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[en cours] Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey

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Message Sujet: [en cours] Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey Sam 22 Juil - 14:01

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ft. Bryan Grey

Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey.
Il n’y a pas longtemps que je venais d’intégrer la brigade de l’ombre que déjà les nouvelles circulaient vite mais également le travail. Hormis le fait d’avoir été soigné pour des plaies légères des hommes en retour de mission, je me suis vu convoqué dans un endroit discret et à l’abri de tous par le PDG de l’organisme, Mr Kristoff Van Helsing lui-même. C’est alors que de nuit, le chef m’avait convié pour une rencontre nocturne qui devait restée secrète dans le parc de « Parliament Square Garden » dans le quartier de Westminster. Ce parc était ouvert 24h/24, ce qui ne posait donc aucun problème pour s’y rendre, même de chez moi qui habite Mayfair. Je me préparais donc dans des vêtements plutôt décontracté, un polo noir et un pantalon à pince beige ainsi que des chaussures vernies noire. Je ne craignais pas la fraîcheur mais je mettais tout de même muni d’un blouson de cuir noir donc ma chevelure argentée faisait un contraste. C’est les mains dans les poches que j’arpentais les chemins du square mais aucune manifestation d’âme qui vive, quoi de plus étonnant en pleine nuit, les gens normaux dormaient, les seuls être qui aurait pu être visible serait surement les vampires et les lycans, mais dans ces quartiers luxueux de Londres, je ne pouvais que déduire que les seuls êtres surnaturels qui y habitait, voulait rester à vivre en paix avec les humains. Ce qui n’était pas le cas de tout le monde et c’est pour cela que la brigade faisait régulièrement des traques, sur cette pensée, j’étais arrivée au milieu du parc, j’avais marché un petit bout de temps et je ne sentais aucune présence. Mon patron ne devait pas être encore sur les lieux et pour l’attendre, je me décidais de m’asseoir sur un banc. Les jambes écartées et les avant-bras posés sur les cuisses, tout en me penchant en avant et regardant droit devant moi, essayant de scruter la nuit avec le bref croissant de lune qui m’offrait un faisceau de lumière. La nuit était tellement plus belle et tranquille que c’était appréciable. Puis soudain, une voix fendit l’ambiance nocturne, grave et autoritaire, proche et réprobatrice...   – « Baisser sa garde pourrait être dangereux ….. Dr Hawkins.»

Je le sentais, la présence était juste derrière moi, je me mis à rire doucement en baissant la tête vers le sol avant de me redresser pour coller mon dos contre le dossier du banc. De là je sentais également le corps de l’homme qui était également adossé au dossier mais debout, nous nous retrouvions ainsi dos contre dos, de noir vêtu il était comme un ombre dans la nuit… Invisible.   – « Vous avez raison, même si je doute d’un quelconque danger à l’heure actuelle.   » – « Le danger est partout Docteur… Ici ou ailleurs, il n’y a aucune différence, tâchez de ne jamais l’oublier. ». J’acquiesçais d’un signe de tête qu’il avait dû ressentir car il enchaînait sur le but de cette rencontre nocturne. D’ailleurs, il avait raison je ne pouvais pas le contredire, de plus, il portait un nom illustre dans l’histoire de la guerre entre les vampires et les lycans.   – « Si vous le voulez bien, nous allons pas tergiverser plus longtemps, je vais aller droit au but. Il y a peu, un vampire a fait sauter notre bâtiment et un de mes hommes, pour ne pas dire le plus fidèle, a été enlevé… » J’écoutais en silence alors qu’il marquait une courte pause. – « Nous avons énormément perdu mais on ne peut pas se permettre de perdre encore plus ! … En tant que médecin, je suppose que vous comprenez où je veux en venir non ? Une vie est une vie et elle est précieuse, du moins pour nous et les humains. » Je sentais l’amertume dans la voix de mon interlocuteur, il en avait après le vampire responsable de l’attaque qu’il y avait eu et je ne pouvais pas le contredire. – « En effet, je comprends que trop bien Mr Van Helsing.  »

Avais-je souffler tout en regardant le ciel étoilé. – « Nous avons récupéré notre homme grâce à une autre personne qui a été tué par le vampire. A l’heure actuelle, il vient d’être transporté à l’hôpital et il est inconscient, nous lui avons réservé une chambre pour lui seul et isolé. Il n’est pas de ceux qu’on peut laisser aux mains de n’importe qui si vous voyez ce que je veux dire.  » En fait, je ne voyais pas trop bien, était-ce pour son importance au sein de la brigade et qu’il lui fallait une personne de confiance ou bien parce que cet homme est un Lycan et il faisait appel à moi pour cela. Je préférais juste dire que je voyais afin de ne pas épiloguer plus, si l’homme avait besoin de soin, chaque seconde comptait alors pour le sauver.   – « Dans quel état est-il ? » Une question tout à fait banale et qui a son importance. – « Il a été vu par un médecin urgentiste lors de son transfert, il a subi deux semaines de torture. Il a de multiples blessures ouvertes, il lui manque des phalanges et il a probablement des problèmes de membres cassés, je ne saurai trop vous dire, c’est pour cela que je vous demande à vous ! … De vous charger de le soigner et de le remettre sur pieds !  » – « Très bien, donnez-moi le nom de la personne et j’irai directement à l’hôpital me charger de lui, le temps presse !  » Dans un murmure limite d’outre-tombe lointain, l’homme soufflait son nom qui me tétanisait sur le coup avant de me retourner vivement et de ne voir personne. Tel l’ombre qu’il était, Mr Van Helsing s’était envolé, disparu….

~ ~ ~ ~ ¤ A l’hôpital ¤ ~ ~ ~ ~


Le murmure du nom me restait dans la mémoire alors que j’étais en direction de l’hôpital… Bryan Grey… C’était … Le destin ? ….. A peine croyable, je n’espérai pas qu’on me le serve sur un plateau d’argent… Je n’avais pas eu d’autre choix que de penser que c’était Alan qui avait fait un coup de pouce… Mon ami le plus cher et pourtant aussi mystérieux, je le connaissais et par moment autour d’un verre, je me demandais parfois qui était cet homme. Ce lycan tout comme moi, avait cette croix à porter mais celle aussi de son métier, il lui fallait être discret. Pauvre Bryan, il n’a surement jamais apprit à savoir qui était réellement son père ni même peut être à l’aimer comme il se devait… Je ne pouvais pas m’interposer mais, je ne pouvais m’empêcher de vouloir aider cet enfant, enfin non… Cet homme maintenant. Perdu dans mes pensées, j’avais agis en automate, montrant ma carte professionnelle à l’accueil en me présentant et en annonçant que je devais m’occuper d’un cas particulier. On me donnait un casier avec une blouse et tout le nécessaire, j’avais une salle d’opération de disponible et un minimum d’aide médicale qui était deux ou trois infirmières. Elles n’étaient pas toujours là mais s’alternaient et venaient si jamais j’avais besoin.

Je vis le jeune homme, cheveux long et brun, yeux fermé et pâle comme un mort avec un masque sur la bouche, il avait été délesté de ses vêtements.  J’eus alors un bref compte rendu d’un des chefs de services, ils ont mis directement l’homme à l’écart et l’on mit à nu pour prodiguer les soins, c’est alors que sans attendre, je leur demandait de préparer le nécessaire pour déjà intervenir sur sa main, désinfecter les plaies et lui fermer le lieu de section afin qu’il ne se vide plus de son sang et qu’il cicatrise. C’est ainsi qu’avec pansement, compresse, nettoyant, fil et aiguille, je m’occupais déjà de ses deux phalanges sectionnées et sur la même main, je ne pouvais pas imaginer comment il allait travailler avec ce handicap. Venait ensuite les divers blessures, certaines étaient profondes et d’autres non, pour le même principe que les doigts, je m’occupais des plaies profonde laissant à une infirmière les plaies plus légère. Nous échangions quelques paroles professionnelles, mais j’ignorais toutes tentatives de la jeune femme sur le fait du pourquoi il lui fallait un médecin spécial et une chambre privé à l’écart. Ma réflexion pour elle fût seulement – « Je ne répondrai pas à cette question Miss. Tenez-vous en à votre rôle, celle d’aider à soigner et sauvez des vies, le reste ne vous regarde absolument pas, compris ? » Je l’avais fixé froidement de mon regard d’acier ce qui avait fait son effet car elle n’abordait plus le sujet ni de près ni de loin. Je n’étais pas méchant mais je ne supportais pas qu’il n’y a pas la conscience professionnelle. Peut-être étais-je trop pointilleux.

Après les premiers soins, je demandais à ce qu’on lui fasse passer une radio et scanner complet pour voir ce qui était cassé ou non. Heureusement, aucun organe n’a été touché, par contre il avait quelques os cassés au niveau du radius et du cubitus du bras dont les doigts n’avaient pas été sectionné, on voyait d’ailleurs bien l’hématome  ce qui valut de le lui plâtrer. On a pu constater également, quelques côtes côté gauche bien fêlées ce qui va faire souffrir le patient à chaque respiration et mouvement. Sans compter toute la jambe droite esquintée, le tibia et le fémur était légèrement fêlés mais par contre le péroné était cassé.  Ce qui valut une nouvelle fois de plâtrer le bas de la jambe avec surélévation et immobilisation de la personne. Ses besoins se feront par sonde ou bassin, les soins et la toilette par une infirmière et il aurait un traitement à la morphine sous dialyse pour lui permettre de supporter la douleur. Je ne manquais pas de rester le plus possible au chevet du jeune homme jusqu’à ce qu’il reprenne connaissance, à bien le voir paisible, je trouvais qu’il ressemblait à Alan, je ne pouvais m’empêcher de sourire en le regardant mais maintenant la paperasse m’attendait, je m’installais dans le fauteuil à côté et je commençais à remplir le dossier médical. Un dossier d’ailleurs que j’allais faire en double pour mon cabinet, l’infirmière venait de m’apporter un café avec quelques compliments sur le travail accompli, certes cela avait pris du temps et était fatiguant mais je ne voulais pas perdre l’homme que je cherchais depuis la mort d’Alan. Je remerciais l’infirmière d’un sourire avant de la congédier et de boire une gorgée de café en regardant le corps inerte de Bryan. – « Tout ce que je souhaite maintenant Alan, c’est que ton fils reprenne connaissance…  » C’était comme un prière si jamais du haut des cieux, il m’avait guidé à lui alors entendrait-il cette nouvelle demande de ma part ou le rappellerait-il auprès de lui ? …. Après un bref soupire, je posais ma tasse sur la tablette juste à côté et je me mettais à la rude tâche en remplissant le formulaire d’admission pour commencer puis le dossier médical.


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Message Sujet: Re: [en cours] Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey Dim 23 Juil - 10:24

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Enfin je te rencontre.Feat. Alexander A. Hawkins et Bryan Grey



Mon regard vascillait dans la salle, mais malheureusement pour moi, mon oeil ne réagissait pas tout à fait comme je le désirais. J'avais de la difficulté à faire une mise au point sur un objet, je voyais tout flou. J'étais sûrement sur les médicaments très forts, puisque la panique ne se laissait pas voir autant que d'habitude dans mon iris. L'homme se précipitait dans mon champ de vision, et après quelques secondes, ma vision avait su faire une mise au point sur le visage de ce dernier. Je réalisais qu'il ne s'agissait pas de Mikaël. La panique m'envahissait, et à la minute où les doigts de l'homme vinrent encadrer ma paupières pour l'ouvrir, ma tête s'enfonçait dans l'oreiller plus qu'elle ne l'était déjà. La lumière venait s'incruster dans mon oeil, et je détournais la tête du mieux que je le pouvais pour déloger mon visage de ses griffes.

Je refusais qu'un autre médecin que Mikaël ne s'approche de moi.

La voix inconnue de l'homme s'élevait dans la place. Ses mots me frappaient. Je figeais sur place. Ce qui s'était passé... c'était un accident? C'est un simple et bête accident, de tomber entre les griffes d'un fou aliéné qui te torture une semaine de temps, et qui manque de te tuer? C'est un simple et bête accident, de voir des proches mourir sous ses yeux, encore? C'est pas un accident, c'est une tentative de meurtre, merde! La panique était présente, certes, et ma respiration se dérégularisait encore plus. Ma situation se dégradait. Sa voix s'élevait encore, mais je paniquais tellement que les mots faisaient peu de sens, cette fois-ci. J'avais compris que je devais rester là un moment, et immobile. J'avais déjà trop compris de choses, et j'allais être coincé dans mon pire cauchemar durant plusieurs jours.... voir semaine. C'était déjà trop, je préférais déjà mourir que de rester sur place, et si je devais rester longtemps en prime, la mort était la seule solution envisageable pour moi en cet instant. Pour finir, j'avais un médecin que je ne connaissais même pas, ce qui ne me rassurait guère. Sa race? Dur à dire, quand ton flair est envahi par l'odeur nauséabonde des hôpitaux.

Une infirmière arrivait. Mon unique oeil était rivé vers le plafond et ne bougeait plus de là, je refusais de la regarder. Cependant, sa voix venait à mes oreilles comme une brûlure à mes tympans: on parlait d'injection? Non... Si j'avais pu parler, je l'aurais envoyé promener! Je l'aurais insulté de tous les mots possibles. Si j'avais pu bouger, je les aurais tous frappés. Je serais parti en courant, et si l'impossibilité de sortir venait qu'à s'imposer devant moi, les vitres des chambres allaient m'accueillir volontiers.

J'étais pessimiste... mais quand on est enfermé dans sa pire phobie avec incapacité de sortir, c'est comme ça que l'on se sent. Comme si on avait nos pires cauchemar devant nous, qu'on était prit dans un cul-de-sac... Comme si un mur se dressait devant nous, et comme si nos peurs nous rattrapaient à vue d'oeil sans que l'on puisse fuir.

Finalement, l'infirmier déclinait l'offre de l'injection.... en fait, il l'avait remit à plus tard. Ça me donnerait le temps d'avaler le fait que j'allais sûrement être coincé ici longtemps. Rapidement, ses pas se faisaient entendre, et sa voix s'élevait encore une fois dans une explication absurde qui ne me rassurait guère. J'avais des chances d'avoir encore plus de complications que j'en ai en ce moment... du moins, c'est ce qu'il venait de me dire. Mon unique oeil grisâtre se refermait, laissant ma vision se noyer dans les ténèbres que m'offrait mes paupières. Malgré tout, je trouvais cette pénombre plus rassurante que la pièce environnante. Je devais reprendre mon calme, sinon, mon séjour ici allait être plus que pénible. Mon ouïe et mon flair étaient concentrés sur la porte, espérant de tout coeur voir Mikaël franchir le cadre rapidement...

J'avais besoin de lui...

Les paroles du docteur en question venaient à mes oreilles, doucement. Son nom, la raison pour laquelle il s'est occupée de moi, ainsi que la question qu'il avait formulé. Sa voix me paraissait plus douce que par le passé, quelque peu familière. Peut-être un vague souvenir de sa voix lors de mon coma. Les phrases qu'il avait prononcé m'étaient plus claires, et semblait faire plus de sens. Les yeux fermés, je comprenais un peu mieux ce qu'il disait, je devais l'avouer, ce qui m'aidait un peu plus à me calmer.

J'acquiessais d'un signe de tête affirmatif face à sa question. Je l'entendais, certes... mais je peinais à bouger. Les médicaments utilisés devaient en être à leur pleins effets...! Ma voix s'élevait, finalement. Machinalement, sans aucun ton particulier, mes cordes vocales rouillées par le sommeil laissait filer une voix rauque et très peu audible un faible «Oui...» en guise de réponse, question d'appuyer le signe de tête vague que j'avais fait. J'étais mieux de rester tranquille si je ne voulais pas délirer, j'avais jamais été sous influence d'un tel médicament et l'image de moi-même qui perd la tête et qui délire venait de me hanter! Une de mes mains faibles réussissait enfin à obéir à mon esprit, mes doigts se repliant difficilement et faiblement sur la couverture qui recouvrait le matelas. J'avais réussi à les replier bien malgré l'épais bandage que j'avais dessus. Je ne les sentais presque pas, juste assez pour savoir qu'ils s'étaient repliés un peu. Je sentais trois doigts... uniquement. Le souvenir de mes doigts sectionnés me revenais bien vite, remplissant mon esprit de l'horreur que Damian m'avait fait subir. Mon oeil s'ouvrait à nouveau, ma tête se retournait légèrement en direction de mon interlocuteur. Mes mouvements étaient lents, mais au moins, ma vue était rivé vers l'homme plutôt que vers mes souvenirs horribles.

L'hôpital était déjà moins pire que ce qu'on m'avait fait subir avant mon arrivée sur les lieux.


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Message Sujet: Re: [en cours] Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey Mer 2 Aoû - 3:16

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Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey.
Je m’attelais à la fiche d’admission qui n’était qu’une simple formalité pour justifier de la présence de l’homme en ces lieux avant de passer à sa fiche médicale. Cette tâche serait plus fastidieuse car j’avais une image du corps humain avec les os, de représenté et le contour pour les blessures légères, j’avouais que c’était une chose bien faite et j’aimais cette partie du concept, il y avait surement la même chose chez les légistes. Je commençais à entourer les diverses zones du corps que j’ai pu traiter en les listant dans la partie « commentaire » par énumération. Par exemple, en petit 1 j’ai mis « doigts sectionnés, inexistant » puis en petits 2. « Diverses coupures superficiels et profondes et ainsi de suite jusqu’à lister chaque os fêlés ou fracturés. Cela me prenait un peu de temps et une telle concentration que même les « bip » de la machine, qui étaient pourtant notre seule musique d’ambiance, s’était éteinte à mon ouïe lycane pourtant aussi développé que beaucoup de chose chez moi.  Une fois finir, je poussais un soupire en me frottant la naissance de l’arête du nez entre les yeux avant de poser les feuillets sur la tablette et finir mon café, qui était pour le coup, froid. Je me redressais en ajoutant doucement – « Il va falloir que je me fasse un double de ceci.  » Oui je voulais un double du rapport médical pour la simple et bonne raison que l’homme allongé et inconscient était le fils d’un proche ami.

L’idée même de le traiter comme un homme basique m’était impensable. Oh bien entendu, je n’étais pas stupide pour autant, le jeune nomme ne me connaissait pas et n’avait plus rien d’un enfant. Puis mon regard se posait sur lui, inconscient ? ….Pourtant, je ne rêvais pas, il avait bien les yeux ouverts et me regardais. Toutefois je ne pensais pas lire une panique dans ses yeux. Je m’approchais de lui en mettant les mains dans les poches pour chercher la petite lampe afin de voir s’il était bien revenu à lui avec un test visuel. Non sans lui parler cela va de soi. Je me penchais au-dessus de lui, avec l’une de mes mains, je levais un peu la paupière pour amener à son œil la lumière et ainsi voir la réaction de sa rétine, si elle réagissait c’est qu’il était bien conscient. – « Bonjour Mr Grey, je ne sais pas si vous vous souvenez de ce qu’il s’est passé mais vous avez été amené ici suite à un accident. Vous étiez dans un état proche de la mort et nous n’avions pas d’autre choix que de vous emmener dans un lieu spécialisé. » Déjà, essayer de lui remémorer ce qui s’était passé pour qu’il voir si il y avait des séquelles suite à son inconsciente. Mais je sentais sa respiration être de manière désordonnée et qui faisait penser  à une crise de panique, est-ce que cette simple information lui sera suffisante pour se calmer ?....

– « Vous n’avez pas à vous inquiéter Mr Grey, nous avons fait le nécessaire, cependant, vous allez devoir rester un moment sous surveillance et immobile.». Je lui souriais avec confiance et sérénité, quant à cet instant, l’infirmière entrait sans se rendre compte que Bryan était réveillé, car pour le moment, même si les yeux étaient ouvert, son corps devait être lourd et douloureux à bouger, je me tournais vers l’entrée en entendant la porte s’ouvrir mais tout en restant collé au lit médical. – « Docteur Hawkins, est-ce que nous procédons à l’injection contre la phlébite maintenant où vous préférez plus tard.» A ce moment, je regardais ma montre – « Si cela ne vous dérange pas, je préfère que vous la fassiez dans deux heures, Vous amènerez de quoi manger par contre, je vous en serai gré. Ah et faite moi une copie des formulaires médicaux que je viens de remplir, Merci.» Un sourire à l’infirmière qui repartait comme elle était venue avec les papiers, qu’elle avait saisis sur la tablette, avant que je ne me tourne à nouveau vers mon patient du jour – « Ne vous inquiétez pas, cette piqûre est pour éviter des complications supplémentaires. Vous ne le savez peut être pas mais une personne trop longtemps immobile ou allongée  a toutes les chances de voir se former un caillot de sang dans la veine qui obstrue cette dernière et empêche l’afflux de sang. Mais rassurez-vous ces piqûres seront nécessaire, le temps de votre immobilisation, après vous n’aurez plus les plâtres et vous pourrez faire de la rééducation. .»

Je faisais certes pour le moment un monologue mais je savais qu’il avait repris conscience suite à l’examen oculaire, qui avait réagi normalement. Je regardais la dialyse un instant avant de regarder la poche de perfusion qui pour le moment était encore raisonnable. – « Je pense qu’il viendront vous la changer tout à l’heure en venant vous faire l’injection.» Je le regardais à nouveau avec une pointe de nostalgie tout en mettant mes mains dans les deux poches de la blouse médicale que je portais. – « Comme vous avez pu l’entendre, je suppose, je me prénomme Docteur Hawkins…. Alexander Hawkins. Je me suis occupé de vous sur la demande de Sir Van Helsing. Je suis navré de ce qu’il vous est arrivé mais j’ai fait de mon mieux. Est-ce que vous pouvez parler ou m’entendre ? » J’arquais un sourcil pour le coup, car finalement je n’étais pas sûr que les autres sens fonctionnent, si ça tombe il avait perdu son ouïe ou encore sa parole par diverses sévices que le vampire aurait pu lui faire.



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Message Sujet: Re: [en cours] Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey Mar 5 Sep - 9:02

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Mon regard vascillait dans la salle, mais malheureusement pour moi, mon oeil ne réagissait pas tout à fait comme je le désirais. J'avais de la difficulté à faire une mise au point sur un objet, je voyais tout flou. J'étais sûrement sur les médicaments très forts, puisque la panique ne se laissait pas voir autant que d'habitude dans mon iris. L'homme se précipitait dans mon champ de vision, et après quelques secondes, ma vision avait su faire une mise au point sur le visage de ce dernier. Je réalisais qu'il ne s'agissait pas de Mikaël. La panique m'envahissait, et à la minute où les doigts de l'homme vinrent encadrer ma paupières pour l'ouvrir, ma tête s'enfonçait dans l'oreiller plus qu'elle ne l'était déjà. La lumière venait s'incruster dans mon oeil, et je détournais la tête du mieux que je le pouvais pour déloger mon visage de ses griffes.

Je refusais qu'un autre médecin que Mikaël ne s'approche de moi.

La voix inconnue de l'homme s'élevait dans la place. Ses mots me frappaient. Je figeais sur place. Ce qui s'était passé... c'était un accident? C'est un simple et bête accident, de tomber entre les griffes d'un fou aliéné qui te torture une semaine de temps, et qui manque de te tuer? C'est un simple et bête accident, de voir des proches mourir sous ses yeux, encore? C'est pas un accident, c'est une tentative de meurtre, merde! La panique était présente, certes, et ma respiration se dérégularisait encore plus. Ma situation se dégradait. Sa voix s'élevait encore, mais je paniquais tellement que les mots faisaient peu de sens, cette fois-ci. J'avais compris que je devais rester là un moment, et immobile. J'avais déjà trop compris de choses, et j'allais être coincé dans mon pire cauchemar durant plusieurs jours.... voir semaine. C'était déjà trop, je préférais déjà mourir que de rester sur place, et si je devais rester longtemps en prime, la mort était la seule solution envisageable pour moi en cet instant. Pour finir, j'avais un médecin que je ne connaissais même pas, ce qui ne me rassurait guère. Sa race? Dur à dire, quand ton flair est envahi par l'odeur nauséabonde des hôpitaux.

Une infirmière arrivait. Mon unique oeil était rivé vers le plafond et ne bougeait plus de là, je refusais de la regarder. Cependant, sa voix venait à mes oreilles comme une brûlure à mes tympans: on parlait d'injection? Non... Si j'avais pu parler, je l'aurais envoyé promener! Je l'aurais insulté de tous les mots possibles. Si j'avais pu bouger, je les aurais tous frappés. Je serais parti en courant, et si l'impossibilité de sortir venait qu'à s'imposer devant moi, les vitres des chambres allaient m'accueillir volontiers.

J'étais pessimiste... mais quand on est enfermé dans sa pire phobie avec incapacité de sortir, c'est comme ça que l'on se sent. Comme si on avait nos pires cauchemar devant nous, qu'on était prit dans un cul-de-sac... Comme si un mur se dressait devant nous, et comme si nos peurs nous rattrapaient à vue d'oeil sans que l'on puisse fuir.

Finalement, l'infirmier déclinait l'offre de l'injection.... en fait, il l'avait remit à plus tard. Ça me donnerait le temps d'avaler le fait que j'allais sûrement être coincé ici longtemps. Rapidement, ses pas se faisaient entendre, et sa voix s'élevait encore une fois dans une explication absurde qui ne me rassurait guère. J'avais des chances d'avoir encore plus de complications que j'en ai en ce moment... du moins, c'est ce qu'il venait de me dire. Mon unique oeil grisâtre se refermait, laissant ma vision se noyer dans les ténèbres que m'offrait mes paupières. Malgré tout, je trouvais cette pénombre plus rassurante que la pièce environnante. Je devais reprendre mon calme, sinon, mon séjour ici allait être plus que pénible. Mon ouïe et mon flair étaient concentrés sur la porte, espérant de tout coeur voir Mikaël franchir le cadre rapidement...

J'avais besoin de lui...

Les paroles du docteur en question venaient à mes oreilles, doucement. Son nom, la raison pour laquelle il s'est occupée de moi, ainsi que la question qu'il avait formulé. Sa voix me paraissait plus douce que par le passé, quelque peu familière. Peut-être un vague souvenir de sa voix lors de mon coma. Les phrases qu'il avait prononcé m'étaient plus claires, et semblait faire plus de sens. Les yeux fermés, je comprenais un peu mieux ce qu'il disait, je devais l'avouer, ce qui m'aidait un peu plus à me calmer.

J'acquiessais d'un signe de tête affirmatif face à sa question. Je l'entendais, certes... mais je peinais à bouger. Les médicaments utilisés devaient en être à leur pleins effets...! Ma voix s'élevait, finalement. Machinalement, sans aucun ton particulier, mes cordes vocales rouillées par le sommeil laissait filer une voix rauque et très peu audible un faible «Oui...» en guise de réponse, question d'appuyer le signe de tête vague que j'avais fait. J'étais mieux de rester tranquille si je ne voulais pas délirer, j'avais jamais été sous influence d'un tel médicament et l'image de moi-même qui perd la tête et qui délire venait de me hanter! Une de mes mains faibles réussissait enfin à obéir à mon esprit, mes doigts se repliant difficilement et faiblement sur la couverture qui recouvrait le matelas. J'avais réussi à les replier bien malgré l'épais bandage que j'avais dessus. Je ne les sentais presque pas, juste assez pour savoir qu'ils s'étaient repliés un peu. Je sentais trois doigts... uniquement. Le souvenir de mes doigts sectionnés me revenais bien vite, remplissant mon esprit de l'horreur que Damian m'avait fait subir. Mon oeil s'ouvrait à nouveau, ma tête se retournait légèrement en direction de mon interlocuteur. Mes mouvements étaient lents, mais au moins, ma vue était rivé vers l'homme plutôt que vers mes souvenirs horribles.

L'hôpital était déjà moins pire que ce qu'on m'avait fait subir avant mon arrivée sur les lieux.


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Message Sujet: Re: [en cours] Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey Sam 23 Sep - 19:06

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Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey.
C’était dur de garder sa maîtrise alors que l’homme qu’on veut protéger a peur de vous. Je n’étais là que parce que le big boss avait souhaité qu’un lycan s’occupe d’un autre lycan et que la brigade garde un œil dessus mais au fond de moi, je n’étais pas là pour un collègue de travail mais bien pour un motif personnel. Bien entendu, je me gardais pour le moment d’en parler à qui que cela soit ! La première personne qui sera au courant est l’homme qui, un peu plus tôt, sous  mes doigts sur sa peau enfonçait sa tête dans son oreiller à tel point qu’on pourrait croire qu’il avait peur d’attraper une maladie ou d’être brûlé.  Sans compter qu’il tournait sa tête pour se libérer de mon emprise, ce n’était vraiment pas un bon patient, pourquoi avait-il autant peur ?... Est-ce son attaque ou un traumatisme plus ancien et bien ancré ? … Des questions que je verrai pour résoudre plus tard car pour le moment, j’étais toujours près de lui, les mains dans les poches de la blouse à attendre une réponse de sa part ou un mouvement pour montrer qu’il m’entend. C’est alors que je le voyais bouger la tête avant de lâcher un « oui » avec beaucoup de difficulté. Cela me chagrinait un peu mais je ne voulais surtout pas qu’il force sur ses cordes vocales pour le moment. Il avait déjà repris conscience et c’était une très bonne chose en soit, maintenant restait le temps de se remettre mais son sang de lycan devrait l’aider à guérir un peu plus vite. Afin de le rassurer et de l’aider au mieux, je lui parlais calmement avec professionnalisme – « Je vous en prie Mr Grey, ne forcer pas trop sur votre voix si cela vous est douloureux. Avec le traitement et du repos je pense que vous retrouverez vite l’usage de la parole.  » Je souriais et pourtant…. Comme cela faisait bizarre de prononcer ce nom que j’avais déjà utilisé jadis, puis soudain le mouvement de ses doigts sur le matelas attirait mon attention, il n’avait plus que trois doigts mais il arrivait à les bouger. Cherchait-il à se prouver qu’il pourrait vite partir ? Je voyais le regard du fils de mon ami s’ouvrir au monde et se fixer sur ma personne avant de tourner un peu la tête. Je voyais que pour lui chaque mouvement était difficile et douloureux mais il était dans un tel état physiquement et psychologiquement, que je commençais à me demander si je serais à la hauteur de la tâche que m’avait confié Sir Van Helsing.

J’inspirais profondément et soupirait de même manière avant de m’asseoir sur le bord du lit pour que Bryan puisse me voir un peu mieux sans forcer et tout en faisant attention ou je m’installais. Je regardais sa main puis son visage, la peur, la douleur, tout avait dû remonter en lui comme une gifle…. – « Hé oui…. Ce vampire ne vous a pas fait de cadeau et je suis sûr que ce n’est pas le seul monstre de son espèce…. C’est pourquoi la brigade de l’ombre existe non ? … Arrêter ce genre de créature sanglante ? …. Désolé….  » Je n’avais pas à dire cela surtout qu’il est cloué dans un lit d’hôpital, tout en sachant qu’après ses peurs il aura surement la colère et la soif de vengeance qui arrivera mais pour l’heure, je ne devrais pas donner mon avis, je n’étais pas là pour cela. Je lâchais avec un sourire contrit – « Veuillez me pardonner Mr Grey, je n’ai pas pour habitude de donner ainsi la liberté d’exprimer mon avis dans des moments qui ne s’y prête pas.» C’est vrai que je me suis laissé un peu emporté mais je devais faire attention à ce que je disais surtout qu’ici les oreilles pouvaient trainer. C’est alors qu’on frappait à  la porte à nouveau et que l’infirmière revenait nous voir – « Docteur Hawkins, je vous ramène vos documents et les originaux.» – « Très bien ! Posez-les sur la chaise, merci.» Chose qu’elle fit avant de partir, j’attendais qu’elle ferme à nouveau la porte pour regarder le jeune homme. Je lui souriais avant d’ajouter – « Nous allons faire quelque chose de simple. Jusqu’à ce que vous puissiez parler, je vais vous demander de répondre juste d’un petit mouvement de tête pour me dire « oui » ou  « non »  pour commencer cela sera bien suffisant. Je tiens juste à vous dire que j’assure seulement vos soins les plus vitaux, de ce fait, quand vous serez rétabli je suppose que les organismes vous demanderons plus de détail et le vampire qui vous a attaqué pour faire une enquête et surement le traquer.» Je continuais à lui sourire tout en parlant posément – « Pour ce qui est des soins, avez-vous un médecin particulier ? … Un médecin de famille par exemple ? … » Je me redressais pour rester debout ne comptant pas rester assis sur le lit toute la sainte journée. – « Juste un signe de tête suffira Mr Grey, je n’ai besoin de rien d’autre pour le moment, on fera des recherches après.» Vu qu’il avait la perfusion, il ne devait manquer de rien et pourtant j’étais parti prendre un verre d’eau qui était sur la petite tablette que je lui amenais. – « Avez-vous soif ?»


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Message Sujet: Re: [en cours] Enfin… Je te rencontre… Bryan Grey Mer 15 Nov - 8:02

Bryan Grey
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Enfin je te rencontre.Feat. Alexander A. Hawkins et Bryan Grey



Même si mon regard semblait calme, mon iris recherchait tout de même du réconfort. Je recherchais une place où poser mon oeil pour ne pas me tourmenter plus que je ne l'étais déjà. Troublé par les visions d'horreurs provenant de mon passé lointain en ces milieux de santé, tout autant traumatisé par les sévices que m'avait fait subir ce monstre sanguinaire... mon esprit était des plus tourmenté, et ce, même si je tentais de garder mon calme. Ma respiration se régularisait, je forçais sur le rythme de celle-ci pour me trouver un truc sur lequel me concentrer. Je devais me contenter d'être encore en vie... bien qu'une fois de plus, je me demandais pourquoi j'étais le seul épargné dans tout ça... étais-ce pour me faire souffrir la perte de mes amis? Pour que je ressente la douleur physique, pour que je vive avec la sauvage inconfort de tous ces traumatismes?

Dr. Hawkins devait sûrement avoir remarqué ma panique, mes tentatives d'élever la voix, de parler, m'exprimer, et même de bouger... ce qui ne semblait pas être concluant pour le moment. Du moins, c'est ce que je pouvais confirmer suite à ce qu'il me disait. Sa voix me surprit quelque peu, je devais l'avouer, attirant mon regard vers son visage. Ses mots se voulaient réconfortants, sa voix sonnait comme une mélodie douce à mes oreilles. J'entendais le matelas craquer, et c'est la que je réalisais qu'il venait de prendre place dans mon champ de vision. Sa présence me rassurait, sans trop savoir pourquoi... Le fait de l'avoir près de moi, de ressentir sa présence, entendre sa voix, ça me calmait. Peut-être était-il plus calme que la majorité des infirmiers et des corps médicaux travaillant dans les hôpitaux... Je n'en savais rien, mais une chose est sûr, je me sentais calme, rassuré et en sécurité en sa compagnie.

Sa voix s'élevait encore, parlant de ce vampire malicieux, ainsi que de son point de vue sur la brigade de l'ombre, son existance et son importance au sein de la société. J'acquiescais d'un faibe signe de tête positif à ce qu'il venait de dire. Avec beaucoup de concentration, j'avais réussi à déchiffrer le sens de sa phrase, et je pouvais dire que j'approuvais totalement ses dires. J'allais me relever de ce foutu lit un jour, j'allais arracher la tête de c'connard et la faire sauter à la dynamite dans le milieu de la dépouille de son manoir... mais pour le moment, j'étais trop occupé à guérir, ouais. Mon attention fut tourné vers lui, encore, alors qu'il s'excusait d'avoir donné son avis. Ma voix s'élevait, rauque un peu, mais juste assez fort pour qu'il l'entende, au vu de notre proximité actuelle. Mes mots étaient à peine prononcés, je laissais filer seulement deux ou trois mots par souffle. Parler m'était difficile, mais je tenais à m'exprimer. «Ça va... je... suis du même avis, alors... ça passe. » Je me devais de le rassurer un peu à ce niveau, il n'avait pas à se sentir mal d'avoir parlé de son point de vue! S'il travaille pour la brigade de l'ombre -ce que j'avais clairement deviné au vu de son point de vue- nous allions sûrement se revoir souvent... autant bien échanger quelques mots maintenant!

Je sursautais alors qu'on frappait à la porte. Une infirmière entrait dans la pièce. Je fermais les yeux, espérant que celle-ci parte, et ne revienne pas avec des vaccins... ou des trucs compliqués... non. Elle revenait avec des documents et des photocopies que Dr. Hawkins avait demandé. C'est donc avec un léger sourire que j'accueillais son départ, alors que la porte se refermait derrière elle. J'aime pas les infirmières.

La voix de Alexander s'élevait encore dans la pièce, venant m'expliquer un système de communication un peu trop simple à mon goût. J'suis pas infirme, j'suis capable de communiquer! Difficilement, mais j'y arrive! Je ne voulais pas avoir à communiquer par des signes et des trucs comme ça, je voulais progresser, et non régresser dans ma guérison... J'allais tout faire pour tenter d'aller mieux, me relever sur mes deux pieds, reprendre les armes et aller buter cette grosse merde vivant dans une dépouille de manoir qui puait la charogne et la moisissure! En signe d'approbation face à ce qu'il venait de me dire, je n'avais pas d'autres choix que d'accepter, tout en contredisant ce qu'il venait de me dire. J'suis un adulte, majeur et vacciné, il n'a pas à me dire quoi faire. La preuve que j'allais sûrement un peu mieux, il allait me trouver casse-couilles, le temps de mon séjour ici. «C'est bon...» Puis vint le bout de la phrase où il parlait de traquer Damian. Un léger sourire s'étirait sur mon visage, un sourire qui devait sûrement me donner un air des plus........ con. «J'vais l'traquer.... J'vais l'tuer, c'con.» Ma voix était un peu plus élevée, j'avais presque l'air de délirer.... mais non.

J'avais bien vite reprit mon sérieux alors que l'autre phrase avait retenti: une question concernant mon médecin de famille. Mikaël... Il m'avait parlé que son nom serait à mon dossier au sein de la guilde de Saint-Pierre, du coup, ça comptait sûrement dans le corps médical en capacité de s'occuper de moi. Il se redressait alors que j'allais livrer ma réponse, ce qui me forçait à lever la voix un peu plus pour la rendre audible. «Mikaël Crown... dans mon dossier... de la guilde... si j'ai bonne... mémoire.» Ça lui épargnera les recherches...

Une dernière question avait retenti, une question qui, selon les circonstances actuelles, me fit figer sur place. Si j'avais soif. Oui, certes, et pas qu'un peu... mais bordel j'étais même pas capable de bouger et je ressemblais à une grosse larve humaine paresseuse, comment allais-je boire? Il allait me donner a boire lui-même? Non, non... Pour que j'aille envie d'aller à la toilette, chose que j'arriverai jamais à faire? Ça, encore moins! Mon orgueil ne prenait vraiment pas mon incapacité à faire mes petites choses naturelles et digne d'un autonomie normale. C'était le plus difficile à avaler de ma situation actuelle, j'crois bien. C'est donc avec une faible réticence que je hochais négativement la tête...



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Carte d'identité de la brigade de l'ombre:
 


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