Quelle race dominera la ville de Londres? L'avenir de cette ville repose entre vos mains, maintenant.
 

Avis aux nouveaux, et aux futurs DCs: Les lycans sont en sous-population. Allez-vous laisser gagner les vampires? Prenez note que le nombres d'employés de la brigade de l'ombre est en constante chute libre. ♦♦♦ NB: Le groupe des Sanguinaires ainsi que de la guilde de Saint-Pierre sont désormais fermés pour un temps indéterminé: les groupes sont en surpopulation. Merci! ♦♦♦


Partagez|

Un ange à l'hospice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Héros

Humain Libre
avatar
Humain Libre


Messages : 6
Points : 44

Feuille de personnage
Âge:
Taille:
Emploi:

MessageSujet: Un ange à l'hospice Dim 9 Juil - 18:16




Un ange à l'hospice




Héros n’ajouta rien. Le conducteur était un peu plus vieux que son personnage, il avait la mâchoire large, les yeux cyan, aux longues mèches de cheveux bruns tombant sur ses yeux. Peut-il conduire avec cette coupe ? Il semblait beau sous son costume à la cravate desserrée. Charmant. Admit-elle sans excitation. Il roulait vite mais bien, ils arrivèrent rapidement et sans un mot au lieu du rendez-vous, une petite ruelle discrète côté Nord de l’hospice.

Là les attendaient deux policiers en voiture, ils avaient laissé le moteur tourner pour se réchauffer, le vent soufflait dans cette rue. Lorsqu’ils virent le corbillard, l’un d’eux, en uniforme typiquement british avec une moustache travaillée sortit pour les accueillir. Son collègue, dont elle ne connaissait pas le nom, quitta à son tour son siège, rapidement suivit par Jack.  Ils s’approchèrent et le policier maronna dans sa moustache « On ne dirait vraiment pas des agents des pompes funèbres (…) Il les laissa s’approcher. Montrez-moi vos cartes messieurs. »

Il est vrai qu’eux deux ressemblaient à des gangsters, costumés et gantés, l’air indolent. Le beau croque-mort sortit sa carte « Friedrich Liszt agent pour House of Serenity, lui il n’a pas de carte il est stagiaire. » Le policier quelque peu suspicieux analysa bien trois fois la carte de Liszt. Un allemand ? « Ca fait 15 min que nous vous attendons.  Dit-il en analysant Héros cette fois-ci, d’un air ronchon.

- Nous avions une autre mission juste avant. Répliqua Friedrich. Nous avons fait au plus vite. Où est le corps ?

Le policier après un instant, où il avait l’air de maudire Liszt, indiqua du doigt une porte qui menait, après un long couloir, au bloc du légiste.  

Les trois personnes s’y engouffrèrent pour rencontrer deux médecins, l’un était banal, à lunettes avec un air asiatique, Héros ne le remarqua pas immédiatement pourtant il était le seul à discuter avec le policier et l’agent des pompes funèbres. Elle eut du mal à se défaire du second médecin –ou du moins celui qui accompagnait le premier - d’une beauté rarement angélique.

Il était blanc comme neige, aux yeux rouges sang, aux traits doux proches d’une estompe impressionniste –enfin c’est ce qu’elle vit à ce moment-là, avec les lumières vives des spots-. Le plus bel albinos que Héros n’ait jamais croisé. Cachée par ses compères elle admira le sublime homme de ses grands yeux, dissimulés dans l’ombre de sa visière, et ce avec beaucoup d’intérêt, ceux-ci brillaient tellement elle était stupéfaite. Elle s’efforçait de se tenir, plutôt bien que mal. Friedrich jeta un oeil sur son collègue, ce qui stoppa net Héros dans son émerveillement, son regard devint indifférent. Les autres parlaient.

« Il est mort seul, dans le froid. C’était certainement un clochard et la nuit a eu raison de lui… »

Il parle certainement du sac sur la table. Une grande housse noire zippée de taille humaine trônait sur une table d’examen, des outils de médecine étaient disposés plus loin. « Piste criminelle ? » demanda le policier en remplissant quelques paperasses, Friedrich s’accommodait également à la tâche. Le médecin hésita à répondre un instant « Oui un vampire ou un goule certainement. » Le policier et Mr.Liszt ne paraissaient en rien surpris et ils ne relevèrent même pas. Cela veut dire qu’ils n’ont aucune piste ?

- Vous êtes sûres qu’il s’agissait d’un sans-abri ? s’enquit tout de même Friedrich.
- On est sûre de rien dans ces cas-là, il avait la cinquantaine et était alcoolisé, il n’est pas dans les fichiers de l’Hôpital ni, semblerait-il, dans les dossiers de la police. Le policier prit un air fier sans que Héros ne comprenne pourquoi. Ses vêtements sont abîmés (Les parrures nous survivent. pensa Héros bêtement.) ses dents aussi, donc c’est l’hypothèse la plus probable.

Friendrich acquiesça et moins d’une minute ensuite, où Héros s’empêchait de regarder l’homme blanc, tout le monde se serra la main. Héros suivit le mouvement et lorsque ce fut le tour de l’albinos, elle resta un court instant à le fixer, comme s’il s’agissait d’un insecte magnifique et doré dans une fleur de lys, comme s’il était un nouveau-né vagissant ou comme s’il chantait la plus merveilleuse mélodie du monde. A la fois admiratif, confus puis dans la retenue, son regard était imprécis et ses pensées aussi. Il tourna les talons en suivant son collègue jusqu’à la voiture, le policier retourna dans la sienne en les saluant très brièvement.

Lorsqu’ils retournèrent de nouveau dans l’enceinte pour aller chercher le cadavre avec le brancard, les deux médecins étaient toujours là. Ils discutaient pendant que lui et Friedrich se postaient près du corps dans sa housse mortuaire « T’as déjà touché un cadavre ? demanda-t-il le plus sérieusement du monde.

- Non. Enfin si mais pas complètement mort.

Friedrich fit une grimace surpris et amusé, peut-être un peu dégoûté. Héros dû tenir les pieds quand l’autre s’occupa du haut du corps et d’un mouvement rapide ils le déposèrent sur le brancard. Héros eut un léger frisson dans le dos, elle avait vécu pire auparavant mais les lumières de l’hospice mariées à l’odeur du cabinet et le fait de toucher cette housse sans voir l’avaient, le temps d’une seconde, dégoutée.

Ils s’en allèrent en suivant et avant de quitter les médecins, l’albinos leur fit signer une décharge. D’abord Listz puis Héros qui griffonna quelque chose de vraisemblable mais de totalement faux. Il évita le regard rouge de l’homme blanc. Un instant il releva quelque peu les yeux et décela un léger sourire sur ses lèvres montrant une partie de ses dents.
Son physique mystique lui faisait un tel effet qu’elle ne put s’empêcher de sourire, moins de deux secondes, la lèvre tremblante. Sa tête toujours baissée, ses yeux dans la lisière de l’ombre de son chapeau.  Quel est ce sourire ?
En partant, de dos, Héros ne lui aura dit qu’un mot : « Goodnight. »


Arrivés à la voiture, Friedrich était plus bavard. Il lui expliqua entre autre pourquoi ce n’était pas une autre voiture que le corbillard qu’on utilisait aujourd’hui, leur camionnette étant en panne depuis plusieurs jours. « ..au moins le vieux aura le même voyage que les autres.."Il lui parla aussi de ce qu’on faisait à ce type de cadavre en arrivant au funérarium. Aux oubliettes. Héros lui posa quelques questions sur lui, il fut tout aussi discret qu’elle aurait pu l’être, avec tact et tranquillité, cela l’amusa beaucoup et il lui proposa de le revoir, plus tard, au pub qu’elle fréquente souvent. Il accepta.

- Tu veux que je te dépose quelque part ?
- Oui, s’il te plait, à la superette de la troisième rue à droite. Je n’ai plus de clopes.
- Tu habites dans le quartier ?
- Ca m’arrive.

Il lui sourit et Héros lui rendit d’un air charmeur qu’elle évite habituellement lorsqu’elle joue un homme. Mais il lui plaisait, il était plaisant. Il eut un léger air surpris. Ils se séparèrent.

- See you soon.
- See you.

Il attendit que le corbillard soit assez loin pour bailler et s’étirer longuement, la fatigue était venue sans que l’on ne s’en aperçoive et les maux de têtes réapparaissaient. Il rentra dans la supérette. Il y faisait affreusement frais c'était désagréable. Coiffé-décoiffé il avait eu une rude journée, pressé de rentrer redevenir une femme. Il passa aux toilettes et enleva son maquillage vieillissant ainsi que les épaulettes qu’il mit respectivement dans ses deux poches de blazer. Il/Elle ressemblait désormais à un androgyne –quelque peu plus efféminé tout de même-.  Et en se regardant dans le miroir, elle eut tellement hâte, qu’elle rebroussa chemin sans acheter de cigarettes, devant les yeux ahuries –si ce n’est émoussés- du caissier qui ne l’avait pas vue  rentrer et qui se demanda d’où elle sortait –ou plutôt où elle allait.

Elle prit la route d’une de ses chambres, la plus proche, en pensant au lendemain matin, elle ira voir Ayden, boire un thé et récupérer quelque chose. Alors il me faut Charlotte. Dans un soupir, elle tourna les talons encore une fois pour se digérer vers une autre chambre à 45 min à pied vers le sud, où se trouvait Charlotte.


Codage by Law (merci l'eau )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ljøl Nygård

Humain Libre
avatar
Humain Libre


Messages : 138
Points : 412
Niveau de puissance : Humain Lambda
Emploi et loisir : Secrétaire médical à l’Hôpital St-Thomas

Feuille de personnage
Âge: 25 ans
Taille: 1m79
Emploi: Secrétaire médical

MessageSujet: Re: Un ange à l'hospice Mer 12 Juil - 9:13

Le Norvégien laissa un maigre soupir filtré d'entre ses lèvres ornées d'une cigarette parfum cerise -il en avait trouvé un paquet dans ses affaires, étrangement alors qu'il sortait de son appartement d'un pas vif et pressé pour rejoindre au plus vite l'Hospice adjoint à l’Hôpital St Thomas qui lui servait de lieu de travail. Vu l'heure tardive, il avait fini ses obligations légales depuis quelques heures maintenant et pourtant, il avait été rappelé par un Collègue pour venir le secondé dans une affaire urgente. Le Blanc avait râlé et pester en apprenant ce qu'il devait faire, mais avait finalement céder sous les « S'il-te-plait, tu me dois bien ça ! Aller viens ! » de son interlocuteur désespéré de trouver un remplaçant au second légiste malade.

(....)

C'est ainsi que l'Humain se retrouva à arpenter les sombres couloirs menant à la morgue et au bureau du légiste au sein du vieil hospice, ayant revêtu pour l'occasion une longue blouse blanche, il se dirigea d'un pas décidé dans l'entre de son collègue d'un soir. C'est ainsi qu'un secrétaire médical se retrouva à assister un légiste lors de l'autopsie de ce qui semblait être un SDF mort de la main d'un non-humain, Ljol rédigea principalement le compte-rendu officiel et n'instrumenta que peu. Pas son domaine de prédilection à la base. Les deux hommes terminèrent de zipper le corps dans le sac quand des bruits de pas résonnèrent dans le couloir. Le Blanc adressa un regard interrogateur à Tanaka qui lui répondit d'un ton blasé :

« Flic et pompes-funèbres. On a presque fini, t’inquiète. »

Ljol soupira doucement avant de prendre un air plus doux et légèrement souriant pour accueillir tout ce beau petit monde. Tanaka prit directement le parti de discuter de la situation et Ljol l'en remerciait pour cela puisque théoriquement, il n'avait même pas à se trouver là. Son regard balaya l'assemblée et se fixa quelques instants sur le second pompes-funèbre qui semblait tout aussi en dehors de la conversation que lui-même. L'albinos esquissa un petit sourire se disant qu'il était fort dommage que sa casquette cache une partie de son visage, il avait l'ait mignon. Plus que les deux autres en tout cas. Le Norvégien reporta son attention sur les autres jeunes hommes, prenant ainsi part à la discussion concernant les constations faite sur le corps puis géra le restant de paperasse tandis que le véritable légiste poursuivait ses explications.

(...)

L'heure des salutations venues, Ljol fut soulagé de ce dire qu'il allait bientôt pouvoir rentrer chez lui n'étant pas friand du travail de son collègue et ami. Une rapide poignée de main avec tous et arriva le tour du Jeune homme qui avait déjà attiré son attention auparavant. L'échange de regard avec ce dernier le fit sourire un peu plus et il observa toute la troupe repartirent vers l'extérieur. L'humain continua de discuter de tous et de rien avec Tanaka le temps que les pompes-funèbres embarquent le corps dans sa housse sombre, son attention se porta vaguement sur la discussion entre les deux hommes et il pensa : Pas l'habitude, un stagiaire peut-être ? Mécaniquement, le jeune homme alla s’enquérir une nouvelle fois de faire remplir les documents administratifs. Le Blanc fut contrarié de constater que son préféré évitait soigneusement son regard, avait-il mal fait quelque chose ? L'avait-il mis dans l’embarras sans s'en rendre compte ? Finalement, leurs regards s’accrochèrent, instinctivement, il lui sourit et eu l'agréable sourire de percevoir une brève ébauche de sourire sur les lèvres du jeune homme.

« Goodbye ~ »

(...)

L'albinos changea de tête tout comme son ami et évita du mieux qu'il put le regard insistant de ce dernier sir son dos. Ils firent le trajet ensemble jusqu'à la sortie ou finalement Lj l'interrogea

« Quoi, Tanaka? »

« Tu m'as fait quoi la avec le petit jeune ? C'est ton genre de draguer au boulot, maintenant ? »

Dans la bouche de l'Asiatique, cette phrase prenait immédiatement une intention de désapprobation et de reproche. Ce qui amena un air délicieusement boudeur sur les lèvres du Blanc tandis qu'il lui lança un regard amusé continuant de marcher à ses côtés d'un pas tranquille.

« Rhoo, ca va ! J'ai rien fait de mal, théoriquement ce n'est pas mon lieu de travail, mais le tiens~ Puis il était mignon, ce Jack ♥ Bon aller, il est plus que tard, je files ! On est quitte maintenant ! »

Lui cria-t-il alors qu'il prenait de la distance sur son ami, pressé de rentrer enfin dans son logement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Un ange à l'hospice
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Ange gardien
» Une Danse avec l'Ange Démoniaque, Nyx Hela
» Reshiram l'ange céleste :P Je m'y crois
» L'ange contre le cobra
» Poussière d'ange.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Londres et Ténèbres :: St-Thomas' Hospital-
Sauter vers: