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Nikita Zouïev [Terminé]

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Nikita Zouïev

Meute Ross
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Meute Ross


Messages : 38
Points : 187
Niveau de puissance : Louveteau
Emploi et loisir : le Parkour (accrobatie urbaine)

Feuille de personnage
Âge: 22 ans
Taille: 1m67
Emploi: Technicien de labo

MessageSujet: Nikita Zouïev [Terminé] Jeu 18 Mai - 14:23




NikitaZouïev



Identification

Nom: Zouïev
Prénom: Nikita
Surnom: Kit
Âge: 22 ans
Sexe: masculin
Orientation sexuelle: Homosexuel
Pays d'origine: Russie
Race: Lycan
Groupe: Meute Ross
Emploi: Technicien de labo
Supérieur immédiat: Varick Peacock


Derrière l'écran

Prénom: Marion
Surnom:
Âge: 27 ans
Découverte: Lizzie
Fréquence de connexion: 5/7 jours
Autres personnages: June Archer
Autres trucs sur vous: On va pas recommencé hein!
Commentaires: Razz

Le physique qui me différencie
Le physique de Kit lui pose quelques problèmes. Ce n’est pas qu’il ne l’aime pas, même si il faut bien reconnaître qu’il ne correspond pas vraiment aux archétypes de beauté classique. Bien au contraire il a un certain attachement au fait de ressembler à son frère. Cependant ça le perturbe aussi franchement, au point qu’il n’en supporte plus les miroirs, sans vraiment pouvoir déterminer si c’est de ressembler à son frère ou au contraire d’avoir tant changé comparé à ce derniers qui lui serre le coeur. Il faut dire que si comme tout les vrais jumeaux ils y avait quelques spécificités qui permettaient de différencier Kit de Nikolaï, ils partageaient tout de même un physique assez particulier pour marquer.

Tout deux affecté d’une carrure assez frêle, Nikolaï avait toujours grappillé quelques centimètres supplémentaire comparé à son frère qui encore aujourd’hui ne mesure que 1 mètre 67. En contre partie, l’exercice régulier pratiqué par Kit lui a permis d’acquérir la musculature fine et souple, lui conférent une silhouette plus mince et gracieuse avec ses membres déliés, que n’a jamais vraiment eut son jumeau. Malgré leur peaux claires et satinés, leurs prunelles vert d’eau et leurs cheveux d’un blond pale, les frères présentaient tout deux des traits témoignant clairement d’une ascendance en partie mongole. Imberbes de nature, ils avaient surtout les yeux légèrement bridés. Le reste de leurs faciès n’en était pas moins assez remarquable; leurs visages découpé finement, la mâchoire à peine plus large chez Nikolaï, s’ornaient de nez étonnement proéminents qu’équilibraient tout juste leurs bouches charnues. Au final c’était plus souvent l’attitude et les expressions qui démarquaient Kit de Nikolaï; ainsi si l’aîné avait résolument l’air toujours plus juvénile qu’il n’était, en revanche Kit paraissait tout simplement androgyne.

Cet aspect particulier à Kit ne s’arrangea pas lorsqu’il se laissa poussé les cheveux et se fit des dreads. Et arrivé à l’age adulte, le jeune homme a continuer à vouloir à se démarquer de son frère. D’abord avec quelques piercing timides aux oreilles, mais quand son frère avait fait de même, Kit s’était mis des écarteurs qui aujourd’hui atteignent  bien 5 centimètres de diamètres. Cela lui va particulièrement bien, finissant d’harmoniser ses traits. Kit s’est ainsi créer un style et une identité propre, lâchant par la même occasion les vêtements sages et respectables que sa famille l’avait obligé à porté, pour des fringues plus décontractés ; des t-shirts, des baggies, jeans et baskets… Souvent un peu trop larges et sans prétentions, mais adaptés pour jouer les acrobates.

Mais l’allure de Kit n’a pas toujours changé que par choix. Tout d’abord, sa jambe gauche est marqué de deux cicatrices irrégulières, la première et la plus longue barrant sa cuisse dans la largeur, tandis que la seconde se situe sur le tibia. Les autres changement se sont manifester lorsqu’il a été transformé. C’est comme ça que ses yeux ont prit une teinte grenat. Ses cheveux, quant à eux,sont passé du blond à un gris léger, qui passe presque au blanc quand vient l’hiver, trahissant sa mu saisonnière. Car en effet la forme lycan de Kit est proche d’un loup sibérien clair mais pas parfaitement blanc; son pelage présente en effet une ombre noir le long de son dos et une autre sur le museau, lesquelles sont plus où moins marqué selon la saison. Il est assez reconnaissable sous sa forme lycan, surtout à cause des dreads qui demeurent sur son échine, mais aussi à cause des larges trous laisser dans ses oreilles par ses écarteurs qu'il perd systématiquement quand il se transforme.


Le psychologique qui m'habite
Bon. Pour commencer, il y a une chose qui est évidente lorsque l’on rencontre Kit ; il est timide et il aurait été difficile même à une époque de l’être plus que lui. Cette aspect de sa personnalité transparaît énormément dans sa gestuelle. Non qu’il n’ai besoin de baisser la tête ou de rentrer les épaules, étant donné son gabarit. Mais en revanche, on le voit souvent se passer la main derrière la nuque et se mordre les lèvres lorsqu’il hésite ou qu’il n’ose pas parler… Enfin ça c’est quand il ne rougit pas tout simplement, même si cette dernière option implique en général un homme attirant. Malgré ça, on a au moins des chances de pouvoir discuter avec lui. Depuis la disparition de son frère, le jeune homme a en effet été obligé de se confronter d’avantage aux gens, n’ayant plus personne derrière qui se cacher.

Il n’en demeure pas moins assez réservé. Il est agréable avec autrui, très doux et prévenant. Il est même très affectueux quand il s’attache à quelqu’un, même si ce n’est pas facile pour lui de nouer des relations. C’est en tout cas très net que c’est quelqu’un de plutôt sensible. Mais ce qui est moins évident, c’est qu’il est également passionné, car ce trait de caractère n’apparaît chez lui la plupart du temps que dans la solitude de son labo ou lorsqu’il s’exerce au Parkour, laissant libre cour à ce qu’il ressent en s’élançant dans des acrobaties improbables à l’abri des regards. Les émotions chez Kit sont souvent exacerbées. Cependant lorsqu’on s’intéresse à lui, ou qu’il se retrouve à parler de sa personne; il affecte alors souvent un ton détaché, voir même léger pour ne pas laisser percevoir ses blessures, ni donner l’occasion à autrui de le prendre en pitié.

Il faut dire qu’il ne la mérite pas, à son sens. Il n’est évidement pas sortit indemne des événements qui ont bousculé sa vie ces dernières années, ce qui fait beaucoup à porter pour quelqu’un qui n’est pas franchement solide à la base. Il s’en veut pour la mort de son frère entre autre et est assez rude envers lui-même à ce sujet, ainsi que pour toute les autres fois où ses failles ont coûté à autrui. Kit n’aime ainsi pas voir son reflet pour cette raison; s’il pouvait ne plus le croiser ça l’arrangerait car se regarder lui rappelle trop douloureusement son frère. De même il est devenu claustrophobe. Pas au point de ne pas supporter d’être dans une pièce fermé tant qu’il à le moyen d’en sortir, mais assez en tout les cas pour commencer à paniquer si ce n’est pas le cas et qu’il n’y a pas de fenêtres. Ou encore pour éviter les ascenseurs.

Il est très probable que Kit aurait fini par s’auto-détruire, s'il n’avait pas été transformé. Paradoxalement la lycanthropie lui à probablement sauver la vie, pour l’instant, même si ça fait de lui un danger. En effet le loup à réveiller chez lui un fort instinct de conservation sans lequel il aurait probablement finit par trouver un moyen de se tuer à force de faire des conneries. Mais ça l’a également, et c’est là que réside tout le problème, rendu bien plus impulsif. Aussi toutes les émotions qu’il contenait depuis toujours, sont maintenant susceptibles déborder. Chez quelqu’un d’aussi passionnel ça peut être brutal. Sans prévenir il peut à présent changer complètement de comportement, et passer du jeune homme très introvertie à une personne complètement dominé par l’émotion… que ce soit la colère ou le désir. Le pire dans cette histoire, c’est que même s’il rejette cette nouvelle part de violence chez lui, il ne peut pas nier que quelque part au fond de lui, il prend plaisir dans ses explosions intempestives.

Ça n’a fait que confirmé sa conviction que les vampire et les lycans sont des créatures fondamentalement dangereuses. Pour autant il n’y a que lui-même qu’il considère vraiment comme un monstre pour l’instant, bien qu’’il imagine qu’il n’est pas le seul dans ce cas. Quand aux humains… bien son avis n’a pas changé non-plus; il y a des gens bien, et d’autres non.


Le passé qui m'a construit

Human - Rag'n'Bone Man

- Arrête Niko!

"Maybe I'm foolish, maybe I'm blind
Thinking I can see through this and see what's behind
Got no way to prove it so maybe I'm lying"


J’éjecte prestement ses pieds du tableau de bord. Nikolaï lui se marre. Je devrais rester concentrer sur la route, mais j’en suis incapable, et je risque une regard inquiet dans sa direction. Mon frère me nargue de ses yeux assombrit, dévoré par ses pupilles dilatées, tout en continuant à se foutre allègrement de ma gueule. Son rire si chaleureux d’habitude prends ce soir des accents cyniques et malgré les vapeurs alcoolisé qu’il dégage, je sais qu’il n’est pas seulement saoul. Qu’est-il arrivé pendant mon absence pour qu’il se mette dans cet état?

"But I'm only human after all, I'm only human after all
Don't put your blame on me
Don't put your blame on me"


- Tu dois te détendre Kit… Faut que t’apprennes à t’amuser un peu. C’est dommage d’être aller à la fac et de pas avoir fait la bringue … Il se penche vers moi, glissant sa main dans mon dos jusqu’à mes reins. Puis je suis sur qu’il y en a plein qu’aurait bien voulu tester ton ptit cul, me susurre-t-il.

- Putain!

"Take a look in the mirror and what do you see
Do you see it clearer or are you deceived, in what you believe"


Il rit de plus bel alors que je repousse sa main nerveusement, après avoir corrigé le légère écart que je viens de faire. Je m’empourpre, trop conscient de mes failles, et blessé qu’il se moque de moi à ce sujet. Jamais il ne m’aurait fait ça avant que je ne parte pour mes études. C’est un secret, un sujet sensible, que je n’ai jamais partager qu’avec lui. Même dans cet état, je n’aurais jamais cru qu’il se permettrait ce genre de geste, ce contact que je brûle d’avoir… mais certainement pas de sa part. Je ne le reconnais plus… Pourtant tout les jours et malgré la distance entre mon appartement et la maison familiale, je pense à lui, rencontrant chaque matin ses traits dans mon miroir. Je me dis que j’ai loupé quelques chose, trop occupé que j’étais à fuir l’exigence paternel.

"Cos I'm only human after all, you're only human after all
Don't put the blame on me
Don't put your blame on me"


- S’agit pas de moi, là! Mais bon sang qu’est-ce que t’as foutu? Ça m’étonne pas que papa t’ai mis à la porte.

"Some people got the real problems
Some people out of luck
Some people think I can solve them
Lord heavens above
I'm only human after all, I'm only human after all
Don't put the blame on me
Don't put the blame on me"


Nikolaï m’avait appelé plus tôt dans la nuit. Au téléphone, il m’avait déjà parut étrange. Il m’avait dit que sa soiré avait dérapé, mais j’ai rapidement comprit que c’était plus grave. Mon père ne l’aurait pas jeté dehors sans cela. Mais surtout j’avais la désagréable impression que quelque chose n’allait pas chez mon frère. J’avais donc prit la voiture malgré la fatigue pour le récupérer devant un bar une heure plus tard. Et depuis qu’il était dans la voiture son attitude trahissait un problème plus profond. Nikolaï était amaigrit, et moi qui avait toujours été son ombre, celui qui disparaissait derrière lui, ce soir je l’imaginais aisément se fondre derrière moi.

Nous allions rentrer chez moi, et j’attendrais qu’il soit redevenu un peu plus lui-même, pour discuter. Je l’avais laisser seul, sans réaliser que je l’abandonnais, mais j’espérai rattraper ça.

"Don't ask my opinion, don't ask me to lie
Then beg for forgiveness for making you cry, making you cry"


- ….mmmh… Siiii… Si. Tu dois profiter… T’es libre.

Sa tête s’affaisse. Je le secoue en l’appelant, sans parvenir à le faire réagir. Je panique; ignorant ce qu’il a prit et en quelle quantité, il pourrait bien faire une overdose et je ne saurai que faire. Je fini pas prendre son pouls. Mais je n’ai pas le temps d’être rassuré par la pulsation sous mes doigts. Tout ce temps là je n’ai pas regarder la route. Les phares m’aveuglent. Je braque. Trop tard. Tout tourne.

"Cos I'm only human after all, I'm only human after all
Don't put your blame on me, don't put the blame on me"


L’obscurité tombent.

Nikolaï:
 

***


Quand on était petits, Nicolaï et moi étions inséparables. Peu importait que mon père ait toujours réservé toute son attention à son premier né. Parce que bien qu’on soit jumeaux et aussi semblables que deux gouttes d’eau, dans la tête de mes parents mon frère restait l’aîné, fusse seulement de quelques minutes. Il était celui qui porterait les espoirs de la famille et qui hériterait de l’entreprise de mon père. C’est comme ça que ça se passe dans les vielles familles aux origines un peu nobles. Du coup mon frère est toujours passé avant moi pour tout. J’en étais jaloux évidement, seulement mon frère étais doué pour prendre toute la place, où qu’il soit… et ce même dans mon cœur. Alors je lui laissais le devant de la scène, me contentant de jouer les doublures occasionnelles dans les soirées de mon père, quand Nikolaï ne pouvait jouer son rôle. Je n’étais que la copie. Et même pas des plus fidèles en plus. J’étais moins intéressant, moins talentueux et moins sociable. Mon père n’avait finalement besoin que d’un fils; pas de deux, d’autant que je n’avais pas la carrure pour supporter ses ambitions. Je m’en foutais. Car pour Nikolaï, une fois le rideau tombé, j’étais tout ce qui comptait; une fois seuls dans l’envers du décor, nous partagions tout. Il m’a fallut beaucoup trop de temps pour comprendre que notre relation l’aidait à tenir autant que moi.

Les années passant, les exigences paternels se sont faites plus lourdes, surtout pour Nikolaï. Il devait toujours être plus parfait, travailler plus dur, pour le soir venu participer à tout les cocktails, les dîners et autres soirées de charité. De mon coté, je devais quand même embrasser une carrière assez prestigieuse si je voulais, qu’on me paye mes études. Seulement à l’époque je découvrais que ce que j’aimais surtout, c’était embrasser d’autres garçons. Évidement, ça, je n’en parlais pas à mes parents. Seul Niko savait comme toujours, et ce malgré la rivalité qu’essayait d’instaurer mon père entre nous. C’était sa nouvelle idée brillante pour pousser mon frère à l’excellence; nous humilier tout les deux en sous-entendant que mon frère n’en faisait pas assez et qu’à ce train là il deviendrait tout aussi minable que moi. Pour le reste, comme ma mère, je continuais à faire de la figuration.

Nikolaï réussit finalement par me convaincre de quitter la maison à 18 ans, le laissant gérer seul notre père avec qui il allait travailler. Ce dernier avait faillit apprendre mes penchants par une voisine m’ayant aperçu fricoter gentiment avec un gars de ma classe. Par chance mon père n’avait rien trouvé de mieux à faire que de se voiler la face et de crier à la diffamation. Du coup, je n’avais plus revu le garçon. Mais cet incident avait surtout souligné la nécessité pour moi de m’éloigner. Mes études étaient une excuse des plus facile pour ça. Et si officiellement pour ma famille, je partis pour entamer un cursus de médecine, en réalité j’avais eut l’occasion de postuler à un diplôme en deux ans pour devenir technicien de laboratoire. Niko ne cacha pas qu’il espérait aussi qu’en déménageant je pourrai explorer plus librement ma sexualité sans avoir à subir les foudres paternelles. Et moi je n’ai pas réaliser sur le coup le sacrifice qu’il faisait. Je l’avais toujours cru beaucoup plus fort que moi.

***

"Some people got the real problems
Some people out of luck
Some people think I can solve them
Lord heaven's above
I'm only human after all, I'm only human after all
Don't put the blame on me
Don't put the blame on me
I'm only human I make mistakes
I'm only human that's all it takes to put the blame on me
Don't put your blame on me"


Quand Nikolaï m’avait, appeler la nuit où tout a dérapé, je venais d’être diplômé et j’étais en stage. Accessoirement j’étais également toujours puceau. On s’était bien vu au cour des deux années qui avaient suivi mon déménagement, mais nous avions eut trop peu d’occasion d’être seuls pour parler, et Nikolaï au téléphone ne m’avais rien laissé entendre de la détresse dans laquelle il se trouvait. Tout ça je l’ai apprit plus tard.

"I'm no prophet or messiah
Should go looking somewhere higher"


Je ne me souviens que confusément de l’accident en lui-même et de ce qui s’est passé par la suite. Le tout me paraît lointain, comme si je n’avais encore une fois pas été un des acteurs principaux de la scène. Je ne sais même pas combien de temps j’ai passé inconscient, ni combien j’ai dû attendre une fois revenu à moi, coincé dans la carcasse de ma voiture à coté du corps encastré dans le pare-brise. Il paraît que j’ai appeler les secours, ce dont je ne me rappelle pas d’avantage. Tout ce qu’il me reste en mémoire, c'est l'auto radio qui passait en boucle la même chanson. Ça, et les hurlements. Des hurlements que je n’arrive toujours pas à reconnaître comme les miens.

"I'm only human after all, I'm only human after all
Don't put your blame on me, don't put the blame on me
I'm only human I do what I can
I'm just a man, I do what I can
Don't put the blame on me
Don't put your blame on me"


***

On a dû me shooter quasiment tout de suite après m'avoir désincarcérer, ainsi que toute la semaine qui a suivi. Mes blessures physiques n’étaient pas dramatiques; même si mes jambes avaient été lacérées par le tableau de bord, je m’en tirais avec seulement deux fractures, autant de cicatrices et une petite commotion. Par contre, sans médicaments, à chaque fois que j’arrivais à m’endormir, je faisais des terreurs nocturnes.

Lorsque j’ai pu rentrer chez moi, j’ai voulu savoir pourquoi mon frère était dans cet état quand je l’avais retrouvé et pourquoi mon père l’avait foutu dehors. Je crois que j’avais besoin de croire que je n’étais pas le seul responsable. Encore maintenant j’en veux à mon père, même si je sais que la faute me revient. Mon frère avait commencé à partir en vrille quelques mois plus tôt. Mon père l’avait rendu responsable d’un échec commercial important pour la compagnie et mon frère avait craqué. Nikolaï s’était mit alors à cumuler les excès. Et plus il faisait honte à mon père, plus ce dernier resserrait la vise. Apparemment c’était de notoriété publique. Mais personne n’a pourtant songé à me prévenir, et j’avais été trop absent de la vie de mon frère pour m’en apercevoir.

J’ai ruminé ma colère pendant trois mois, sans pour autant aller voir mes parents. Jusqu’au moment où mon père a reprit contacte avec moi. Il voulait me convaincre de lâcher les études de médecine que j’étais toujours censé faire et espérait que je revienne à la maison. Il parlait de réunir la famille et de se serrer les coudes… Mais pour finir, il souhaitait surtout que j’aille à un séminaire à Londres. J’ai failli laisser ma colère exploser, lorsque j’ai compris que les réservations dataient d’avant l’accident, et qu’elles avaient été faites sous le nom de Nikolaï. Je venais de saisir, qui si je n'avais toujours été qu'une doublure, pour mon père Nikolaï, lui, était remplaçable. Cependant je n’ai rien laissé paraître, j’ai même laissé croire à mon père que j’acceptais. Je suis effectivement parti à Londres, mais je n’ai jamais fait ce fichu séminaire… et je ne suis pas revenu, laissant mes cauchemars derrière moi.

***

A défaut d’être un futur grand médecin, j’avais réussi à devenir parfaitement bilingue durant mes études. Aussi je n’ai pas eut trop de mal à trouver du boulot à Londres. Le travail de labo a été le seul pilier stable de la vie décousue que je menais à ce moment là. Mon frère m’avait dit de m’amuser… Je ne peux pas dire que ça a été vraiment le cas; même si je suis sorti quasiment tout les soirs, le cœur n’y était pas. Je me noyais plus qu’autre chose, que ce soit dans le travail, dans un verre ou dans le corps d’un autre homme. Tout pour éviter de penser. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai fait mes premières expériences; avec des hommes rencontrés dans des bars et jamais revu le lendemain. Et je n’étais pas bien prudent. Forcément, à un moment donné les choses devaient mal tourner.

Il m’avait plut dès que je l’avais remarqué. Je n’avais pas osé aller vers lui de suite; il a fallut que je m’envoie quelques verres d’abord avant de pouvoir l’aborder. Ce n’était pas grave si j’étais un peu éméché, car il l’était tout autant, si ce n’est plus. J’aurai peut-être dû me poser des questions en voyant la quantité d’alcool qu’il ingurgitait. Mais on a discuter un peu. Il s’appelait Varick et faisait des confiseries un peu spéciales dans un salon de tatouage. Je m’en souviens parce que c’était un peu particulier comme boulot, mais en réalité, on est pas allé beaucoup plus loin dans les présentations. On était visiblement tout deux à la recherche du même spasme, du même plaisir sans conséquences. Ça été une nuit très agréable; il savait y faire. Mais pour ce qui est d’être sans conséquences, j’avais raté mon coup.

J’ai cru que c’était nos ébats plutôt sauvages qui avaient mit mon corps à rude épreuve quand j’ai vacillé en voulant à quitter la chambre d’hôtel. Je frissonnais et avais des vertiges. Puis la douleur m’a pris par surprise, me faisant plier et tomber à quatre pattes et tandis que mon pouls s’accélérait, une rage incontrôlable semblait s’emparer de chaque fibres de mon être. J’ai comprit en voyant les articulations de ma main se tordre au-delà de ce qu’il était possible normalement et la peau de mon bras se couvrir d’une fourrure pale. Le grondement qui s’échappa alors de ma gorge alerta mon partenaire d’un soir, jusque-là assoupi. On échangea un regard avant que je m’enfuis en sautant par la fenêtre ouverte.

Quand vînt le matin, un pauvre SDF avait fait les frais de la bête qui se dissimulait à présent sous ma peau. Ça peut sembler lâche et insensible mais j’ai dissimuler le corps, trop choquer encore pour vraiment réfléchir à mes actes. C’était mécanique. Travaillant dans le laboratoire du légiste, j’avais l’habitude de voir des corps, et je savais comment m’en débarrasser sans laisser la moindre trace. En Vérité je n’ai réalisé qu’après, que j’avais tuer quelqu’un, mon esprit n’ayant pas voulu traiter l’information plus tôt. Bizarrement ce fut mon premier geste pour ma propre sauvegarde depuis plus d’un an. Ce nouvel instinct de conservation qui m’amena paradoxalement à avoir une vie un peu plus calme, en dehors des pleines Lunes et des moments ou la rage qui couvait en moi devenait trop présente pour que ma forme humaine la supporte.

Dans ces moments là, je pris l’habitude de me réfugier en foret, non loin de la ville. Faire du Parkour, m’avais toujours apaisé, et maintenant que j’étais un lycan, j’étais capable de figures impossibles pour un simple humain. Mais quand j’étais au bord de la transformation, les toits et les rues n’étaient plus un endroit sûr pour relâcher la tension. Courir à travers les bois c’était avéré une bonne alternative. J’avais ainsi pu éviter de faire de nouvelle victime depuis que j’avais été transformé.

C’est peut-être pour ça que la présence du garçon ne m’a pas inquiétée. J’aimais bien l’observer dessiner et la foret semblait être un refuge autant pour lui que pour moi. Il avait sentit ma présence et pourtant je n’avais pas l’impression que cela le dérangeait. Alors c’est devenu une petite habitude; quand j’avais réussi à me calmer, je le pistais et m’installais pour le regarder. Je ne me cachais pas vraiment et une sorte de complicité s’était instaurée comme ça. Jusqu’au jour, où il avait changé les règles et avait décidé de s’approcher. J’avais été trop confiant. Je ne sais pas ce qui m’a prit, ni pourquoi brusquement la bête à resurgit alors que je la croyais endormie. J’étais pourtant encore sous forme humaine et je croyais être encore maître de mes actes. Mais avant de comprendre ce que je faisais, mes crocs se plantaient dans sa chair. Je fus assez conscient pour fuir de peur de le tuer, mais ce que je venais de faire restait irréparable.

Ça faisais huit mois que j’étais devenu un lycan et je n’avais pas revu Varick depuis la nuit où on avait couché ensemble. Je ne lui en voulais pas vraiment de ce que j’étais devenu; je l’avais bien cherché après tout. Seulement, j’avais déjà bien assez d’occasions de me rappeler mes erreurs, sans avoir en plus à recroiser le lycan. Cependant, il devenait claire que je n’étais pas apte à gérer seul ma bête. Et puis maintenant, à cause de moi, un autre jeune se retrouvait dans la nature avec les même problèmes. Il avait besoin d’aide tout comme moi.

Le commerce de Varick tel qu’il me l’avait décrit était assez particulier pour que je n’ai aucun mal à le retrouver. Il n’a pas eut l’air d’apprécier vraiment au début quand j’ai débarqué. Néanmoins il a accepté de m’aider et je me suis retrouvé intégrer à la meute Ross, bien que le concept de meute m’échappe encore pas mal. Grâce à lui, on a aussi pu savoir comment s’appelait le garçon que j’avais mordu, un certain Ash Blackwell, et même déterminer où se dernier se trouvait. Je laisse Varick gérer Ash dans un premier temps; je doute en effet que ce dernier apprécie de me revoir et je ne voudrai pas qu’il refuse l’aide que peut lui apporter Varick par ma faute. J’en ai déjà assez fait, et je doute que des excuses soient suffisantes. Il faut dire que quand je fais des erreurs, je ne fais pas semblant.


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MessageSujet: Re: Nikita Zouïev [Terminé] Mer 24 Mai - 17:41


Tu es validé!



Bienvenue parmi nous! Le pire moment est fini. Courage, on a presque terminé!

Maintenant, c'est l'heure de la paperasse et le bout ennuyant :
✦ Valider les règlements, si ce n'est pas déjà fait ➤ ici;
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Et n'oublie pas: Amuses-toi bien parmi nous!

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Nikita Zouïev [Terminé]
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