxième chaussure à la main. Je l'observais, sans pouvoir bouger. J'étais figée, incapable de bouger pour le moment tant la peur s'était emparée de mes tripes. Elle m'attrapait la jambe de force, m'enfilant mon talon au pied, rajoutant que la preuve étaient mes chaussures, remplit de mon ADN... L'arme du crime principale... Je me mordais la lèvre inférieure. Elle continuait ses explications théâtrales, parlant d'une jambe brisée pour éviter ma fuite. Je savais où elle s'en allait avec cet ajout, je réussissais difficilement à articuler,

-Non attend... S'il vous plaît... Ai pitié...

Sans attendre, je recevais un puissant coup sur le genou, qui craquait sourdement dans la nuit calme. J'hurlais de douleur, amenait ma jambe blessée contre mon corps et l'enroulait de mes mains, serrant les dents en gémissant. Des larmes coulaient sur mes joues, des larmes de sang prouvant la douleur et le désespoir qui me rongeait. J'observais la vampire, impuissante, sur le sol et à sa merci. Lui jurer fidélité et... Obéissance? Je frissonnais, hors de question. Le chiot avait la gueule en sang, créant de nouvelles vagues de nausée, mais je n'avais plus rien à sortir de mon estomac.

Je commencer alors à reculer, ramper enfaite, geignant à chaque mouvement à cause de mon genou brisé. Je préférais encore qu'elle me laisse ici, mais j'avais la peur qu'elle me tuerait pour ne laisser aucune témoin si je faisais ce choix... Que faire?

Un bruit attira mon attention, une porte de métal dans le fond de la ruelle, puis une lampe s'allumait. Dans un élan désespéré, je rampais vers la source de lumière, gémissant et jurant

-Va crever! Je préfère encore devenir folle que de te devoir obéissance!


Je me relevais dans un ultime effort sur une jambe et sautillais vers la porte métallique. Je voyais deux ombres dans le cadrage de porte. Je sautais alors pour ma vie, plus que deux bonds et j'y serais. Arrivée devant la porte, je m'élançais dans le couloir, l'adrénaline dans les veines. Je percutais un objet, enfin, une personne et une source de métal. Je m'écroulais sur le sol en hurlant de douleur, alors que mon genou brisé devait soutenir tout mon poids à l'atterrissage. Qu'avais-je percuté bordel, ou... Qui avais-je poussé hors de mon chemin?

--------- RP Terminé! Suite au QG des Rebelles ---------


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message Sujet: Re: [TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp]

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
[TERMINE] (18 ans + / Violence ) Au jeu du chat et de la souris [PV Alexandra Earp]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Le chat et la chauve-souris (Sélina Kyle)
» Jouons au chat et à la souris ! [Black-Mask & Duela Dent]
» Jouer au chat et a la souris dans un tunnel, ça vous tente ? (Suite du rp studio)
» Jouons au chat et à la souris [Silvestre]
» On joue au chat et à la souris, mais qui est le chat ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Londres et Ténèbres :: Rues et ruelles-
Sauter vers: